🎮 Metroid: Zero Mission
La GBA est une sorte de console de coeur pour moi: même si je n’en possédais pas, j’ai découvert l’émulation à peu près à l’époque où la console est sortie, et c’était la plus récente que je pouvais (à peu près) faire tourner sur mon Pentium II à l’époque1. J’ai donc pu découvrir un de mes premiers MetroidVanias, une étrange itération de Mega Man, et une version réduite d'un jeu de skate, et la meilleure série de jeux dérivés de l'univers Mega Man.
Et bien sûr, qui dit Metroidvania dit Metroid. La série avait déjà eu droit à l’épisode Metroid: Fusion en 2002 sur la même console, mais j’avoue que je trouve toujours qu’il manque un truc à cet épisode, si bien que la dernière fois que j’ai commencé une partie, je l’ai vite oubliée. À l’opposé, alors que je paramétrais un émulateur sur mon Mac, j’ai lancé une partie “pour tester”, qui a fini par ne pas s’arrêter avant la complétion du jeu.
Retour à zéro
Aujourd’hui, à chaque annonce de remake de jeu, et autres remasters, je hurle à l’inutilité du procédé: on n’a pas besoin d’un The Last of Us Part II remasterisé sur PS5 en 2024 alors que le jeu est sorti trois ans auparavant sur PS4, et ce n’est que le premier exemple qui me vient en tête.
Rassurez-vous, cette stupidité n’a pas sa place ici: l’original datait de 1986, et existait sur une console qui n’avait que huit boutons. Même si l’on passe d’une NES 8-bits à une GBA 32-bits2, on trouve un résultat très proche du Super Metroid de la SNES dont il reprend les meilleures idées3.
Ainsi, tout ce qui restait brouillon et compliqué dans la genèse de la série est désormais présenté sous la forme codifiée qui a fait la célébrité de la série, et du genre: la carte est accessible sur simple pression d’un bouton, il est aisé de se repérer dans les dédales de couloirs, attaquer un bloc permet de déterminer quelle attaque ou technique permettra de le détruire, on peut s’agripper à des rebords,…
Comme le dirait Esquive la Boule de Feu dans sa review du jeu, on est vraiment sur “la Rolls des remakes!”.
Zéro Suite Samus
Première pour la série, et probablement en clin d’oeil au twist de fin du jeu, on peut incarner Samus, notre héroïne badass, sans la moindre armure, en environnement hostile, presque militaire, qui frôle parfois avec Metal Gear Solid lorsqu’il faut se planquer dans les ombres pour échapper aux ennemis le temps que l’alarme cesse de sonner.
Là encore, c’est un cadeau fait au joueur: une nouvelle zone, un nouveau gameplay, un nouveau lore,… Tout cet ajout est gratuit pour le joueur. Un comble quand aujourd’hui certaines franchises font payer le joueur qui veut voir la “vraie” fin, disponible uniquement en DLC!
Tout n’est pas forcément parfait: on a toujours certains problèmes de navigation sur la carte car certains passages sont à sens uniques, et certaines des nouvelles cartes ont vraiment trop de goulots d’étranglements qui forcent le joueur à faire des allers-retours parfois ennuyeux pour le joueur qui désire compléter la carte (et l’inventaire). Cela dit, si l’on accepte cette problématique inhérente à la série4, et certains puzzles TRÈS COMPLEXES, l’exploration procure toujours le même plaisir qui a fait la célébrité de la série.
Je regarde mon profil RetroAchievements: huit heures et vingt-neuf minutes. Tout ça alors que j’avais uniquement prévu de “jouer une partie pour tester”. N’est-ce pas là la marque d’un grand jeu?
On l’oublie souvent, mais l’émulateur Boycott Advance est littéralement sorti en même temps que la console. ↩︎
Les “bits” d’une console indiquent la taille des données que son processeur peut traiter: plus ce nombre est élevé, plus la console peut gérer des graphismes riches et détaillés. ↩︎
Techniquement, elles sont reprises à Fusion, vu que les deux jeux utilisent le même moteur, mais celui-ci reprenait déjà les principes de Super. ↩︎
Contrairement à la série Castlevania qui aime ses téléporteurs et autres fast travel, Metroid a mis un certain temps à les intégrer à son gameplay. ↩︎
