<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"> <id>https://blog.dreamleaves.org/</id><title>Unlimited Red Words</title><subtitle>Je me remets à lire, autant me remettre à écrire aussi</subtitle> <updated>2026-09-08T02:10:16+02:00</updated> <author> <name>Arnaud 'red' Rouyer</name> <uri>https://blog.dreamleaves.org/</uri> </author><link rel="self" type="application/atom+xml" href="https://blog.dreamleaves.org/feed.xml"/><link rel="alternate" type="text/html" hreflang="fr" href="https://blog.dreamleaves.org/"/> <generator uri="https://jekyllrb.com/" version="4.4.1">Jekyll</generator> <rights> © 2026 Arnaud 'red' Rouyer </rights> <icon>/assets/img/favicons/favicon.ico</icon> <logo>/assets/img/favicons/favicon-96x96.png</logo> <entry><title>📺 Lupin III Part IV: L'Aventure Italienne</title><link href="https://blog.dreamleaves.org/posts/lupin-iii-part-iv/" rel="alternate" type="text/html" title="📺 Lupin III Part IV: L&amp;apos;Aventure Italienne" /><published>2026-08-07T12:13:40+02:00</published> <updated>2026-08-07T12:13:40+02:00</updated> <id>https://blog.dreamleaves.org/posts/lupin-iii-part-iv/</id> <content type="html"><![CDATA[<p>Pendant longtemps, à cause des ayants droits de <wiki>Maurice Leblanc</wiki>, les aventures du plus célèbre gentleman-cambrioleur japonais nous sont arrivées sous des appellations étranges. Les américains ont eu droit à <em>Wolf</em>, et nous à <em>Vidocq 4</em>, avant que <wiki page="Edgar, le détective cambrioleur (série télévisée d'animation)">Edgar de la Cambriole</wiki> ne prenne le dessus. Et puis enfin, les droits ont expiré, ce qui arrive pile à temps pour cette quatrième partie, qui arrive 35 ans après la précédente: notre héros et ses acolytes vont pouvoir profiter de leurs noms originaux.</p><p>Et surtout, cette fois, finies les aventures un peu partout autour du monde, et dans d’autres lieux indéfinis géographiquement qui ne servent que de décors appropriés à chaque aventure: notre héros va s’emparer de vos valeurs<sup id="fnref:1"><a href="#fn:1" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">1</a></sup> en Italie!</p><h1 id="pizzas-klaxons-et-spaghetti">Pizzas, klaxons et spaghetti</h1><p>Depuis sa création en 1967 par <wiki>Monkey Punch</wiki>, <em>Lupin</em>, troisième du nom, est français de par sa descendance avec <wiki>Arsène Lupin</wiki>, et pourtant, il a toujours eu une personnalité résolument italienne: il conduit une <wiki>Fiat 500</wiki>, il aime la bonne bouffe, il aime ne rien faire, il aime les femmes, il aime flamber, il a la tchatche,… Plus exactement, on pourrait dire qu’il est méditerranéen, mais il correspond tellement au zeitgeist culturel italien qu’il y est devenu très populaire. Un succès qui explique sûrement pourquoi <wiki page="TMS Entertainment">TMS</wiki> a décidé de placer toute l’action de cette série dans cette région.</p><p>On sent de suite le changement, et ça fait du bien: <em>Lupin</em> et ses potes volent des euros, des toiles de maîtres européens, visitent des lieux réels et célèbres,… La série gagne en modernité et c’est très agréable tant les précédentes séries, même si cela fait partie de leur charme, semblaient toutes exister dans des mondes fictifs et déconnectés de la réalité.</p><h1 id="antipasti-tutti-quanti">Antipasti tutti quanti</h1><p>Dès la diffusion du premier épisode à la télévision japonaise, j’ai vite été pris dans l’ambiance de la série et de son pitch: notre gentleman-cambrioleur se rendait à <wiki page="Ville de Saint-Marin">Saint-Marin</wiki><sup id="fnref:2"><a href="#fn:2" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">2</a></sup> pour épouser <em>Rebecca</em>, riche héritière d’une famille locale. Bien sûr, on connaît le vieux roublard, on l’a déjà vu tenter cette arnaque au moins une fois, et l’on se doute bien qu’il veut profiter de la cérémonie pour voler quelconque babiole, mais il y a ici un twist: c’est <em>Rebecca</em>, fraîchement rebaptisée “Madame Lupin” qui s’empare de la babiole.</p><p>Depuis sa création, si <em>Lupin</em> avait accumulé les conquêtes, le seul personnage féminin récurrent était <em>Fujiko</em>, une femme fatale dont le trait le plus fidèle était sa capacité à trahir notre héros: une sorte d’amour qui peut n’exister qu’entre cambrioleurs, pour qui seule compte l’idée d’accumuler des cambriolages et de s’amuser en les faisant. C’est aussi la mentalité de <em>Rebecca</em>, mais elle arrive à y apporter une mentalité totalement différente: c’est une civile, star de cinéma, <em>top model</em>,… Elle apporte une énergie féminine résolument plus jeune, plus moderne, sans jamais invalider la féminité exprimée par <em>Fujiko</em>: même lorsque les deux femmes se retrouvent en opposition<sup id="fnref:3"><a href="#fn:3" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">3</a></sup>, elles arrivent à s’opposer sans tomber dans le cliché sexiste du crêpage de chignons.</p><h1 id="vespa-et-débardeur">Vespa et débardeur</h1><p>Malheureusement, tout ce que <em>Rebecca</em> apporte à la série disparaît assez vite: pour la première fois, une série <em>Lupin III</em> tourne autour d’un fil rouge, et celui-ci n’est pas un cambriolage mais…le retour à la vie du <wiki page="Léonard de Vinci">plus célèbre inventeur italien</wiki>. C’est pas catastrophique, mais vraiment, ce n’est pas ce que j’attends d’une série <em>Lupin III</em>: je veux des cambriolages de haut vol, je veux des arnaques, je veux des double-jeux, je veux des retournements de situation,…</p><p>Là, on retrouve donc <em>Lupin</em> aux prises avec <em>de Vinci</em>, le <wiki page="Secret Intelligence Service">MI6</wiki>,… C’est vraiment dommage car ça occupe un bon tiers de la série. Pire encore, ces éléments, à force d’exploration, s’avèrent être liés à <em>Rebecca</em> et se font au détriment de toute la personnalité et la force qui la caractérisaient jusqu’alors: lorsque la série se termine, il s’avère qu’elle était dans toutes ces aventures pour les beaux yeux d’un mec, et qu’en fait, elle n’est pas aussi forte que les autres. Décevant.</p><h1 id="ma-che-bella-laventure">Ma che bella l’aventure</h1><p>Et pourtant, si l’on n’est pas (contrairement à moi!) super-fan de <em>Rebecca</em>, on sera en terrain connu: on assistera à des vols, des mensonges, des bluffs fous, des poursuites en bagnole, des <em>gunfights</em>,… Même les compères de toujours, <em>Jigen</em> et <em>Goemon</em>, auront droit à des épisodes solo où ils pourront montrer toutes leurs spécificités dans des aventures taillées sur mesure pour eux. À noter aussi un épisode totalement fou de <em>mind game</em> entre <em>Lupin</em> et l’inspecteur <em>Zenigata</em>, qui part d’une idée très intéressante<sup id="fnref:4"><a href="#fn:4" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">4</a></sup> et mènera à l’une de ses plus spectaculaires évasions…</p><p>Il y a quelque chose qui sent l’avorté dans cette série: <em>Rebecca</em> est présentée comme une addition permanente au <em>cast</em>, mais en pratique, elle aura le même parcours que <wiki page="Le Château de Cagliostro">Clarisse</wiki>. Et pourtant, malgré cela, impossible de ne pas aimer cette aventure italienne tant la personnalité de tous ces personnages est appréciable. Alors, comme tout bon méditerranéen, je n’y réfléchis pas trop, je m’en ressers un verre, et je profite de tout ce soleil.</p><hr /><div class="footnotes" role="doc-endnotes"><ol><li id="fn:1"><p>Mais contrairement à son aïeul, il n’hésitera pas à vous menacer d’une arme. <a href="#fnref:1" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:2"><p>Surprise lors de mon visionnage cette année: j’ai découvert que cette ville existait, et qu’elle était la capitale du <wiki page="Saint-Marin">micro-état du même nom</wiki>! <a href="#fnref:2" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:3"><p>Pour la babiole du jour, plutôt que pour <em>Lupin</em>! <a href="#fnref:3" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:4"><p>Une fois arrêté en Italie, <em>Lupin</em> reste emprisonné dans ce pays, celui-ci refusant l’extradition vers des pays pratiquant la peine de mort. <a href="#fnref:4" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p></ol></div>]]></content> <author> <name>Arnaud 'red' Rouyer</name> </author> <category term="📺 Série TV" /> <summary>Pendant longtemps, à cause des ayants droits de Maurice Leblanc, les aventures du plus célèbre gentleman-cambrioleur japonais nous sont arrivées sous des appellations étranges. Les américains ont eu droit à Wolf, et nous à Vidocq 4, avant que Edgar de la Cambriole ne prenne le dessus. Et puis enfin, les droits ont expiré, ce qui arrive pile à temps pour cette quatrième partie, qui arrive 35 ans...</summary> </entry> <entry><title>🎮 Secret of Evermore</title><link href="https://blog.dreamleaves.org/posts/secret-of-evermore/" rel="alternate" type="text/html" title="🎮 Secret of Evermore" /><published>2026-08-06T17:26:00+02:00</published> <updated>2026-08-06T17:26:00+02:00</updated> <id>https://blog.dreamleaves.org/posts/secret-of-evermore/</id> <content type="html"><![CDATA[<p>Même si je publie beaucoup de reviews de jeux sur consoles, j’ai grandi sans consoles. Mais à la télé, il y avait <a href="https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/publicite/pub419124091/secret-of-evermore">cette publicité totalement folle</a> qui m’obsédait: on y voyait, à travers des séquences animées, un ado et son chien, affronter des monstres dans divers environnements. C’était l’aventure, la vraie! Même le titre avait quelque chose d’extrême pour mes oreilles d’enfant: à cet age, j’entendais quelque chose comme <em>Secret of éndéveurmaure</em>, un mot qu’aucun adulte n’était capable de m’expliquer, accentuant l’aspect étranger de ce jeu.</p><h1 id="le-secret-du-secret-détesté">Le secret du secret détesté</h1><p>Le jeu a une genèse très étrange: tout commence par la série des <wiki page="Mana (série de jeux vidéo)">Mana</wiki> de <wiki page="Square (entreprise)">Squaresoft</wiki>, débutée en 1991 sur Game Boy comme un spin-off action-RPG de <wiki page="Final Fantasy">la franchise phare de la firme</wiki>, et poursuivie en 1993 sur Super Nintendo avec <wiki>Secret of Mana</wiki>. Ce dernier sera l’inspiration lorsque <em>Squaresoft</em> mandatera sa branche américaine, <em>Squaresoft USA</em>, pour produire un jeu dans ce style, à la sauce américaine, ce qui donnera un jeu qui reprend totalement le gameplay…spécial… de la série des <em>Mana</em>, à partir d’un moteur réécrit (mais fortement inspiré), mais avec un scénario et des vibes totalement occidentaux.</p><p>Ce qui m’embête un peu, car je déteste les <em>Mana</em>. C’est peut-être un peu fort, mais l’évolution action de <em>Final Fantasy</em><sup id="fnref:1"><a href="#fn:1" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">1</a></sup>, ça ne me va pas. Contrairement à un <wiki page="The Legend of Zelda (jeu vidéo)">Zelda</wiki> où l’on peut attaquer à tout moment, ici il faut…charger les attaques. Chaque personnage a au-dessus de sa barre de vie un pourcentage, qui grimpe automatiquement en quelques secondes, et il faudra attendre qu’il atteigne les 100% pour espérer porter un coup quelque peu puissant. Ce qui implique donc de garder constamment un oeil sur ce chiffre<sup id="fnref:2"><a href="#fn:2" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">2</a></sup> au milieu des combats pour savoir si l’on peut attaquer, et prier pour que le coup touche l’ennemi, car toute attaque portée, même si elle l’est dans le vide, forcera le joueur à attendre à nouveau…</p><p>C’est une grosse facette du jeu, et elle me hérisse: pour moi, sans avoir un cheat code pour être constamment à 100%, le jeu est injouable. Je préférerais mille fois que ce compteur soit invisible pour le joueur mais l’empêche d’attaquer avant qu’il ne soit rempli, plutôt que d’avoir à faire tout ce travail mental en plus…</p><p>L’autre héritage de <em>Secret of Mana</em> (et <wiki page="Trials of Mana">l'épisode suivant</wiki>), c’est les menus. Je ne sais pas qui a eu l’idée de ces menus circulaires, mais pour moi, ils sont totalement insupportables à naviguer.</p><p>Et pourtant, malgré tout cela…ces jeux ont vraiment une patte artistique tellement agréable que j’ai toujours envie de les explorer…</p><h1 id="troisième-loi-de-clarke">Troisième loi de Clarke</h1><p>Par un heureux hasard, même produit par une équipe entièrement différente, et avec les sensibilités artistiques d’une toute autre culture, ce jeu arrive à rester dans la continuité de son aîné, tout en proposant sa propre vision. Oubliés donc l’arbre Mana, les éléments, les royaumes, les créatures fantastiques,…</p><p>On découvre ici un héros que l’on pourra nommer<sup id="fnref:3"><a href="#fn:3" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">3</a></sup>, accompagné de son chien qu’il faudra nommer aussi<sup id="fnref:3:1"><a href="#fn:3" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">3</a></sup> et qui sera le second protagoniste du jeu, qui se baladent dans les ruelles d’un monde fortement similaire au nôtre, avant d’être accidentellement transportés dans <em>Evermore</em>, un monde fantastique où se mélangent la préhistoire, l’antiquité, le moyen-age, et une base futuriste. Le jeu se veut résolument Science-Fiction, ce qui est un genre plutôt rare à l’époque<sup id="fnref:4"><a href="#fn:4" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">4</a></sup>, et va même jusqu’à abandonner totalement les notions de <wiki page="Magie (jeu vidéo)">MP/PM</wiki> ou de sorts, les remplaçant par un système d’alchimie à base d’objets, qui a peu ou prou la même fonction, mais avec des composantes stratégiques totalement différentes.</p><p>Tout cela ne choquera pas trop notre héros, grand amateur de séries B, qui s’armera vite d’os, de gourdins, d’épées,…afin de terrasser les ennemis sur sa route. Il ne sera pas non plus étonné lorsque son chien se transformera de diverses manières selon l’environnement (un loup à la préhistoire, lévrier à l’antiquité, un caniche au moyen-age, et un…toaster dans le monde futuriste) afin de l’aider dans les combats, faisant office de second protagoniste, aux capacités lui permettant certaines avancées de terrain permettant de progresser dans le monde d’<em>Evermore</em>.</p><p>Et malgré tout ce pitch très étrange, le jeu tombe encore dans les travers habituels du RPG Japonais: à la fin, il faudra s’occuper d’un être qui cherche à devenir “dieu”!?</p><h1 id="métro-pontoise-direction-perpétua">Métro Pontoise Direction Perpétua</h1><p>Comme dit plus tôt, le jeu a bénéficié d’une sortie en France, et même d’une traduction française. De très bonne facture, elle est faite par <wiki>Véronique Chantel</wiki>, qui transforme <em>Podunk</em>, le bled pourri du héros, en <wiki>Pontoise</wiki>, et adapte avec soin toutes les références cinématographiques (inventées) de notre héros à l’univers français. Il nous parlera donc de <wiki page="Gérard Depardieu">Sépardieu</wiki> dans <wiki page="Cyrano de Bergerac (film, 1990)">Cryano de Barjac</wiki>, ou de la bête immonde de <wiki page="La Cité des enfants perdus">La Cité des Chamallows Perdus</wiki>, et l’on citera <wiki page="Les Fourberies de Scapin">Les Fourberies de Pantin</wiki> par <wiki page="Guy de Maupassant">Guy de Mauallant</wiki>, et même <wiki page="L'Étrange Cas du docteur Jekyll et de mister Hyde">Professeur Chacal et Monsieur Mild</wiki>, et <wiki page="Mechagodzilla">Toastzilla</wiki>,…</p><p>Toutes ces petites références, savamment adaptées, rendent le jeu encore plus savoureux et très drôle. C’est parfois étrange de voir avec quelle nonchalance notre héros avance dans cette aventure, mais ce n’est pas non plus déplacé: on est pas dans <a href="/tags/final-fantasy/">un Final Fantasy</a>, et la quête consiste ici à rentrer chez soi (et régler 2-3 problèmes locaux en chemin), pas à sauver le monde. Ca explique aussi certains aspects de l’aventure: elle est courte, et à part un boss optionnel EXCEPTIONNELLEMENT bien caché, il n’y a que peu de détours, pas de quêtes secondaires, et l’on avancera vite vers la fin. Mais toujours dans une grosse ambiance totalement familière et chaleureuse.</p><hr /><div class="footnotes" role="doc-endnotes"><ol><li id="fn:1"><p>Ou plutôt, celle-ci spécifiquement, vu que j’ai adoré celle de <wiki>Final Fantasy XV</wiki>. <a href="#fnref:1" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:2"><p>Une barre qui se remplit et change de couleur serait un meilleur indice visuel… <a href="#fnref:2" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:3"><p>Mon protagoniste est donc <em>RED</em>, et son fidèle compagnon devient <em>BLUE</em>. <a href="#fnref:3" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a> <a href="#fnref:3:1" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;<sup>2</sup></a></p><li id="fn:4"><p>On avait notamment la série <wiki>Phantasy Star</wiki>, mais <wiki>Star Ocean</wiki> viendra plus tard. <a href="#fnref:4" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p></ol></div>]]></content> <author> <name>Arnaud 'red' Rouyer</name> </author> <category term="🎮 Jeux vidéo" /> <summary>Même si je publie beaucoup de reviews de jeux sur consoles, j’ai grandi sans consoles. Mais à la télé, il y avait cette publicité totalement folle qui m’obsédait: on y voyait, à travers des séquences animées, un ado et son chien, affronter des monstres dans divers environnements. C’était l’aventure, la vraie! Même le titre avait quelque chose d’extrême pour mes oreilles d’enfant: à cet age, j’e...</summary> </entry> <entry><title>📺 Ghost in the Shell: Stand Alone Complex</title><link href="https://blog.dreamleaves.org/posts/ghost-in-the-shell-stand-alone-complex/" rel="alternate" type="text/html" title="📺 Ghost in the Shell: Stand Alone Complex" /><published>2026-08-03T06:18:09+02:00</published> <updated>2026-08-03T06:18:09+02:00</updated> <id>https://blog.dreamleaves.org/posts/ghost-in-the-shell-stand-alone-complex/</id> <content type="html"><![CDATA[<p>Avec la sortie récente de la <wiki page="Ghost in the Shell (série télévisée)">série télé Ghost in the Shell</wiki>, beaucoup d’internautes ont découvert la vision originale de cette oeuvre, ce qui a donné lieu à des réactions surprises, dont une m’a beaucoup fait rire: elle déclarait à peu près que <wiki page="Masamune Shirow">Shirow</wiki> avait juste dessiné un manga amateur, crasse et érotique, et que <wiki page="Mamoru Oshii">Oshii</wiki> le lui avait emprunté pour en faire un chef-d’oeuvre du cyberpunk en y insérant ses propres névroses<sup id="fnref:1"><a href="#fn:1" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">1</a></sup>.</p><p>Ce qui n’est pas totalement faux: <wiki>Ghost in the Shell</wiki>, le manga, n’effleure jamais la profondeur de son <wiki page="Ghost in the Shell (film, 1995)">adaptation animée</wiki>. Ce n’est pas un défaut, et ça n’en fait pas un mauvais manga, MAIS, ce sont deux lectures vraiment différentes.</p><p>Ce qui étonne donc quand cette série, intitulée <wiki page="Ghost in the Shell: Stand Alone Complex">Stand Alone Complex</wiki>, arrive sur les écrans japonais en 2002, proposant une direction nouvelle…mais pas trop.</p><h1 id="je-marche-seul">Je marche seul</h1><p>Ne voulant pas continuer le film, cette série (dont j’ignore la genèse) prend le parti de reprendre le contexte posé par le manga pour raconter des histoires dans lesquelles elle aura plus de libertés de création. Ainsi, on retrouve tous les membres de la <em>Section 9</em>: le Major <em>Motoko Kusanagi</em>, son fidèle second <em>Batou</em>, <em>Togusa</em> le flic bien intentionné et à la morale sans faille, et des membres plus obscurs qui n’avaient pas eu beaucoup de temps d’écran jusque-là.</p><p>C’est le plus gros gain du passage au format de série TV: on peut respirer, prendre son temps, apprendre à se connaître,… et à vivre plusieurs enquêtes. Il y a bien sûr, une enquête principale, qui sera la toile de fond de toute la saison, mais certains épisodes<sup id="fnref:2"><a href="#fn:2" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">2</a></sup> pourront respirer et juste nous parler de ce monde étrange et futuriste.</p><p>C’est peut-être ce qui m’a le plus dépaysé ici: tandis que je suivais depuis quelques temps <yt playlist="PLNdO3e3fKSGeIemK2aHUrG6PkvX37ptSr">les aventures d'Antoine Daniel sur Cyberpunk 2077</yt>, j’ai beau apprécier ces univers, je reste incapable de consentir à suspendre mon incrédulité, je suis incapable de croire aux personnes qui vivent là, ni même de croire qu’ils puissent rêver d’un avenir, ou même qu’un quelconque avenir existe pour qui que ce soit.</p><p>C’est encore plus fort avec le <wiki page="Ghost in the Shell (film, 1995)">GITS 1995</wiki>: au-delà de la quête d’identité et d’humanité de la Major, vraiment, qui se fout du <em>Puppet Master</em> et de son intrigue? Qu’il soit aux mains de la Section 6, des Américains, ou qu’il soit libre, il n’y a aucune différence ni d’enjeu pour le spectateur, si ce n’est la conscience professionnelle de la Major. Au-delà de ça, il n’y a rien, pas de conséquences, rien qui ne me fasse penser “Mon dieu! Si une puissance étrangère met la main sur le <em>Puppet Master</em>, cette petite fille innocente et sa maman vont mourir!” et m’accrocher à mon siège avec anticipation…</p><h1 id="on-vit-dans-une-saucisse">On vit dans une saucisse</h1><p>Cette série change ça, enfin! On voit donc <em>Togusa</em>, le dernier “humain” du groupe rentrer chez lui voir sa femme et sa fille, on voit même des citoyens vaquer à leurs occupations, on les écoute, on leur parle,… On a enfin l’impression que des gens vivent et existent dans cet univers, et qu’il faut donc le protéger.</p><p>Tout ce contexte humain permet à la série de tenter de développer sa propre philosophie, avec notamment le concept de “Stand Alone Complex”, une idée assez intéressante sur le mimétisme social et la manière dont certaines idées et actions sont répliquées dans nos sociétés ultra-connectées. Ça déborde un peu sur les idées de <wiki page="Metal Gear Solid 2: Sons of Liberty">MGS2</wiki>, et ça préfigure le futur <wiki>Psycho-Pass</wiki>, mais ça reste très intéressant.</p><p>Bien sur, il reste toujours les intrigues politiques classiques de la Section 9, et il y a toujours un sénateur, ou autre élu bien placé, qui a besoin de désavouer nos héros pour prendre le pouvoir lui-même, et tant qu’à faire assurer le silence sur ses crimes. Heureusement, cette partie de l’intrigue est mieux liée à l’intrigue et à ses enjeux, le spectateur étant cette fois informé des conséquences qu’ont ces décisions sur la population.</p><h1 id="lattrape-seigle">L’attrape-seigle</h1><p>En plus de ses propres développements philosophiques, la série ne se prive pas pour citer d’autres oeuvres: <wiki>L'Attrape-cœurs</wiki>, <wiki>À bout de souffle</wiki>,… en faisant une série très documentée et capable de récompenser l’intelligence du spectateur. Malheureusement, parmi ces influences, on retrouve aussi…sa propre franchise. Et c’est peut-être le gros échec de la série: malgré toutes ses tentatives pour proposer sa propre lecture, la série se sent parfois obligée de se citer. On retrouve donc une scène où la Major ironise sur ses règles<sup id="fnref:3"><a href="#fn:3" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">3</a></sup>, une autre au dynamisme totalement MOU qui veut imiter <yt video="VaslYlFrGh8">la CULTISSIME fusillade d'intro du film</yt> sans jamais y arriver, et j’ai compté au moins DEUX scènes où la Major nous gratifie d’une chute libre au milieu de la ville, même plan, même angle,…</p><p>C’est très gênant quand on les remarque: la série s’en tirait très bien sans, et leur intégration rend la chose très caduque, donnant même l’impression qu’il a fallu forcer leur présence afin d’apporter du <em>fanservice</em> que personne n’avait demandé, et dont personne n’avait besoin, tant la série avait été capable de proposer mieux…</p><p>C’est un peu à ces moments-là que la série se perd: si la saison 2 est encore très intéressante dans son propos<sup id="fnref:4"><a href="#fn:4" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">4</a></sup>, c’est au moment de la suite en film (intitulé “Solid State Society”) que je lâche prise. Si là encore on est sur un mélange de technologie et de faits de sociétés typiquement japonais, on recycle le <em>Puppet Master</em> en <em>Puppeteer</em>, et une bonne moitié du film est perdue à se demander si la Major, qui a disparu entre la fin de la série et le film, est toujours du bon côté de la justice. Vraiment? Cette femme que seule la conscience professionnelle anime pourrait être une traitre? Qui peut y croire?</p><p>En 2020, après quinze ans de sommeil, c’est Netflix qui cherchera à faire revivre cet univers, avec 24 épisodes de <wiki>Ghost in the Shell: SAC 2045</wiki>, dont la qualité plus que médiocre (et la continuité cheloue, ou les nouveaux personnages dénués de personnalité) n’a convaincu personne.</p><p>Je ne sais pas encore si je vais regarder la récente adaptation animée du manga par <wiki>Science SARU</wiki>. Même si tout le monde loue son animation, je dois admettre que le manga n’a jamais été ma mouture préférée: j’aime mon <em>Ghost</em> quand il me fait réfléchir, quand il me propose des idées,… Et pour ça, il y avait <wiki page="Ghost in the Shell (film, 1995)">le film</wiki>, et maintenant, il y a <wiki page="Ghost in the Shell: Stand Alone Complex">Stand Alone Complex</wiki>.</p><hr /><div class="footnotes" role="doc-endnotes"><ol><li id="fn:1"><p>Ce qui n’est pas neuf, il a commencé en 1984 avec son <wiki page="Lamu : Un rêve sans fin">film adapté de Lamu</wiki>! <a href="#fnref:1" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:2"><p>Intitulés des “Stand Alone”, tandis que ceux portant sur l’intrigue de la saison seront des “Complex”. <a href="#fnref:2" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:3"><p>Une référence que nous avions perdu dans la VF et que j’ai appris grâce à <yt video="QcSvKmY4HjE">la review de ViCklatereur</yt>. <a href="#fnref:3" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:4"><p>S’articulant cette fois sur deux intrigues dans les épisodes “Individual” et “Dual”, tandis les épisodes autonomes sont appelés “Dividual”. <a href="#fnref:4" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p></ol></div>]]></content> <author> <name>Arnaud 'red' Rouyer</name> </author> <category term="📺 Série TV" /> <summary>Avec la sortie récente de la série télé Ghost in the Shell, beaucoup d’internautes ont découvert la vision originale de cette oeuvre, ce qui a donné lieu à des réactions surprises, dont une m’a beaucoup fait rire: elle déclarait à peu près que Shirow avait juste dessiné un manga amateur, crasse et érotique, et que Oshii le lui avait emprunté pour en faire un chef-d’oeuvre du cyberpunk en y insé...</summary> </entry> <entry><title>🎮 HAAK</title><link href="https://blog.dreamleaves.org/posts/haak/" rel="alternate" type="text/html" title="🎮 HAAK" /><published>2026-07-27T12:52:01+02:00</published> <updated>2026-07-27T12:52:01+02:00</updated> <id>https://blog.dreamleaves.org/posts/haak/</id> <content type="html"><![CDATA[<p>Toujours friand de <a href="/tags/metroidvania/">Metroidvanias</a>, je me suis lancé dans ce petit jeu, sorti en 2020, pile-poil pour mon anniversaire. Décidément, quel cadeau.</p><h1 id="ha-quel-plaisir">Ha quel plaisir</h1><p>Très proche d’un <a href="/posts/blade-chimera/">autre jeu du style</a>, on commence dans des ruines futuristes, et l’on est de suite aux commandes de <em>Haak</em>, notre personnage principal, sorte de ninja au visuel étrange mais très plaisant: s’il a bien un visage lorsque son avatar apparaît à l’écran, le <em>sprite</em> ne dessine son visage que comme une boule noire, où brillent ses deux yeux. Ce n’est pas gênant, et ça ne distrait en rien le plaisir de passer à l’action.</p><p>L’action et les déplacements sont un DÉLICE de tous les instants: <em>Haak</em> possède donc une épée pour attaquer tout ce qui vient à proximité, et une espèce de grappin qui permet d’attaquer dans n’importe quelle direction grâce au stick droit, voire de se déplacer lorsque les bons éléments de décor sont présents. En plus de cela, le décor se compose de pas mal de morceaux cassables, à travers lesquels le joueur pourra (devra!) creuser son chemin pour progresser.</p><p>Mieux encore, contrairement à la direction prise par <a href="/posts/shadow-labyrinth/">beaucoup trop</a> <a href="/posts/constance/">de jeux</a>, on a tout loisir à explorer à son aise, et la mort octroie au joueur des points qu’il pourra échanger contre divers bonus (bouclier, crédits, baisser la difficulté du boss suivant,…), sans que cela n’altère l’expérience de jeu: on est donc libre d’essayer dix, cinquante, ou cent fois, ce passage mortel et totalement risqué dont on espère qu’il permettra d’accéder à un secret.</p><h1 id="chaque-parole-mennuie">Chaque parole m’ennuie</h1><p>Malheureusement…il y a une histoire. Le jeu a le très bon gout d’avoir un bouton “avance rapide” pour passer tous les dialogues, et des flèches indiquant où se trouve le prochain objectif de scénario, lorsque c’est le cas, mais sinon… il aura le mauvais goût d’interrompre plus d’une fois votre progression pour vous forcer à marcher à travers ce passage d’histoire dont il a ENVIE que vous soyez le témoin.</p><p>Vraiment, je ne vais pas me <a href="/posts/constance/">répéter</a>, mais si vous avez vraiment envie d’écrire autant de dialogue, peut-être que votre jeu serait mieux sous la forme d’un <wiki>visual novel</wiki> (ou d’une <wiki>fanfic</wiki>), car si j’avais envie de lire autant de texte, je jouerais à des chefs-d’oeuvres du genre, comme <wiki>Fate/stay night</wiki> ou <wiki>Steins;Gate</wiki><sup id="fnref:1"><a href="#fn:1" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">1</a></sup>.</p><p>Là…c’est difficile. Déjà il y a cette tonne de dialogues partout, puis tous les 2-3 boss, notre perso se réveillera dans un flashback où il faudra le faire MARCHER très lentement jusqu’à un point d’avancement pour encore plus de dialogues, encore plus de déplacements,… C’est infernal.</p><p>Mais le pire vient lorsque l’on est cette fois propulsé dans le chateau de <yt video="oYvocMIfCIQ">Alex Kidd in High Tech World</yt>, où l’on se déplacera de la même manière, sans la moindre carte pour se repérer, et où toutes les pièces se ressemblent. Avec en bonus, des ennemis armés de lasers qui peuvent two-shot. Un véritable ennui, et une douche froide d’action/exploration que le scénario justifie au sortir par “haha c’était un monde virtuel”. Vraiment, si vous vouliez à tout prix avoir un chateau japonais dans ton jeu, fallait faire un second jeu…</p><h1 id="plaisir-rétracté">Plaisir rétracté</h1><p>À la fin du jeu, celui-ci va se scinder en plusieurs fins: une “mauvaise” si vous affrontez le boss final sans détruire les tours qui lui donnent son pouvoir, une “bonne” si vous détruisez les tours et continuez un peu, et une “superbe” si vous allez dans le donjon final. J’y suis allé par envie d’explorer et de voir le fameux “100%” s’afficher à côté de chacune des cartes et…je le regrette, car c’est à ce moment-là que tous les défauts du jeu me sont apparus.</p><p>Déjà, l’exploration: si j’avais pris plaisir à sauter dans tous les sens, casser tous les murs, trouver tous les secrets, les améliorations,… j’ai réalisé que comme dans <a href="/posts/minishoot-adventures/">une autre expérience vidéoludique</a>, rien n’était optionnel, et que les améliorations qui m’avaient paru optionnelles, ne l’étaient pas, et qu’en dehors de celles qui octroyaient de la puissance, toutes se sont avérées nécessaires pour terminer le jeu.</p><p>De plus, il m’est vite apparu que beaucoup trop de pièces reposaient sur les “lasers rouges”, des lasers capables de <em>one-shot</em> le joueur et le renvoyant au début de la pièce en cours. Bien sûr, il est normal de forcer le joueur à résoudre certaines énigmes de déplacement pour traverser une pièce, mais au bout d’un moment, leur omniprésence m’a parue aussi malvenue que celle des pics dans la série des <wiki page="Mega Man (série de jeux vidéo)">Mega Man</wiki>, comme s’il fallait que chaque pièce propose un challenge de déplacement, sans être juste “Fais comme tu sens, frère, t’as les pouvoirs, t’es libre”…</p><p>Et enfin…le vrai donjon final des 100% a remis tous les pouvoirs à zéro. Ciao les améliorations, ciao le double-saut, ciao le <em>dash</em> qui permettait de parcourir certaines zones plus vite: à présent, j’étais coincé SANS CARTE dans un lieu LABYRINTHIQUE, avec des téléporteurs DANS TOUS LES SENS, pour retrouver mes pouvoirs. Même si l’excuse est “te voici projeté dans la psyché d’une personne blabla” et si un pseudo-schéma des lieux existait, il n’y a rien de plus punitif que de proposer un challenge final qui ne soit pas une exploration des contrôles du jeu…</p><p>Bref, un très bon moment, si vous acceptez de vous résilier à la “bonne” fin sans explorer plus, et si vous avez le bon gout de skipper tous les dialogues.</p><hr /><div class="footnotes" role="doc-endnotes"><ol><li id="fn:1"><p>Ou des oeuvres qui m’intéressent particulièrement, comme <wiki>Policenauts</wiki> ou <wiki lang="en">Yu-no</wiki>. <a href="#fnref:1" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p></ol></div>]]></content> <author> <name>Arnaud 'red' Rouyer</name> </author> <category term="🎮 Jeux vidéo" /> <summary>Toujours friand de Metroidvanias, je me suis lancé dans ce petit jeu, sorti en 2020, pile-poil pour mon anniversaire. Décidément, quel cadeau. Ha quel plaisir Très proche d’un autre jeu du style, on commence dans des ruines futuristes, et l’on est de suite aux commandes de Haak, notre personnage principal, sorte de ninja au visuel étrange mais très plaisant: s’il a bien un visage lorsque son ...</summary> </entry> <entry><title>📺 Sonic X</title><link href="https://blog.dreamleaves.org/posts/sonic-x/" rel="alternate" type="text/html" title="📺 Sonic X" /><published>2026-07-25T21:13:57+02:00</published> <updated>2026-07-25T21:13:57+02:00</updated> <id>https://blog.dreamleaves.org/posts/sonic-x/</id> <content type="html"><![CDATA[<p>Je poursuis mes rattrapages de <a href="/posts/yu-gi-oh-gx/">séries</a> <wiki page="Fox Kids (France)">Fox Kids</wiki>, que nous avons reçu en France après que <wiki>4Kids</wiki> les a charcutées, et je vois soudainement passer <strong>Sonic X</strong> sur <wiki>Prime Video</wiki>, une série que j’avais déjà commencée à suivre en fansub<sup id="fnref:1"><a href="#fn:1" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">1</a></sup> (et en zig-zag), avant de finir par regarder certains épisodes en VF d’une troisième saison au développement et au scénario assez étranges qui avaient eu le privilège d’arriver en France avant de passer au Japon, et même aux États-Un…mais alors, ça voudrait dire que la version française était directement adaptée du japonais, sans passer entre les mains dégueulasses du puritanisme américain, comme c’était déjà le cas pour le <wiki page="Pokémon, la série">dessin animé Pokémon</wiki>!?</p><h1 id="toute-une-histoire">Toute une histoire</h1><p>En 2003, <wiki>Sonic</wiki>, l’indétrônable mascotte de <wiki>SEGA</wiki> est, comme la compagnie, dans une position assez précaire: le rêve de la <wiki>Dreamcast</wiki> est terminé depuis 2001 et l’entreprise développe déjà des jeux vidéo pour (et avec) le concurrent de toujours, <wiki>Nintendo</wiki>: la guerre des consoles continue sur un autre front, et le rival d’hier est devenu un nouveau <em>business partner</em>. Dans la foulée, le hérisson bleu a eu du mal avec le passage à la 3D, même si <a href="/posts/sonic-the-hedgehog-3/">la présence du personnage de Shadow</a> dans <wiki>Sonic Adventure 2</wiki> et le soin apporté à la réalisation ont donné un épisode très apprécié par les fans, pour le moment, <wiki>SEGA</wiki> prépare <wiki>Sonic Heroes</wiki>, et se la joue <em>safe</em> en publiant des <wiki>Sonic Advance</wiki> en 2D sur la <wiki>Game Boy Advance</wiki>.</p><p>Et bien, c’est fou à dire, mais de la même manière qu’en 1913, à Vienne, plein de futures figures historiques qui allaient façonner le XXème siècle créchaient dans le même quartier, c’est en 2003, à ce moment, que vont se construire les vingt-cinq prochaines années du <em>lore</em> du hérisson bleu…</p><p>Aux US, il y avait déjà un <em>lore</em> assez touffu basé sur <wiki page="Sonic the Hedgehog (Archie Comics)">la série Archie Comics</wiki>, qui va inspirer la <wiki page="Sonic the Hedgehog (série télévisée d'animation)">seconde adaptation animée</wiki><sup id="fnref:2"><a href="#fn:2" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">2</a></sup> (et dont certains éléments seront repris dans <wiki page="Sonic le Rebelle">la troisième</wiki><sup id="fnref:3"><a href="#fn:3" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">3</a></sup>), où notre héros, accompagné d’autres animaux anthropomorphiques, menait une résistance sans faille contre <wiki>Robotnik</wiki>. Mais ce lore restait américain, et même si <wiki>SEGA</wiki> avait accordé une licence à <wiki>Archie Comics</wiki><sup id="fnref:4"><a href="#fn:4" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">4</a></sup>, pour une raison qui m’échappera toujours<sup id="fnref:5"><a href="#fn:5" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">5</a></sup>, la <wiki>Sonic Team</wiki> a désormais envie de raconter ses propres histoires.</p><p>Jusque-là, limitations techniques obligent, le scénario des jeux se limitait à une page dans le manuel, et à quelques scènes de <wiki page="Sonic 3 (jeu vidéo)">Sonic 3</wiki> <wiki page="Sonic and Knuckles">&amp;amp; Knuckles</wiki> où les gesticulations des personnages indiquaient à peu près que cet abruti de <wiki>Knuckles</wiki> passait d’antagoniste à allié. Avec le passage à la 3D dans <wiki>Sonic Adventure</wiki>, on frappe un grand coup: désormais, les personnages ont des doubleurs attitrés, et le jeu se découpe en six aventures parallèles où chaque protagoniste va vivre une aventure “à la hauteur de sa personnalité”: <em>Sonic</em> doit…foncer tout droit, <em>Tails</em> doit apprendre à se débrouiller sans <em>Sonic</em> (en étant plus rapide que lui!), <em>Knuckles</em> doit trouver des morceaux d’émeraudes (et éviter de se faire bananer par <em>Robotnik</em>), <em>Amy</em> doit…passer le jeu à courir après <em>Sonic</em> tout en évitant un robot qui lui court après,… Bon, tout n’est pas INTELLIGENT, mais l’idée est surtout que désormais, ces personnages vivent et existent dans un monde plus “global” et réel qui n’est pas juste un enchainement de <a href="https://sonic.fandom.com/wiki/Zone">zones</a>.</p><p>C’est ainsi qu’en 2003 arrive cette série animée qui va reprendre toutes les personnalités et caractérisations qui ont été faites dans les jeux sortis depuis 1998, et les cristallise. Genre, <em>Tails</em> qui devient l’inventeur de génie, <em>Knuckles</em> qui se fait constamment avoir par <em>Robotnik</em>, <em>Amy</em> l’amoureuse transie de <em>Sonic</em> qui n’arrive jamais à le rattraper, ou bien <em>Robotnik</em> qui est un antagoniste plutôt loufoque qui se retrouve toujours à collaborer avec les héros face à une menace plus grande,… Oui, c’est dans les jeux, de manière plutôt fugace, mais ici, plus qu’un détail de scénario, tous ces éléments s’ancrent comme de vrais éléments de personnalité sur le long terme. Et en plus, les doubleurs officiels sont de la partie!</p><h1 id="ouvre-ton-coeur">Ouvre ton coeur</h1><p>Dès qu’elle commence, cette série part d’un postulat sur lequel les jeux n’ont toujours pas réellement osé trancher: ici, le monde de <em>Sonic</em> et ses amis n’est pas le nôtre mais une terre parallèle, et il suffit d’un accident de <em>Robotnik</em><sup id="fnref:6"><a href="#fn:6" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">6</a></sup> pour que héros (et antagonistes, et anti-héros) principaux de <wiki>Sonic Adventure</wiki> et <wiki>Sonic Adventure 2</wiki> se retrouvent dans le monde réel, au beau milieu de pseudo-USAs, ce qui n’est pas étonnant, vu les racines américaines de <em>SEGA</em>, et l’aspect “californien” donné au design de <em>Sonic</em> depuis 1998. À la manière d’un bon dessin animé des 90’s, dès le premier épisode, il rencontrera <em>Chris</em>, qui sera le substitut humain du spectateur, pour rappeler que “<em>Sonic</em> serait AUSSI ton ami s’il existait”.</p><p>J’avais envie d’écrire que <em>Chris</em> était le gamin le plus normal du monde, jusqu’à ce que je me rappelle de deux-trois détails: <em>Chris</em> vit plus ou moins seul chez lui car ses parents sont toujours absents, son père est “ultra-riche-plus”, sa mère est “actrice mondialement célèbre”, et le seul adulte responsable dans son entourage est son grand-père, qui est surtout “un inventeur de génie”, mais surtout, <em>Chris</em> porte un pantacourt et laisse pendre sa ceinture, comme c’était la mode chez les skaters dans les années 2000! Laissez-moi poursuivre votre honneur, j’arrive à ma dernière preuve: dans la troisième saison, lorsque c’est un <em>Chris</em> plus âgé qui rejoint le monde de <em>Sonic</em> et ses amis, celui-ci retrouve son apparence d’enfant, prouvant qu’il est incapable de grandir. J’accuse: <em>Chris</em> est en réalité <wiki>Shinichi Kudo</wiki>!</p><p>Blague à part, la série est très sympathique, même si elle n’a pas toujours l’air de savoir où elle veut aller. On passe donc le premier tiers à suivre…des histoires, juste des histoires. <em>Sonic</em> et ses potes vivent chez <em>Chris</em> (quelle chance qu’il soit méga-riche et puisse les héberger!), et chaque épisode sera l’occasion pour <em>Robotnik</em> de sortir un robot qui sera vaincu d’une manière ou d’une autre par <em>Sonic</em>, tandis qu’un autre personnage aura été sous le <em>spotlight</em> de cet épisode.</p><p>C’est une partie qui propose des idées très connues (genre <em>Knuckles</em> qui va ramener toutes les émeraudes du chaos à <em>Robotnik</em> car il a <em>promis</em> de s’en servir pour la bonne cause), mais aussi très surprenantes pour ce genre, comme la réaction du président local et de ses équipes à l’arrivée de ces êtres étranges (et à la menace de <em>Robotnik</em>). Genre dès les premiers épisodes, <a href="https://sonic.fandom.com/fr/wiki/Rouge_the_Bat">Rouge</a> devient agente spéciale du président à la manière de <wiki>Leon S. Kennedy</wiki>, et rejoint une unité qui essaie de s’occuper de <em>Robotnik</em> sans tout le temps se reposer sur l’arrivée inopinée de <em>Sonic</em>.</p><p>Rafraichissant aussi que pour une série qui porte son nom, notre héros n’est pas TOUJOURS là, et est parfois plus occupé à courir autour du monde pour le simple plaisir de courir, qu’à faire une enquête en bonne et due forme sur l’affaire du jour. C’est étrange aussi de le voir constamment tiraillé, sans qu’il ne l’évoque vraiment, entre son désir de liberté et le plaisir de courir, et ceux qui l’aiment et veulent le “figer” sur place, une problématique qui reviendra souvent dans ses relations avec <em>Chris</em> et <em>Amy</em>, cette dernière étant d’ailleurs bien plus supportable (et dotée d’une personnalité autre que “la <em>stalkeuse</em>”) que tout ce qu’elle a pu être jusque-là…et depuis…</p><p>Même s’il y a “peu” à raconter en termes d’histoire globale, les épisodes sont plus un portrait “au jour le jour” des personnages et du <em>cast</em> secondaire des humains, qui tend à donner à tout le monde une personnalité très bien développée et agréable à suivre.</p><h1 id="vis-et-apprends">Vis et apprends</h1><p>Au bout de vingt-six épisodes, notre héros se transforme enfin en <em>Super Sonic</em>. Je ne sais pas vraiment si tout menait à ça d’une manière planifiée, mais c’est là que la série décide que désormais, elle va adapter les jeux qui peuvent l’être, à commencer par <wiki page="Sonic Adventure">Adventure</wiki>. Certaines concessions sont faites du fait du format, et de l’insertion de <em>Chris</em> au scénario, mais c’est très juste, chaque personnage a le temps de briller, et en six épisodes, ça ne paraît pas plus long que ça ne devrait l’être.</p><p>Mieux encore, si le jeu original pouvait avoir l’air totalement “déconnecté”, avec sa scène d’intro présentant la ville de <a href="https://sonic.fandom.com/wiki/Station_Square">Station Square</a> inondée par les attaques de <em>Chaos</em>, mais dont la destruction ne paraissait qu’anecdotique, voire “décorative”, on découvre ici l’impact de la situation sur les personnages humains, on voit et entend la population encourager <em>Sonic</em> dans son combat, le président signe des exonérations d’impôts pour les habitants des zones sinistrées dans l’épisode suivant,… Sans aller jusqu’à dire que j’aurais voulu voir ces scènes dans le jeu, leur ajout donne un regard supplémentaire à une histoire déjà très appréciée.</p><p>La suite, <a href="/posts/sonic-the-hedgehog-3/">vous la connaissez</a>, c’est <wiki page="Sonic Adventure 2">Adventure 2</wiki>. Je trouve toujours que le scénario du jeu fait vraiment trop d’aller-retours inutiles entre les zones, mais là, le rythme est parfait. À tel point, qu’à l’époque, deux fan films regroupant les épisodes dédiés à chaque jeu étaient sortis. Même si la série dans sa globalité n’a pas eu le succès qu’elle méritait, clairement, tout le monde a été marqué par ces sept épisodes, et la présence de <a href="https://sonic.fandom.com/wiki/Shadow_the_Hedgehog">Shadow</a> a clairement aidé, mais on ne peut pas nier le soin apporté à la réalisation.</p><p>Vous voulez savoir à quel point c’est iconique? Si <yt video="7M2kyQZ10Gg#t=18m06">le combat final contre Chaos</yt> n’utilisait pas <yt video="JsL-5R76jFk">Open Your Heart</yt>, et bien <yt video="LF5aIZD-UVA#t=15m55">le combat final contre Finalhazard</yt> n’utilise pas non plus <yt video="My-WSM-6QlE">Live and Learn</yt> à ce moment-là: la chanson est utilisée juste après le combat, lorsque <yt video="LF5aIZD-UVA#t=18m50">Shadow retire ses bracelets</yt> et déchaîne son pouvoir. Et dire que la version <wiki>4Kids</wiki> a été capable de jarter cette chanson de son doublage… Difficile à croire, mais cette adaptation animée est, pour moi, la meilleure manière d’apprécier cette histoire et ses personnages, tant le jeu original était…frustrant, certains des niveaux finaux étant dotés d’une architecture <em>alien</em> totalement impossible à naviguer. Là encore, la série sait trier: on garde le combat entre les deux hérissons qui passe d’une autoroute infinie dans un décor digne de <wiki>Space Mountain</wiki>, à des environnements bien plus technologiques qui ne jurent pas avec une station spatiale.</p><p>Passées ces adaptations, la série reprend son rythme épisodique, insérant vite-fait une adaptation du jeu <wiki>Sonic Battle</wiki>, qui est encore l’occasion de faire “briller” tous les personnages secondaires le temps d’un combat où ils pourront mettre leur force ou leur roublardise en avant. C’est peu sérieux, très drôle, très sympathique aussi, et ça permet à la série de revenir à quelque chose de plus léger pour préparer le retour de <em>Sonic</em> et ses amis dans son monde, ainsi que sa fin.</p><p>Rien de spécialement choquant ou étrange là-dedans, si ce n’est l’emphase mise (enfin!) sur la philosophie de <em>Sonic</em> envers ses amis, et la manière dont il est prêt à se dévouer pour eux, quitte à ne plus courir. Dans l’<yt video="5uDtEiaKmng#t=16m21">épisode 51</yt>, c’est <em>Chris</em> qui demande à <em>Sonic</em> s’il pourrait rester vivre sur Terre pour lui. C’est profond et touchant, et ça creuse un peu plus le personnage du hérisson bleu, qui parfois semblait n’être qu’une boule de poil qui aime courir et se battre. Dans l’<yt video="Vd8LbQTFheg#t=16m07">épisode 52</yt>, après un épisode où <em>Tails</em> et tout le cast secondaire prouvent qu’ils peuvent exister sans <em>Sonic</em>, on a enfin un bon gros déballage de sentiments d’<em>Amy</em> envers <em>Sonic</em>, au son de <yt video="eenvoMZMGH4">"Natsu no Hi" d'OFF COURSE</yt>. Même si l’on n’entend pas sa réponse, et que celle-ci se résume à lui offrir une fleur, j’aime cette caractérisation qui la sort vraiment de son rôle d’obsessionnelle compulsive pour nous rappeler qu’elle est juste une femme amoureuse…</p><h1 id="de-quoi-je-suis-fait">De quoi je suis fait</h1><p>La série aurait pu (dû?) se terminer là, mais apparemment, le succès à l’international a permis au studio de remettre une pièce dans la machine pour 26 épisodes de plus. Le succès au Japon n’ayant pas vraiment été celui espéré, les premières diffusions ont donc eu lieu en France et en Thaïlande (bien qu’on n’ait aucune source précise pour celle-ci).</p><p>Pour le scénario, et pour raccorder les wagons, on trouve une excuse pour faire revenir <em>Chris</em>, rajeuni pour l’occasion<sup id="fnref:7"><a href="#fn:7" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">7</a></sup>, et on invente un nouvel antagoniste. L’animé aurait pu choisir la voie de la facilité et adapter <wiki>Sonic Heroes</wiki> mais il n’en sera rien, et l’on aura quelque chose de totalement neuf.</p><p>Neuf, mais aussi parfois digne d’un rêve fiévreux: les émeraudes du chaos sont dispersées dans l’espace<sup id="fnref:8"><a href="#fn:8" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">8</a></sup> et nos héros partent en vaisseau spatial les chercher. Face à eux, les <em>Métarex</em>, des extraterrestres<sup id="fnref:9"><a href="#fn:9" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">9</a></sup> robotiques aux noms de plantes, qui cherchent à obtenir (encore et toujours) plus de pouvoir.</p><p>Ce n’est pas tant éloigné de l’univers <em>Sonic</em>, et en réalité, a toute sa place dans un jeu de la série, tant chaque planète est toujours l’excuse de découvrir un nouveau type de biome (marin, désertique,…), mais on sent quand même une certaine volonté d’expérimenter plein de choses à la fois: nos héros croisent plein de races extraterrestres qui sont toutes humanoïdes (ou animales, comme eux) sans jamais s’interroger sur l’incidence que la découverte de la vie spatiale peut avoir sur leur propre civilisation, ou bien un épisode très ambitieux où <em>Shadow</em> tombe sur une planète de résistants partagés entre l’envie de collaborer pour mettre fin à la guerre, et une résistante prête à mourir, <wiki>Kamikaze</wiki>-style, dans une scène de mort assez graphique pour un animé pour enfants!</p><p>Il y a clairement de tout dans cette série, et c’est aussi la première qui (en dehors des <a href="https://archiesonic.fandom.com/wiki/Miles_%22Tails%22_Prower/Pre-SGW#Romance">comics Archie, car putain c’est <em>cursed</em></a>) donnera un <em>love interest</em> à <em>Tails</em>. C’est une relation très touchante et très bien écrite, et <em>Cosmo</em>, dernière survivante de sa race, a une personnalité assez forte pour, à la manière d’<em>Amy</em>, ne pas apparaître constamment comme “la demoiselle en détresse”.</p><p>Étrangement, dans son déroulé “épisodique-mais-avec-une-grande-histoire-à-suivre”, on sent aussi une volonté de se rapprocher des productions occidentales habituelles, peut-être prévoyaient-ils déjà qu’un diffuseur passerait les épisodes dans le désordre? Mais ça colle bien au propos: à la manière d’un <wiki>Dragon Ball</wiki> ou d’un <wiki>One Piece</wiki>, il faut récupérer tous les <wiki>MacGuffins</wiki>, on peut en dédier un à chaque épisode, et l’antagoniste du moment sera la toile de fond de l’arc. Toutefois, ses 26 épisodes paraissent (avec le recul) un peu longs pour ce que c’est, et si ce n’est quelques épisodes et moments marquants, j’ai l’impression qu’il me manque beaucoup de souvenirs de cette saison…</p><p>Je n’ai aucune idée du pourquoi du <em>X</em> dans le titre, vu qu’on aurait pu appeler la série <em>Sonic et ses amis</em>. Si l’expression <em>shitty friends</em> est aujourd’hui indissociable de la franchise, il est difficile de trouver son origine précise, même si je la daterais <a href="https://www.neogaf.com/threads/sonic-rush-adventure-impressions-good-game-shitty-friends.185560/?utm_source=chatgpt.com">aux alentours de 2006-2007</a>. Cette série n’est pas ça: s’il est normal que les joueurs détestent incarner les personnages secondaires dans les jeux <em>Sonic</em> car ils empêchent de profiter pleinement du gameplay de vitesse<sup id="fnref:10"><a href="#fn:10" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">10</a></sup>, les joueurs ne détestent (généralement) pas ces personnages en tant que personnalités. Ici, grâce au format, ils ont tous l’espace nécessaire pour s’exprimer, sans devenir ennuyeux, et le personnage central est presque le moins présent. Une très bonne série donc, dont l’impact scénaristique se ressent encore aujourd’hui.</p><hr /><div class="footnotes" role="doc-endnotes"><ol><li id="fn:1"><p>Ah, doux souvenirs du groupe <a href="https://anidb.net/group/217">WolfPack Productions (WPP)</a>, qui s’occupait surtout de <wiki>Digimon Frontier</wiki>, de l’anime <a href="/posts/mega-man-battle-network/">Rockman EXE</a>. Merci les amis. <a href="#fnref:1" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:2"><p>Co-créée par <wiki page="Diffusion information communication">DiC</wiki>, le studio de <wiki page="Jean Chalopin (réalisateur)">Jean Chalopin</wiki>! <a href="#fnref:2" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:3"><p>Quant à <wiki page="Les Aventures de Sonic">la première</wiki>, si vous avez mon âge, vous vous rappellerez aisément que ce n’était qu’un cartoon assez moyen. <a href="#fnref:3" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:4"><p>À la base “MLJ Comics”, leur nom moderne date de 1945 pour capitaliser sur la popularité de leur personnage le plus vendeur: <wiki>Archie Andrews</wiki>, que vous connaissez sûrement à cause des abdos de l’acteur qui l’interprète dans la série <wiki page="Riverdale (série télévisée)">Riverdale</wiki>. <a href="#fnref:4" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:5"><p>Ah si: le FRIC. <a href="#fnref:5" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:6"><p>Donc, comme dans l’intro de <wiki page="Sonic Unleashed : La Malédiction du Hérisson">Sonic Unleashed</wiki>… <a href="#fnref:6" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:7"><p>Je vous disais que c’était <wiki page="Détective Conan">Conan</wiki>! <a href="#fnref:7" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:8"><p>Donc, comme dans le pitch de <wiki>Dragon Ball GT</wiki>… <a href="#fnref:8" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:9"><p>Donc, comme les <em>wisps</em> de <wiki>Sonic Colours</wiki>… <a href="#fnref:9" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:10"><p>Ah, le boost de <wiki page="Sonic Unleashed : La Malédiction du Hérisson">Sonic Unleashed</wiki>, tu me manques tellement, c’est toi que j’aime, avec ma femme on est juste amis. <a href="#fnref:10" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p></ol></div>]]></content> <author> <name>Arnaud 'red' Rouyer</name> </author> <category term="📺 Série TV" /> <summary>Je poursuis mes rattrapages de séries Fox Kids, que nous avons reçu en France après que 4Kids les a charcutées, et je vois soudainement passer Sonic X sur Prime Video, une série que j’avais déjà commencée à suivre en fansub1 (et en zig-zag), avant de finir par regarder certains épisodes en VF d’une troisième saison au développement et au scénario assez étranges qui avaient eu le privilège d’arr...</summary> </entry> <entry><title>🎮 Final Fantasy X-2</title><link href="https://blog.dreamleaves.org/posts/final-fantasy-x-2/" rel="alternate" type="text/html" title="🎮 Final Fantasy X-2" /><published>2026-07-25T20:50:39+02:00</published> <updated>2026-07-25T20:50:39+02:00</updated> <id>https://blog.dreamleaves.org/posts/final-fantasy-x-2/</id> <content type="html"><![CDATA[<p>Le <a href="/posts/final-fantasy-x/">dixième épisode</a> de la saga <a href="/tags/final-fantasy/">Final Fantasy</a> a surpris par sa présentation, et a marqué par son histoire, mais aussi par…sa suite: jusque-là, aucun opus de la saga n’avait eu droit à une suite. Et comme le jeu auquel elle fait suite, celle-ci a fait parler, tant les partis pris changent de ce à quoi les joueurs avaient été habitués…</p><p>Fût un temps, on l’a même appelé “le FF de la <wiki>J-Pop</wiki>”, ce qui était vu à l’époque comme un qualificatif dégradant par certains, alors que je trouve le qualificatif très positif…et aussi très faux.</p><h1 id="belle-à-tomber-raide">Belle à tomber raide</h1><p>Le premier truc qui surprend, c’est <em>Yuna</em>, qui est désormais LE personnage central de cette histoire. Sa narration est une sorte de lettre/message laissé à <em>Tidus</em>, qui disparaissait à la fin de <em>FFX</em><sup id="fnref:1"><a href="#fn:1" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">1</a></sup>, dans laquelle elle conte son parcours à travers un monde de <em>Spira</em> qui se reconstruit après un petit millénaire à craindre les multiples retours de <em>Sin</em><sup id="fnref:2"><a href="#fn:2" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">2</a></sup>, et ses nouvelles aventures en tant que…“chasseuse de sphères”, une sorte d’aventurière qui recherche des cassettes VHS biodégradables produites par la nature et abandonnées à gauche à droite, et que l’on échange comme des artefacts archéologiques.</p><p>À cette occasion, deux ans après avoir effectué sa dernière danse pour apaiser les esprits, la jeune prêtresse a donc changé de tenue: elle a toujours ses bottines, mais elle porte désormais un short, une jupe qui ne recouvre qu’un côté, un débardeur à capuche recouvert du symbole de l’équipe de Blitzball de Tidus<sup id="fnref:3"><a href="#fn:3" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">3</a></sup> qui laisse entrevoir sa poitrine, et…des flingues.</p><p>Il y a quelque chose d’à la fois étrange, rafraîchissant, et surtout très juste, à voir cette évolution du personnage: la première scène où elle apparaît, elle fait un salto pour se retrouver face à ses adversaires et les cribler de balles alors qu’elle est toujours dans les airs. C’est vachement cool, et c’est très dur de ne pas penser à <wiki>Lara Croft</wiki>, surtout que <em>Yuna</em> est désormais capable de sauter (de manière contrôlée) dans certaines zones du jeu, même si je n’ai aucune idée de la réalité de l’influence du personnage de <em>Lara</em> sur l’élaboration du jeu. Mais cette <em>Yuna Croft</em> n’est pas juste un délire des producteurs pour coller à la mode, et elle s’accompagne d’une prise de confiance de <em>Yuna</em>: si on l’avait connue jusque-là très résignée, consciente que son périple se solderait par sa mort, mais déterminée à l’accomplir, sa jeunesse expliquait malheureusement sa passivité face à la situation, jusqu’à ce que <em>Tidus</em> lui donne envie de poursuivre une autre voie, et c’est ici une juste évolution.</p><p>Beaucoup de joueurs se sont plaints à l’époque de ce changement, mais l’écart de deux ans entre les deux histoires, et la période de paix que connaît désormais le monde de <em>Spira</em>, ainsi que l’inutilité de la fonction de prêtresse forçaient <em>Yuna</em> à devenir quelqu’un de différent. Il y avait d’autres identités à prendre, et peut-être qu’un multiverse nous aurait donné “<em>Yuna</em>, joueuse de Blitzball”, mais ce choix est déjà très bon.</p><h1 id="et-square-enix-créa-la-femme">Et Square-Enix créa la femme</h1><p>Pour accompagner <em>Yuna</em>, on retrouve <em>Rikku</em>, la voleuse du jeu précédent, qui porte désormais des tresses africaines, un bikini, et un short duquel dépassent les ficelles de ce dernier, et <em>Paine</em>, une guerrière nouvelle venue, qui est plutôt portée sur le cuir, les jarretelles, et les épaules nues.</p><p>On parle aujourd’hui <wiki>male gaze</wiki>, et ma présence sur une photo de la <wiki>Japan Expo</wiki> 2004, entre deux cosplayeuses <em>Yuna</em> et <em>Rikku</em> m’oblige à l’admettre: dès que nos trois héroïnes sont concernées, il y a quelque chose de totalement SEXY dans ce jeu: le débardeur de <em>Yuna</em> qui laisse entrevoir sa poitrine, les ficelles du bikini de <em>Rikku</em>, les épaules de <em>Paine</em>,… C’est comme si tout avait été fait pour s’assurer que n’importe quel joueur apprécierait de regarder ces femmes.</p><p>Et pour avoir encore plus d’occasions de les regarder, le jeu utilise un nouveau système, assez proche de ceux du <a href="/posts/final-fantasy-v/">cinquième épisode</a>: plus de classes ou de <em>jobs</em>, on parlera ici de <a href="https://www.ffworld.com/ff/final-fantasy-x-2/vetispheres/">Vêtisphères</a>, qui permettent à nos héroïnes de changer de fringues (et de classe/<em>job</em> donc!) en cours de combat, multipliant par seize les looks de chacune de nos héroïnes, avec des styles aussi classiques (genre <em>Mage Blanc</em>, <em>Mage Noir</em>, <em>Guerrière</em> ou <em>Samouraï</em>), qu’étranges (pourquoi les classes de <em>Tireuse</em>, <em>Alchimiste</em>, <em>Pistomancienne</em> utilisent TOUTES des flingues?<sup id="fnref:4"><a href="#fn:4" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">4</a></sup>), que surprenamment sexy (la tenue de <em>Flambeuse</em>, surtout sur <em>Rikku</em>, qui a dû faire rêver bien des adolescents…).</p><p>Et pourtant, impossible d’en vouloir au jeu: à la manière de l’éponyme <wiki>Bayonetta</wiki>, ou de <em>2B</em> de <wiki>Nier: Automata</wiki>, aussi plaisante soit-elle à admirer, jamais l’apparence de nos héroïnes n’est utilisée comme un “argument de vente”, elles ne sont jamais sexualisées inutilement, et tout ce qui ressort est qu’au-delà des pouvoirs des vêtisphères, ces femmes s’habillent un peu comme elles veulent et pas pour attiser le regard lubrique. Plus encore, tout dans leurs attitudes, leurs dialogues, leur <em>banter</em> lors des combats,… les rend vivantes et crédibles: même <em>Paine</em>, la nouvelle venue dans le groupe d’amies, que l’on pourrait imaginer en retrait par rapport aux autres, que ce soit narrativement, ou de manière méta pour le joueur qui la découvre, est quand même capable de dévoiler sa personnalité, son histoire, sa profondeur, et se rendre aussi importante que les deux héroïnes “principales”, ce qui m’a surpris, tant j’ai passé un morceau du jeu à la considérer comme la “troisième roue”…</p><h1 id="jeu-de-parkour-jeu-de-menus">Jeu de parkour, jeu de menus</h1><p>Malheureusement, même avec toutes ces tenues/classes/<em>jobs</em>, et même en reprenant les systèmes du <a href="/posts/final-fantasy-v/">FF qui a le mieux géré le principe des classes</a>, ici, ça ne me convainc pas du tout. Toute la force de <em>FFV</em> était que le joueur était libre de composer ses personnages, permettant par exemple d’incarner un <em>Mage Blanc</em> capable d’équiper des armes puissantes, ou bien un <em>Guerrier</em> qui pouvait lancer des magies blanches pour guérir les alliés. De l’autre côté, la force du système de combat de <em>FFX</em> était la stratégie de la <em>timeline</em> des tours, avec la possibilité de changer de personnage à la volée, afin de réagir plus efficacement à chaque affrontement.</p><p>Rien de tout cela ici! La <em>timeline</em> des tours a totalement disparu, rendant le déroulé des combats assez confus, car tout le monde se fritte à peu près en temps réel, sans que les ennemis ne vous laissent composer une stratégie. Il y a même des mécaniques de “placement” que je n’ai jamais comprises.</p><p>Quant aux vêtisphères, elles ne permettent aucun type de composition: si vous êtes <em>Voleuse</em>, vous volerez et rien d’autre, si vous êtes <em>Mage blanc</em>, vous aurez des stats de merde mais vous pourrez guérir,… Il y a bien des accessoires qui permettront d’utiliser les compétences de “Classe A” alors que vous utilisez “Classe B”, mais c’est vraiment bancal vu l’importance des accessoires dans les stats…</p><p>Un autre truc vraiment bancal: changer de personnage ne passait pas votre tour dans <em>FFX</em>, laissant au joueur la latitude de penser/préparer sa riposte. Oubliez ça: si vous voulez changer de vêtisphère, lors d’un combat, votre personnage passera son tour le temps de se transformer, ce qui rompt totalement avec l’aspect stratégique des combats qui avait fait le succès du premier épisode…</p><h1 id="pourcentages-à-tous-les-étages">Pourcentages à tous les étages</h1><p>Si <em>FFX</em> faisait office de voyage initiatique à travers <em>Spira</em>, maintenant que l’on connaît ce monde, la suite ne pouvait pas se permettre pareil. Le jeu se sépare donc en cinq chapitres, eux-mêmes séparés en missions, obligatoires ou optionnelles, que le joueur pourra (généralement) aborder dans l’ordre de son choix. Chacune accordera des pourcentages de complétion au joueur, le 100% étant nécessaire pour obtenir la vraie fin du jeu.</p><p>Je n’irais pas par quatre chemins: c’est un système de jeu insupportable, tant l’obtention de ces pourcentages est CRYPTIQUE et nécessitera souvent de suivre des guides en ligne, certains étant erronés, ou n’étant pas clair sur “Il faut parler à CE personnage spécifique pour débloquer les pourcentages manquants”. Pire encore: il n’y a aucun moyen de savoir où vous en êtes, vu que les pourcentages ont des décimales qui ne vous sont pas communiquées. Ainsi, vous saurez juste que vous êtes à “50%” sans savoir s’il s’agit de 50.0%, 50.2%,… et vous ne pourrez pas vous comparer aisément au guide que vous suivez (pas le choix!) pour savoir où vous en êtes.</p><p>Cerise sur le gâteau empoisonné: un choix en début de jeu pourra vous empêcher d’accéder à la vraie fin du jeu si vous ne choisissez pas “la” bonne réponse. Je ne sais pas si cela indique que l’un des deux choix est “canonique”, mais c’est un système très bâtard, et même si l’existence d’un mode <wiki page="Nouvelle partie plus">New Game +</wiki> vous permettra de rattraper cette erreur à la partie suivante, il vous faudra quand même faire le bon choix à ce moment-là pour obtenir les pourcentages.</p><p>J’ai terminé <em>FFX</em> en environ trois semaines, et j’aurais été plus rapide <a href="https://tech.dreamleaves.org/posts/exploring-spira-ps3-binary-with-ghidra/">si j’avais pas passé mon temps à reverse-engineer le jeu</a>. Ici, il m’a fallu trois mois, dont au moins un mois aux alentours du second chapitre à éviter le jeu car je n’avais pas envie de continuer à suivre toutes ces instructions pour jouer au jeu. J’ai dû me faire violence pour terminer le chapitre deux, et rouler sur les chapitres trois et quatre…</p><p>Arrivé au cinquième chapitre, j’ai pensé que le haut pourcentage total indiquait que j’étais proche de la fin, et j’ai repris du plaisir à jouer au jeu, mais il n’en était rien: toutes les quêtes “optionnelles” de fin de partie, bien que n’ayant aucun rapport avec l’histoire, participaient, par tranches de 0,2%, à la complétion, certaines ne nécessitant parfois rien d’autre que “grinde des combats jusqu’à tomber sur ce qu’il faut”…</p><p>J’ai donc dû tricher à deux reprises: une fois pour <a href="https://github.com/Meth962/FFX2SaveEditor">rectifier mon pourcentage</a> car j’avais raté une conversation au chapitre 1, et une fois à l’aide de <wiki page="Codex (agent IA)">Codex</wiki> pour détecter comment les sauvegardes <a href="https://github.com/joshleaves/HexGameSaves/blob/master/BLES01880/base.hexpat">stockaient les informations des chocobos</a>…</p><h1 id="une-dernière-pour-la-route">Une dernière pour la route</h1><p>À cette époque, beaucoup de jeux vidéo ont bénéficié d’une version “Internationale”<sup id="fnref:5"><a href="#fn:5" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">5</a></sup>: le jeu sortait au Japon, et plusieurs mois plus tard aux US/en Europe, ce qui avait laissé le temps au studio d’améliorer le jeu ou l’augmenter de diverses manières. Pour <em>FFX-2</em>, cela tient en deux vêtisphères supplémentaires, transformant nos héroïnes en <a href="https://finalfantasy.fandom.com/wiki/Psychic">lycéennes aux pouvoirs psy</a>, ou en <a href="https://finalfantasy.fandom.com/wiki/Festivalist">festivalières</a>, mais aussi en un tout nouveau mode de jeu: <em>Last Mission</em>, une histoire se déroulant après la fin du jeu.</p><p>Inutile de dire que l’inclusion de cette fin “après la fin” qui garde le cul entre deux chaises en essayant de coller aux choix du joueur, que celui-ci ait terminé (ou non!) le jeu avec la vraie fin. Ce qui amène au sujet de la FIN dans l’univers de <em>Final Fantasy X</em>: je ne sais pas si <em>X-2</em> était nécessaire pour poursuivre l’aventure, tant le jeu original, malgré sa fin douce-amère, avait su dérouler son propos et n’invitait pas à une suite. Mais alors depuis <em>X-2</em>, plus rien n’arrête <wiki>Kazushige Nojima</wiki> et l’on s’est donc retrouvé avec <a href="https://finalfantasy.fandom.com/wiki/Final_Fantasy_X-2.5_~Eien_no_Daish%C5%8D~">un roman totalement nanardesque</a> qui fait encore office de suite à <em>X-2</em>, mais n’a vraiment plus rien à apporter, si ce n’est de l’engrais à <em>memes</em>, tant son contenu est risible…</p><p>Heureusement, même séparé du jeu principal, <em>Last Mission</em> est loin de tout ça. Cette aventure prend la forme d’un <wiki>Donjon Mystère</wiki> et l’on ne contrôle plus qu’une seule héroïne à la fois, alors que notre trio part à la chasse au trésor dans une tour de 80 étages générés aléatoirement. Le <wiki>tour par tour</wiki> revient…d’une certaine manière, vu que les ennemis attendront que le joueur agisse pour agir à leur tour. Ce n’est pas mon style de jeu préféré<sup id="fnref:6"><a href="#fn:6" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">6</a></sup>, mais une fois les stats assez <em>broken</em>, il est assez amusant de rouler sur le jeu, et la présentation du jeu m’a juste donné envie de me mettre à <wiki>Final Fantasy Tactics</wiki> dès que possible…</p><p>Mais le vrai plaisir de cette aventure viendra de l’histoire, ou plutôt de ce qui l’enrobe: si la montée de la tour est une excuse pour une dernière aventure ensemble, tous les dix étages, les filles prendront le temps de se poser dans un coin pour se raconter leurs vies depuis que la paix est revenue sur <em>Spira</em>. Ça ne mange pas de pain, mais j’apprécie toujours d’être le témoin de la relation entre les filles.</p><p>J’ai voulu détester ce jeu, et cela a même failli m’arriver à plusieurs reprises. Mais rien à faire: malgré tout ce qui me donnait l’impression d’être incomplet, ou mal conçu, à chaque fois que je reprenais la manette, je voyais <em>Yuna</em> courir sur mon écran, pleine de joie et d’entrain, remuant les bras, tandis que, le sourire aux lèvres, je ne pouvais m’empêcher de penser: “Elle est <em><ruby>so cunty<rt>trop classe</rt></ruby></em>”.</p><hr /><div class="footnotes" role="doc-endnotes"><ol><li id="fn:1"><p>Oh ça va, ça fait vingt-cinq ans que le jeu est sorti! Vous savez que c’est une histoire d’amour qui fait chialer, donc vous vous en doutiez bien! <a href="#fnref:1" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:2"><p>D’ailleurs, bonne nouvelle: cette suite ne traite pas de son retour! <a href="#fnref:2" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:3"><p>Littéralement, dans un autre univers, elle porterait le logo de l’<wiki page="Olympique de Marseille">OM</wiki>. <a href="#fnref:3" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:4"><p>C’est encore plus drôle pour <em>Pistomancienne</em>, qui fait office de <a href="https://finalfantasy.fandom.com/wiki/Blue_Mage">Mage bleu</a>, et est donc censé apprendre les talents de l’ennemi…qui deviennent donc ici des balles spéciales. <a href="#fnref:4" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:5"><p>Comme par exemple <wiki page="Metal Gear Solid 2: Sons of Liberty">MGS 2</wiki> et son mode de difficulté “European Extreme”. <a href="#fnref:5" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:6"><p>Pour ne pas dire qu’en temps normal je DÉTESTE ça. <a href="#fnref:6" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p></ol></div>]]></content> <author> <name>Arnaud 'red' Rouyer</name> </author> <category term="🎮 Jeux vidéo" /> <summary>Le dixième épisode de la saga Final Fantasy a surpris par sa présentation, et a marqué par son histoire, mais aussi par…sa suite: jusque-là, aucun opus de la saga n’avait eu droit à une suite. Et comme le jeu auquel elle fait suite, celle-ci a fait parler, tant les partis pris changent de ce à quoi les joueurs avaient été habitués… Fût un temps, on l’a même appelé “le FF de la J-Pop”, ce qui é...</summary> </entry> <entry><title>📺 Yu-Gi-Oh! GX</title><link href="https://blog.dreamleaves.org/posts/yu-gi-oh-gx/" rel="alternate" type="text/html" title="📺 Yu-Gi-Oh! GX" /><published>2026-07-21T12:54:52+02:00</published> <updated>2026-07-21T12:54:52+02:00</updated> <id>https://blog.dreamleaves.org/posts/yu-gi-oh-gx/</id> <content type="html"><![CDATA[<p>Parvenue chez nous dans sa version charcutée par <wiki>4Kids</wiki>, la série animée qui adaptait le manga <wiki>Yu-Gi-Oh!</wiki> a eu un certain succès en France lors de sa diffusion. Le manga ne prévoyait pas vraiment de suite, alors les suites se sont faites sous forme de séries animées, et <yt video="swpJtLDcBvM">Yu-Gi-Oh! DMX</yt><sup id="fnref:1"><a href="#fn:1" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">1</a></sup> a vu le jour, suivi par <wiki page="Yu-Gi-Oh! 5D's">une série de jeux de cartes sur des motos</wiki>, et d’autres encore… Oui, c’est assez fou.</p><h1 id="les-jeux-de-cartes-cest-important">Les jeux de cartes, c’est important</h1><p>La série animée originale<sup id="fnref:2"><a href="#fn:2" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">2</a></sup> avait un parcours assez étrange, comme le manga qu’elle adaptait, mais dont elle voulait aussi se démarquer. Revenons au manga<sup id="fnref:3"><a href="#fn:3" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">3</a></sup>: on était à l’origine sur des histoires de “jeux”, et pas juste de “jeux de cartes”. Le principe était que <em>Yugi Muto</em>, notre héros, se retrouvait parfois possédé par l’esprit d’un pharaon millénaire, et participait à des jeux très dangereux, et parfois mortels. Un pitch très okay pour le <wiki>Shonen Jump</wiki> qui, comme beaucoup de séries qui y sont publiées, a été dépassé par son propre succès le jour où il a inséré à l’histoire un jeu de cartes à peu près inspiré de <wiki page="Magic : L'Assemblée">Magic</wiki>, devenant alors une machine à fric pour <wiki>Konami</wiki>. Face à un tel succès, on a vite oublié les petits jeux de mort, qui n’étaient bons qu’à faire frémir les gonzesses, et toute l’intrigue s’est reposée sur <wiki page="Yu-Gi-Oh! (jeu de cartes à collectionner)">le jeu de cartes</wiki>, qui pouvait profiter des intrigues du manga pour développer de nouvelles collections de cartes, et puis de temps en temps, des <wiki page="Yu-Gi-Oh! Dungeondice Monsters">jeux de plateaux à base de monstres et de dés</wiki>.</p><p>Donc, dès qu’il a fallu ajouter du contenu à la série, que ce soit par des épisodes filler non-canons, ou pour une suite, la recette a toujours été la même: faut vendre des cartes.</p><p>C’est ainsi qu’arrive <yt video="swpJtLDcBvM">Yu-Gi-Oh! DMX</yt> sur les écrans. Je ne suis vraiment pas fan de son pitch de départ: <em>Kaiba</em> a ouvert une école de duel de cartes sur une île, où les élèves sont séparés en niveaux<sup id="fnref:4"><a href="#fn:4" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">4</a></sup>. Y arrive le jeune <em>Jaden Yuki</em>, notre héros, qui a croisé <em>Yugi</em> le premier jour de cours et a reçu de sa part une carte (assez moyenne) qui lui servira de carte fétiche, d’avatar, d’esprit des cartes,…</p><p>Ce n’est pas forcément fou dit comme ça, mais croyez-le ou non, pendant quatre saisons, l’avenir du monde se décidera sur cette île, et au sein de cette académie.</p><h1 id="rien-ne-se-perd-tout-se-transforme">Rien ne se perd, tout se transforme</h1><p>Même si je ne suis pas totalement fan de ce postulat de base, je reste assez satisfait tant la formule sait se différencier de l’anime original. Pour l’avoir revue il y a peu, on n’arrête pas de courir! On commence par le <em>Royaume des Duellistes</em>, puis <em>Battle City</em>, puis l’arc des dragons de l’Atlantide,… En fait, quoi qu’il se passe, on est (presque) toujours sous l’égide d’un plus grand problème à résoudre et qui dicte vraiment l’ambiance du moment.</p><p>Ici…on se repose. Même si la série a elle aussi des arcs scénaristiques bien découpés, pendant ses deux premières saisons, le fait de rester à l’académie pour y enchainer les duels, fait relativiser quand à la gravité de la situation. Les duels sont d’ailleurs beaucoup plus relaxés aussi: la série originale se permettait parfois des duels capables de durer de trois à cinq épisodes, mais là, aucun duel ne dépasse les deux épisodes, et seuls certains duels de fin de série vont jusqu’à trois épisodes.</p><p>C’est peut-être aussi un effet de l’accumulation de personnages duellistes dans le <em>cast</em>: seuls deux personnages principaux jouaient aux cartes dans la première série, mais là on a jusqu’à SIX personnages principaux capables de mener des duels, ce qui tend parfois à diluer les responsabilités et les enjeux.</p><p>Cette extension du cast mène aussi à un changement assez intéressant: l’intrigue liée à la dualité entre <em>Yugi</em> et l’esprit du pharaon qui habite son corps n’a pas d’équivalence ici, le plus proche étant les quelques courtes conversations entre <em>Jaden</em> et l’esprit de certaines de ses cartes, et j’apprécie que la série soit capable de suivre sa propre voie.</p><h1 id="croire-en-lâme-des-cartes">Croire en l’âme des cartes</h1><p>L’absence d’esprit du pharaon n’empêche pas la série de baigner totalement dans le fantastique, d’une manière qui m’a parue très étrange, tant le sujet est abordé frontalement, et constamment: on sait qu’il y a des forces maléfiques à l’oeuvre, on sait que l’esprit de certaines cartes est “vivant”,… Mais cela rend aussi le sujet totalement “banal”, et participe peut-être aussi à cette relative “tranquillité” qui berce l’oeuvre…</p><p>Les scénaristes semblent l’avoir compris, car après deux saisons passées sur une île, à essayer divers trucs, la troisième saison tente un truc inédit dans la franchise et totalement fou. Tellement fou que ma première réaction a été de l’associer à ce qui en était pour moi le plus proche: la seconde partie de <wiki>Digimon Tamers</wiki>, où après 26 épisodes à chiller à <wiki>Shibuya</wiki>, tous nos héros font un trip dans le monde digital pour découvrir d’où viennent leurs héros, et affrontent des horreurs eldritchiennes. C’est exactement ce qui va se passer ici, c’est parfois très dur, et non, j’ai vérifié, <wiki>Chiaki J. Konaka</wiki> n’est pas au scénario de <wiki>Yu-Gi-Oh! GX</wiki>.</p><p>Même si l’aspect bancal du scénario et de son déroulement suinte à chaque épisode, c’est peut-être la partie la plus intéressante de la série, en termes de thèmes ou d’enjeux, mais c’est aussi l’aveu d’échec de la série: pour toutes ses tentatives (fructueuses ou non) de se démarquer, elle se trouve désormais dans une situation où elle doit reprendre ce qui faisait la particularité de son modèle: elle donne à <em>Jaden</em> une seconde personnalité qui habitera son esprit…</p><p>C’est à ce moment-là, en fin de troisième saison, que <wiki>4Kids</wiki> a cessé d’adapter/charcuter/doubler la série, zappant totalement la quatrième saison, et laissant l’intrigue dans une espèce de queue de poisson, ce qui ne m’a pas gêné outre mesure. Au bout d’un moment, les duels manquaient de punch, d’enjeux, et les tentatives de rendre la série <a href="https://tvtropes.org/pmwiki/pmwiki.php/Main/DarkerAndEdgier">darker and edgier</a> n’ont pas vraiment fonctionné sur moi. Ça reste sympathique, mais il manque toujours un truc, un morceau, une espèce de force, un thème,… Ce n’est pas problématique, et ça n’empêche pas la série d’être appréciable, mais ça l’empêche d’être aussi inoubliable que son modèle.</p><hr /><div class="footnotes" role="doc-endnotes"><ol><li id="fn:1"><p>Si vous avez aimé la série originale, je ne peux que vous encourager à regarder <yt video="bYBee4vDKSc">la série abrégée</yt>. <a href="#fnref:1" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:2"><p>Techniquement, celle que vous connaissez est la SECONDE série animée. <a href="#fnref:2" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:3"><p>Qui ressort d’ailleurs en <a href="https://www.kana.fr/series/yu-gi-oh-edition-millenium/">Édition Millenium chez l’éditeur Kana</a>, une édition de qualité! <a href="#fnref:3" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:4"><p>Pour coller encore plus à la mesquinerie de <em>Kaiba</em>, le meilleur niveau, <em>Bleu Obélisque</em> est celui de la carte de dieu égyptien qui lui était associée, tandis que le niveau le plus bas, <em>Rouge Slifer</em>, correspond à la carte qui était associée à <em>Yugi</em>. <a href="#fnref:4" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p></ol></div>]]></content> <author> <name>Arnaud 'red' Rouyer</name> </author> <category term="📺 Série TV" /> <summary>Parvenue chez nous dans sa version charcutée par 4Kids, la série animée qui adaptait le manga Yu-Gi-Oh! a eu un certain succès en France lors de sa diffusion. Le manga ne prévoyait pas vraiment de suite, alors les suites se sont faites sous forme de séries animées, et Yu-Gi-Oh! DMX1 a vu le jour, suivi par une série de jeux de cartes sur des motos, et d’autres encore… Oui, c’est assez fou. Les...</summary> </entry> <entry><title>📺 Fate/EXTRA Last Encore</title><link href="https://blog.dreamleaves.org/posts/fate-extra-last-encore/" rel="alternate" type="text/html" title="📺 Fate/EXTRA Last Encore" /><published>2026-07-12T03:45:51+02:00</published> <updated>2026-07-12T03:45:51+02:00</updated> <id>https://blog.dreamleaves.org/posts/fate-extra-last-encore/</id> <content type="html"><![CDATA[<p>C’est compliqué de parler des produits de la franchise <wiki>Fate/stay night</wiki> tant elle est prolifique. Rien qu’avec le jeu original par exemple, on a la <a href="https://anidb.net/anime/3348">série télé de 2006</a>, la <a href="https://anidb.net/anime/6784">série télé de 2010</a>, et les <a href="https://anidb.net/anime/10755">films de 2017</a>, chacun des trois adaptant une route différente du jeu, et donnant donc à une histoire totalement différente.</p><p>Mais bien sûr, peu importe que la Guerre du Graal mentionnée dans le jeu<sup id="fnref:1"><a href="#fn:1" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">1</a></sup> soit prévue pour ne pas se reproduire avant au moins 2064, l’industrie Japonaise n’allait pas attendre aussi facilement pour traire une franchise capable de transformer le <wiki>Roi Arthur</wiki> en <wiki lang="en">waifu</wiki> complètement <wiki page="Moe (Japon)">moé</wiki>, et les artistes de chez <wiki page="Type-Moon">TYPE-MOON</wiki> ont donc dû redoubler d’efforts pour transformer les figures mythiques en jolies meufs qui sauraient attirer le spectateur…</p><h1 id="néron-jouait-aux-dungeon-rpg">Néron jouait aux Dungeon-RPG</h1><p>Ainsi, <wiki>Fate/EXTRA</wiki> sort au Japon en 2010, loin du style <wiki>visual novel</wiki> d’origine: on est là dans un <wiki>dungeon crawler</wiki>. Et pour ne pas trop s’embarrasser de questions malvenues, on n’aura qu’à dire qu’on est dans “un univers parallèle”, avec un héros amnésique, et toujours les mêmes bases: sept <em>Master</em> engagés dans la nouvelle Guerre du Graal, chacun épaulé par un <em>Servant</em>, ces héros mythiques propulsés depuis les époques passées.</p><p>Si le jeu laissait au joueur le choix entre trois héros mythiques<sup id="fnref:2"><a href="#fn:2" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">2</a></sup>, l’adaptation animée suit les routines bien établies jusque-là, et le <em>Servant</em> de type <em>Saber</em> sera notre héroïne. Si l’on avait jusque-là pu suivre <a href="https://typemoon.fandom.com/fr/wiki/Artoria_Pendragon">Artoria Pendragon</a>, digne prétendante du trône de la perfide Albion, nous suivrons cette fois <a href="https://typemoon.fandom.com/fr/wiki/Saber_(Fate/EXTRA,_Servant_s%C3%A9lectionnable)">Nero Claudius</a>, plus connue sous le nom de <wiki>Néron</wiki>, que l’on reconnaîtra à son habitude à profiter nue des bains chauds qui seront proposés au joueur entre chaque étage.</p><p>Des étages, oui. Un grand classique des jeux du genre: vous vous baladez sur un étage généré aléatoirement, et vous espérez trouver l’ascenseur pour aller au suivant, sans mourir en chemin. C’est une recette si bien établie, qu’il en existe une <wiki page="Donjon Mystère">franchise</wiki> qui se décline à toutes les sauces. Là, on a nos sept <em>Master</em> engagés dans la Guerre du Graal, donc il allait de soi que chacun aurait droit à son étage pour empêcher le héros d’aller plus loin.</p><p>Même s’il avait tout son sens dans le jeu, pour l’animé, je trouve le concept totalement débile narrativement parlant: les sept <em>Master</em> sont usuellement sur un pied d’égalité, et cherchent tous à éliminer la concurrence pour obtenir le Graal, mais ici, le héros est le seul à devoir avancer, tandis que les <em>Floor Master</em> sont coincés à leur étage<sup id="fnref:3"><a href="#fn:3" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">3</a></sup>.</p><h1 id="les-memes-et-on-recommence">Les memes et on recommence</h1><p>Si déjà la présence d’<a href="https://typemoon.fandom.com/fr/wiki/Archer_(Fate/EXTRA,_Servant_s%C3%A9lectionnable)">Archer</a> dans les personnages que le joueur pouvait sélectionner était discutable, tant son existence n’a de sens que dans le contexte du <wiki>Fate/stay night</wiki> (et plus encore, de l’arc <a href="https://anidb.net/anime/6784">Unlimited Blade Works</a><sup id="fnref:4"><a href="#fn:4" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">4</a></sup>), son inclusion dès l’une des premières scènes de l’animé a été un très bon moment de <wiki>fanservice</wiki> mais m’a laissé dubitatif. Ce qui s’est poursuivi lorsque le <em>Master</em> du premier étage a été révélé: une version “univers parallèle” de <a href="https://typemoon.fandom.com/wiki/Shinji_Matou_(Fate/EXTRA)">Shinji Matou</a>, l’un des antagonistes principaux du jeu d’origine. Aucun plaisir ici, si ce n’est de le (re)voir se faire décalquer la tronche…</p><p>Quelques instants plus tard en revanche, c’est une version alternative de <a href="https://typemoon.fandom.com/wiki/Rin_Tohsaka_(Fate/EXTRA)">Rin Tohsaka</a>, à peine redessinée, qui vient soutenir le héros et balancer de l’exposition pendant plusieurs épisodes, ce qui est un plaisir tant j’aime le personnage, mais là encore: même si j’apprécie sa relation avec <wiki>Cú Chulainn</wiki><sup id="fnref:5"><a href="#fn:5" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">5</a></sup>, ses collants noirs, sa jupe, et ses couettes, je me sens encore face à une redite.</p><h1 id="tout-ça-pour-ça">Tout ça pour ça</h1><p>Lorsque j’ai voulu ajouter cet animé à ma liste sur <a href="https://anidb.net/anime/12046">AniDB</a>, j’ai été surpris: non seulement je l’avais déjà noté, mais en plus, je l’avais déjà vu! En mars 2024 qui plus est, mais je n’en gardais pas le moindre souvenir.</p><p>Comment avais-je pu oublier? Non, surtout: qu’avais-je pu oublier? Alors que j’essayais de me remémorer de ce que je venais de voir, je me souvenais bien de bribes, de certains combats, de quelques interactions sympas,… mais rien de plus. Et c’est là tout le problème: je ne pense pas que <em>Fate/EXTRA</em> soit si bien écrit, ou plutôt, je n’ai pas l’impression que cette série ait la place nécessaire pour développer correctement toutes les forces en présence, tant les six <em>Master</em> ennemis sont juste là pour tenir la porte de leur étage, mais sont incapables d’avoir plus d’interactions que ça.</p><p>Je me suis interrogé: peut-être est-ce moi, peut-être que je ne suis pas un bon client de <em>Fate</em>? Mais non, l’autre série phare de la saga, <wiki>Fate/Apocrypha</wiki><sup id="fnref:6"><a href="#fn:6" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">6</a></sup> contenait tout ce qui manque ici: des personnages complexes, parfois ambigus, obéissant à des règles et poursuivant des desseins très différents,… Non, clairement, l’origine vidéoludique du média le dessert.</p><p>Mais comme souvent dans mes conclusions: le plaisir est là. La preuve, j’ai tout (re)vu d’une traite. Alors si le plaisir est si facile à oublier, rien n’interdit de le répéter…</p><hr /><div class="footnotes" role="doc-endnotes"><ol><li id="fn:1"><p>La cinquième! <a href="#fnref:1" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:2"><p>Ou plutôt deux et demi, <a href="https://typemoon.fandom.com/fr/wiki/Archer_(Fate/EXTRA,_Servant_s%C3%A9lectionnable)">Archer</a> n’étant toujours pas un héros d’antan… <a href="#fnref:2" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:3"><p>Ils pourraient grimper, ou descendre, mais on ne voit pas de combat de ce genre, et d’ailleurs la défaite équivaut à la destruction de l’étage… <a href="#fnref:3" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:4"><p>Dont la devise, remaniée est devenue celle de ce blog. <a href="#fnref:4" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:5"><p>Le fameux <yt video="4L7R6wdA9Mg">chien du forgeron</yt>! <a href="#fnref:5" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:6"><p>Qui elle aussi se déroule dans un univers parallèle, tiens donc… <a href="#fnref:6" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p></ol></div>]]></content> <author> <name>Arnaud 'red' Rouyer</name> </author> <category term="📺 Série TV" /> <summary>C’est compliqué de parler des produits de la franchise Fate/stay night tant elle est prolifique. Rien qu’avec le jeu original par exemple, on a la série télé de 2006, la série télé de 2010, et les films de 2017, chacun des trois adaptant une route différente du jeu, et donnant donc à une histoire totalement différente. Mais bien sûr, peu importe que la Guerre du Graal mentionnée dans le jeu1 s...</summary> </entry> <entry><title>🎮 Final Fantasy V</title><link href="https://blog.dreamleaves.org/posts/final-fantasy-v/" rel="alternate" type="text/html" title="🎮 Final Fantasy V" /><published>2026-07-07T06:36:19+02:00</published> <updated>2026-07-07T06:36:19+02:00</updated> <id>https://blog.dreamleaves.org/posts/final-fantasy-v/</id> <content type="html"><![CDATA[<p>Au sein de sa saga, <wiki>Final Fantasy V</wiki> occupe une place assez étrange: longtemps absent en Occident, il fut l’objet d’une fan-traduction par le groupe <em>RPGe</em> qui <a href="https://kotaku.com/how-three-kids-beat-the-odds-and-translated-final-fanta-1794628286">marqua l’histoire du romhack autant par sa qualité que son importance historique</a>. Bien évidemment, lors de ma découverte du jeu, ayant déjà essayé <wiki page="Final Fantasy VI">sa suite</wiki>, revenir à ces graphismes “âgés” m’a vite décontenancé, et je n’ai pas poursuivi l’expérience. Ce qui a changé…en 2015 en fait. Mais à l’occasion du <a href="https://www.fourjobfiesta.com">Four Job Fiesta</a>, je me suis décidé à refaire le jeu cette année.</p><h1 id="la-fête-des-quatre-boulots">La fête des quatre boulots</h1><p>La saga <wiki>Final Fantasy</wiki> a toujours donné une grande importance au concept des <wiki page="Classe de personnage">classes</wiki> (qu’elle appelle plus communément des “jobs”). Dans <wiki page="Final Fantasy (jeu vidéo)">le premier épisode</wiki>, le joueur sélectionnait les quatre personnages de son équipe et leur assignait un <em>job</em> qui ne changerait plus pour le reste du jeu<sup id="fnref:1"><a href="#fn:1" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">1</a></sup>. Dans le <wiki page="Final Fantasy IV">quatrième épisode</wiki>, et la <wiki page="Final Fantasy VI">plupart</wiki> <wiki page="Final Fantasy VII">des</wiki> <wiki page="Final Fantasy IX">épisodes</wiki> <a href="/posts/final-fantasy-x/">suivants</a>, chaque personnage est lié à un archétype, de manière plus ou moins évidente<sup id="fnref:2"><a href="#fn:2" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">2</a></sup>, et avec plus ou moins de largesse<sup id="fnref:3"><a href="#fn:3" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">3</a></sup>.</p><p>Dans <strong>FFV</strong>, rien de tout ça: nos quatre héros<sup id="fnref:4"><a href="#fn:4" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">4</a></sup> commencent l’aventure en tant que <em>Freelancer</em>, un <em>job</em> qui peut “tout“ faire (ou plutôt “tout équiper”), sans exceller nulle part, ni rien avoir de spécial. Le joueur sera donc libre d’assigner à chaque personnage le <em>job</em> de son choix, parmi une sélection de 21 (25 sur la version <wiki page="Game Boy Advance">Advance</wiki>) en plus du <em>Freelancer</em>. Et c’est là que le jeu révèle toute sa richesse.</p><p>En 2015, avant de jouer (et terminer!) le jeu pour la première fois, je traînais beaucoup sur le forum <strong>/vr/</strong> (pour <ruby><strong>V</strong>ideogames <strong>R</strong>etro<rt>Jeux vidéo Rétro</rt></ruby>) de <wiki>4chan</wiki>, et assez régulièrement, le catalogue<sup id="fnref:5"><a href="#fn:5" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">5</a></sup> proposait un fil de conversation où les joueurs qui tentaient le <a href="https://www.fourjobfiesta.com/">Four Job Fiesta</a>, un évènement annuel organisé depuis ~2006, au cours duquel les joueurs tentent de terminer le jeu en n’utilisant qu’UN SEUL <em>job</em> (déterminé au hasard par le site de l’évènement) par personnage, échangeaient trucs et astuces pour avancer dans le jeu.</p><p>On pourrait croire que limiter ainsi l’expérience du joueur rendrait la tâche impossible, que certains <em>jobs</em> seraient totalement inutiles ou pas assez puissants, tandis que d’autres allaient trivialiser l’aventure, ou que certaines combinaisons mèneraient à un jeu impossible à terminer, et… Il n’en est rien: le soin apporté à la construction du jeu, des monstres de chaque zone, de ce qui est permis au joueur,… est tel, qu’il est IMPOSSIBLE d’être bloqué, quelle que soit la combinaison que vous piochez.</p><p>Par exemple, le job de <em>Berserker</em>, un bourrin surpuissant que le joueur ne peut pas contrôler, peut sembler comme un tirage malchanceux qui privera le joueur de stratégie, plus encore si le hasard mène à une équipe de quatre <em>Berserker</em><sup id="fnref:6"><a href="#fn:6" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">6</a></sup>, mais là encore, je me souviens d’une réponse que j’avais lue: “Si tu es bloqué sur le boss du désert, tu peux aller tuer des ennemis dans une zone un peu avant: ils laissent parfois tomber des <a href="https://finalfantasy.fandom.com/wiki/Death_Sickle_(Final_Fantasy_V)">Death Sickle</a>, qui peuvent appliquer l’effet de mort instantanée sur les ennemis qui ne sont pas protégés contre”.</p><p>Et je vois déjà les habitués des RPGs lever les bras au ciel: “Mais enfin, tout le monde sait que les boss sont protégés contre les effets, que ce soit le <a href="https://finalfantasy.fandom.com/wiki/Poison_(Final_Fantasy_V_status)">poison</a>, le <a href="https://finalfantasy.fandom.com/wiki/Silence_(Final_Fantasy_V_status)">silence</a>, ou <a href="https://finalfantasy.fandom.com/wiki/Death_(Final_Fantasy_V_status)">la mort instantanée</a>!”. Et bien non, pas dans <strong>FFV</strong>!</p><h1 id="humilier-les-boss">Humilier les boss</h1><p>Par exemple, cette année, le hasard avait composé mon équipe ainsi:</p><ul><li><p>Un <a href="https://finalfantasy.fandom.com/wiki/Blue_Mage_(Final_Fantasy_V)">Blue Mage</a>, dont la force venait des attaques ennemies qu’il pouvait apprendre. Très utile une fois qu’il a appris <em>L5 Death</em>, la magie qui appliquait une mort instantanée à tous les ennemis dont le niveau était un multiple de 5.</p><li><p>Une <a href="https://finalfantasy.fandom.com/wiki/Summoner_(Final_Fantasy_V)">Summoner</a>, utile tout au long du jeu, les invocations étant toujours <em>broken</em>.</p><li><p>Un <a href="https://finalfantasy.fandom.com/wiki/Geomancer_(Final_Fantasy_V)">Geomancer</a>, très pratique pour détruire les ennemis que je rencontrais régulièrement, mais qui s’est vite retrouvé relégué à la tâche de guérir tout le monde une fois contre les boss.</p><li><p>Un <a href="https://finalfantasy.fandom.com/wiki/Chemist_(Final_Fantasy_V)">Chemist</a>, qui pouvait combiner des objets pour appliquer des tonnes d’effets différents.</p></ul><p>Et bien, croyez-le ou non, mais la seule présence du <em>Chemist</em> fait de cette équipe l’une des meilleures du jeu, tandis que le <em>Blue Mage</em> achevait de la rendre impossible à arrêter. Comme <a href="https://retroachievements.org/achievement/356805">suggéré par un achievement</a>, même le dernier boss peut être tué par <em>L5 Death</em>, si tant est que son niveau soit manipulé correctement…ce qu’un <em>Chemist</em> est capable de faire!</p><p>De la même manière, même <a href="https://retroachievements.org/achievement/31527">le superboss du jeu</a> peut être aisément détruit, malgré son niveau de 119 qui lui assure une défense et une évasion hors norme: il suffit d’utiliser le <em>Chemist</em> pour lui infliger un état de <a href="https://finalfantasy.fandom.com/wiki/Berserk_(Final_Fantasy_V_status)">Berserk</a><sup id="fnref:7"><a href="#fn:7" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">7</a></sup> le rendant moins dangereux vu qu’il ne fera plus qu’attaquer au lieu d’utiliser toutes ses magies offensives, puis de manipuler le niveau de votre <em>Blue Mage</em> pour qu’il devienne équivalent à celui du boss, et enfin, balancer <a href="https://finalfantasy.fandom.com/wiki/Goblin_Punch_(Final_Fantasy_V)">Goblin Punch</a> avec ce dernier, une attaque plus ou moins inutile vu qu’elle ne fait “que” attaquer, mais qui possède un effet particulier si l’attaquant et l’attaqué ont le même niveau: elle inflige huit fois plus de dégâts. Une humiliation.</p><h1 id="lhistoire-avec-un-petit-h">L’histoire avec un petit h</h1><p>Avec un tel soin apporté aux mécaniques du jeu, malheureusement, le scénario en pâtit. Il n’est pas tant mauvais, et sait garder quelques surprises, mais on s’en détache vite, et pire encore, on s’attache finalement assez peu aux personnages. Même les personnages secondaires, pourtant bien présents et moteurs de l’évolution du scénario, me semblent être absents de l’aventure.</p><p>J’ai recommencé l’aventure<sup id="fnref:8"><a href="#fn:8" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">8</a></sup> sans les contraintes du <strong>Four Job Fiesta</strong>, afin d’obtenir tous les <a href="https://retroachievements.org/game/764">achievements</a> demandant de tuer les multiples boss du jeu de manières tout aussi inventives les unes que les autres et…rien ne m’a vraiment marqué dans cette histoire, et aucun moment ne m’a apporté ce petit pincement en pensant à ces personnages. Je réalise que la chose qui m’a vraiment marqué, ce sont les donjons, et les boss, avec surtout celui <yt video="jH-Pddk-_4w">sur le grand pont</yt>. Vraiment: ce n’est pas pour dire que l’histoire est mauvaise, mais elle me semble secondaire et peu approfondie, et c’est dommage lorsque l’on pense à quel point celles des épisodes IV, VI, VII,… ont pu marquer les joueurs.</p><p>Mais ne boudons pas notre plaisir: j’ai <a href="/posts/mega-man-battle-network/">déjà parlé</a> des <a href="https://knowyourmeme.com/photos/2902728-playing-x-ill-show-you-something-interesting">jeux de menus, et jeux de parkours</a>, mais là, on est peut-être dans le jeu de menus ultime. Plus encore sur la version <wiki page="Game Boy Advance">Advance</wiki> du jeu, qui inclut un donjon post-game assez fou qui demandera au joueur de passer BEAUCOUP de temps dans les menus afin de préparer l’équipe ultime, capable par exemple de terrasser un boss invincible. Et là encore, c’est incroyable, mais il suffit d’aller <em>farmer</em> des armes dans une autre salle, choisir le bon job, la bonne commande,… et le boss tombera en deux tours, sans même avoir eu le temps d’attaquer votre équipe. Le <a href="https://www.fourjobfiesta.com/">Four Job Fiesta</a> de cette année se terminant le 31 aout, je ne peux que vous inviter à faire un tirage, et vous lancer dans l’aventure!</p><hr /><div class="footnotes" role="doc-endnotes"><ol><li id="fn:1"><p>“Terminer le jeu avec quatre <a href="https://finalfantasy.fandom.com/fr/wiki/Mage_blanc">Mage Blancs</a>? Cela ne marchera jamais!” <a href="#fnref:1" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:2"><p>Vous doutiez-vous donc que <wiki page="Tifa Lockhart">Tifa</wiki> est clairement du job “Moine”, qui correspond aux pugilistes à mains nues? <a href="#fnref:2" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:3"><p>Le système de magies de <wiki>Final Fantasy VII</wiki> permet aisément de transformer un pugiliste en magicien, et vice-versa, sans parler de <wiki>Final Fantasy VIII</wiki> qui utilise aussi les archétypes mais dont le système de statistiques permet de développer chaque personnage comme le joueur l’entend. <a href="#fnref:3" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:4"><p>Petite surprise aussi: l’équipe est entièrement composée au bout d’une heure de jeu! <a href="#fnref:4" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:5"><p>Vous pouvez “sans crainte” <a href="https://boards.4chan.org/vr/catalog">visiter <strong>/vr/</strong></a>, il s’agit d’un forum plutôt tranquille. <a href="#fnref:5" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:6"><p>Depuis quelques temps, le système de tirage du site permet d’éviter ce genre de tirages si vous le désirez. <a href="#fnref:6" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:7"><p>Un état contre lequel le boss est immunisé, SAUF que le <em>Chemist</em> est capable d’outrepasser cette immunité! <a href="#fnref:7" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:8"><p>Décidément, le jeu aurait vraiment gagné à avoir un “New Game+”… <a href="#fnref:8" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p></ol></div>]]></content> <author> <name>Arnaud 'red' Rouyer</name> </author> <category term="🎮 Jeux vidéo" /> <summary>Au sein de sa saga, Final Fantasy V occupe une place assez étrange: longtemps absent en Occident, il fut l’objet d’une fan-traduction par le groupe RPGe qui marqua l’histoire du romhack autant par sa qualité que son importance historique. Bien évidemment, lors de ma découverte du jeu, ayant déjà essayé sa suite, revenir à ces graphismes “âgés” m’a vite décontenancé, et je n’ai pas poursuivi l’e...</summary> </entry> <entry><title>📺 Magical DoReMi</title><link href="https://blog.dreamleaves.org/posts/magical-doremi/" rel="alternate" type="text/html" title="📺 Magical DoReMi" /><published>2026-07-05T03:55:55+02:00</published> <updated>2026-07-05T03:55:55+02:00</updated> <id>https://blog.dreamleaves.org/posts/magical-doremi/</id> <content type="html"><![CDATA[<p>J’ai déjà parlé de la série animée <wiki>Magical DoReMi</wiki> sur ce blog, par le biais <a href="/posts/looking-for-magical-doremi/">du film spin-off/hommage qui lui avait été dédié</a>, mais au-delà de la première saison qui était passée en France sur <wiki page="Fox Kids (France)">Fox Kids</wiki>, et de quelques épisodes de la seconde saison, suite à mon passage à l’âge adulte<sup id="fnref:1"><a href="#fn:1" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">1</a></sup>, je n’étais pas allé plus loin dans la série, à l’exception d’un épisode sous-titré de la quatrième et dernière saison<sup id="fnref:2"><a href="#fn:2" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">2</a></sup>, et d’un “raw” sans sous-titres du tout dernier épisode de la série qui traînait sur mon disque dur, je n’avais jamais vraiment terminé de suivre l’histoire de ces attachantes apprenties sorcières…</p><h1 id="le-victor-novak-de-la-magie">Le Victor Novak de la magie</h1><p>Il y a plusieurs trucs qui me manquent dans les productions animées récentes. Par exemple, j’aimerais retrouver des adaptations “longues”, comme ce fut le cas dans les années 90 pour des séries comme <wiki>Dragon Ball Z</wiki>, <wiki page="Ranma ½ (série télévisée d'animation)">Ranma 1/2</wiki>, ou même <wiki page="Nicky Larson (série télévisée d'animation)">Nicky Larson</wiki>, qui ont chacun eu droit à des séries hebdomadaires de 150 épisodes (ou plus) qui se permettaient d’ajouter du contenu au besoin<sup id="fnref:3"><a href="#fn:3" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">3</a></sup>.</p><p>Mais surtout, j’aimerais retrouver des séries animées capables de parler aux enfants de tous âges de choses sérieuses, voire graves, sans les prendre pour des imbéciles. Et bien figurez-vous que malgré son apparence <em>girly pink</em> bon enfant, <strong>Magical DoReMi</strong> fait tout cela.</p><p>La série commence d’une manière très classique pour quiconque a déjà approché le genre du <wiki>magical girl</wiki>: <em>Doremi</em>, une écolière de 9 ans, obtient d’une créature magique les pouvoirs d’une apprentie sorcière, qu’elle devra garder secrets, mais utilisera pour changer le monde autour d’elle. En adaptant un peu ce pitch, vous pouvez <wiki page="Creamy, merveilleuse Creamy">facilement</wiki> <wiki page="Emi magique">visualiser</wiki> <wiki page="Vanessa ou la Magie des rêves">votre</wiki> <wiki page="Susy aux fleurs magiques">série</wiki> <wiki page="Fancy Lala">préférée</wiki>. Ce n’est pas une tare, ni un problème: beaucoup de séries animées partent d’un socle commun pour tisser leur propre histoire et développer leurs propres thèmes.</p><p>Le gros thème de <em>Doremi</em>, le personnage et la série, c’est l’amour. Pas au sens sentimental, mais l’amour de l’autre, le soin d’autrui: l’empathie. Même si l’on suit principalement <em>Doremi</em> et son groupe d’amies apprenties sorcières, dans des aventures à base de magie, le gros de la série viendra de ses personnages secondaires: tous les camarades de classe de <em>Doremi</em> ont un nom, une histoire, une personnalité, et des soucis, à résoudre, ou pas.</p><p>J’avais déjà parlé de mon amour pour <a href="/posts/the-next-generation-patlabor/">Patlabor et ses aventures sans robots</a>, et on retrouve souvent des procédés similaires ici: la magie ne sera qu’un “coup de pouce” pour résoudre le problème du jour, voire ne sera pas utilisée car il n’y aura pas de “problème” à résoudre, et l’on découvrira juste que sortis de la salle de classe, tous ces enfants ont des vies différentes et des questions sur l’avenir qui le sont tout autant.</p><p>Sans entrer dans l’exhaustivité (ou la dureté!) de situations auxquelles sont confrontés <wiki>Max et Lili</wiki>, on retrouve une approche similaire: des parents divorcent, des enfants aident leurs parents au restaurant familial, certains ont du mal à se faire des amis, certaines ont du mal avec leur corps qui change,… Il n’y a pas toujours de “réponse” apportée, chaque personnage trouvant “sa” réponse, et <em>Doremi</em> et ses amies n’étant que les témoins (et soutiens!) de ces moments.</p><h1 id="la-petite-fille-la-plus-gentille-du-monde">La petite fille la plus gentille du monde</h1><p>Quand la série commence, <em>Doremi</em> est présentée comme une gamine un peu peste, goinfre, cancre, constamment en conflit avec sa soeur, coeur d’artichaut, voire presque égoïste, avec toujours cette <em>catchphrase</em>: “Je suis la petite fille la plus malheureuse du monde”. C’est un portrait qui se brise très vite, même si elle reste une enfant à qui l’on accorde des pouvoirs bien trop importants, dès le premier épisode, elle révèle le fond de sa personnalité: elle veut aider les gens autour d’elle.</p><p>C’est un trait de caractère qui ne fait que se confirmer avec l’avancée de la série, mais d’une manière qui surpasse l’abnégation dont font déjà preuve toutes les gentilles <em>magical girls</em><sup id="fnref:4"><a href="#fn:4" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">4</a></sup>: la distinction est assez ténue, mais <em>Doremi</em> n’est pas juste une “donneuse”, et l’on sent vraiment son désir d’écouter et comprendre autrui. C’est aussi très surprenant de voir la place qu’elle occupe peu à peu au sein de sa classe: si elle démarre la série en donnant l’impression de n’avoir qu’une amie, petit à petit, elle devient l’espèce de point de référence, et elle est celle que tous ses camarades viendront voir pour parler, et appeler leur amie.</p><p>Par une pirouette scénaristique (assez incroyable), la série termine son intrigue “sorcière” par la révélation que dès sa plus tendre enfance, <em>Doremi</em> portait déjà en elle l’amour d’autrui, et pourrait donc résoudre tous les problèmes des sorcières. Ce n’est pas tant mauvais, et toutes les intrigues et questions liées aux sorcières ont du sens, tant elles traitent, de manière sous-jacente, du rapport à autrui, des questions sur l’avenir que l’on se choisit<sup id="fnref:5"><a href="#fn:5" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">5</a></sup>,… mais après 201 épisodes, tout ce pan de l’intrigue m’apparaît comme une excuse.</p><p>Je repense à une réplique de <a href="https://marvel.fandom.com/wiki/Spectacular_Spider-Man_Vol_2_27">Spectacular Spider-Man v2 #27</a>:</p><blockquote><p><ruby>You were always going to be be someone like Spider-Man<rt>Quoi qu’il arrive, tu serais devenu quelqu’un comme Spider-Man</rt>, with or without powers<rt>même si tu n’avais jamais eu ces pouvoirs</rt>.</ruby> <br /> <ruby>That’s the way you were headed.<rt>C’était dans ton parcours.</rt></ruby> <br /> — <a href="https://marvel.fandom.com/wiki/Spectacular_Spider-Man_Vol_2_27">Spectacular Spider-Man v2 #27</a>, écrit par <wiki>Paul Jenkins</wiki></p></blockquote><p>Il y a quelque chose de tout aussi fort ici: ce n’est pas la magie qui a rendu <em>Doremi</em> meilleure, elle avait déjà cette personnalité, et la magie et les histoires de sorcières n’ont été qu’un enrobage pour donner une intrigue continue à la série, et la terminer lorsque nos héroïnes quitteraient l’école primaire pour entrer au collège<sup id="fnref:6"><a href="#fn:6" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">6</a></sup>. Un postulat très amusant étant donné qu’à la fin de chaque saison, une excuse scénaristique ôtait les pouvoirs à nos héroïnes, pour qu’elles en récupèrent de nouveaux à la saison d’après.</p><p>En 2011, huit ans après la diffusion du dernier épisode, une suite en romans est sortie, intitulée “Ojamajo Doremi 16”, indiquant l’âge de l’héroïne, ainsi que son entrée au lycée. Ces romans ont connu plusieurs suites: “17”, “18”, “19”, et enfin “20’s”, pour décrire les nouvelles péripéties magiques (quand je vous disais qu’elles retrouvaient TOUJOURS leurs pouvoirs!), pour une conclusion dans laquelle <em>Doremi</em> décroche apparemment le job le plus adapté à sa personnalité. Je ne spoilerai rien: les mésaventures et la gentillesse de <em>Doremi</em> sont une aventure que j’encourage chacun à découvrir par soi-même, avec des enfants si possible.</p><hr /><div class="footnotes" role="doc-endnotes"><ol><li id="fn:1"><p>Quand on part étudier à l’autre bout de la France, on ne prend pas l’abonnement CanalSat’ avec soi… <a href="#fnref:1" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:2"><p>Mais bon, on parle d’un épisode réalisé par <wiki>Mamoru Hosoda</wiki>! <a href="#fnref:2" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:3"><p>Aujourd’hui, il ne reste que <wiki>One Piece</wiki> qui est un cas à part, et jusqu’à il y a peu, on avait <wiki>Black Clover</wiki> qui était un peu le dernier rejeton du <a href="/posts/jump-lage-dor-du-manga/">Jump</a> à avoir eu droit à ce traitement. <a href="#fnref:3" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:4"><p>Je sais pas si vous avez déjà lu <wiki>Cardcaptor Sakura</wiki>, mais chez les <wiki>CLAMP</wiki>, le “Je te donne tout” c’est une marque de fabrique! <a href="#fnref:4" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:5"><p>Et aussi…de la difficulté à s’aimer lorsque l’on vieillit à des vitesses différentes, un thème que <wiki>Mamoru Hosoda</wiki> explorera dans <wiki page="La Traversée du temps (film, 2006)">La Traversée du temps</wiki>, son second meilleur film. <a href="#fnref:5" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:6"><p>Si en France l’éducation primaire du cinq ans, elle en dure six au Japon, nos héroïnes commencent donc le collège un an après les élèves français. <a href="#fnref:6" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p></ol></div>]]></content> <author> <name>Arnaud 'red' Rouyer</name> </author> <category term="📺 Série TV" /> <summary>J’ai déjà parlé de la série animée Magical DoReMi sur ce blog, par le biais du film spin-off/hommage qui lui avait été dédié, mais au-delà de la première saison qui était passée en France sur Fox Kids, et de quelques épisodes de la seconde saison, suite à mon passage à l’âge adulte1, je n’étais pas allé plus loin dans la série, à l’exception d’un épisode sous-titré de la quatrième et dernière s...</summary> </entry> <entry><title>📺 Funky Cops</title><link href="https://blog.dreamleaves.org/posts/funky-cops/" rel="alternate" type="text/html" title="📺 Funky Cops" /><published>2026-06-28T01:37:22+02:00</published> <updated>2026-06-28T01:37:22+02:00</updated> <id>https://blog.dreamleaves.org/posts/funky-cops/</id> <content type="html"><![CDATA[<p>Il y a quelque chose d’à la fois fou et évident dans cette série animée française dont le concept repose sur son titre: <em>Ace</em> et <em>Dick</em> sont deux flics de San Fran’, en plein âge d’or du disco, et ils poursuivent des criminels hauts en couleurs, le tout saupoudré d’une tonne de références pop-culture.</p><h1 id="give-me-the-funk">Give me the Funk</h1><p>Dès le générique, composé par <wiki>DJ Abdel</wiki>, on est plongé dans l’ambiance. Avant même de voir le duo, on découvre leur moyen de locomotion: une magnifique <wiki page="Pontiac Firebird">Pontiac Firebird Trans-Am</wiki> de 1971<sup id="fnref:1"><a href="#fn:1" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">1</a></sup> qui saute dans les pentes de SF. Premier plan à l’intérieur: on voit les mains de <em>Dick</em> sur le volant, couvert de fourrure, et une paire de dés, en fourrure aussi, accrochée au rétro. Enfin, nos héros sortent de leur bolide, prêts à intervenir. <em>Ace</em> porte une afro et une cravate, tandis que <em>Dick</em> est reconnaissable à ses lunettes toujours vissées sur sa tête, et sa <wiki page="">bolo tie</wiki>. Le reste du générique alterne entre les autres personnages de la série, et des scènes de danse de nos héros au <em>Boogie Palace</em>, le lieu de rendez-vous de tous ceux qui sont prêts à déhancher leur corps. Avec toute cette danse, on se demanderait presque s’ils auront le temps de faire des enquêtes…</p><p>La série fait le choix de ne pas répondre à cette question: nos héros seront compétents (ou non) selon ce que le scénario réclame. Ils pourront donc être au coeur de l’enquête et totalement investis, ou complètement ignorants des crimes qui se trament autour d’eux, mais vont quand même les résoudre. Il en va de même pour le duo d’enquêteurs qui leur sert de rivaux, deux gros bras en costards noirs qui se rêvent en futures recrues du FBI: ils seront capables d’être la voix de la raison d’une enquête, aussi bien que des abrutis finis à la pisse qui font tout capoter.</p><p>J’en avais <a href="/posts/sentinelle/">déjà parlé dans un autre contexte</a>: je déteste qu’un média refuse de décider de son niveau de lecture et les mélange selon sa volonté, sans que le spectateur sache vraiment à quoi s’attendre.</p><h1 id="you-know-my-funk">You know my Funk</h1><p>Je soupçonne que cette double-lecture provienne des scénarios de la série, qui alternent entre idées à peu près originales, hommages aux films de <wiki>blaxploitation</wiki>, et juste hommages tout court. Nos deux héros deviennent donc des “supports” qu’il faudra plus ou moins adapter chaque semaine selon le scénario dans lequel ils seront propulsés.</p><p>Même si les références principales sont <wiki>Starsky et Hutch</wiki> (pour le personnage de <em>Dick</em>, et le duo), et <wiki page="John Shaft">Shaft</wiki> (pour le personnage de <em>Ace</em>), on retrouvera donc des criminels fringués comme les bons vieux <em>pimp</em> à gros manteaux de fourrures, une mafia chinoise qui décore ses bureaux comme <wiki page="La 36e Chambre de Shaolin">la 37e chambre de Shaolin</wiki>, une mafia italienne bien macho,… Tous les genres s’y retrouvent dans un gloubi-boulga très jouissif.</p><p>Mention spéciale à un épisode intitulé “22” qui parodie <wiki page="24 Heures chrono">la série 24</wiki> et se déroule en 22 minutes en temps réel. C’est un concept vraiment unique, très couillu, et créatif: je ne peux que m’incliner et reconnaître la maîtrise.</p><h1 id="one-more-funk">One more Funk</h1><p>Je ne le savais pas avant récemment, mais il existait une seconde saison de cette série. Elle ne change vraiment le concept que sur un point: nos héros sont enfin accompagnés par un personnage féminin, au rôle assez étrange. Étant la seule<sup id="fnref:2"><a href="#fn:2" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">2</a></sup> femme de la série, elle ne peut pas être présentée comme aussi incompétente que nos héros, et sera plutôt leur sorte de garde-fou, sans jamais entrer dans le rôle de <em>love interest</em> de qui que ce soit. Le scénario fera tout de même des efforts pour la “dérider” et lui donner de la profondeur, plutôt que d’en faire une pisse-froid qui ne sait qu’obéir aux ordres, notamment en révélant que même si elle ne partage pas le goût de notre duo pour la danse, elle était chanteuse de funk avant d’être flic!</p><p>Même si cette vision des <wiki page="Buddy movie">buddy movies</wiki> des 70’s est clairement édulcorée, et que les combats se règlent généralement avec du <em>kung-fu fighting</em>, ou des excuses de scénario, plutôt qu’avec le <wiki page="S&amp;amp;W Model 29">Smith &amp;amp; Wesson Model 29</wiki> démesuré de <em>Dick</em><sup id="fnref:3"><a href="#fn:3" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">3</a></sup>, le plaisir de baigner dans cette ambiance et ces références ne s’épuise jamais. Avec en bonus, des références à foison pour les habitués du genre.</p><hr /><div class="footnotes" role="doc-endnotes"><ol><li id="fn:1"><p>Mais comme le mentionne <wiki page="Funky Cops">la page Wikipedia de la série</wiki>, ce serait plutôt le modèle de 1973… <a href="#fnref:1" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:2"><p>Les autres femmes de la série sont une journaliste compétente (mais avec son propre agenda) à peu près récurrente, les conquêtes/ex de nos héros, ou des femmes mariées tyranniques… ce qui est correct vu le matériau qui a inspiré l’ambiance de la série. <a href="#fnref:2" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:3"><p>Qu’il a, bien évidemment, volé à <wiki page="L'Inspecteur Harry (série de films)">L'Inspecteur Harry</wiki>! <a href="#fnref:3" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p></ol></div>]]></content> <author> <name>Arnaud 'red' Rouyer</name> </author> <category term="📺 Série TV" /> <summary>Il y a quelque chose d’à la fois fou et évident dans cette série animée française dont le concept repose sur son titre: Ace et Dick sont deux flics de San Fran’, en plein âge d’or du disco, et ils poursuivent des criminels hauts en couleurs, le tout saupoudré d’une tonne de références pop-culture. Give me the Funk Dès le générique, composé par DJ Abdel, on est plongé dans l’ambiance. Avant mê...</summary> </entry> <entry><title>🎮 Mega Man Battle Network</title><link href="https://blog.dreamleaves.org/posts/mega-man-battle-network/" rel="alternate" type="text/html" title="🎮 Mega Man Battle Network" /><published>2026-06-25T18:14:20+02:00</published> <updated>2026-06-25T18:14:20+02:00</updated> <id>https://blog.dreamleaves.org/posts/mega-man-battle-network/</id> <content type="html"><![CDATA[<p>La <a href="/tags/game-boy-advance/">Game Boy Advance</a> est une sorte de console de coeur pour moi. N’ayant pas eu de console avant <a href="/posts/adieu-ma-portable/">une génération ultérieure</a>, seule l’<wiki page="Émulateur de système de jeux vidéo">émulation</wiki> me permettait de jouer à des jeux sur consoles. En général, vu la performance, je ne pouvais jouer correctement qu’à des consoles dépassées, et mon dévolu s’était porté sur la <a href="/tags/super-nintendo/">Super Nintendo</a>. Mais surtout, en 2001, alors que la portable de Nintendo venait à peine de sortir, un émulateur était déjà disponible pour la console<sup id="fnref:1"><a href="#fn:1" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">1</a></sup>!</p><p>Malheureusement, sur un Pentium II, même avec la meilleure volonté du monde, il était impossible de faire tourner ces jeux à une vitesse correcte. Mais l’un d’eux avait attiré mon attention: jeu de lancement au Japon, et <a href="https://www.advanscene.com/html/dbstart.php">troisième jeu de la console à être dumpé en ROM</a>, il faudrait attendre huit mois de plus pour que sorte une version jouable en anglais, et que je puisse y jouer à seulement quelques images par seconde avant de laisser tomber.</p><p>Mais j’ai beaucoup d’amour pour <wiki page="Mega Man (série de jeux vidéo)">la franchise Mega Man</wiki>. Je l’ai découverte avec les cinq épisodes sortis sur <strong>Super Nintendo</strong>, et le concept de la série à base de “saute à travers ce niveau, bute ce boss, gagne son pouvoir, puis va t’en servir pour péter un autre boss (sur qui ce pouvoir aura des effets critiques)” était toujours sympa à re-découvrir. Alors j’avais envie de découvrir cette nouvelle série…</p><h1 id="branche-toi">Branche-toi!</h1><p>Il y a <a href="https://knowyourmeme.com/photos/2902728-playing-x-ill-show-you-something-interesting">un meme que j’aime bien</a> et qui ironise sur l’idée que les jeux vidéo sont soit des jeux de <wiki page="Menu (informatique)">menu</wiki>, soit des jeux de <wiki>parkour</wiki>. L’idée est qu’un jeu nécessitera soit d’effectuer des actions dans un ordre précis (“menu”), soit d’accomplir des actions dans un timing précis (“parkour”). Et bien figurez-vous que ce changement de série illustre totalement ce meme!</p><p>Dans la série originale, puis sa série dérivée <wiki>Mega Man X</wiki>, le gameplay est exigeant: le personnage a un saut…pitoyable, beaucoup d’obstacles détruisent votre robot si vous avez le malheur de les toucher, et les boss ont des patterns impitoyables. Il faut donc être prêt à torturer sa manette pour maîtriser la suite de l’aventure.</p><p>Dans <wiki>Mega Man Battle Network</wiki>, on oublie tout ça. De l’univers cyberpunk défaitiste de la seconde série, on est à présent dans une espèce de futur utopique parfait: tout le monde a un ordi virtuel portable (un <em>PET</em>) habité par un assistant IA personnel (un <em>NetNavi</em>), on se balade dans les réseaux informatiques à la manière de ceux décrits dans le film <wiki>Tron</wiki>, tout est connecté, et des criminels peuvent se connecter au four de votre cuisine, à la sécurité de l’école de vos enfants, à la centrale d’épuration d’eau, ou aux feux de croisement du quartier d’à côté,…</p><p>Pour y parer, pas d’antivirus, pas vraiment de pare-feux efficaces, pas de “débranchez votre device du réseau”,… La solution, c’est de brancher son <em>PET</em> et d’envoyer son <em>NetNavi</em> se battre.</p><p>Entre en scène notre héros, <em>Lan Hikari</em>, onze ans, un écolier dont le compagnon <em>NetNavi</em> est <em>MegaMan.EXE</em>. Le fait que son père ait inventé ces technologies<sup id="fnref:2"><a href="#fn:2" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">2</a></sup> explique sûrement cette spécificité, et sa capacité à devenir le <em>NetNavi</em> le plus fort…</p><h1 id="avez-vous-déjà-vu">Avez-vous déjà vu…?</h1><p>Ainsi, s’inspirant des robots de la série originale, la <em>NetNavi</em> de son amie d’enfance est <em>Roll.EXE</em><sup id="fnref:3"><a href="#fn:3" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">3</a></sup>, tandis que ses camarades de classe ont <em>GutsMan.EXE</em> et <em>Glide.EXE</em>. Lorsque je pense à ces robots aux designs renouvelés, je fais deux parallèles. D’une part, <wiki>Pokémon</wiki>, pour cet effet de “collection”, à vouloir retrouver les bêtes/robots que l’on connaît. D’autre part, les univers <wiki page="Ultimate Marvel">Ultimate de Marvel</wiki> et <wiki page="Univers Absolute">Absolute de DC</wiki>: ces deux univers réinventent des personnages et concepts très connus des comics de super-héros, pour leur donner une nouvelle vie, un nouveau sens,… Je ressens encore plus fortement le rapport avec l’univers <em>Absolute</em>: le mois dernier, <wiki lang="en">Absolute Batman</wiki> a enfin introduit sa version du personnage de <wiki page="Robin (DC Comics)">Robin</wiki>, un évènement fortement attendu par les lecteurs qui voulaient découvrir la nouvelle vision de ce personnage emblématique de la mythologie de <wiki>Batman</wiki>.</p><p>Et bien figurez-vous que le même phénomène est à l’oeuvre ici: avant même de jouer à ce jeu, j’avais déjà admiré le design de <em>ProtoMan.EXE</em>, nouvelle version de <wiki>Proto Man</wiki>, et je cherchais des images de <em>Bass.EXE</em>, nouvelle version <wiki page="Mega Man and Bass">du rival cool</wiki>, et surtout, de <em>Zero.EXE</em>, qui serait l’évolution logique du <wiki page="Zero (personnage)">robot le plus cool du monde</wiki><sup id="fnref:4"><a href="#fn:4" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">4</a></sup>.</p><p>Bien sûr, tous ne sont pas disponibles dès ce premier jeu. Et les suites vont même user du principe de <em>Pokémon</em>: un seul jeu, mais deux cartouches différentes…</p><h1 id="des-menus-dans-des-cases">Des menus dans des cases</h1><p>Même en 2026, sur un Macbook Pro totalement pimpé, capable de faire tourner <wiki>Death Stranding</wiki> en 4K, le jeu reste lent. On oublie les plate-formes, désormais, on est dans un RPG, en vue isométrique. Et c’est l’enfer: les déplacements sont lents, et les “donjons” sont des espèces de labyrinthes peu inspirés, à l’esthétique répétitive où il sera facile de se perdre sans carte, sans parler d’une fréquence de combats aléatoires très élevée et très fatigante.</p><p>Mais avant que l’agacement ne s’empare de moi, et que je ne cherche des cheats pour one-shot tout ce qui bouge, il s’avère que le système de combat est totalement novateur, et très sympa à prendre en main.</p><p>Lorsqu’un combat s’engage, <em>MegaMan.EXE</em> et le(s) ennemis se retrouvent sur une grille: trois lignes, six colonnes. Les trois de gauche sont votre camp, et les trois de droite sont celles du camp adverse. Chacun peut se déplacer à volonté et sans limites sur les cases de son camp afin d’éviter les attaques ennemies, ou se mettre en place pour préparer une attaque. Pour attaquer, il faudra envoyer des attaques à votre <em>NetNavi</em> pour qu’il puisse les utiliser. Celles-ci se présentent sous la forme de <em>chips</em> (des puces informatiques!) et arrivent par cinq. Petite particularité du réseau dans ce monde: vous ne pouvez envoyer que des <em>chips</em> qui sont liés par leur type, ou leur lettre de série. Par exemple: deux <em>Buster Shot A</em> et un <em>Buster Shot B</em> pour tirer sur vos adversaires, ou bien un <em>Steal Column S</em> suivi d’un <em>Sword S</em> pour empiéter sur la zone de vos adversaires, avant de vous rapprocher et les attaquer à l’épée. Il existe aussi des combos plus complexes (et plus puissants) qui ne sont pas vraiment secrets et que l’on vous dévoilera vite si vous prenez le temps de converser avec les PNJs du jeu.</p><p>C’est à la fois très simple, et étonnamment profond une fois maîtrisé. De plus, toujours dans une vibe <em>Pokémon</em>, les <em>chips</em> sont au nombre de 176, et les attraper tous(TM) relèvera de la corvée, mais permettra à un joueur créatif d’enchaîner des combos très intéressants, tant les effets sont variés: attaquer avec des pistolets, des épées, des grenades, se défendre avec des boucliers, poser des mines sur le terrain adverse, ou l’inonder d’une vague, ou de flammes qui se baladeront au hasard. Même si j’ai personnellement suivi la logique du “la meilleure défense c’est d’attaquer à balle”, l’achievement qui m’a demandé d’obtenir TOUS les <em>chips</em> m’a permis de tous les découvrir et de lire leurs effets très variés.</p><p>En 2023, le jeu est ressorti dans <wiki page="Mega Man Battle Network Legacy Collection">une collection de tous les jeux de la série</wiki>. Apparemment, celle-ci n’inclut pas d’option de <em>fast-forward</em>. Si vous voulez découvrir cet OVNI étrange mais très intéressant, préférez jouer sur un émulateur qui vous permettra d’accélérer vos déplacements.</p><hr /><div class="footnotes" role="doc-endnotes"><ol><li id="fn:1"><p>Du nom de <a href="https://gbadev.org/developers.php?author=302">BoycottAdvance</a>, cet émulateur est surtout notable car son auteur, <em>Julien Frelat</em>, est français! <a href="#fnref:1" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:2"><p>Et que <em>Hikari</em> soit le nom du créateur du <em>Mega Man</em> de la série originale. <a href="#fnref:2" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:3"><p>Oui, <em>Roll</em> est la soeur de <em>Mega Man</em> dans la série originale, oui je sais. <a href="#fnref:3" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:4"><p>Et d’ailleurs, rendons à César ce qui est à César: son concepteur est <wiki>Keiji Inafune</wiki>. Comme quoi, j’ai du mal avec le melon du gars, mais je sais reconnaître ses réussites! <a href="#fnref:4" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p></ol></div>]]></content> <author> <name>Arnaud 'red' Rouyer</name> </author> <category term="🎮 Jeux vidéo" /> <summary>La Game Boy Advance est une sorte de console de coeur pour moi. N’ayant pas eu de console avant une génération ultérieure, seule l’émulation me permettait de jouer à des jeux sur consoles. En général, vu la performance, je ne pouvais jouer correctement qu’à des consoles dépassées, et mon dévolu s’était porté sur la Super Nintendo. Mais surtout, en 2001, alors que la portable de Nintendo venait ...</summary> </entry> <entry><title>🎮 Another World</title><link href="https://blog.dreamleaves.org/posts/another-world/" rel="alternate" type="text/html" title="🎮 Another World" /><published>2026-06-23T19:36:13+02:00</published> <updated>2026-06-23T19:36:13+02:00</updated> <id>https://blog.dreamleaves.org/posts/another-world/</id> <content type="html"><![CDATA[<p>J’ai déjà <a href="/posts/eric-chahi-welcome-to-another-world/">parlé ici d’Éric Chahi</a> et de l’admiration que je lui porte, mais je n’ai que peu parlé de son jeu. Je l’ai longtemps piraté à gauche à droite, surtout entre le PC et la Super Nintendo, avant d’enfin l’acheter…sur PS3. Oui, tout arrive.</p><p>Depuis peu, j’ai sombré dans la drogue des <a href="https://retroachievements.org/user/JoshLeaves">RetroAchievements</a>, qui sont pratiques pour me donner des sortes de “directions” pour jouer à des jeux lorsque je fais une pause entre deux séances d’écriture de code. Et parmi elles, j’ai donc relancé ce monument afin d’en récupérer <a href="https://retroachievements.org/game/1081">tous les achievements</a>.</p><h1 id="out-of-this-world">Out of This World</h1><p>Vu qu’il existait déjà un soap opera portant ce nom<sup id="fnref:1"><a href="#fn:1" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">1</a></sup>, l’éditeur de l’époque choisit de renommer le jeu <strong>Out of This World</strong>, ce qui sera donc le nom de cette version sur <em>Super Nintendo</em>. En dehors de ce titre inattendu pour le joueur européen, il diffère peu des autres versions: le port de <wiki>Rebecca Heineman</wiki> a “juste” consisté à traduire le code de l’interpréteur, du code assembleur 68K original vers le 65C816<sup id="fnref:2"><a href="#fn:2" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">2</a></sup> de la SNES (qui était aussi le processeur de l’Apple IIGS sur lequel elle travaillait, comme quoi!). Un processus qui n’aura pris <a href="https://fabiensanglard.net/another_world_polygons_SNES/">que 2-3 semaines</a>, et sera surtout ralenti par la “sympathie” de Nintendo envers les petits développeurs/éditeurs étrangers…</p><p>Du fait de la résolution inférieure de la console de salon, celle-ci est bien plus pixelisée, mais au final, le gameplay reste le même.</p><h1 id="press-x-to-win">Press X to win</h1><p>Je n’ai jamais eu d’Amiga, donc je n’ai aucune idée des contrôles des jeux. Sur PC, je garde le souvenir des flèches de direction et des touches <em>Ctrl</em>, <em>Space</em>, <em>Alt.</em>, <em>Esc</em>,.. La manette de la SNES est bien plus standardisée avec son pad directionnel et ses six boutons, ce qui relève du luxe: comme <wiki page="Prince of Persia (jeu vidéo, 1989)">Prince of Persia</wiki>, dont il s’inspire, le jeu n’inclut que deux actions: un saut, et une action.</p><p>Mais contrairement à cet aîné que l’on pourrait l’accuser de plagier, le chef-d’oeuvre d’<wiki>Éric Chahi</wiki> ne se limite pas à ces vues de côté et donne au genre l’une de ses futures caractéristiques: la cinématographie.</p><p>Avant même de jouer au jeu, juste en voyant <yt video="G1EGP2EyWe0">l'intro du jeu</yt>, les joueurs de 1991 (dont j’ai fait partie) ont subi le même shoot dans les yeux que ceux qui ont découvert la cinématique d’intro de <wiki>Final Fantasy VII</wiki> en 1997. Imaginez un peu: notre héros, <em>Lester Chaykin</em>, un chercheur en physique des particules, arrive en Ferrari à son laboratoire souterrain. Arrivé dans son bureau, son ordinateur le scanne, et commente la présence des clés de sa voiture dans ses poches. Assis devant un écran futuriste doté de profondeur, il lance l’expérience: on va accélérer des particules pour créer de l’antimatière. Et tandis qu’il savoure une (dernière) bière assis à son bureau, et que les particules s’accélèrent, la foudre tombe sur le labo, interagit avec les particules, et… désintègre totalement le bureau, ne laissant plus place qu’à un trou béant.</p><h1 id="je-rêvais-dun-autre-monde">Je rêvais d’un autre monde</h1><p>L’arrivée est brutale: le bureau, et <em>Lester</em> se matérialisent au milieu d’un bassin. Rien à l’écran n’indique au joueur qu’il a le contrôle, et il découvrira vite la première des <yt video="J-kLCg0zyjI">nombreuses</yt> morts du jeu: attrapé par les tentacules d’animaux qui vivent au fond de ce bassin.</p><p>Car oui, dans cet autre monde, (presque) TOUT veut vous tuer: dans ce premier niveau, avant même que <em>Lester</em> ne découvre une trace de vie intelligente, il sera confronté à des animaux sous-marins dont on ne verra que les tentacules (qui peuvent aussi l’attraper s’il reste trop près du bassin), des limaces aux dards empoisonnés qui perceront son jean, ou une espèce de taureau aux crocs acérés.</p><p>À la fin de ce premier niveau, on découvrira une forme de vie intelligente, tout aussi peu amicale envers le joueur, et à l’architecture étrangement rustique pour une culture qui maîtrise les technologies des lasers désintégrateurs, des boucliers laser, des ascenseurs anti-gravité, une énergie analogue à l’électricité et l’éclairage,… De cette société étrange, à l’apparence humanoïde presque troglodyte, seul son compagnon de cellule l’aidera dans sa fuite, dans une relation très réaliste, qui se raconte et évolue sans dialogues.</p><p>L’aventure n’est pas longue. Un <yt video="sDMjDOEDsTw">speedrun</yt> se termine en moins de dix minutes, et n’abuse que de quelques bugs. La durée viendra surtout des multiples morts du joueur qui le mèneront à recommencer certaines séquences. Parfois aussi de la difficulté à déterminer de l’ordre précis des actions à effectuer, même si le joueur bloqué trouvera forcément la solution à un moment. Afin de ne pas lasser le joueur, entre deux séquences de plate-formes, des séquences proposeront des gameplays différents: du shooting, une fuite à travers des égouts, une conduite de tank,…</p><p>Ce jeu a trente-cinq ans, et même ses versions pixelisées n’ont pas pris une ride. Clairement, un jeu auquel tout le monde doit jouer. Vous pouvez même y jouer <a href="https://www.emaxilde.net/assets/games/another-world/another-world.html">dans votre navigateur</a>: vous n’avez plus d’excuses.</p><hr /><div class="footnotes" role="doc-endnotes"><ol><li id="fn:1"><p>Un <wiki page="Another World (série télévisée)">feuilleton</wiki> qui durera de 1964 à 1999. <a href="#fnref:1" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:2"><p>Un processeur assez bordélique avec lequel je m’amuse en ce moment sur <a href="https://tech.dreamleaves.org/posts/romhacking-with-ghidra-part-1-loading-snes-roms/">Ghidra</a>. <a href="#fnref:2" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p></ol></div>]]></content> <author> <name>Arnaud 'red' Rouyer</name> </author> <category term="🎮 Jeux vidéo" /> <summary>J’ai déjà parlé ici d’Éric Chahi et de l’admiration que je lui porte, mais je n’ai que peu parlé de son jeu. Je l’ai longtemps piraté à gauche à droite, surtout entre le PC et la Super Nintendo, avant d’enfin l’acheter…sur PS3. Oui, tout arrive. Depuis peu, j’ai sombré dans la drogue des RetroAchievements, qui sont pratiques pour me donner des sortes de “directions” pour jouer à des jeux lorsq...</summary> </entry> <entry><title>📺 Le Maître du Zodiaque</title><link href="https://blog.dreamleaves.org/posts/le-maitre-du-zodiaque/" rel="alternate" type="text/html" title="📺 Le Maître du Zodiaque" /><published>2026-06-21T12:34:52+02:00</published> <updated>2026-06-21T12:34:52+02:00</updated> <id>https://blog.dreamleaves.org/posts/le-maitre-du-zodiaque/</id> <content type="html"><![CDATA[<p>Après <a href="/posts/zodiaque/">une première série pas ouf’</a>, on prend les mêmes et on recommence. Toutes les promesses de la fin de la première sont foutues en l’air. Le mariage d’<em>Esther</em> et <em>Antoine</em>? Poubelle. La résolution des crimes? Poubelle. À force de vouloir faire dans la surenchère, j’ai l’impression que sur le modèle d’une <wiki page="Fast and Furious (série de films)">autre saga célèbre</wiki>, cet épisode aurait pu avoir un nom bien plus punchy…</p><h1 id="2-maître-2-zodiaque">2 Maître 2 Zodiaque</h1><p>Deux ans plus tard, <em>Esther</em> revient en France pour le procès de <em>Mathias</em>, le tueur de la série précédente (qui est aussi son jumeau et plus ou moins son ex). Pour bien donner du cachet à sa nouvelle vie, la série prend quelques minutes pour qu’elle exhibe son superbe accent anglais dans le bureau du FBI, à Philadelphie. Je sais plus vraiment ce qu’elle faisait dans la première série, mais là, son expérience à lire l’horoscope a fait d’elle la meilleure consultante en “astro-criminologie” du célèbre bureau américain, et tous ses collègues ne peuvent s’empêcher de la congratuler dans ce grand open-space que l’on jurerait pompé sur une autre série<sup id="fnref:1"><a href="#fn:1" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">1</a></sup>.</p><p>Arrivée à Marseille, les ennuis pleuvent: sa mère est <em>dead</em>, il y a une nouvelle famille dans l’histoire<sup id="fnref:2"><a href="#fn:2" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">2</a></sup>, il y a même un nouveau tueur dans la nature, de nouveaux flics, et un nouveau mystère, des fois que le premier n’ait pas été assez cryptique. Mieux que ça en fait: toutes les explications (et donc les mobiles) de la première série sont réécrites.</p><p>Oubliez la vengeance! Cette fois-ci, il y a carrément une société secrète du “Zodiaque” dont le but est de créer des esprits faciles à manipuler, sans que leur mobile ne soit vraiment expliqué. Et vu qu’il en faut toujours plus, on a aussi un nouveau tueur solitaire.</p><p>Très vite, on se perd entre ce que cette suite reprend de la première série, ce qu’elle crée, ce qu’elle réinvente, et ce qu’elle sort ouvertement de son cul. Je m’y perds, mais je reste bon public, car je suis faible face au sourire de la star principale, et la nostalgie aide. Dans la <wiki page="Zodiaque (mini-série, 2026)">suite de 2026</wiki>, le cast original est parti en vacances, et le nouveau cast est uniquement lié à l’intrigue par une infinie quantité de “au fait, on vous a pas dit, mais…”. Après deux épisodes, j’ai décidé de laisser tomber, et laisser cette saga là où elle aurait dû rester: dans le passé.</p><hr /><div class="footnotes" role="doc-endnotes"><ol><li id="fn:1"><p>Le premier nom qui me vient en tête est <wiki>Les Cordier, juge et flic</wiki>, mais je me trompe sûrement. <a href="#fnref:1" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:2"><p>Utile, vu que la première a été décimée! <a href="#fnref:2" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p></ol></div>]]></content> <author> <name>Arnaud 'red' Rouyer</name> </author> <category term="📺 Série TV" /> <summary>Après une première série pas ouf’, on prend les mêmes et on recommence. Toutes les promesses de la fin de la première sont foutues en l’air. Le mariage d’Esther et Antoine? Poubelle. La résolution des crimes? Poubelle. À force de vouloir faire dans la surenchère, j’ai l’impression que sur le modèle d’une autre saga célèbre, cet épisode aurait pu avoir un nom bien plus punchy… 2 Maître 2 Zodiaq...</summary> </entry> <entry><title>🎮 Pocky &amp; Rocky</title><link href="https://blog.dreamleaves.org/posts/pocky-and-rocky/" rel="alternate" type="text/html" title="🎮 Pocky &amp;amp; Rocky" /><published>2026-06-20T14:21:00+02:00</published> <updated>2026-06-20T14:21:00+02:00</updated> <id>https://blog.dreamleaves.org/posts/pocky-and-rocky/</id> <content type="html"><![CDATA[<p>Avec l’avènement du jeu en ligne, le coopératif m’a l’air d’avoir pris du recul, voire d’être tombé en disgrâce. Oh, bien sûr, la coopération reste au coeur du genre du <wiki>MMORPG</wiki>, mais le plaisir simple d’inviter à la maison pour lui passer la seconde manette et vivre une aventure à deux? Ça m’a vraiment l’air dead.</p><p>La production actuellement pourrait bien changer de direction et revenir aux jeux coopératifs, cela ne m’aiderait pas, vu que je n’ai pas d’amis à inviter chez moi. Toutefois, ces pensées me sont revenues en tête, tandis que je jouais à <wiki>Pocky and Rocky</wiki>.</p><h1 id="tabasser-du-yokai">Tabasser du yokai</h1><p>Le jeu est un bon vieux <wiki page="Cat%C3%A9gorie:Run_and_gun">Run &amp;amp; Gun</wiki>, où le premier joueur incarnera <em>Pocky</em>, une jeune <wiki page="Miko (shintoïsme)">Miko</wiki>, tandis que le second joueur incarnera <em>Rocky</em>, un <wiki>tanuki</wiki> facétieux. Il faudra traverser sept niveaux, tous ancrés dans la mythologie japonaise<sup id="fnref:1"><a href="#fn:1" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">1</a></sup>, affronter autant de boss et ennemis issus du <wiki>shintoïsme</wiki>, avant d’arriver à l’écran de crédits pour entrer son nom à côté du <em>high score</em>.</p><p>Au-delà de son ambiance, le jeu ne propose malheureusement rien de très neuf: <em>Pocky</em> peut bien gagner des <em>power-ups</em> pour que les projectiles qu’elle tire soient plus dispersés ou plus puissants, mais au-delà de ces évolutions bienvenues, ils sont limités à deux types: des <wiki>o-fuda</wiki><sup id="fnref:2"><a href="#fn:2" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">2</a></sup>, ou des boules de feu. Et je n’ai même pas l’impression qu’en dehors de la direction que prennent les projectiles, il y ait la moindre différence lorsque l’on passe de l’un à l’autre.</p><p>N’ayant pas d’ami sous la main (haha), je n’ai trouvé personne à forcer de voir le gameplay de <em>Rocky</em> pour moi. Ce qui est dommage. Le jeu est court, pas forcément difficile, très agréable à parcourir, et surtout, il rappelle une époque délaissée du <em>gaming</em>, où l’on pouvait inviter quelqu’un à la maison et s’amuser ensemble en quelques minutes…</p><hr /><div class="footnotes" role="doc-endnotes"><ol><li id="fn:1"><p>Dans un univers où les clones de <wiki>Metal Slug</wiki> se ramassent à la pelle, ce changement d’ambiance fait du bien! <a href="#fnref:1" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:2"><p>Une sorte de talisman de papier que les prêtres(ses) shinto sont capables de projeter comme des couteaux dans toutes les oeuvres de fiction où ils apparaissent. <a href="#fnref:2" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p></ol></div>]]></content> <author> <name>Arnaud 'red' Rouyer</name> </author> <category term="🎮 Jeux vidéo" /> <summary>Avec l’avènement du jeu en ligne, le coopératif m’a l’air d’avoir pris du recul, voire d’être tombé en disgrâce. Oh, bien sûr, la coopération reste au coeur du genre du MMORPG, mais le plaisir simple d’inviter à la maison pour lui passer la seconde manette et vivre une aventure à deux? Ça m’a vraiment l’air dead. La production actuellement pourrait bien changer de direction et revenir aux jeux...</summary> </entry> <entry><title>📺 Zodiaque</title><link href="https://blog.dreamleaves.org/posts/zodiaque/" rel="alternate" type="text/html" title="📺 Zodiaque" /><published>2026-06-18T10:26:33+02:00</published> <updated>2026-06-18T10:26:33+02:00</updated> <id>https://blog.dreamleaves.org/posts/zodiaque/</id> <content type="html"><![CDATA[<p>Fut une époque, les <wiki page="Saga de l'été">sagas de l'été</wiki> rythmaient les douces soirées d’été, et la famille se retrouvait devant le grand écran pour suivre ces histoires de familles, et les secrets qu’elles dissimulent, tandis que les mystères ou les corps s’accumulent. Parue en 2004, <wiki page="Zodiaque (mini-série, 2004)">Zodiaque</wiki> n’est pas vraiment ma préférée<sup id="fnref:1"><a href="#fn:1" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">1</a></sup>, mais elle m’a marqué pour plusieurs raisons: la première étant qu’elle se déroule à Marseille<sup id="fnref:2"><a href="#fn:2" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">2</a></sup>, la seconde étant la présence de <wiki>Claire Keim</wiki>, dont le nom occupait mes pensées suite à sa <wiki page="Je ne veux qu'elle">collaboration avec Marc Lavoine</wiki>, et la troisième était qu’elle avait eu droit à <wiki page="Le Maître du Zodiaque">une suite</wiki>.</p><p>Étant donné que, vingt ans plus tard, une <wiki page="Zodiaque (mini-série, 2026)">suite</wiki> était annoncée pour 2026, j’ai eu envie de me replonger dedans.</p><h1 id="le-zodiaque-de-wish">Le Zodiaque de Wish</h1><p>On se retrouve donc à Marseille, où <em>Esther Delaître</em>, notre héroïne, revient pour l’anniversaire de son père, le très riche <em>Gabriel Saint-André</em>, qui a décidé de reconnaître sa paternité, afin de présenter <em>Esther</em> à sa famille. Vont s’ensuivre des meurtres très méchants qui vont commencer par toucher des enfants très innocents, et à chaque fois, un indice est laissé: une espèce de médaillon moche (qui sert de logo à la série), voire même des citations de <wiki>Nostradamus</wiki>.</p><p>Le <wiki>tueur du Zodiaque</wiki><sup id="fnref:3"><a href="#fn:3" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">3</a></sup> avait été nommé ainsi pour l’aspect cryptique de ses meurtres et des messages qu’il laissait. Ce n’est pas le cas ici, notre tueur étant une sorte de euh… un banal <em>serial killer</em> en fait, dont on connaît déjà les prochaines cibles, et dont le mobile est assez évident. Mais afin de rajouter du mystère et du spectacle, on y introduit des pseudos-sciences comme la “criminologie zodiacale”, une sorte de manière de retrouver le criminel en déduisant son thème astral pour déterminer sa date (et heure, minute, et seconde) de naissance.</p><p>À chacune de ces scènes, je ne peux que rêver que surgisse le <wiki>Arnold Schwarzenegger</wiki> de <wiki>Last Action Hero</wiki> pour lâcher cette sublime réplique lorsqu’un personnage lui pointe le coupable du doigt sans donner de raison:</p><blockquote><p><strong>Jack Slater:</strong> Tiens je te donne ma plaque je crois que tu l’as bien méritée. <br /> <strong>Danny Madigan:</strong> Non, non je l’ai pas méritée. <br /> <strong>Jack Slater:</strong> Qu’est-ce que tu racontes ? Grâce à toi cette affaire est résolue. C’est une révolution dans l’histoire de la police criminelle. Quand je pense à toutes ces années que j’ai passées à étudier le comportement humain, la psychologie des terroristes, l’analyse des empreintes, tous ces cours que j’ai suivis sur la filature, la récupération d’otages, la criminologie alors qu’il suffit de se balader au volant d’une voiture et de montrer une maison au hasard en disant “Les méchants sont à l’intérieur !!” <br /> — Arnold Schwarzenegger, Austin O’Brien, <wiki>Last Action Hero</wiki> (1993), écrit par <wiki>John McTiernan</wiki></p></blockquote><p>Non, nous n’aurons pas droit à ce sérieux ici. À la place, un grand enquêteur du FBI qui passait par là arrive, et utilise un petit accent anglais pour donner du crédit à ces thèses fallacieuses. Toutes ces années après, je me demande si cette pseudo-science criminelle a produit le même effet que <wiki page="Incidence des Experts">Les Experts</wiki>.</p><p>Et en réalité, même la série semble se foutre de l’enquête, tant je n’ai pas souvenir d’un seul des indices qui fasse avancer l’enquête. Le seul qui me soit resté en tête, c’est la révélation finale du meurtrier, qui semble tomber comme un cheveu sur la soupe, et dont je ne me souviens même plus si elle n’est pas contredite par les évènements de la série…</p><p>Quant au motif, il traite (comme d’habitude pour ce type de séries…) de la vengeance, mais est tellement tiré par les cheveux qu’il semble plus fonctionner à la magie qu’à la logique…</p><h1 id="lamour-dégoute-et-des-couleurs">L’amour dégoute et des couleurs</h1><p>Histoire de plomber un peu plus l’enquête qui baigne déjà assez dans le conflit d’intérêts vu le passif entre le flic dur-à-cuire mandaté dessus, et la riche famille des <em>Saint-André</em>, <em>Esther</em> couche avec le commissaire <em>Antoine Keller</em> dès le premier épisode. C’est l’occasion d’une séquence de <em>topless</em> en <em>prime time</em> qui a dû égayer beaucoup de soirées familiales, et qui a sûrement titillé le moi adolescent.</p><p>C’est le point de départ d’un très ennuyeux enrobage de l’enquête, où les deux personnages<sup id="fnref:4"><a href="#fn:4" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">4</a></sup> vont s’entre-déchirer tandis que l’enquête avance (ou en tous cas, elle essaie), et en bon précurseur du “Edward vs. Jacob” de <wiki page="Twilight (série de films)">la saga Twilight</wiki>, un triangle amoureux s’installe avec un personnage qui n’a vraiment rien à foutre dans cette série, si ce n’est de servir de sommet <em>bad boy</em><sup id="fnref:5"><a href="#fn:5" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">5</a></sup> du triangle. Mais à part être là pour meubler entre deux crimes, cette relation ne sert vraiment à rien…</p><p>À la fin, après cinq épisodes à supporter des personnages en surjeu constant, et après un faux cliffhanger, la série promet une résolution au crime, une fin, et un amour éternel. Surprise: aucune de ces trois promesses ne sera tenue. Mais bon, c’est un spectacle d’été, à regarder en famille, après une journée épuisante à la plage, au moment où toute la fratrie se succède sous la douche pour laver le sel collé à la peau. C’est pas fou, mais c’est associé à de jolis souvenirs…</p><hr /><div class="footnotes" role="doc-endnotes"><ol><li id="fn:1"><p>Ma préférence allant à celle diffusée deux ans plus tôt: <wiki>L'Été rouge</wiki>. <a href="#fnref:1" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:2"><p>Avec, de manière très comique, des plans du <wiki>Palais du Pharo</wiki> employés pour situer les bureaux personnels de la (très riche) famille de la série. <a href="#fnref:2" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:3"><p>Qui est d’ailleurs évoqué dans la série. <a href="#fnref:3" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:4"><p>Dont les deux acteurs ont une différence d’âge de SEULEMENT 28 ans… <a href="#fnref:4" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:5"><p>Ce qui rejoint l’écriture de <wiki>L'Été rouge</wiki>: le mâle toxique est forcément le méchant. <a href="#fnref:5" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p></ol></div>]]></content> <author> <name>Arnaud 'red' Rouyer</name> </author> <category term="📺 Série TV" /> <summary>Fut une époque, les sagas de l'été rythmaient les douces soirées d’été, et la famille se retrouvait devant le grand écran pour suivre ces histoires de familles, et les secrets qu’elles dissimulent, tandis que les mystères ou les corps s’accumulent. Parue en 2004, Zodiaque n’est pas vraiment ma préférée1, mais elle m’a marqué pour plusieurs raisons: la première étant qu’elle se déroule à Marseil...</summary> </entry> <entry><title>🎮 Terranigma</title><link href="https://blog.dreamleaves.org/posts/terranigma/" rel="alternate" type="text/html" title="🎮 Terranigma" /><published>2026-06-18T06:12:59+02:00</published> <updated>2026-06-18T06:12:59+02:00</updated> <id>https://blog.dreamleaves.org/posts/terranigma/</id> <content type="html"><![CDATA[<p>Fut une époque, l’émulation était à son <em>prime</em>, <wiki>ZSNES</wiki> tournait sur n’importe quelle machine dotée d’un processeur <wiki page="Intel Pentium">Pentium</wiki>, et j’avais beaucoup de temps libre pour lancer plein de jeux. Oui, “lancer”, donc pas forcément “terminer”. Et <wiki>Terranigma</wiki> fait partie de ceux-ci, auxquels j’ai joué une dizaine d’heures, que j’ai abandonnés, dont j’ai perdu ma sauvegarde, etc… Et puis, même si son titre ne l’indique pas, ce jeu est le troisième d’une trilogie (non-officielle) de <wiki page="Quintet (entreprise)">Quintet</wiki><sup id="fnref:1"><a href="#fn:1" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">1</a></sup>, et je n’ai pas terminé les deux premiers non plus.</p><p>Mais tout comme la création du monde est une suite de surprises et de hasards qui ont mené à la vie, je suis moi-même tout à fait capable de surprises, de lancer un jeu sans rien prévoir, et de le terminer…</p><h1 id="aux-origines-du-monde">Aux origines du monde</h1><p>Les premières heures de <strong>Terranigma</strong> sont très cryptiques: on découvre <em>Ark</em> qui vit une vie paisible avec son amie d’enfance <em>Célina</em><sup id="fnref:2"><a href="#fn:2" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">2</a></sup> dans leur petit village isolé au milieu d’une forêt et sans aucune ouverture sur un monde extérieur. Comme dans tout bon RPG, il ne faudra que cinq minutes au joueur pour briser cette tranquillité et réveiller une malédiction enfermée au sous-sol de la maison du sage du village, et ce dernier l’enverra dans une quête pour lever la malédiction qui a pétrifié tous les habitants…</p><p>C’est là que le jeu assène au joueur son premier <em>money shot</em> lorsqu’il découvre la carte du monde. Si à l’époque, sur la console, il était de rigueur que celle-ci soit représentée sous une vue aérienne oblique, afin de simuler une pseudo-3D, ce jeu va un peu plus loin, en enroulant la carte autour de l’écran, donnant au joueur l’illusion de naviguer à l’intérieur de la planète.</p><p><img src="2026-06-18-terranigma-pentacle.jpg" alt="&amp;quot;Ark a restauré un nouveau continent.&amp;quot;" class="right" w="241" h="156" /></p><p>Les cinq tours qui servent de donjons à ce monde intérieur se terminent toutes dans une salle au pentacle totalement cryptique, où le joueur est informé de la restauration de l’un des cinq continents du monde qu’il connaît. Une fois la dernière tour vaincue, <em>Ark</em> et le joueur sont informés que ce monde étrange aux mers de lave et aux montagnes faites de cristal, n’est que l’envers du monde de la surface, et qu’à présent, il faut développer celui-ci pour ramener la vie sur terre.</p><h1 id="cest-lhistoire-de-la-vie">C’est l’histoire de la vie</h1><p>Après avoir laissé derrière lui <em>Célina</em> et les villageois revenus à la vie, <em>Ark</em> saute donc dans une crevasse qui le mène à la surface du monde. Si le jeu nous évite de <wiki page="EVO: Search for Eden">passer par l'étape de la vie marine</wiki>, on n’en est pas loin: <em>Ark</em> doit sauver le règne animal qui est déjà menacé par les minions du (futur) boss final. C’est un passage assez court mais très touchant, qui rappelle un peu le (futur) premier donjon de <wiki page="The Legend of Zelda: Ocarina of Time">Ocarina of Time</wiki>: on sent la volonté de présenter un environnement très proche de la nature.</p><p>Le jeu décrit sans fard la dure réalité de l’évolution: certaines espèces se battent, et d’autres s’éteignent sous les regards impuissants d’<em>Ark</em> et du joueur, qui ne peuvent qu’aller de l’avant.</p><h1 id="human-after-all">Human after all</h1><p><img src="2026-06-18-terranigma-club.jpg" alt="&amp;quot;Un million d'euros la minute&amp;quot;" class="right" w="241" h="156" /></p><p>Lorsqu’enfin l’humanité s’éveille, le troisième, et plus gros, chapitre du jeu s’ouvre. C’est une séquence assez étrange et bourrée d’anachronismes: on doit donc accompagner une princesse ressemblant fortement à <em>Célina</em> sur un bateau à la découverte d’un New York qui n’est qu’un village, mais abrite déjà un skateboarder, tandis qu’au même moment la ville de Néo-Tokyo est déjà urbanisée, et possède un magasin de ramens, une pharmacie, et les locaux des développeurs du jeu, lesquels ont même une note vous indiquant le numéro de téléphone du (défunt) Club Nintendo.</p><p>C’est un gloubiboulga très étrange, mais aussi très plaisant à naviguer. Tandis que certaines villes seront encore des hameaux (ou pourront se développer selon les actions du joueur), d’autres inventeront (toujours grâce au joueur) l’électricité, l’aviation, ou même les sectes<sup id="fnref:3"><a href="#fn:3" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">3</a></sup>.</p><p>Tout ce travail pour mener l’humanité vers son évolution mènera vite à la découverte du boss final, qui est encore une figure divine et maléfique, comme quoi l’idée qu’un bon RPG japonais mène toujours à défoncer Dieu ne sort pas de nulle part. C’est malheureusement le moment où le jeu donne l’impression d’avoir été bâclé au niveau du scénario, et conformément à un cliché classique du RPG<sup id="fnref:4"><a href="#fn:4" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">4</a></sup>, on découvrira qu’<em>Ark</em> et le joueur ont été manipulés depuis le début du jeu… Le jeu s’emmêle un peu les pinceaux, remplace un personnage (qui s’avère être un traître) par un autre (qui est le même, mais est cette fois un allié),… C’est assez confus, et heureusement, le boss final n’est pas loin. La fin est très poétique et a fait couler autant d’encre que de larmes depuis.</p><p>En 2022, pour fêter les 27 ans du jeu, <wiki lang="en">Kamui Fujiwara</wiki>, l’artiste original du jeu, a publié <yt video="FSwNryI7Az0">une animation</yt> utilisant des artworks pour retracer les évènements importants du jeu, avec un grand focus sur la relation entre <em>Ark</em> et <em>Célina</em>, et un petit moment pour chaque boss, personnage, ou lieu qui rythme l’aventure. Même en la regardant cinq minutes après avoir terminé l’aventure, je ne peux m’empêcher d’être pris d’un petit pincement au coeur, à la manière d’un bon livre que l’on ne veut pas terminer pour que l’histoire continue… Ah, vraiment, quel grand jeu.</p><hr /><div class="footnotes" role="doc-endnotes"><ol><li id="fn:1"><p>Les deux premiers épisodes, aussi sur <wiki>Super Nintendo</wiki>, étant <wiki>Soul Blazer</wiki> et <wiki>Illusion of Time</wiki>. <a href="#fnref:1" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:2"><p>Laquelle porte le nom de “Elle” dans le jeu original. <a href="#fnref:2" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:3"><p>Celle-ci se trouve en Russie d’ailleurs, quel jeu visionnaire. <a href="#fnref:3" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:4"><p>La règle 168 de <a href="https://project-apollo.net/text/rpg.html">la grande liste des clichés de RPG</a> indique qu’il est possible que la quête du héros soit en réalité une manipulation des méchants pour accomplir leur plan secret <a href="#fnref:4" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p></ol></div>]]></content> <author> <name>Arnaud 'red' Rouyer</name> </author> <category term="🎮 Jeux vidéo" /> <summary>Fut une époque, l’émulation était à son prime, ZSNES tournait sur n’importe quelle machine dotée d’un processeur Pentium, et j’avais beaucoup de temps libre pour lancer plein de jeux. Oui, “lancer”, donc pas forcément “terminer”. Et Terranigma fait partie de ceux-ci, auxquels j’ai joué une dizaine d’heures, que j’ai abandonnés, dont j’ai perdu ma sauvegarde, etc… Et puis, même si son titre ne l...</summary> </entry> <entry><title>📺 Kim Kong</title><link href="https://blog.dreamleaves.org/posts/kim-kong/" rel="alternate" type="text/html" title="📺 Kim Kong" /><published>2026-06-16T00:38:53+02:00</published> <updated>2026-06-16T00:38:53+02:00</updated> <id>https://blog.dreamleaves.org/posts/kim-kong/</id> <content type="html"><![CDATA[<p>Le 15 mars 2026, <wiki>Bruno Salomone</wiki> nous quittait. En parcourant sa page Wikipédia, et celles liées à ses confrères de la bande des <wiki>Nous Ç Nous</wiki>, je découvrais celle de <wiki>Manu Joucla</wiki>, et une mini-série en trois épisodes au titre étrange attirait mon attention: <strong>Kim Kong</strong>.</p><p>Le pitch s’inspire <wiki page="Enlèvement de Shin Sang-ok et Choi Eun-hee">d'évènements réels</wiki> pour présenter un réalisateur de films d’action, enlevé par un dirigeant asiatique, qui lui demande un remake de <wiki>King Kong</wiki> à la gloire de son régime.</p><h1 id="toute-ressemblance-avec-des-personnages">Toute ressemblance avec des personnages…</h1><p>Dès le premier épisode, tout, dans les décors, les déboires, les personnages, les prénoms, les dialogues,… est fait pour induire le spectateur dans une certaine lecture: clairement, nous sommes dans <wiki page="Corée du Nord">la meilleure des Corées</wiki>! La série installe son ambiance avec une certaine virtuosité et il est difficile de ne pas y croire, ni d’être happé.</p><p>Ce n’est qu’au milieu du second épisode que je suis distrait une demi-seconde, et mon cerveau reprend le dessus et fait les liens nécessaires: un personnage vient de dire <ruby>你好<rt>Ni Hao</rt></ruby>, et le panneau qui vient juste de passer à l’écran est écrit en <wiki>Hanzi</wiki>, pas en <wiki>Hangeul</wiki>,… Cette scène, si bien tournée que j’y croyais, représente en réalité la (ou a été tournée en) <wiki>Chine</wiki>!</p><p>Je n’ai aucune idée de ce qui a suscité le choix de cette représentation. Est-ce là un désir expressif du réalisateur? Refus de sombrer dans la même facilité parodique que <wiki page="L'Interview qui tue !">The Interview</wiki>? Facilité de tournage pour avoir une équipe asiatique qui parle une langue commune sans être comprise par le spectateur et le personnage principal?</p><p>Peut-être n’est-ce au final qu’une coïncidence, mais je l’adore et le trouve très représentatif du pouvoir de la cinématographie, et même du propos de cette série: le cinéma a un pouvoir de mensonge qui lui permet de raconter des histoires et véhiculer des idées. Ainsi, un <wiki>Kim Jong-un</wiki> pourrait être joué par un acteur chinois, et pourtant je croirais quand même le vrai capable de tout cela!</p><h1 id="ce-film-est-mon-film">Ce film est mon film</h1><p>L’autre pan de la création cinématographique, c’est vraiment la gestation d’un objet. Je ne sais pas pourquoi, mais je pense spécifiquement à <wiki page="Steven Spielberg">Spielberg</wiki> quand j’entends ça. Notre réalisateur local, <em>Mathieu Stannis</em>, n’a rien de tout cela, il me ferait même plutôt penser à <wiki>Louis Leterrier</wiki>, entre son apparence et sa filmographie<sup id="fnref:1"><a href="#fn:1" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">1</a></sup>.</p><p>D’abord courroucé et prêt à tout pour s’enfuir, quitte à bâcler le film, il va vite trouver dans ce régime totalitaire la liberté artistique qu’il lui manquait pour retrouver le plaisir de créer, arrivant à une situation ubuesque où il préférera rester coincé plutôt que de s’enfuir, afin de s’assurer que son film soit achevé selon sa vision.</p><p>On se rapproche alors un peu plus de <wiki>George Lucas</wiki>, et du fossé qui sépare ses films du début, des plus récents, où plus personne n’ose le contredire, ni lui refuser un budget. Confronté aux privations du régime, au manque de moyens et de talents,… <em>Mathieu</em> retrouve le plaisir de redoubler d’ingéniosité pour créer le spectacle qu’il a l’intention de partager au public.</p><p>Bien sûr, le réel le rattrape vite, et si le régime aime le cinéma, il préfère quand même la soumission. La mini-série s’achève d’une manière très réaliste, qui ne sombre ni dans le misérabilisme, ni dans un optimisme ridicule. La parenthèse de création de <em>Mathieu</em> se referme, il retourne au cinéma, et la série se termine, comme si elle avait été un documentaire. Ce qu’est cette série, en soi: le cinéma est un art du mensonge et de la passion créatrice.</p><hr /><div class="footnotes" role="doc-endnotes"><ol><li id="fn:1"><p>Cocorico! Les deux derniers épisodes de la saga <wiki page="Fast and Furious (série de films)">Fast and Furious</wiki> sont réalisés par un Français! <a href="#fnref:1" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p></ol></div>]]></content> <author> <name>Arnaud 'red' Rouyer</name> </author> <category term="📺 Série TV" /> <summary>Le 15 mars 2026, Bruno Salomone nous quittait. En parcourant sa page Wikipédia, et celles liées à ses confrères de la bande des Nous Ç Nous, je découvrais celle de Manu Joucla, et une mini-série en trois épisodes au titre étrange attirait mon attention: Kim Kong. Le pitch s’inspire d'évènements réels pour présenter un réalisateur de films d’action, enlevé par un dirigeant asiatique, qui lui de...</summary> </entry> <entry><title>🎮 Constance</title><link href="https://blog.dreamleaves.org/posts/constance/" rel="alternate" type="text/html" title="🎮 Constance" /><published>2026-06-15T00:11:42+02:00</published> <updated>2026-06-15T00:11:42+02:00</updated> <id>https://blog.dreamleaves.org/posts/constance/</id> <content type="html"><![CDATA[<p>Parler de santé mentale dans le jeu vidéo n’est pas neuf. Toutefois, si l’idée de l’état mental du personnage jouable était courante, <wiki page="Eternal Darkness: Sanity's Requiem">les jeux inspirés des oeuvres de Lovecraft</wiki> jouant déjà sur cette métrique, et <wiki>Silent Hill 2</wiki> devenant le mètre étalon du personnage confronté à son deuil, l’état mental ne semblait jamais assez mis en avant comme une caractéristique du personnage.</p><p>Donc, rendons à <wiki>Zoë Quinn</wiki> ce qui lui est dû: son jeu <wiki>Depression Quest</wiki> de 2013, devenu malgré lui <wiki page="Controverse du Gamergate">le point de départ d'une rupture dans le monde du jeu vidéo</wiki>, était bien l’un des premiers à traiter frontalement du sujet. Cela ne l’exempt pourtant pas d’un certain type de critiques qui est souvent revenu à l’époque<sup id="fnref:1"><a href="#fn:1" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">1</a></sup> et a entaché d’autres jeux: le jeu prenait plus de temps à parler du sujet de la dépression qu’à être jouable.</p><p>Ce qui devient vite un problème lorsque l’on parle d’un jeu vidéo.</p><h1 id="ouimais-si-lon-joue">Oui…mais si l’on joue?</h1><p>Les gens utilisent souvent la critique de “pas de politique dans mon X” pour décrire certaines oeuvres. J’ai découvert il y a peu l’avis du twittos <a href="https://x.com/Hazukashi1">HZK</a> à ce sujet, et je dois dire que je suis assez d’accord:</p><blockquote><p>Quasiment tous ces films ont un sujet ouvertement politique.</p><p>Lorsqu’on injecte du politique dans l’art, on ne fait pas de l’art, on fait des tracts.</p><p>Et les tracts, c’est souvent ennuyeux. <br /> — <a href="https://x.com/Hazukashi1/status/1609888026846453760">@Hazuakashi1</a>, tweet du 2 Janvier 2023</p></blockquote><blockquote><p>Lorsque vous créez une oeuvre, demandez-vous toujours si elle aurait pu être remplacée par autre chose : par exemple, Apocalypse Now ou le Parrain auraient pu être des opéras.</p><p>Si ce que vous êtes en train de faire pourrait être un tract, faites plutôt un tract. <br /> — <a href="https://x.com/Hazukashi1/status/1609888028641615873">@Hazuakashi1</a>, tweet du 2 Janvier 2023</p></blockquote><p>Le problème n’est donc pas la présence (ou non) de sujets politiques dans une oeuvre, mais si elle est vraiment une oeuvre, ou si elle n’est qu’un banal tract déguisé en oeuvre. C’est ici que le bât blesse, car tous les créateurs de jeux vidéo ne naissent pas égaux en qualité d’écriture, ou en subtilité: tout le monde n’est pas capable de nommer un personnage <em>Sam Porter Bridges</em>, et le rendre cohérent dans la diégèse d’un <wiki page="Death Stranding">monde où il va livrer des colis, et servir de pont entre les gens</wiki><sup id="fnref:2"><a href="#fn:2" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">2</a></sup>.</p><p>Par exemple, lorsqu’en 2019 je jouais à <wiki>Timespinner</wiki>, un <a href="/tags/metroidvania/">Metroidvania</a> dont j’ai immédiatement reconnu les inspirations de <wiki page="Castlevania: Symphony of the Night">Symphony of the Night</wiki> en traversant certaines pièces du jeu, mais dont l’écriture de ces personnages a plutôt relevé de la douche froide, avec une scène qui sert juste à énumérer les minorités sexuelles représentées dans le jeu.</p><p>Mais ce n’est pas un écueil qui attend tous les jeux: il est tout à fait possible de rendre son propos encore plus cohérent en l’exprimant à travers le gameplay, comme ce fut le cas pour <wiki page="Celeste (jeu vidéo)">Céleste</wiki>. Si une blague courante est de dire que le message du jeu est “les personnes trans peuvent faire des doubles sauts”, son propos est en réalité dans la confiance en soi, comment affronter les voix que nous produisons nous-même pour nous rabaisser ou nous décourager face aux difficultés, et comment persévérer malgré tout. Comment puis-je le savoir alors que je n’ai pas souvenir d’un seul des dialogues du jeu? Très simple: tout son gameplay, son level design, ses adversaires, et sa difficulté évolutive<sup id="fnref:3"><a href="#fn:3" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">3</a></sup>, transmettent ce message.</p><p>Bon, et bien <strong>Constance</strong>, ce n’est rien de tout ça.</p><h1 id="la-subtilité-dune-brique">La subtilité d’une brique</h1><p>Quand le jeu commence, l’héroïne est armée d’un pinceau, et tous les pouvoirs tourneront autour de la peinture. Ca donne envie d’en voir plus, d’apprécier encore plus les divers pouvoirs (du genre se transformer en tâche de peinture et se jeter dans le sol ou les murs pour progresser), mais le plaisir de jouer est malheureusement de courte durée…</p><p>À moins de la moitié du jeu, la difficulté subit une courbe implacable, suivant <a href="/posts/shadow-labyrinth/">la mode de certains jeux</a> initiée par une <wiki page="Hollow Knight">nouvelle référence du genre</wiki>, et les boss qui suivent nécessitent des réflexes sans égaux, ou de la triche, pour survivre aux affrontements. Et histoire de s’assurer que la mort soit une punition efficace, chacune d’elles mettra le joueur face à un choix cornélien: reprendre depuis le (souvent lointain) dernier point de sauvegarde, ou reprendre depuis le début de l’écran en cours, mais les ennemis auront désormais gagné en puissance…</p><p>Et pourtant, même avant ça, le jeu vient emmerder le joueur: alors que celui-ci essaie de poursuivre son exploration de ces étranges cavernes, dont l’ambiance semble vraiment pompées sur <strong>Hollow Knight</strong>, il sera interrompu à plusieurs reprises par des séances “dans le monde réel” où il faudra subir le <wiki page="Syndrome d'épuisement professionnel">burnout</wiki> de l’héroïne du monde réel. On aura donc droit à une séquence très chiante où il faudra accomplir plusieurs tâches de bureautique, tandis que des managers donnent des ordres contradictoires sur une app de messagerie, ou bien un rangement de photos dans un album,… Et pour couronner le tout, toutes ces séquences sont pensées pour un jeu à la souris, et manipuler les “mains” virtuelles avec une manette ne fera qu’ajouter à l’ennui.</p><p>Je n’ai rien compris au propos final, à peine que le scénario voulait parler de déprime. C’est bien, mais ça ne fait pas un bon jeu vidéo…</p><hr /><div class="footnotes" role="doc-endnotes"><ol><li id="fn:1"><p>Je n’ai jamais joué à ce jeu, uniquement car le gameplay (ou plutôt son absence) ne m’a jamais intéressé. C’est aussi pour ça que vous ne me verrez jamais jouer à <wiki>Steins;Gate</wiki>. <a href="#fnref:1" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:2"><p>Je reste cependant conscient que l’écriture de <wiki>Hideo Kojima</wiki> est vraiment un style que l’on peut aussi aimer que haïr. <a href="#fnref:2" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:3"><p>Pour moi qui ne me considère pas comme particulièrement doué, c’était un réel plaisir de bloquer sur certains écrans, comprendre leurs mécaniques, et pouvoir les passer après quelques essais mieux ajustés. <a href="#fnref:3" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p></ol></div>]]></content> <author> <name>Arnaud 'red' Rouyer</name> </author> <category term="🎮 Jeux vidéo" /> <summary>Parler de santé mentale dans le jeu vidéo n’est pas neuf. Toutefois, si l’idée de l’état mental du personnage jouable était courante, les jeux inspirés des oeuvres de Lovecraft jouant déjà sur cette métrique, et Silent Hill 2 devenant le mètre étalon du personnage confronté à son deuil, l’état mental ne semblait jamais assez mis en avant comme une caractéristique du personnage. Donc, rendons à...</summary> </entry> <entry><title>📺 Marry My Husband</title><link href="https://blog.dreamleaves.org/posts/marry-my-husband/" rel="alternate" type="text/html" title="📺 Marry My Husband" /><published>2026-06-14T06:47:29+02:00</published> <updated>2026-06-14T06:47:29+02:00</updated> <id>https://blog.dreamleaves.org/posts/marry-my-husband/</id> <content type="html"><![CDATA[<p>Depuis que je me suis mis aux <a href="/tags/k-drama/">séries coréennes</a>, je découvre rapidement les poncifs du genre. Par exemple, pour les séries japonaises, j’avais catégorisé ça en <em>Medical</em>, <em>Incurable disease</em>, <em>Love affair</em>, <em>Mystery murder</em>, <em>Comedies</em>, et <em>Drama</em><sup id="fnref:1"><a href="#fn:1" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">1</a></sup>. Ici, la série que ma soeur m’a conseillée me présente un nouveau genre: la Vengeance, avec un grand V. Avec tout de même un peu d’amour au milieu: histoire que la série donne aussi des émotions positives au spectateur…</p><h1 id="the-table-basse-en-verre-where-i-died">The table basse en verre where I died</h1><p>À l’inverse de <em>Fox Mulder</em> qui <wiki page="Le Pré où je suis mort">découvre l'endroit où il est mort dans une vie passée</wiki>, la pauvre <em>Kang Ji-Won</em> ne le sait pas, mais elle connaît très bien l’endroit où elle va mourir. Vu qu’elle a un cancer en phase terminale, elle s’attendrait à mourir dans un lit d’hôpital, mais puisqu’un malheur n’arrive jamais seul, il lui suffit de rentrer chez elle pour découvrir que son mari la trompe. Et bien sûr, avec celle qui est sa meilleure amie depuis le lycée: <em>Jeong Su-min</em>.</p><p>Décidément, on n’est qu’à dix minutes dans le premier épisode, et rien ne va, vraiment. Alors quand (enfin!) son mari la pousse, et qu’elle tombe accidentellement à travers la table basse en verre du salon, et meurt sous l’impact<sup id="fnref:2"><a href="#fn:2" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">2</a></sup>, on imagine que son personnage va aller quelque part qui ne baigne pas dans une misère digne des <wiki page="Les Rougon-Macquart">Rougon-Macquart</wiki><sup id="fnref:3"><a href="#fn:3" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">3</a></sup>.</p><p>En l’occurrence, dix ans plus tôt, en 2013, avec tous les souvenirs des dix années qui arrivent. Elle est déjà en couple mais n’est pas encore mariée, personne ne lui a demandé si elle était <em>Charlie</em>, elle est fan de <wiki page="BTS (groupe)">BTS</wiki> avant tout le monde, et si elle casse son PEL pour acheter du Bitcoin et des NFTs de singes, elle pourra peut-être même racheter <em>Twitter</em>. Vous trouvez ça stupide de sa part de vouloir racheter ce réseau social du chaos où ne s’expriment que haine et colère? Vous vous demandez comment quelqu’un pourrait être assez débile pour dédier sa vie à des sentiments négatifs<sup id="fnref:4"><a href="#fn:4" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">4</a></sup>? Vous n’y croyez pas? Vous imaginez que cette occasion de changer le fil de sa vie serait l’occasion d’en vivre une bien plus plaisante et positive?</p><p>Non, non. Oubliez tout ça. Le pardon, c’est pour les psys, les coachs de vie LinkedIn, et les tapettes qui tendent l’autre joue! <em>Ji-Won</em> a déjà choisi à quoi elle consacrera sa nouvelle vie: la vengeance.</p><h1 id="je-te-souhaite-à-ma-pire-ennemie">Je te souhaite à ma pire ennemie</h1><p>Dès sa première journée de boulot dans le passé<sup id="fnref:5"><a href="#fn:5" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">5</a></sup>, elle découvre que même si elle peut modifier le futur, on n’est pas dans une vision causale du temps et des évènements à l’occidentale, mais une vision orientale: c’est le karma qui mène, et si quelqu’un échappe à son destin ou à ses malheurs, alors il faudra qu’une autre personne le vive (ou les subisse!).</p><p>Au diable les conséquences, et même au diable la science, c’est à ce moment-là que la solution se révèle à elle: afin d’échapper à son destin, et notamment à son cancer, il faut qu’elle refile son destin à sa “meilleure amie”. Comment? En lui faisant épouser son futur mari.</p><p>Je ne suis pas certain de la logique, mais vu comment <wiki page="L'Effet papillon (film, 2004)">L'Effet papillon</wiki> se torchait totalement avec ses règles, comment lui en vouloir?</p><h1 id="this-is-the-future-women-want">This is the future women want</h1><p>La série devient donc un <em>power trip</em> totalement démesuré. Il suffira d’une bonne coupe de cheveux, de remplacer ses binocles par des lentilles de contact<sup id="fnref:6"><a href="#fn:6" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">6</a></sup>, et d’une robe qui coûte un mois de loyer<sup id="fnref:7"><a href="#fn:7" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">7</a></sup> pour renverser le rapport de forces, et devenir la femme forte qu’elle a toujours été!</p><p>Bien sûr, la société coréenne est ce qu’elle est, donc sa réussite passera forcément par le capitalisme (symbolisé par sa montée en grade) et l’amour (symbolisé par sa nouvelle relation avec le CEO de sa boite). Histoire qu’elle se sente moins seule, l’entité magique qui régit la série a décidé d’envoyer avec elle dans le passé un mec qui était follement riche (et amoureux d’elle dans sa première vie) afin qu’il puisse tenter sa chance avec elle dans cette vie-là, et lui donner tout le support (et l’amour aussi) dont elle a besoin.</p><p>La série fera donc dans l’escalade: d’abord un croche-patte à la cantine totalement GRATUIT et digne des pires bouchers du football anglais, puis une petite humiliation publique devant l’association des anciens élèves afin de redorer son propre blason, puis lui faire perdre son boulot et la détruire socialement,… à ce moment-là, on n’est qu’à la moitié de la série, et on s’imagine qu’il sera difficile de faire pire, mais rassurez-vous, les écrivains coréens n’ont rien à envier aux écrivains de télénovelas mexicaines, et il sera vite question de familles riches, d’héritages, de mariages arrangés, d’hommes de main peu scrupuleux, de tentatives de meurtres,…</p><p>Même si le plaisir de voir tout cet étalage de puissance de la part de notre <wiki>supercouple</wiki> est très jouissif, on s’interroge quand même sur le besoin de déployer tant d’énergie juste pour se venger. Perso, j’aurais investi dans <a href="https://www.google.com/finance/classic/quote/NVDA:NASDAQ?window=MAX">des actions Nvidia</a> et je me serais acheté une île sur laquelle passer ma retraite à jouer aux jeux vidéos toute la journée en caleçon, mais bon, <em>you do you</em> j’imagine.</p><h1 id="je-nai-aucun-ennemi">Je n’ai aucun ennemi</h1><p>La série assume totalement sa “morale” décomplexée. À peu près au milieu, tandis que le plan titulaire est enfin accompli, et que l’on pourrait en rester là, le “karma” qui régit la série se déploie: le cancer (et la mort, sur une table basse en verre) ne sont pas forcément liés au mari, et ils vont en fait toucher sa gentille collègue de bureau, dont elle devra donc guérir le cancer (quelle chance que son riche amoureux ait investi dans la recherche sur le cancer dès son réveil dans le passé!), et la protéger d’une table en verre (quelle chance que tous les coréens possèdent des clubs de golf chez eux!).</p><p>Tout cela, couplé à ma propre personnalité, m’a mené à voir la série sous un prisme vraiment différent: on n’est plus sur le <em>power trip</em> d’une femme qui a le droit de vouloir se venger<sup id="fnref:8"><a href="#fn:8" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">8</a></sup>, mais sur un cycle de violence qui devient vite démesuré et emporte avec lui bien plus que les protagonistes initiaux.</p><p>Pire encore: même l’antagoniste, passé les premiers épisodes où elle est réduite à “Elle m’a pris mon mari, et il m’a buté” et inspire des envies de vengeance chez le spectateur, devient vite une personne à prendre en pitié plutôt qu’à haïr. Lorsque la relation de ces deux femmes est approfondie, son image de génie du mal s’estompe vite. Bien sûr, il y a BEAUCOUP de toxicité de sa part dans cette amitié, mais il y a quand même une forme d’amour (très malsain) de sa part, même s’il n’est là que comme faire-valoir.</p><p>Tout ceci culmine à mi-série: <em>Su-Min</em> est triste de voir sa meilleure amie <em>Ji-Won</em> la repousser, et elle se jette dans un lac. Bien sûr, notre héroïne plonge pour la sauver (il faut bien que cette salope passe à travers sa table basse en verre elle aussi!), et la série décide clairement que la subtilité, c’est pour la Nouvelle Vague et les critiques des <wiki>Cahiers du cinéma</wiki>. Dans une scène glaçante de beauté, alors que les deux femmes se retrouvent sous l’eau, éclairées par la lueur de la lune, <em>Ji-Won</em> attrape <em>Su-Min</em>, inconsciente, prête à la ramener à la surface… Celle-ci rouvre les yeux, et comme dans tout bon film d’horreur, tente de l’attirer avec elle vers les tréfonds et la mort. Là encore, c’est une manière très facile de créer chez le spectateur le sentiment de haine nécessaire pour rester du côté de notre héroïne mais malheureusement…cette scène est totalement fausse: <em>Su-Min</em> n’est pas <wiki page="Ring (film)">Sadako</wiki>, et même si cet acte était clairement toxique, il n’était qu’une expression d’amour et de désespoir, pas une tentative de double-meurtre bien caché.</p><p>Et…c’est là que je me suis mis à me poser des questions sur la réalité de ce que la série nous présentait.</p><p>Tandis qu’elle continuait de nous présenter des indices et des <em>flashbacks</em> sur le rapport passé des deux amies, <em>Su-Min</em> paraissait de plus en plus comme une amie malsaine mais attachée, tandis que <em>Ji-Won</em> continuait sa vengeance comme la pire des salopes. Ainsi, si pour <em>Ji-Won</em>, le point de départ de ces aventures était bien une tromperie, suivie d’un meurtre conjugal (accidentel), dans cette <em>timeline</em>, pour <em>Su-Min</em>, sa meilleure amie décide soudainement de totalement détruire sa vie sans la moindre raison…</p><p>Ça atteint un tournant absurde dans les derniers épisodes de la série, où <em>Ji-Won</em> s’imagine que pour ré-organiser le destin, elle doit à nouveau séduire cet ex-mari qui est désormais celui de sa meilleure amie. Ce qui n’est pas trop dur tant le personnage est creux! La série voit bien apparaître une VRAIE figure d’antagoniste machiavélique sur sa fin, mais sinon, personne n’a l’air de réellement chercher à faire du mal à l’héroïne. Même le mari trompeur n’est…rien. Il est juste un abruti égoïste, lâche, et profondément stupide, dont le plus grand accomplissement avait été (dans sa première vie) de mettre le grappin sur la fille à lunettes timide et de l’épouser. Même son crime relève davantage de la stupidité que de la préméditation diabolique: s’il l’a bien poussée, il n’avait pas prévu que <em>Ji-Won</em> tombe sur une table basse en verre, provoquant sa mort.</p><p>À la fin de la série, le cancer est guéri, tout le monde trouve l’amour, et les méchants sont punis (prison, folie, et table basse en verre). La série consacre ses dernières minutes à un long traveling à travers la maison de notre (désormais riche) héroïne, avec une belle chambre d’enfants où trônent fièrement les photos de mariage de ses (très riches) parents. Là encore, c’est un peu un aveu d’échec de la série: la solution à ce mariage cheap et malsain était juste…un meilleur mariage avec le mec riche. Mais je ne boude pas mon plaisir: même si l’exhibition de puissance était parfois dure à justifier, je savais où je mettais les pieds, la réalisation était de qualité, et tout ce trip était très jouissif.</p><hr /><div class="footnotes" role="doc-endnotes"><ol><li id="fn:1"><p>Tous sous la forme “<em>X I don’t have time to watch</em>”, la production est bien plus puissante que mon temps d’écran. <a href="#fnref:1" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:2"><p>Ayant déjà fait exploser accidentellement (et à deux reprises!) une bouteille en verre dans ma main, cette mort m’a paru très réaliste. <a href="#fnref:2" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:3"><p>Vingt ans plus tard, je suis toujours traumatisé par <wiki>La Joie de vivre</wiki> qui est la plus ancienne pub mensongère que je connaisse. <a href="#fnref:3" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:4"><p>Apparemment, <wiki page="Liste_des_polémiques_autour_d%27Elon_Musk#Consommation_de_drogues">ce serait la consommation de kétamine</wiki>. <a href="#fnref:4" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:5"><p>On n’oublie pas la place du travail dans la société coréenne, donc elle meurt chez elle pour littéralement ouvrir les yeux sur son lieu de travail. <a href="#fnref:5" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:6"><p>J’ai tenté plus d’une fois d’en porter pour du <wiki>cosplay</wiki>, mais je fais partie des personnes dont les yeux se ferment par réflexe dès qu’on en approche quoi que ce soit, ce qui m’a totalement sorti de la série. <a href="#fnref:6" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:7"><p>Pour les curieux: <a href="https://editorialist.com/p/proenza-schouler-crepe-jersey-ruched-dress/"><em>Crepe Jersey Ruched Dress</em> de <strong>Proenza Schouler</strong></a>. Prévenez-moi si vous en trouvez une pas chère, thx. <a href="#fnref:7" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:8"><p>Et… <wiki site="wikiquote" page="Kill Bill">dont les ennemis méritent de mourir. Mais cela dit, elle aussi.</wiki> <a href="#fnref:8" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p></ol></div>]]></content> <author> <name>Arnaud 'red' Rouyer</name> </author> <category term="📺 Série TV" /> <summary>Depuis que je me suis mis aux séries coréennes, je découvre rapidement les poncifs du genre. Par exemple, pour les séries japonaises, j’avais catégorisé ça en Medical, Incurable disease, Love affair, Mystery murder, Comedies, et Drama1. Ici, la série que ma soeur m’a conseillée me présente un nouveau genre: la Vengeance, avec un grand V. Avec tout de même un peu d’amour au milieu: histoire que ...</summary> </entry> </feed>
