<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"> <id>https://blog.dreamleaves.org/</id><title>Unlimited Red Words</title><subtitle>Je me remets à lire, autant me remettre à écrire aussi</subtitle> <updated>2026-07-11T23:11:05+02:00</updated> <author> <name>Arnaud 'red' Rouyer</name> <uri>https://blog.dreamleaves.org/</uri> </author><link rel="self" type="application/atom+xml" href="https://blog.dreamleaves.org/feed.xml"/><link rel="alternate" type="text/html" hreflang="fr" href="https://blog.dreamleaves.org/"/> <generator uri="https://jekyllrb.com/" version="4.4.1">Jekyll</generator> <rights> © 2026 Arnaud 'red' Rouyer </rights> <icon>/assets/img/favicons/favicon.ico</icon> <logo>/assets/img/favicons/favicon-96x96.png</logo> <entry><title>📺 Funky Cops</title><link href="https://blog.dreamleaves.org/posts/funky-cops/" rel="alternate" type="text/html" title="📺 Funky Cops" /><published>2026-06-28T01:37:22+02:00</published> <updated>2026-06-28T01:37:22+02:00</updated> <id>https://blog.dreamleaves.org/posts/funky-cops/</id> <content type="html"><![CDATA[<p>Il y a quelque chose d’à la fois fou et évident dans cette série animée française dont le concept repose sur son titre: <em>Ace</em> et <em>Dick</em> sont deux flics de San Fran’, en plein âge d’or du disco, et ils poursuivent des criminels hauts en couleurs, le tout saupoudré d’une tonne de références pop-culture.</p><h1 id="give-me-the-funk">Give me the Funk</h1><p>Dès le générique, composé par <wiki>DJ Abdel</wiki>, on est plongé dans l’ambiance. Avant même de voir le duo, on découvre leur moyen de locomotion: une magnifique <wiki page="Pontiac Firebird">Pontiac Firebird Trans-Am</wiki> de 1971<sup id="fnref:1"><a href="#fn:1" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">1</a></sup> qui saute dans les pentes de SF. Premier plan à l’intérieur: on voit les mains de <em>Dick</em> sur le volant, couvert de fourrure, et une paire de dés, en fourrure aussi, accrochée au rétro. Enfin, nos héros sortent de leur bolide, prêts à intervenir. <em>Ace</em> porte une afro et une cravate, tandis que <em>Dick</em> est reconnaissable à ses lunettes toujours vissées sur sa tête, et sa <wiki page="">bolo tie</wiki>. Le reste du générique alterne entre les autres personnages de la série, et des scènes de danse de nos héros au <em>Boogie Palace</em>, le lieu de rendez-vous de tous ceux qui sont prêts à déhancher leur corps. Avec toute cette danse, on se demanderait presque s’ils auront le temps de faire des enquêtes…</p><p>La série fait le choix de ne pas répondre à cette question: nos héros seront compétents (ou non) selon ce que le scénario réclame. Ils pourront donc être au coeur de l’enquête et totalement investis, ou complètement ignorants des crimes qui se trament autour d’eux, mais vont quand même les résoudre. Il en va de même pour le duo d’enquêteurs qui leur sert de rivaux, deux gros bras en costards noirs qui se rêvent en futures recrues du FBI: ils seront capables d’être la voix de la raison d’une enquête, aussi bien que des abrutis finis à la pisse qui font tout capoter.</p><p>J’en avais <a href="/posts/sentinelle/">déjà parlé dans un autre contexte</a>: je déteste qu’un média refuse de décider de son niveau de lecture et les mélange selon sa volonté, sans que le spectateur sache vraiment à quoi s’attendre.</p><h1 id="you-know-my-funk">You know my Funk</h1><p>Je soupçonne que cette double-lecture provienne des scénarios de la série, qui alternent entre idées à peu près originales, hommages aux films de <wiki>blaxploitation</wiki>, et juste hommages tout court. Nos deux héros deviennent donc des “supports” qu’il faudra plus ou moins adapter chaque semaine selon le scénario dans lequel ils seront propulsés.</p><p>Même si les références principales sont <wiki>Starsky et Hutch</wiki> (pour le personnage de <em>Dick</em>, et le duo), et <wiki page="John Shaft">Shaft</wiki> (pour le personnage de <em>Ace</em>), on retrouvera donc des criminels fringués comme les bons vieux <em>pimp</em> à gros manteaux de fourrures, une mafia chinoise qui décore ses bureaux comme <wiki page="La 36e Chambre de Shaolin">la 37e chambre de Shaolin</wiki>, une mafia italienne bien macho,… Tous les genres s’y retrouvent dans un gloubi-boulga très jouissif.</p><p>Mention spéciale à un épisode intitulé “22” qui parodie <wiki page="24 Heures chrono">la série 24</wiki> et se déroule en 22 minutes en temps réel. C’est un concept vraiment unique, très couillu, et créatif: je ne peux que m’incliner et reconnaître la maîtrise.</p><h1 id="one-more-funk">One more Funk</h1><p>Je ne le savais pas avant récemment, mais il existait une seconde saison de cette série. Elle ne change vraiment le concept que sur un point: nos héros sont enfin accompagnés par un personnage féminin, au rôle assez étrange. Étant la seule<sup id="fnref:2"><a href="#fn:2" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">2</a></sup> femme de la série, elle ne peut pas être présentée comme aussi incompétente que nos héros, et sera plutôt leur sorte de garde-fou, sans jamais entrer dans le rôle de <em>love interest</em> de qui que ce soit. Le scénario fera tout de même des efforts pour la “dérider” et lui donner de la profondeur, plutôt que d’en faire une pisse-froid qui ne sait qu’obéir aux ordres, notamment en révélant que même si elle ne partage pas le goût de notre duo pour la danse, elle était chanteuse de funk avant d’être flic!</p><p>Même si cette vision des <wiki page="Buddy movie">buddy movies</wiki> des 70’s est clairement édulcorée, et que les combats se règlent généralement avec du <em>kung-fu fighting</em>, ou des excuses de scénario, plutôt qu’avec le <wiki page="S&amp;amp;W Model 29">Smith &amp;amp; Wesson Model 29</wiki> démesuré de <em>Dick</em><sup id="fnref:3"><a href="#fn:3" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">3</a></sup>, le plaisir de baigner dans cette ambiance et ces références ne s’épuise jamais. Avec en bonus, des références à foison pour les habitués du genre.</p><hr /><div class="footnotes" role="doc-endnotes"><ol><li id="fn:1"><p>Mais comme le mentionne <wiki page="Funky Cops">la page Wikipedia de la série</wiki>, ce serait plutôt le modèle de 1973… <a href="#fnref:1" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:2"><p>Les autres femmes de la série sont une journaliste compétente (mais avec son propre agenda) à peu près récurrente, les conquêtes/ex de nos héros, ou des femmes mariées tyranniques… ce qui est correct vu le matériau qui a inspiré l’ambiance de la série. <a href="#fnref:2" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:3"><p>Qu’il a, bien évidemment, volé à <wiki page="L'Inspecteur Harry (série de films)">L'Inspecteur Harry</wiki>! <a href="#fnref:3" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p></ol></div>]]></content> <author> <name>Arnaud 'red' Rouyer</name> </author> <category term="📺 Série TV" /> <summary>Il y a quelque chose d’à la fois fou et évident dans cette série animée française dont le concept repose sur son titre: Ace et Dick sont deux flics de San Fran’, en plein âge d’or du disco, et ils poursuivent des criminels hauts en couleurs, le tout saupoudré d’une tonne de références pop-culture. Give me the Funk Dès le générique, composé par DJ Abdel, on est plongé dans l’ambiance. Avant mê...</summary> </entry> <entry><title>🎮 Mega Man Battle Network</title><link href="https://blog.dreamleaves.org/posts/mega-man-battle-network/" rel="alternate" type="text/html" title="🎮 Mega Man Battle Network" /><published>2026-06-25T18:14:20+02:00</published> <updated>2026-06-25T18:14:20+02:00</updated> <id>https://blog.dreamleaves.org/posts/mega-man-battle-network/</id> <content type="html"><![CDATA[<p>La <a href="/tags/game-boy-advance/">Game Boy Advance</a> est une sorte de console de coeur pour moi. N’ayant pas eu de console avant <a href="/posts/adieu-ma-portable/">une génération ultérieure</a>, seule l’<wiki page="Émulateur de système de jeux vidéo">émulation</wiki> me permettait de jouer à des jeux sur consoles. En général, vu la performance, je ne pouvais jouer correctement qu’à des consoles dépassées, et mon dévolu s’était porté sur la <a href="/tags/super-nintendo/">Super Nintendo</a>. Mais surtout, en 2001, alors que la portable de Nintendo venait à peine de sortir, un émulateur était déjà disponible pour la console<sup id="fnref:1"><a href="#fn:1" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">1</a></sup>!</p><p>Malheureusement, sur un Pentium II, même avec la meilleure volonté du monde, il était impossible de faire tourner ces jeux à une vitesse correcte. Mais l’un d’eux avait attiré mon attention: jeu de lancement au Japon, et <a href="https://www.advanscene.com/html/dbstart.php">troisième jeu de la console à être dumpé en ROM</a>, il faudrait attendre huit mois de plus pour que sorte une version jouable en anglais, et que je puisse y jouer à seulement quelques images par seconde avant de laisser tomber.</p><p>Mais j’ai beaucoup d’amour pour <wiki page="Mega Man (série de jeux vidéo)">la franchise Mega Man</wiki>. Je l’ai découverte avec les cinq épisodes sortis sur <strong>Super Nintendo</strong>, et le concept de la série à base de “saute à travers ce niveau, bute ce boss, gagne son pouvoir, puis va t’en servir pour péter un autre boss (sur qui ce pouvoir aura des effets critiques)” était toujours sympa à re-découvrir. Alors j’avais envie de découvrir cette nouvelle série…</p><h1 id="branche-toi">Branche-toi!</h1><p>Il y a <a href="https://knowyourmeme.com/photos/2902728-playing-x-ill-show-you-something-interesting">un meme que j’aime bien</a> et qui ironise sur l’idée que les jeux vidéo sont soit des jeux de <wiki page="Menu (informatique)">menu</wiki>, soit des jeux de <wiki>parkour</wiki>. L’idée est qu’un jeu nécessitera soit d’effectuer des actions dans un ordre précis (“menu”), soit d’accomplir des actions dans un timing précis (“parkour”). Et bien figurez-vous que ce changement de série illustre totalement ce meme!</p><p>Dans la série originale, puis sa série dérivée <wiki>Mega Man X</wiki>, le gameplay est exigeant: le personnage a un saut…pitoyable, beaucoup d’obstacles détruisent votre robot si vous avez le malheur de les toucher, et les boss ont des patterns impitoyables. Il faut donc être prêt à torturer sa manette pour maîtriser la suite de l’aventure.</p><p>Dans <wiki>Mega Man Battle Network</wiki>, on oublie tout ça. De l’univers cyberpunk défaitiste de la seconde série, on est à présent dans une espèce de futur utopique parfait: tout le monde a un ordi virtuel portable (un <em>PET</em>) habité par un assistant IA personnel (un <em>NetNavi</em>), on se balade dans les réseaux informatiques à la manière de ceux décrits dans le film <wiki>Tron</wiki>, tout est connecté, et des criminels peuvent se connecter au four de votre cuisine, à la sécurité de l’école de vos enfants, à la centrale d’épuration d’eau, ou aux feux de croisement du quartier d’à côté,…</p><p>Pour y parer, pas d’antivirus, pas vraiment de pare-feux efficaces, pas de “débranchez votre device du réseau”,… La solution, c’est de brancher son <em>PET</em> et d’envoyer son <em>NetNavi</em> se battre.</p><p>Entre en scène notre héros, <em>Lan Hikari</em>, onze ans, un écolier dont le compagnon <em>NetNavi</em> est <em>MegaMan.EXE</em>. Le fait que son père ait inventé ces technologies<sup id="fnref:2"><a href="#fn:2" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">2</a></sup> explique sûrement cette spécificité, et sa capacité à devenir le <em>NetNavi</em> le plus fort…</p><h1 id="avez-vous-déjà-vu">Avez-vous déjà vu…?</h1><p>Ainsi, s’inspirant des robots de la série originale, la <em>NetNavi</em> de son amie d’enfance est <em>Roll.EXE</em><sup id="fnref:3"><a href="#fn:3" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">3</a></sup>, tandis que ses camarades de classe ont <em>GutsMan.EXE</em> et <em>Glide.EXE</em>. Lorsque je pense à ces robots aux designs renouvelés, je fais deux parallèles. D’une part, <wiki>Pokémon</wiki>, pour cet effet de “collection”, à vouloir retrouver les bêtes/robots que l’on connaît. D’autre part, les univers <wiki page="Ultimate Marvel">Ultimate de Marvel</wiki> et <wiki page="Univers Absolute">Absolute de DC</wiki>: ces deux univers réinventent des personnages et concepts très connus des comics de super-héros, pour leur donner une nouvelle vie, un nouveau sens,… Je ressens encore plus fortement le rapport avec l’univers <em>Absolute</em>: le mois dernier, <wiki lang="en">Absolute Batman</wiki> a enfin introduit sa version du personnage de <wiki page="Robin (DC Comics)">Robin</wiki>, un évènement fortement attendu par les lecteurs qui voulaient découvrir la nouvelle vision de ce personnage emblématique de la mythologie de <wiki>Batman</wiki>.</p><p>Et bien figurez-vous que le même phénomène est à l’oeuvre ici: avant même de jouer à ce jeu, j’avais déjà admiré le design de <em>ProtoMan.EXE</em>, nouvelle version de <wiki>Proto Man</wiki>, et je cherchais des images de <em>Bass.EXE</em>, nouvelle version <wiki page="Mega Man and Bass">du rival cool</wiki>, et surtout, de <em>Zero.EXE</em>, qui serait l’évolution logique du <wiki page="Zero (personnage)">robot le plus cool du monde</wiki><sup id="fnref:4"><a href="#fn:4" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">4</a></sup>.</p><p>Bien sûr, tous ne sont pas disponibles dès ce premier jeu. Et les suites vont même user du principe de <em>Pokémon</em>: un seul jeu, mais deux cartouches différentes…</p><h1 id="des-menus-dans-des-cases">Des menus dans des cases</h1><p>Même en 2026, sur un Macbook Pro totalement pimpé, capable de faire tourner <wiki>Death Stranding</wiki> en 4K, le jeu reste lent. On oublie les plate-formes, désormais, on est dans un RPG, en vue isométrique. Et c’est l’enfer: les déplacements sont lents, et les “donjons” sont des espèces de labyrinthes peu inspirés, à l’esthétique répétitive où il sera facile de se perdre sans carte, sans parler d’une fréquence de combats aléatoires très élevée et très fatigante.</p><p>Mais avant que l’agacement ne s’empare de moi, et que je ne cherche des cheats pour one-shot tout ce qui bouge, il s’avère que le système de combat est totalement novateur, et très sympa à prendre en main.</p><p>Lorsqu’un combat s’engage, <em>MegaMan.EXE</em> et le(s) ennemis se retrouvent sur une grille: trois lignes, six colonnes. Les trois de gauche sont votre camp, et les trois de droite sont celles du camp adverse. Chacun peut se déplacer à volonté et sans limites sur les cases de son camp afin d’éviter les attaques ennemies, ou se mettre en place pour préparer une attaque. Pour attaquer, il faudra envoyer des attaques à votre <em>NetNavi</em> pour qu’il puisse les utiliser. Celles-ci se présentent sous la forme de <em>chips</em> (des puces informatiques!) et arrivent par cinq. Petite particularité du réseau dans ce monde: vous ne pouvez envoyer que des <em>chips</em> qui sont liés par leur type, ou leur lettre de série. Par exemple: deux <em>Buster Shot A</em> et un <em>Buster Shot B</em> pour tirer sur vos adversaires, ou bien un <em>Steal Column S</em> suivi d’un <em>Sword S</em> pour empiéter sur la zone de vos adversaires, avant de vous rapprocher et les attaquer à l’épée. Il existe aussi des combos plus complexes (et plus puissants) qui ne sont pas vraiment secrets et que l’on vous dévoilera vite si vous prenez le temps de converser avec les PNJs du jeu.</p><p>C’est à la fois très simple, et étonnamment profond une fois maîtrisé. De plus, toujours dans une vibe <em>Pokémon</em>, les <em>chips</em> sont au nombre de 176, et les attraper tous(TM) relèvera de la corvée, mais permettra à un joueur créatif d’enchaîner des combos très intéressants, tant les effets sont variés: attaquer avec des pistolets, des épées, des grenades, se défendre avec des boucliers, poser des mines sur le terrain adverse, ou l’inonder d’une vague, ou de flammes qui se baladeront au hasard. Même si j’ai personnellement suivi la logique du “la meilleure défense c’est d’attaquer à balle”, l’achievement qui m’a demandé d’obtenir TOUS les <em>chips</em> m’a permis de tous les découvrir et de lire leurs effets très variés.</p><p>En 2023, le jeu est ressorti dans <wiki page="Mega Man Battle Network Legacy Collection">une collection de tous les jeux de la série</wiki>. Apparemment, celle-ci n’inclut pas d’option de <em>fast-forward</em>. Si vous voulez découvrir cet OVNI étrange mais très intéressant, préférez jouer sur un émulateur qui vous permettra d’accélérer vos déplacements.</p><hr /><div class="footnotes" role="doc-endnotes"><ol><li id="fn:1"><p>Du nom de <a href="https://gbadev.org/developers.php?author=302">BoycottAdvance</a>, cet émulateur est surtout notable car son auteur, <em>Julien Frelat</em>, est français! <a href="#fnref:1" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:2"><p>Et que <em>Hikari</em> soit le nom du créateur du <em>Mega Man</em> de la série originale. <a href="#fnref:2" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:3"><p>Oui, <em>Roll</em> est la soeur de <em>Mega Man</em> dans la série originale, oui je sais. <a href="#fnref:3" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:4"><p>Et d’ailleurs, rendons à César ce qui est à César: son concepteur est <wiki>Keiji Inafune</wiki>. Comme quoi, j’ai du mal avec le melon du gars, mais je sais reconnaître ses réussites! <a href="#fnref:4" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p></ol></div>]]></content> <author> <name>Arnaud 'red' Rouyer</name> </author> <category term="🎮 Jeux vidéo" /> <summary>La Game Boy Advance est une sorte de console de coeur pour moi. N’ayant pas eu de console avant une génération ultérieure, seule l’émulation me permettait de jouer à des jeux sur consoles. En général, vu la performance, je ne pouvais jouer correctement qu’à des consoles dépassées, et mon dévolu s’était porté sur la Super Nintendo. Mais surtout, en 2001, alors que la portable de Nintendo venait ...</summary> </entry> <entry><title>🎮 Another World</title><link href="https://blog.dreamleaves.org/posts/another-world/" rel="alternate" type="text/html" title="🎮 Another World" /><published>2026-06-23T19:36:13+02:00</published> <updated>2026-06-23T19:36:13+02:00</updated> <id>https://blog.dreamleaves.org/posts/another-world/</id> <content type="html"><![CDATA[<p>J’ai déjà <a href="/posts/eric-chahi-welcome-to-another-world/">parlé ici d’Éric Chahi</a> et de l’admiration que je lui porte, mais je n’ai que peu parlé de son jeu. Je l’ai longtemps piraté à gauche à droite, surtout entre le PC et la Super Nintendo, avant d’enfin l’acheter…sur PS3. Oui, tout arrive.</p><p>Depuis peu, j’ai sombré dans la drogue des <a href="https://retroachievements.org/user/JoshLeaves">RetroAchievements</a>, qui sont pratiques pour me donner des sortes de “directions” pour jouer à des jeux lorsque je fais une pause entre deux séances d’écriture de code. Et parmi elles, j’ai donc relancé ce monument afin d’en récupérer <a href="https://retroachievements.org/game/1081">tous les achievements</a>.</p><h1 id="out-of-this-world">Out of This World</h1><p>Vu qu’il existait déjà un soap opera portant ce nom<sup id="fnref:1"><a href="#fn:1" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">1</a></sup>, l’éditeur de l’époque choisit de renommer le jeu <strong>Out of This World</strong>, ce qui sera donc le nom de cette version sur <em>Super Nintendo</em>. En dehors de ce titre inattendu pour le joueur européen, il diffère peu des autres versions: le port de <wiki>Rebecca Heineman</wiki> a “juste” consisté à traduire le code de l’interpréteur, du code assembleur 68K original vers le 65C816<sup id="fnref:2"><a href="#fn:2" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">2</a></sup> de la SNES (qui était aussi le processeur de l’Apple IIGS sur lequel elle travaillait, comme quoi!). Un processus qui n’aura pris <a href="https://fabiensanglard.net/another_world_polygons_SNES/">que 2-3 semaines</a>, et sera surtout ralenti par la “sympathie” de Nintendo envers les petits développeurs/éditeurs étrangers…</p><p>Du fait de la résolution inférieure de la console de salon, celle-ci est bien plus pixelisée, mais au final, le gameplay reste le même.</p><h1 id="press-x-to-win">Press X to win</h1><p>Je n’ai jamais eu d’Amiga, donc je n’ai aucune idée des contrôles des jeux. Sur PC, je garde le souvenir des flèches de direction et des touches <em>Ctrl</em>, <em>Space</em>, <em>Alt.</em>, <em>Esc</em>,.. La manette de la SNES est bien plus standardisée avec son pad directionnel et ses six boutons, ce qui relève du luxe: comme <wiki page="Prince of Persia (jeu vidéo, 1989)">Prince of Persia</wiki>, dont il s’inspire, le jeu n’inclut que deux actions: un saut, et une action.</p><p>Mais contrairement à cet aîné que l’on pourrait l’accuser de plagier, le chef-d’oeuvre d’<wiki>Éric Chahi</wiki> ne se limite pas à ces vues de côté et donne au genre l’une de ses futures caractéristiques: la cinématographie.</p><p>Avant même de jouer au jeu, juste en voyant <yt video="G1EGP2EyWe0">l'intro du jeu</yt>, les joueurs de 1991 (dont j’ai fait partie) ont subi le même shoot dans les yeux que ceux qui ont découvert la cinématique d’intro de <wiki>Final Fantasy VII</wiki> en 1997. Imaginez un peu: notre héros, <em>Lester Chaykin</em>, un chercheur en physique des particules, arrive en Ferrari à son laboratoire souterrain. Arrivé dans son bureau, son ordinateur le scanne, et commente la présence des clés de sa voiture dans ses poches. Assis devant un écran futuriste doté de profondeur, il lance l’expérience: on va accélérer des particules pour créer de l’antimatière. Et tandis qu’il savoure une (dernière) bière assis à son bureau, et que les particules s’accélèrent, la foudre tombe sur le labo, interagit avec les particules, et… désintègre totalement le bureau, ne laissant plus place qu’à un trou béant.</p><h1 id="je-rêvais-dun-autre-monde">Je rêvais d’un autre monde</h1><p>L’arrivée est brutale: le bureau, et <em>Lester</em> se matérialisent au milieu d’un bassin. Rien à l’écran n’indique au joueur qu’il a le contrôle, et il découvrira vite la première des <yt video="J-kLCg0zyjI">nombreuses</yt> morts du jeu: attrapé par les tentacules d’animaux qui vivent au fond de ce bassin.</p><p>Car oui, dans cet autre monde, (presque) TOUT veut vous tuer: dans ce premier niveau, avant même que <em>Lester</em> ne découvre une trace de vie intelligente, il sera confronté à des animaux sous-marins dont on ne verra que les tentacules (qui peuvent aussi l’attraper s’il reste trop près du bassin), des limaces aux dards empoisonnés qui perceront son jean, ou une espèce de taureau aux crocs acérés.</p><p>À la fin de ce premier niveau, on découvrira une forme de vie intelligente, tout aussi peu amicale envers le joueur, et à l’architecture étrangement rustique pour une culture qui maîtrise les technologies des lasers désintégrateurs, des boucliers laser, des ascenseurs anti-gravité, une énergie analogue à l’électricité et l’éclairage,… De cette société étrange, à l’apparence humanoïde presque troglodyte, seul son compagnon de cellule l’aidera dans sa fuite, dans une relation très réaliste, qui se raconte et évolue sans dialogues.</p><p>L’aventure n’est pas longue. Un <yt video="sDMjDOEDsTw">speedrun</yt> se termine en moins de dix minutes, et n’abuse que de quelques bugs. La durée viendra surtout des multiples morts du joueur qui le mèneront à recommencer certaines séquences. Parfois aussi de la difficulté à déterminer de l’ordre précis des actions à effectuer, même si le joueur bloqué trouvera forcément la solution à un moment. Afin de ne pas lasser le joueur, entre deux séquences de plate-formes, des séquences proposeront des gameplays différents: du shooting, une fuite à travers des égouts, une conduite de tank,…</p><p>Ce jeu a trente-cinq ans, et même ses versions pixelisées n’ont pas pris une ride. Clairement, un jeu auquel tout le monde doit jouer. Vous pouvez même y jouer <a href="https://www.emaxilde.net/assets/games/another-world/another-world.html">dans votre navigateur</a>: vous n’avez plus d’excuses.</p><hr /><div class="footnotes" role="doc-endnotes"><ol><li id="fn:1"><p>Un <wiki page="Another World (série télévisée)">feuilleton</wiki> qui durera de 1964 à 1999. <a href="#fnref:1" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:2"><p>Un processeur assez bordélique avec lequel je m’amuse en ce moment sur <a href="https://tech.dreamleaves.org/posts/romhacking-with-ghidra-part-1-loading-snes-roms/">Ghidra</a>. <a href="#fnref:2" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p></ol></div>]]></content> <author> <name>Arnaud 'red' Rouyer</name> </author> <category term="🎮 Jeux vidéo" /> <summary>J’ai déjà parlé ici d’Éric Chahi et de l’admiration que je lui porte, mais je n’ai que peu parlé de son jeu. Je l’ai longtemps piraté à gauche à droite, surtout entre le PC et la Super Nintendo, avant d’enfin l’acheter…sur PS3. Oui, tout arrive. Depuis peu, j’ai sombré dans la drogue des RetroAchievements, qui sont pratiques pour me donner des sortes de “directions” pour jouer à des jeux lorsq...</summary> </entry> <entry><title>📺 Le Maître du Zodiaque</title><link href="https://blog.dreamleaves.org/posts/le-maitre-du-zodiaque/" rel="alternate" type="text/html" title="📺 Le Maître du Zodiaque" /><published>2026-06-21T12:34:52+02:00</published> <updated>2026-06-21T12:34:52+02:00</updated> <id>https://blog.dreamleaves.org/posts/le-maitre-du-zodiaque/</id> <content type="html"><![CDATA[<p>Après <a href="/posts/zodiaque/">une première série pas ouf’</a>, on prend les mêmes et on recommence. Toutes les promesses de la fin de la première sont foutues en l’air. Le mariage d’<em>Esther</em> et <em>Antoine</em>? Poubelle. La résolution des crimes? Poubelle. À force de vouloir faire dans la surenchère, j’ai l’impression que sur le modèle d’une <wiki page="Fast and Furious (série de films)">autre saga célèbre</wiki>, cet épisode aurait pu avoir un nom bien plus punchy…</p><h1 id="2-maître-2-zodiaque">2 Maître 2 Zodiaque</h1><p>Deux ans plus tard, <em>Esther</em> revient en France pour le procès de <em>Mathias</em>, le tueur de la série précédente (qui est aussi son jumeau et plus ou moins son ex). Pour bien donner du cachet à sa nouvelle vie, la série prend quelques minutes pour qu’elle exhibe son superbe accent anglais dans le bureau du FBI, à Philadelphie. Je sais plus vraiment ce qu’elle faisait dans la première série, mais là, son expérience à lire l’horoscope a fait d’elle la meilleure consultante en “astro-criminologie” du célèbre bureau américain, et tous ses collègues ne peuvent s’empêcher de la congratuler dans ce grand open-space que l’on jurerait pompé sur une autre série<sup id="fnref:1"><a href="#fn:1" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">1</a></sup>.</p><p>Arrivée à Marseille, les ennuis pleuvent: sa mère est <em>dead</em>, il y a une nouvelle famille dans l’histoire<sup id="fnref:2"><a href="#fn:2" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">2</a></sup>, il y a même un nouveau tueur dans la nature, de nouveaux flics, et un nouveau mystère, des fois que le premier n’ait pas été assez cryptique. Mieux que ça en fait: toutes les explications (et donc les mobiles) de la première série sont réécrites.</p><p>Oubliez la vengeance! Cette fois-ci, il y a carrément une société secrète du “Zodiaque” dont le but est de créer des esprits faciles à manipuler, sans que leur mobile ne soit vraiment expliqué. Et vu qu’il en faut toujours plus, on a aussi un nouveau tueur solitaire.</p><p>Très vite, on se perd entre ce que cette suite reprend de la première série, ce qu’elle crée, ce qu’elle réinvente, et ce qu’elle sort ouvertement de son cul. Je m’y perds, mais je reste bon public, car je suis faible face au sourire de la star principale, et la nostalgie aide. Dans la <wiki page="Zodiaque (mini-série, 2026)">suite de 2026</wiki>, le cast original est parti en vacances, et le nouveau cast est uniquement lié à l’intrigue par une infinie quantité de “au fait, on vous a pas dit, mais…”. Après deux épisodes, j’ai décidé de laisser tomber, et laisser cette saga là où elle aurait dû rester: dans le passé.</p><hr /><div class="footnotes" role="doc-endnotes"><ol><li id="fn:1"><p>Le premier nom qui me vient en tête est <wiki>Les Cordier, juge et flic</wiki>, mais je me trompe sûrement. <a href="#fnref:1" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:2"><p>Utile, vu que la première a été décimée! <a href="#fnref:2" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p></ol></div>]]></content> <author> <name>Arnaud 'red' Rouyer</name> </author> <category term="📺 Série TV" /> <summary>Après une première série pas ouf’, on prend les mêmes et on recommence. Toutes les promesses de la fin de la première sont foutues en l’air. Le mariage d’Esther et Antoine? Poubelle. La résolution des crimes? Poubelle. À force de vouloir faire dans la surenchère, j’ai l’impression que sur le modèle d’une autre saga célèbre, cet épisode aurait pu avoir un nom bien plus punchy… 2 Maître 2 Zodiaq...</summary> </entry> <entry><title>🎮 Pocky &amp; Rocky</title><link href="https://blog.dreamleaves.org/posts/pocky-and-rocky/" rel="alternate" type="text/html" title="🎮 Pocky &amp;amp; Rocky" /><published>2026-06-20T14:21:00+02:00</published> <updated>2026-06-20T14:21:00+02:00</updated> <id>https://blog.dreamleaves.org/posts/pocky-and-rocky/</id> <content type="html"><![CDATA[<p>Avec l’avènement du jeu en ligne, le coopératif m’a l’air d’avoir pris du recul, voire d’être tombé en disgrâce. Oh, bien sûr, la coopération reste au coeur du genre du <wiki>MMORPG</wiki>, mais le plaisir simple d’inviter à la maison pour lui passer la seconde manette et vivre une aventure à deux? Ça m’a vraiment l’air dead.</p><p>La production actuellement pourrait bien changer de direction et revenir aux jeux coopératifs, cela ne m’aiderait pas, vu que je n’ai pas d’amis à inviter chez moi. Toutefois, ces pensées me sont revenues en tête, tandis que je jouais à <wiki>Pocky and Rocky</wiki>.</p><h1 id="tabasser-du-yokai">Tabasser du yokai</h1><p>Le jeu est un bon vieux <wiki page="Cat%C3%A9gorie:Run_and_gun">Run &amp;amp; Gun</wiki>, où le premier joueur incarnera <em>Pocky</em>, une jeune <wiki page="Miko (shintoïsme)">Miko</wiki>, tandis que le second joueur incarnera <em>Rocky</em>, un <wiki>tanuki</wiki> facétieux. Il faudra traverser sept niveaux, tous ancrés dans la mythologie japonaise<sup id="fnref:1"><a href="#fn:1" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">1</a></sup>, affronter autant de boss et ennemis issus du <wiki>shintoïsme</wiki>, avant d’arriver à l’écran de crédits pour entrer son nom à côté du <em>high score</em>.</p><p>Au-delà de son ambiance, le jeu ne propose malheureusement rien de très neuf: <em>Pocky</em> peut bien gagner des <em>power-ups</em> pour que les projectiles qu’elle tire soient plus dispersés ou plus puissants, mais au-delà de ces évolutions bienvenues, ils sont limités à deux types: des <wiki>o-fuda</wiki><sup id="fnref:2"><a href="#fn:2" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">2</a></sup>, ou des boules de feu. Et je n’ai même pas l’impression qu’en dehors de la direction que prennent les projectiles, il y ait la moindre différence lorsque l’on passe de l’un à l’autre.</p><p>N’ayant pas d’ami sous la main (haha), je n’ai trouvé personne à forcer de voir le gameplay de <em>Rocky</em> pour moi. Ce qui est dommage. Le jeu est court, pas forcément difficile, très agréable à parcourir, et surtout, il rappelle une époque délaissée du <em>gaming</em>, où l’on pouvait inviter quelqu’un à la maison et s’amuser ensemble en quelques minutes…</p><hr /><div class="footnotes" role="doc-endnotes"><ol><li id="fn:1"><p>Dans un univers où les clones de <wiki>Metal Slug</wiki> se ramassent à la pelle, ce changement d’ambiance fait du bien! <a href="#fnref:1" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:2"><p>Une sorte de talisman de papier que les prêtres(ses) shinto sont capables de projeter comme des couteaux dans toutes les oeuvres de fiction où ils apparaissent. <a href="#fnref:2" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p></ol></div>]]></content> <author> <name>Arnaud 'red' Rouyer</name> </author> <category term="🎮 Jeux vidéo" /> <summary>Avec l’avènement du jeu en ligne, le coopératif m’a l’air d’avoir pris du recul, voire d’être tombé en disgrâce. Oh, bien sûr, la coopération reste au coeur du genre du MMORPG, mais le plaisir simple d’inviter à la maison pour lui passer la seconde manette et vivre une aventure à deux? Ça m’a vraiment l’air dead. La production actuellement pourrait bien changer de direction et revenir aux jeux...</summary> </entry> <entry><title>📺 Zodiaque</title><link href="https://blog.dreamleaves.org/posts/zodiaque/" rel="alternate" type="text/html" title="📺 Zodiaque" /><published>2026-06-18T10:26:33+02:00</published> <updated>2026-06-18T10:26:33+02:00</updated> <id>https://blog.dreamleaves.org/posts/zodiaque/</id> <content type="html"><![CDATA[<p>Fut une époque, les <wiki page="Saga de l'été">sagas de l'été</wiki> rythmaient les douces soirées d’été, et la famille se retrouvait devant le grand écran pour suivre ces histoires de familles, et les secrets qu’elles dissimulent, tandis que les mystères ou les corps s’accumulent. Parue en 2004, <wiki page="Zodiaque (mini-série, 2004)">Zodiaque</wiki> n’est pas vraiment ma préférée<sup id="fnref:1"><a href="#fn:1" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">1</a></sup>, mais elle m’a marqué pour plusieurs raisons: la première étant qu’elle se déroule à Marseille<sup id="fnref:2"><a href="#fn:2" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">2</a></sup>, la seconde étant la présence de <wiki>Claire Keim</wiki>, dont le nom occupait mes pensées suite à sa <wiki page="Je ne veux qu'elle">collaboration avec Marc Lavoine</wiki>, et la troisième était qu’elle avait eu droit à <wiki page="Le Maître du Zodiaque">une suite</wiki>.</p><p>Étant donné que, vingt ans plus tard, une <wiki page="Zodiaque (mini-série, 2026)">suite</wiki> était annoncée pour 2026, j’ai eu envie de me replonger dedans.</p><h1 id="le-zodiaque-de-wish">Le Zodiaque de Wish</h1><p>On se retrouve donc à Marseille, où <em>Esther Delaître</em>, notre héroïne, revient pour l’anniversaire de son père, le très riche <em>Gabriel Saint-André</em>, qui a décidé de reconnaître sa paternité, afin de présenter <em>Esther</em> à sa famille. Vont s’ensuivre des meurtres très méchants qui vont commencer par toucher des enfants très innocents, et à chaque fois, un indice est laissé: une espèce de médaillon moche (qui sert de logo à la série), voire même des citations de <wiki>Nostradamus</wiki>.</p><p>Le <wiki>tueur du Zodiaque</wiki><sup id="fnref:3"><a href="#fn:3" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">3</a></sup> avait été nommé ainsi pour l’aspect cryptique de ses meurtres et des messages qu’il laissait. Ce n’est pas le cas ici, notre tueur étant une sorte de euh… un banal <em>serial killer</em> en fait, dont on connaît déjà les prochaines cibles, et dont le mobile est assez évident. Mais afin de rajouter du mystère et du spectacle, on y introduit des pseudos-sciences comme la “criminologie zodiacale”, une sorte de manière de retrouver le criminel en déduisant son thème astral pour déterminer sa date (et heure, minute, et seconde) de naissance.</p><p>À chacune de ces scènes, je ne peux que rêver que surgisse le <wiki>Arnold Schwarzenegger</wiki> de <wiki>Last Action Hero</wiki> pour lâcher cette sublime réplique lorsqu’un personnage lui pointe le coupable du doigt sans donner de raison:</p><blockquote><p><strong>Jack Slater:</strong> Tiens je te donne ma plaque je crois que tu l’as bien méritée. <br /> <strong>Danny Madigan:</strong> Non, non je l’ai pas méritée. <br /> <strong>Jack Slater:</strong> Qu’est-ce que tu racontes ? Grâce à toi cette affaire est résolue. C’est une révolution dans l’histoire de la police criminelle. Quand je pense à toutes ces années que j’ai passées à étudier le comportement humain, la psychologie des terroristes, l’analyse des empreintes, tous ces cours que j’ai suivis sur la filature, la récupération d’otages, la criminologie alors qu’il suffit de se balader au volant d’une voiture et de montrer une maison au hasard en disant “Les méchants sont à l’intérieur !!” <br /> — Arnold Schwarzenegger, Austin O’Brien, <wiki>Last Action Hero</wiki> (1993), écrit par <wiki>John McTiernan</wiki></p></blockquote><p>Non, nous n’aurons pas droit à ce sérieux ici. À la place, un grand enquêteur du FBI qui passait par là arrive, et utilise un petit accent anglais pour donner du crédit à ces thèses fallacieuses. Toutes ces années après, je me demande si cette pseudo-science criminelle a produit le même effet que <wiki page="Incidence des Experts">Les Experts</wiki>.</p><p>Et en réalité, même la série semble se foutre de l’enquête, tant je n’ai pas souvenir d’un seul des indices qui fasse avancer l’enquête. Le seul qui me soit resté en tête, c’est la révélation finale du meurtrier, qui semble tomber comme un cheveu sur la soupe, et dont je ne me souviens même plus si elle n’est pas contredite par les évènements de la série…</p><p>Quant au motif, il traite (comme d’habitude pour ce type de séries…) de la vengeance, mais est tellement tiré par les cheveux qu’il semble plus fonctionner à la magie qu’à la logique…</p><h1 id="lamour-dégoute-et-des-couleurs">L’amour dégoute et des couleurs</h1><p>Histoire de plomber un peu plus l’enquête qui baigne déjà assez dans le conflit d’intérêts vu le passif entre le flic dur-à-cuire mandaté dessus, et la riche famille des <em>Saint-André</em>, <em>Esther</em> couche avec le commissaire <em>Antoine Keller</em> dès le premier épisode. C’est l’occasion d’une séquence de <em>topless</em> en <em>prime time</em> qui a dû égayer beaucoup de soirées familiales, et qui a sûrement titillé le moi adolescent.</p><p>C’est le point de départ d’un très ennuyeux enrobage de l’enquête, où les deux personnages<sup id="fnref:4"><a href="#fn:4" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">4</a></sup> vont s’entre-déchirer tandis que l’enquête avance (ou en tous cas, elle essaie), et en bon précurseur du “Edward vs. Jacob” de <wiki page="Twilight (série de films)">la saga Twilight</wiki>, un triangle amoureux s’installe avec un personnage qui n’a vraiment rien à foutre dans cette série, si ce n’est de servir de sommet <em>bad boy</em><sup id="fnref:5"><a href="#fn:5" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">5</a></sup> du triangle. Mais à part être là pour meubler entre deux crimes, cette relation ne sert vraiment à rien…</p><p>À la fin, après cinq épisodes à supporter des personnages en surjeu constant, et après un faux cliffhanger, la série promet une résolution au crime, une fin, et un amour éternel. Surprise: aucune de ces trois promesses ne sera tenue. Mais bon, c’est un spectacle d’été, à regarder en famille, après une journée épuisante à la plage, au moment où toute la fratrie se succède sous la douche pour laver le sel collé à la peau. C’est pas fou, mais c’est associé à de jolis souvenirs…</p><hr /><div class="footnotes" role="doc-endnotes"><ol><li id="fn:1"><p>Ma préférence allant à celle diffusée deux ans plus tôt: <wiki>L'Été rouge</wiki>. <a href="#fnref:1" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:2"><p>Avec, de manière très comique, des plans du <wiki>Palais du Pharo</wiki> employés pour situer les bureaux personnels de la (très riche) famille de la série. <a href="#fnref:2" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:3"><p>Qui est d’ailleurs évoqué dans la série. <a href="#fnref:3" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:4"><p>Dont les deux acteurs ont une différence d’âge de SEULEMENT 28 ans… <a href="#fnref:4" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:5"><p>Ce qui rejoint l’écriture de <wiki>L'Été rouge</wiki>: le mâle toxique est forcément le méchant. <a href="#fnref:5" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p></ol></div>]]></content> <author> <name>Arnaud 'red' Rouyer</name> </author> <category term="📺 Série TV" /> <summary>Fut une époque, les sagas de l'été rythmaient les douces soirées d’été, et la famille se retrouvait devant le grand écran pour suivre ces histoires de familles, et les secrets qu’elles dissimulent, tandis que les mystères ou les corps s’accumulent. Parue en 2004, Zodiaque n’est pas vraiment ma préférée1, mais elle m’a marqué pour plusieurs raisons: la première étant qu’elle se déroule à Marseil...</summary> </entry> <entry><title>🎮 Terranigma</title><link href="https://blog.dreamleaves.org/posts/terranigma/" rel="alternate" type="text/html" title="🎮 Terranigma" /><published>2026-06-18T06:12:59+02:00</published> <updated>2026-06-18T06:12:59+02:00</updated> <id>https://blog.dreamleaves.org/posts/terranigma/</id> <content type="html"><![CDATA[<p>Fut une époque, l’émulation était à son <em>prime</em>, <wiki>ZSNES</wiki> tournait sur n’importe quelle machine dotée d’un processeur <wiki page="Intel Pentium">Pentium</wiki>, et j’avais beaucoup de temps libre pour lancer plein de jeux. Oui, “lancer”, donc pas forcément “terminer”. Et <wiki>Terranigma</wiki> fait partie de ceux-ci, auxquels j’ai joué une dizaine d’heures, que j’ai abandonnés, dont j’ai perdu ma sauvegarde, etc… Et puis, même si son titre ne l’indique pas, ce jeu est le troisième d’une trilogie (non-officielle) de <wiki page="Quintet (entreprise)">Quintet</wiki><sup id="fnref:1"><a href="#fn:1" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">1</a></sup>, et je n’ai pas terminé les deux premiers non plus.</p><p>Mais tout comme la création du monde est une suite de surprises et de hasards qui ont mené à la vie, je suis moi-même tout à fait capable de surprises, de lancer un jeu sans rien prévoir, et de le terminer…</p><h1 id="aux-origines-du-monde">Aux origines du monde</h1><p>Les premières heures de <strong>Terranigma</strong> sont très cryptiques: on découvre <em>Ark</em> qui vit une vie paisible avec son amie d’enfance <em>Célina</em><sup id="fnref:2"><a href="#fn:2" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">2</a></sup> dans leur petit village isolé au milieu d’une forêt et sans aucune ouverture sur un monde extérieur. Comme dans tout bon RPG, il ne faudra que cinq minutes au joueur pour briser cette tranquillité et réveiller une malédiction enfermée au sous-sol de la maison du sage du village, et ce dernier l’enverra dans une quête pour lever la malédiction qui a pétrifié tous les habitants…</p><p>C’est là que le jeu assène au joueur son premier <em>money shot</em> lorsqu’il découvre la carte du monde. Si à l’époque, sur la console, il était de rigueur que celle-ci soit représentée sous une vue aérienne oblique, afin de simuler une pseudo-3D, ce jeu va un peu plus loin, en enroulant la carte autour de l’écran, donnant au joueur l’illusion de naviguer à l’intérieur de la planète.</p><p><img src="2026-06-18-terranigma-pentacle.jpg" alt="&amp;quot;Ark a restauré un nouveau continent.&amp;quot;" class="right" w="241" h="156" /></p><p>Les cinq tours qui servent de donjons à ce monde intérieur se terminent toutes dans une salle au pentacle totalement cryptique, où le joueur est informé de la restauration de l’un des cinq continents du monde qu’il connaît. Une fois la dernière tour vaincue, <em>Ark</em> et le joueur sont informés que ce monde étrange aux mers de lave et aux montagnes faites de cristal, n’est que l’envers du monde de la surface, et qu’à présent, il faut développer celui-ci pour ramener la vie sur terre.</p><h1 id="cest-lhistoire-de-la-vie">C’est l’histoire de la vie</h1><p>Après avoir laissé derrière lui <em>Célina</em> et les villageois revenus à la vie, <em>Ark</em> saute donc dans une crevasse qui le mène à la surface du monde. Si le jeu nous évite de <wiki page="EVO: Search for Eden">passer par l'étape de la vie marine</wiki>, on n’en est pas loin: <em>Ark</em> doit sauver le règne animal qui est déjà menacé par les minions du (futur) boss final. C’est un passage assez court mais très touchant, qui rappelle un peu le (futur) premier donjon de <wiki page="The Legend of Zelda: Ocarina of Time">Ocarina of Time</wiki>: on sent la volonté de présenter un environnement très proche de la nature.</p><p>Le jeu décrit sans fard la dure réalité de l’évolution: certaines espèces se battent, et d’autres s’éteignent sous les regards impuissants d’<em>Ark</em> et du joueur, qui ne peuvent qu’aller de l’avant.</p><h1 id="human-after-all">Human after all</h1><p><img src="2026-06-18-terranigma-club.jpg" alt="&amp;quot;Un million d'euros la minute&amp;quot;" class="right" w="241" h="156" /></p><p>Lorsqu’enfin l’humanité s’éveille, le troisième, et plus gros, chapitre du jeu s’ouvre. C’est une séquence assez étrange et bourrée d’anachronismes: on doit donc accompagner une princesse ressemblant fortement à <em>Célina</em> sur un bateau à la découverte d’un New York qui n’est qu’un village, mais abrite déjà un skateboarder, tandis qu’au même moment la ville de Néo-Tokyo est déjà urbanisée, et possède un magasin de ramens, une pharmacie, et les locaux des développeurs du jeu, lesquels ont même une note vous indiquant le numéro de téléphone du (défunt) Club Nintendo.</p><p>C’est un gloubiboulga très étrange, mais aussi très plaisant à naviguer. Tandis que certaines villes seront encore des hameaux (ou pourront se développer selon les actions du joueur), d’autres inventeront (toujours grâce au joueur) l’électricité, l’aviation, ou même les sectes<sup id="fnref:3"><a href="#fn:3" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">3</a></sup>.</p><p>Tout ce travail pour mener l’humanité vers son évolution mènera vite à la découverte du boss final, qui est encore une figure divine et maléfique, comme quoi l’idée qu’un bon RPG japonais mène toujours à défoncer Dieu ne sort pas de nulle part. C’est malheureusement le moment où le jeu donne l’impression d’avoir été bâclé au niveau du scénario, et conformément à un cliché classique du RPG<sup id="fnref:4"><a href="#fn:4" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">4</a></sup>, on découvrira qu’<em>Ark</em> et le joueur ont été manipulés depuis le début du jeu… Le jeu s’emmêle un peu les pinceaux, remplace un personnage (qui s’avère être un traître) par un autre (qui est le même, mais est cette fois un allié),… C’est assez confus, et heureusement, le boss final n’est pas loin. La fin est très poétique et a fait couler autant d’encre que de larmes depuis.</p><p>En 2022, pour fêter les 27 ans du jeu, <wiki lang="en">Kamui Fujiwara</wiki>, l’artiste original du jeu, a publié <yt video="FSwNryI7Az0">une animation</yt> utilisant des artworks pour retracer les évènements importants du jeu, avec un grand focus sur la relation entre <em>Ark</em> et <em>Célina</em>, et un petit moment pour chaque boss, personnage, ou lieu qui rythme l’aventure. Même en la regardant cinq minutes après avoir terminé l’aventure, je ne peux m’empêcher d’être pris d’un petit pincement au coeur, à la manière d’un bon livre que l’on ne veut pas terminer pour que l’histoire continue… Ah, vraiment, quel grand jeu.</p><hr /><div class="footnotes" role="doc-endnotes"><ol><li id="fn:1"><p>Les deux premiers épisodes, aussi sur <wiki>Super Nintendo</wiki>, étant <wiki>Soul Blazer</wiki> et <wiki>Illusion of Time</wiki>. <a href="#fnref:1" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:2"><p>Laquelle porte le nom de “Elle” dans le jeu original. <a href="#fnref:2" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:3"><p>Celle-ci se trouve en Russie d’ailleurs, quel jeu visionnaire. <a href="#fnref:3" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:4"><p>La règle 168 de <a href="https://project-apollo.net/text/rpg.html">la grande liste des clichés de RPG</a> indique qu’il est possible que la quête du héros soit en réalité une manipulation des méchants pour accomplir leur plan secret <a href="#fnref:4" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p></ol></div>]]></content> <author> <name>Arnaud 'red' Rouyer</name> </author> <category term="🎮 Jeux vidéo" /> <summary>Fut une époque, l’émulation était à son prime, ZSNES tournait sur n’importe quelle machine dotée d’un processeur Pentium, et j’avais beaucoup de temps libre pour lancer plein de jeux. Oui, “lancer”, donc pas forcément “terminer”. Et Terranigma fait partie de ceux-ci, auxquels j’ai joué une dizaine d’heures, que j’ai abandonnés, dont j’ai perdu ma sauvegarde, etc… Et puis, même si son titre ne l...</summary> </entry> <entry><title>📺 Kim Kong</title><link href="https://blog.dreamleaves.org/posts/kim-kong/" rel="alternate" type="text/html" title="📺 Kim Kong" /><published>2026-06-16T00:38:53+02:00</published> <updated>2026-06-16T00:38:53+02:00</updated> <id>https://blog.dreamleaves.org/posts/kim-kong/</id> <content type="html"><![CDATA[<p>Le 15 mars 2026, <wiki>Bruno Salomone</wiki> nous quittait. En parcourant sa page Wikipédia, et celles liées à ses confrères de la bande des <wiki>Nous Ç Nous</wiki>, je découvrais celle de <wiki>Manu Joucla</wiki>, et une mini-série en trois épisodes au titre étrange attirait mon attention: <strong>Kim Kong</strong>.</p><p>Le pitch s’inspire <wiki page="Enlèvement de Shin Sang-ok et Choi Eun-hee">d'évènements réels</wiki> pour présenter un réalisateur de films d’action, enlevé par un dirigeant asiatique, qui lui demande un remake de <wiki>King Kong</wiki> à la gloire de son régime.</p><h1 id="toute-ressemblance-avec-des-personnages">Toute ressemblance avec des personnages…</h1><p>Dès le premier épisode, tout, dans les décors, les déboires, les personnages, les prénoms, les dialogues,… est fait pour induire le spectateur dans une certaine lecture: clairement, nous sommes dans <wiki page="Corée du Nord">la meilleure des Corées</wiki>! La série installe son ambiance avec une certaine virtuosité et il est difficile de ne pas y croire, ni d’être happé.</p><p>Ce n’est qu’au milieu du second épisode que je suis distrait une demi-seconde, et mon cerveau reprend le dessus et fait les liens nécessaires: un personnage vient de dire <ruby>你好<rt>Ni Hao</rt></ruby>, et le panneau qui vient juste de passer à l’écran est écrit en <wiki>Hanzi</wiki>, pas en <wiki>Hangeul</wiki>,… Cette scène, si bien tournée que j’y croyais, représente en réalité la (ou a été tournée en) <wiki>Chine</wiki>!</p><p>Je n’ai aucune idée de ce qui a suscité le choix de cette représentation. Est-ce là un désir expressif du réalisateur? Refus de sombrer dans la même facilité parodique que <wiki page="L'Interview qui tue !">The Interview</wiki>? Facilité de tournage pour avoir une équipe asiatique qui parle une langue commune sans être comprise par le spectateur et le personnage principal?</p><p>Peut-être n’est-ce au final qu’une coïncidence, mais je l’adore et le trouve très représentatif du pouvoir de la cinématographie, et même du propos de cette série: le cinéma a un pouvoir de mensonge qui lui permet de raconter des histoires et véhiculer des idées. Ainsi, un <wiki>Kim Jong-un</wiki> pourrait être joué par un acteur chinois, et pourtant je croirais quand même le vrai capable de tout cela!</p><h1 id="ce-film-est-mon-film">Ce film est mon film</h1><p>L’autre pan de la création cinématographique, c’est vraiment la gestation d’un objet. Je ne sais pas pourquoi, mais je pense spécifiquement à <wiki page="Steven Spielberg">Spielberg</wiki> quand j’entends ça. Notre réalisateur local, <em>Mathieu Stannis</em>, n’a rien de tout cela, il me ferait même plutôt penser à <wiki>Louis Leterrier</wiki>, entre son apparence et sa filmographie<sup id="fnref:1"><a href="#fn:1" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">1</a></sup>.</p><p>D’abord courroucé et prêt à tout pour s’enfuir, quitte à bâcler le film, il va vite trouver dans ce régime totalitaire la liberté artistique qu’il lui manquait pour retrouver le plaisir de créer, arrivant à une situation ubuesque où il préférera rester coincé plutôt que de s’enfuir, afin de s’assurer que son film soit achevé selon sa vision.</p><p>On se rapproche alors un peu plus de <wiki>George Lucas</wiki>, et du fossé qui sépare ses films du début, des plus récents, où plus personne n’ose le contredire, ni lui refuser un budget. Confronté aux privations du régime, au manque de moyens et de talents,… <em>Mathieu</em> retrouve le plaisir de redoubler d’ingéniosité pour créer le spectacle qu’il a l’intention de partager au public.</p><p>Bien sûr, le réel le rattrape vite, et si le régime aime le cinéma, il préfère quand même la soumission. La mini-série s’achève d’une manière très réaliste, qui ne sombre ni dans le misérabilisme, ni dans un optimisme ridicule. La parenthèse de création de <em>Mathieu</em> se referme, il retourne au cinéma, et la série se termine, comme si elle avait été un documentaire. Ce qu’est cette série, en soi: le cinéma est un art du mensonge et de la passion créatrice.</p><hr /><div class="footnotes" role="doc-endnotes"><ol><li id="fn:1"><p>Cocorico! Les deux derniers épisodes de la saga <wiki page="Fast and Furious (série de films)">Fast and Furious</wiki> sont réalisés par un Français! <a href="#fnref:1" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p></ol></div>]]></content> <author> <name>Arnaud 'red' Rouyer</name> </author> <category term="📺 Série TV" /> <summary>Le 15 mars 2026, Bruno Salomone nous quittait. En parcourant sa page Wikipédia, et celles liées à ses confrères de la bande des Nous Ç Nous, je découvrais celle de Manu Joucla, et une mini-série en trois épisodes au titre étrange attirait mon attention: Kim Kong. Le pitch s’inspire d'évènements réels pour présenter un réalisateur de films d’action, enlevé par un dirigeant asiatique, qui lui de...</summary> </entry> <entry><title>🎮 Constance</title><link href="https://blog.dreamleaves.org/posts/constance/" rel="alternate" type="text/html" title="🎮 Constance" /><published>2026-06-15T00:11:42+02:00</published> <updated>2026-06-15T00:11:42+02:00</updated> <id>https://blog.dreamleaves.org/posts/constance/</id> <content type="html"><![CDATA[<p>Parler de santé mentale dans le jeu vidéo n’est pas neuf. Toutefois, si l’idée de l’état mental du personnage jouable était courante, <wiki page="Eternal Darkness: Sanity's Requiem">les jeux inspirés des oeuvres de Lovecraft</wiki> jouant déjà sur cette métrique, et <wiki>Silent Hill 2</wiki> devenant le mètre étalon du personnage confronté à son deuil, l’état mental ne semblait jamais assez mis en avant comme une caractéristique du personnage.</p><p>Donc, rendons à <wiki>Zoë Quinn</wiki> ce qui lui est dû: son jeu <wiki>Depression Quest</wiki> de 2013, devenu malgré lui <wiki page="Controverse du Gamergate">le point de départ d'une rupture dans le monde du jeu vidéo</wiki>, était bien l’un des premiers à traiter frontalement du sujet. Cela ne l’exempt pourtant pas d’un certain type de critiques qui est souvent revenu à l’époque<sup id="fnref:1"><a href="#fn:1" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">1</a></sup> et a entaché d’autres jeux: le jeu prenait plus de temps à parler du sujet de la dépression qu’à être jouable.</p><p>Ce qui devient vite un problème lorsque l’on parle d’un jeu vidéo.</p><h1 id="ouimais-si-lon-joue">Oui…mais si l’on joue?</h1><p>Les gens utilisent souvent la critique de “pas de politique dans mon X” pour décrire certaines oeuvres. J’ai découvert il y a peu l’avis du twittos <a href="https://x.com/Hazukashi1">HZK</a> à ce sujet, et je dois dire que je suis assez d’accord:</p><blockquote><p>Quasiment tous ces films ont un sujet ouvertement politique.</p><p>Lorsqu’on injecte du politique dans l’art, on ne fait pas de l’art, on fait des tracts.</p><p>Et les tracts, c’est souvent ennuyeux. <br /> — <a href="https://x.com/Hazukashi1/status/1609888026846453760">@Hazuakashi1</a>, tweet du 2 Janvier 2023</p></blockquote><blockquote><p>Lorsque vous créez une oeuvre, demandez-vous toujours si elle aurait pu être remplacée par autre chose : par exemple, Apocalypse Now ou le Parrain auraient pu être des opéras.</p><p>Si ce que vous êtes en train de faire pourrait être un tract, faites plutôt un tract. <br /> — <a href="https://x.com/Hazukashi1/status/1609888028641615873">@Hazuakashi1</a>, tweet du 2 Janvier 2023</p></blockquote><p>Le problème n’est donc pas la présence (ou non) de sujets politiques dans une oeuvre, mais si elle est vraiment une oeuvre, ou si elle n’est qu’un banal tract déguisé en oeuvre. C’est ici que le bât blesse, car tous les créateurs de jeux vidéo ne naissent pas égaux en qualité d’écriture, ou en subtilité: tout le monde n’est pas capable de nommer un personnage <em>Sam Porter Bridges</em>, et le rendre cohérent dans la diégèse d’un <wiki page="Death Stranding">monde où il va livrer des colis, et servir de pont entre les gens</wiki><sup id="fnref:2"><a href="#fn:2" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">2</a></sup>.</p><p>Par exemple, lorsqu’en 2019 je jouais à <wiki>Timespinner</wiki>, un <a href="/tags/metroidvania/">Metroidvania</a> dont j’ai immédiatement reconnu les inspirations de <wiki page="Castlevania: Symphony of the Night">Symphony of the Night</wiki> en traversant certaines pièces du jeu, mais dont l’écriture de ces personnages a plutôt relevé de la douche froide, avec une scène qui sert juste à énumérer les minorités sexuelles représentées dans le jeu.</p><p>Mais ce n’est pas un écueil qui attend tous les jeux: il est tout à fait possible de rendre son propos encore plus cohérent en l’exprimant à travers le gameplay, comme ce fut le cas pour <wiki page="Celeste (jeu vidéo)">Céleste</wiki>. Si une blague courante est de dire que le message du jeu est “les personnes trans peuvent faire des doubles sauts”, son propos est en réalité dans la confiance en soi, comment affronter les voix que nous produisons nous-même pour nous rabaisser ou nous décourager face aux difficultés, et comment persévérer malgré tout. Comment puis-je le savoir alors que je n’ai pas souvenir d’un seul des dialogues du jeu? Très simple: tout son gameplay, son level design, ses adversaires, et sa difficulté évolutive<sup id="fnref:3"><a href="#fn:3" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">3</a></sup>, transmettent ce message.</p><p>Bon, et bien <strong>Constance</strong>, ce n’est rien de tout ça.</p><h1 id="la-subtilité-dune-brique">La subtilité d’une brique</h1><p>Quand le jeu commence, l’héroïne est armée d’un pinceau, et tous les pouvoirs tourneront autour de la peinture. Ca donne envie d’en voir plus, d’apprécier encore plus les divers pouvoirs (du genre se transformer en tâche de peinture et se jeter dans le sol ou les murs pour progresser), mais le plaisir de jouer est malheureusement de courte durée…</p><p>À moins de la moitié du jeu, la difficulté subit une courbe implacable, suivant <a href="/posts/shadow-labyrinth/">la mode de certains jeux</a> initiée par une <wiki page="Hollow Knight">nouvelle référence du genre</wiki>, et les boss qui suivent nécessitent des réflexes sans égaux, ou de la triche, pour survivre aux affrontements. Et histoire de s’assurer que la mort soit une punition efficace, chacune d’elles mettra le joueur face à un choix cornélien: reprendre depuis le (souvent lointain) dernier point de sauvegarde, ou reprendre depuis le début de l’écran en cours, mais les ennemis auront désormais gagné en puissance…</p><p>Et pourtant, même avant ça, le jeu vient emmerder le joueur: alors que celui-ci essaie de poursuivre son exploration de ces étranges cavernes, dont l’ambiance semble vraiment pompées sur <strong>Hollow Knight</strong>, il sera interrompu à plusieurs reprises par des séances “dans le monde réel” où il faudra subir le <wiki page="Syndrome d'épuisement professionnel">burnout</wiki> de l’héroïne du monde réel. On aura donc droit à une séquence très chiante où il faudra accomplir plusieurs tâches de bureautique, tandis que des managers donnent des ordres contradictoires sur une app de messagerie, ou bien un rangement de photos dans un album,… Et pour couronner le tout, toutes ces séquences sont pensées pour un jeu à la souris, et manipuler les “mains” virtuelles avec une manette ne fera qu’ajouter à l’ennui.</p><p>Je n’ai rien compris au propos final, à peine que le scénario voulait parler de déprime. C’est bien, mais ça ne fait pas un bon jeu vidéo…</p><hr /><div class="footnotes" role="doc-endnotes"><ol><li id="fn:1"><p>Je n’ai jamais joué à ce jeu, uniquement car le gameplay (ou plutôt son absence) ne m’a jamais intéressé. C’est aussi pour ça que vous ne me verrez jamais jouer à <wiki>Steins;Gate</wiki>. <a href="#fnref:1" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:2"><p>Je reste cependant conscient que l’écriture de <wiki>Hideo Kojima</wiki> est vraiment un style que l’on peut aussi aimer que haïr. <a href="#fnref:2" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:3"><p>Pour moi qui ne me considère pas comme particulièrement doué, c’était un réel plaisir de bloquer sur certains écrans, comprendre leurs mécaniques, et pouvoir les passer après quelques essais mieux ajustés. <a href="#fnref:3" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p></ol></div>]]></content> <author> <name>Arnaud 'red' Rouyer</name> </author> <category term="🎮 Jeux vidéo" /> <summary>Parler de santé mentale dans le jeu vidéo n’est pas neuf. Toutefois, si l’idée de l’état mental du personnage jouable était courante, les jeux inspirés des oeuvres de Lovecraft jouant déjà sur cette métrique, et Silent Hill 2 devenant le mètre étalon du personnage confronté à son deuil, l’état mental ne semblait jamais assez mis en avant comme une caractéristique du personnage. Donc, rendons à...</summary> </entry> <entry><title>📺 Marry My Husband</title><link href="https://blog.dreamleaves.org/posts/marry-my-husband/" rel="alternate" type="text/html" title="📺 Marry My Husband" /><published>2026-06-14T06:47:29+02:00</published> <updated>2026-06-14T06:47:29+02:00</updated> <id>https://blog.dreamleaves.org/posts/marry-my-husband/</id> <content type="html"><![CDATA[<p>Depuis que je me suis mis aux <a href="/tags/k-drama/">séries coréennes</a>, je découvre rapidement les poncifs du genre. Par exemple, pour les séries japonaises, j’avais catégorisé ça en <em>Medical</em>, <em>Incurable disease</em>, <em>Love affair</em>, <em>Mystery murder</em>, <em>Comedies</em>, et <em>Drama</em><sup id="fnref:1"><a href="#fn:1" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">1</a></sup>. Ici, la série que ma soeur m’a conseillée me présente un nouveau genre: la Vengeance, avec un grand V. Avec tout de même un peu d’amour au milieu: histoire que la série donne aussi des émotions positives au spectateur…</p><h1 id="the-table-basse-en-verre-where-i-died">The table basse en verre where I died</h1><p>À l’inverse de <em>Fox Mulder</em> qui <wiki page="Le Pré où je suis mort">découvre l'endroit où il est mort dans une vie passée</wiki>, la pauvre <em>Kang Ji-Won</em> ne le sait pas, mais elle connaît très bien l’endroit où elle va mourir. Vu qu’elle a un cancer en phase terminale, elle s’attendrait à mourir dans un lit d’hôpital, mais puisqu’un malheur n’arrive jamais seul, il lui suffit de rentrer chez elle pour découvrir que son mari la trompe. Et bien sûr, avec celle qui est sa meilleure amie depuis le lycée: <em>Jeong Su-min</em>.</p><p>Décidément, on n’est qu’à dix minutes dans le premier épisode, et rien ne va, vraiment. Alors quand (enfin!) son mari la pousse, et qu’elle tombe accidentellement à travers la table basse en verre du salon, et meurt sous l’impact<sup id="fnref:2"><a href="#fn:2" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">2</a></sup>, on imagine que son personnage va aller quelque part qui ne baigne pas dans une misère digne des <wiki page="Les Rougon-Macquart">Rougon-Macquart</wiki><sup id="fnref:3"><a href="#fn:3" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">3</a></sup>.</p><p>En l’occurrence, dix ans plus tôt, en 2013, avec tous les souvenirs des dix années qui arrivent. Elle est déjà en couple mais n’est pas encore mariée, personne ne lui a demandé si elle était <em>Charlie</em>, elle est fan de <wiki page="BTS (groupe)">BTS</wiki> avant tout le monde, et si elle casse son PEL pour acheter du Bitcoin et des NFTs de singes, elle pourra peut-être même racheter <em>Twitter</em>. Vous trouvez ça stupide de sa part de vouloir racheter ce réseau social du chaos où ne s’expriment que haine et colère? Vous vous demandez comment quelqu’un pourrait être assez débile pour dédier sa vie à des sentiments négatifs<sup id="fnref:4"><a href="#fn:4" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">4</a></sup>? Vous n’y croyez pas? Vous imaginez que cette occasion de changer le fil de sa vie serait l’occasion d’en vivre une bien plus plaisante et positive?</p><p>Non, non. Oubliez tout ça. Le pardon, c’est pour les psys, les coachs de vie LinkedIn, et les tapettes qui tendent l’autre joue! <em>Ji-Won</em> a déjà choisi à quoi elle consacrera sa nouvelle vie: la vengeance.</p><h1 id="je-te-souhaite-à-ma-pire-ennemie">Je te souhaite à ma pire ennemie</h1><p>Dès sa première journée de boulot dans le passé<sup id="fnref:5"><a href="#fn:5" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">5</a></sup>, elle découvre que même si elle peut modifier le futur, on n’est pas dans une vision causale du temps et des évènements à l’occidentale, mais une vision orientale: c’est le karma qui mène, et si quelqu’un échappe à son destin ou à ses malheurs, alors il faudra qu’une autre personne le vive (ou les subisse!).</p><p>Au diable les conséquences, et même au diable la science, c’est à ce moment-là que la solution se révèle à elle: afin d’échapper à son destin, et notamment à son cancer, il faut qu’elle refile son destin à sa “meilleure amie”. Comment? En lui faisant épouser son futur mari.</p><p>Je ne suis pas certain de la logique, mais vu comment <wiki page="L'Effet papillon (film, 2004)">L'Effet papillon</wiki> se torchait totalement avec ses règles, comment lui en vouloir?</p><h1 id="this-is-the-future-women-want">This is the future women want</h1><p>La série devient donc un <em>power trip</em> totalement démesuré. Il suffira d’une bonne coupe de cheveux, de remplacer ses binocles par des lentilles de contact<sup id="fnref:6"><a href="#fn:6" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">6</a></sup>, et d’une robe qui coûte un mois de loyer<sup id="fnref:7"><a href="#fn:7" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">7</a></sup> pour renverser le rapport de forces, et devenir la femme forte qu’elle a toujours été!</p><p>Bien sûr, la société coréenne est ce qu’elle est, donc sa réussite passera forcément par le capitalisme (symbolisé par sa montée en grade) et l’amour (symbolisé par sa nouvelle relation avec le CEO de sa boite). Histoire qu’elle se sente moins seule, l’entité magique qui régit la série a décidé d’envoyer avec elle dans le passé un mec qui était follement riche (et amoureux d’elle dans sa première vie) afin qu’il puisse tenter sa chance avec elle dans cette vie-là, et lui donner tout le support (et l’amour aussi) dont elle a besoin.</p><p>La série fera donc dans l’escalade: d’abord un croche-patte à la cantine totalement GRATUIT et digne des pires bouchers du football anglais, puis une petite humiliation publique devant l’association des anciens élèves afin de redorer son propre blason, puis lui faire perdre son boulot et la détruire socialement,… à ce moment-là, on n’est qu’à la moitié de la série, et on s’imagine qu’il sera difficile de faire pire, mais rassurez-vous, les écrivains coréens n’ont rien à envier aux écrivains de télénovelas mexicaines, et il sera vite question de familles riches, d’héritages, de mariages arrangés, d’hommes de main peu scrupuleux, de tentatives de meurtres,…</p><p>Même si le plaisir de voir tout cet étalage de puissance de la part de notre <wiki>supercouple</wiki> est très jouissif, on s’interroge quand même sur le besoin de déployer tant d’énergie juste pour se venger. Perso, j’aurais investi dans <a href="https://www.google.com/finance/classic/quote/NVDA:NASDAQ?window=MAX">des actions Nvidia</a> et je me serais acheté une île sur laquelle passer ma retraite à jouer aux jeux vidéos toute la journée en caleçon, mais bon, <em>you do you</em> j’imagine.</p><h1 id="je-nai-aucun-ennemi">Je n’ai aucun ennemi</h1><p>La série assume totalement sa “morale” décomplexée. À peu près au milieu, tandis que le plan titulaire est enfin accompli, et que l’on pourrait en rester là, le “karma” qui régit la série se déploie: le cancer (et la mort, sur une table basse en verre) ne sont pas forcément liés au mari, et ils vont en fait toucher sa gentille collègue de bureau, dont elle devra donc guérir le cancer (quelle chance que son riche amoureux ait investi dans la recherche sur le cancer dès son réveil dans le passé!), et la protéger d’une table en verre (quelle chance que tous les coréens possèdent des clubs de golf chez eux!).</p><p>Tout cela, couplé à ma propre personnalité, m’a mené à voir la série sous un prisme vraiment différent: on n’est plus sur le <em>power trip</em> d’une femme qui a le droit de vouloir se venger<sup id="fnref:8"><a href="#fn:8" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">8</a></sup>, mais sur un cycle de violence qui devient vite démesuré et emporte avec lui bien plus que les protagonistes initiaux.</p><p>Pire encore: même l’antagoniste, passé les premiers épisodes où elle est réduite à “Elle m’a pris mon mari, et il m’a buté” et inspire des envies de vengeance chez le spectateur, devient vite une personne à prendre en pitié plutôt qu’à haïr. Lorsque la relation de ces deux femmes est approfondie, son image de génie du mal s’estompe vite. Bien sûr, il y a BEAUCOUP de toxicité de sa part dans cette amitié, mais il y a quand même une forme d’amour (très malsain) de sa part, même s’il n’est là que comme faire-valoir.</p><p>Tout ceci culmine à mi-série: <em>Su-Min</em> est triste de voir sa meilleure amie <em>Ji-Won</em> la repousser, et elle se jette dans un lac. Bien sûr, notre héroïne plonge pour la sauver (il faut bien que cette salope passe à travers sa table basse en verre elle aussi!), et la série décide clairement que la subtilité, c’est pour la Nouvelle Vague et les critiques des <wiki>Cahiers du cinéma</wiki>. Dans une scène glaçante de beauté, alors que les deux femmes se retrouvent sous l’eau, éclairées par la lueur de la lune, <em>Ji-Won</em> attrape <em>Su-Min</em>, inconsciente, prête à la ramener à la surface… Celle-ci rouvre les yeux, et comme dans tout bon film d’horreur, tente de l’attirer avec elle vers les tréfonds et la mort. Là encore, c’est une manière très facile de créer chez le spectateur le sentiment de haine nécessaire pour rester du côté de notre héroïne mais malheureusement…cette scène est totalement fausse: <em>Su-Min</em> n’est pas <wiki page="Ring (film)">Sadako</wiki>, et même si cet acte était clairement toxique, il n’était qu’une expression d’amour et de désespoir, pas une tentative de double-meurtre bien caché.</p><p>Et…c’est là que je me suis mis à me poser des questions sur la réalité de ce que la série nous présentait.</p><p>Tandis qu’elle continuait de nous présenter des indices et des <em>flashbacks</em> sur le rapport passé des deux amies, <em>Su-Min</em> paraissait de plus en plus comme une amie malsaine mais attachée, tandis que <em>Ji-Won</em> continuait sa vengeance comme la pire des salopes. Ainsi, si pour <em>Ji-Won</em>, le point de départ de ces aventures était bien une tromperie, suivie d’un meurtre conjugal (accidentel), dans cette <em>timeline</em>, pour <em>Su-Min</em>, sa meilleure amie décide soudainement de totalement détruire sa vie sans la moindre raison…</p><p>Ça atteint un tournant absurde dans les derniers épisodes de la série, où <em>Ji-Won</em> s’imagine que pour ré-organiser le destin, elle doit à nouveau séduire cet ex-mari qui est désormais celui de sa meilleure amie. Ce qui n’est pas trop dur tant le personnage est creux! La série voit bien apparaître une VRAIE figure d’antagoniste machiavélique sur sa fin, mais sinon, personne n’a l’air de réellement chercher à faire du mal à l’héroïne. Même le mari trompeur n’est…rien. Il est juste un abruti égoïste, lâche, et profondément stupide, dont le plus grand accomplissement avait été (dans sa première vie) de mettre le grappin sur la fille à lunettes timide et de l’épouser. Même son crime relève davantage de la stupidité que de la préméditation diabolique: s’il l’a bien poussée, il n’avait pas prévu que <em>Ji-Won</em> tombe sur une table basse en verre, provoquant sa mort.</p><p>À la fin de la série, le cancer est guéri, tout le monde trouve l’amour, et les méchants sont punis (prison, folie, et table basse en verre). La série consacre ses dernières minutes à un long traveling à travers la maison de notre (désormais riche) héroïne, avec une belle chambre d’enfants où trônent fièrement les photos de mariage de ses (très riches) parents. Là encore, c’est un peu un aveu d’échec de la série: la solution à ce mariage cheap et malsain était juste…un meilleur mariage avec le mec riche. Mais je ne boude pas mon plaisir: même si l’exhibition de puissance était parfois dure à justifier, je savais où je mettais les pieds, la réalisation était de qualité, et tout ce trip était très jouissif.</p><hr /><div class="footnotes" role="doc-endnotes"><ol><li id="fn:1"><p>Tous sous la forme “<em>X I don’t have time to watch</em>”, la production est bien plus puissante que mon temps d’écran. <a href="#fnref:1" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:2"><p>Ayant déjà fait exploser accidentellement (et à deux reprises!) une bouteille en verre dans ma main, cette mort m’a paru très réaliste. <a href="#fnref:2" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:3"><p>Vingt ans plus tard, je suis toujours traumatisé par <wiki>La Joie de vivre</wiki> qui est la plus ancienne pub mensongère que je connaisse. <a href="#fnref:3" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:4"><p>Apparemment, <wiki page="Liste_des_polémiques_autour_d%27Elon_Musk#Consommation_de_drogues">ce serait la consommation de kétamine</wiki>. <a href="#fnref:4" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:5"><p>On n’oublie pas la place du travail dans la société coréenne, donc elle meurt chez elle pour littéralement ouvrir les yeux sur son lieu de travail. <a href="#fnref:5" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:6"><p>J’ai tenté plus d’une fois d’en porter pour du <wiki>cosplay</wiki>, mais je fais partie des personnes dont les yeux se ferment par réflexe dès qu’on en approche quoi que ce soit, ce qui m’a totalement sorti de la série. <a href="#fnref:6" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:7"><p>Pour les curieux: <a href="https://editorialist.com/p/proenza-schouler-crepe-jersey-ruched-dress/"><em>Crepe Jersey Ruched Dress</em> de <strong>Proenza Schouler</strong></a>. Prévenez-moi si vous en trouvez une pas chère, thx. <a href="#fnref:7" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:8"><p>Et… <wiki site="wikiquote" page="Kill Bill">dont les ennemis méritent de mourir. Mais cela dit, elle aussi.</wiki> <a href="#fnref:8" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p></ol></div>]]></content> <author> <name>Arnaud 'red' Rouyer</name> </author> <category term="📺 Série TV" /> <summary>Depuis que je me suis mis aux séries coréennes, je découvre rapidement les poncifs du genre. Par exemple, pour les séries japonaises, j’avais catégorisé ça en Medical, Incurable disease, Love affair, Mystery murder, Comedies, et Drama1. Ici, la série que ma soeur m’a conseillée me présente un nouveau genre: la Vengeance, avec un grand V. Avec tout de même un peu d’amour au milieu: histoire que ...</summary> </entry> <entry><title>🎮 Wario Land II</title><link href="https://blog.dreamleaves.org/posts/wario-land-ii/" rel="alternate" type="text/html" title="🎮 Wario Land II" /><published>2026-06-07T23:26:52+02:00</published> <updated>2026-06-07T23:26:52+02:00</updated> <id>https://blog.dreamleaves.org/posts/wario-land-ii/</id> <content type="html"><![CDATA[<p>Mon premier contact avec ce jeu est venu d’un magazine de soluces acheté à l’époque. Même si <a href="/posts/adieu-ma-portable/">je n’avais pas de console</a>, j’émulais déjà la GameBoy, donc j’appréciais de lire les magazines. Ainsi, dans l’un d’eux, après le Pokédex complet, et la solution de <wiki>The Legend of Zelda: Link's Awakening DX</wiki>, il y avait la solution de <wiki>Wario Land II</wiki>.</p><p>J’ai encore le souvenir, très particulier, du premier secret du jeu: alors que le chateau de notre héros était cambriolé par les ennemis du jeu, que ceux-ci laissaient couler les robinets, et que le réveil anthropomorphique sonnait, il suffisait de…ne pas se réveiller. Les cambrioleurs venaient ainsi prendre notre héros endormi et le jetaient hors de chez lui, le mettant alors sur la piste d’une nouvelle aventure…</p><h1 id="la-carte-du-temps">La carte du temps</h1><p>Les précédents jeux de la série <em>Land</em><sup id="fnref:1"><a href="#fn:1" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">1</a></sup> utilisaient le principe des niveaux accessibles sur une carte du monde, un concept hérité de <wiki>Super Mario Bros. 3</wiki>. Généralement, cette carte se présente comme une unité de lieu, où les embranchements mènent à différentes zones.</p><p>Ici, la carte se présente comme une timeline linéaire, et capable de brancher (mais aussi se rejoindre), selon la direction que notre héros donnera à son aventure. Si la première branche semble vraiment intégrée à l’histoire, je suis plus partagé sur les autres, dont mon seul souvenir se limite à “Il faut juste trouver le passage secret”.</p><p>Certains sont vraiment retors, et d’autres sont très agréables à découvrir, le jeu se présentant comme une suite de puzzles à résoudre, entre la configuration de l’environnement et les ennemis présents. Comme toujours, <em>Wario</em> est immortel, et la plupart des afflictions que les ennemis peuvent lui infliger se révèleront être des moyens de découvrir de nouvelles zones. Wario se fait écraser? Il pourra planer jusqu’à cette petite ouverture dans le mur d’en face. Enflammé? Il pourra brûler certains murs.</p><p>Tous ces éléments font de chaque écran une mini-énigme très plaisante à résoudre. Surtout lorsqu’elle fait appel à l’intelligence du joueur. En revanche, lorsqu’il s’agit de passages qui nécessitent uniquement d’essayer de casser tous les murs sans discernement, on se sentira un peu plus floué…</p><hr /><div class="footnotes" role="doc-endnotes"><ol><li id="fn:1"><p>La série <em>Wario Land</em> étant un spinoff de la série <em>Mario Land</em>, après que <em>Wario</em> ait été introduit comme antagoniste dans <wiki>Super Mario Land 2: 6 Golden Coins</wiki>, puis qu’il devienne le héros de sa propre série avec <wiki>Wario Land: Super Mario Land 3</wiki>… <a href="#fnref:1" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p></ol></div>]]></content> <author> <name>Arnaud 'red' Rouyer</name> </author> <category term="🎮 Jeux vidéo" /> <summary>Mon premier contact avec ce jeu est venu d’un magazine de soluces acheté à l’époque. Même si je n’avais pas de console, j’émulais déjà la GameBoy, donc j’appréciais de lire les magazines. Ainsi, dans l’un d’eux, après le Pokédex complet, et la solution de The Legend of Zelda: Link's Awakening DX, il y avait la solution de Wario Land II. J’ai encore le souvenir, très particulier, du premier sec...</summary> </entry> <entry><title>🎮 Wario Land 3</title><link href="https://blog.dreamleaves.org/posts/wario-land-3/" rel="alternate" type="text/html" title="🎮 Wario Land 3" /><published>2026-06-04T20:19:24+02:00</published> <updated>2026-06-04T20:19:24+02:00</updated> <id>https://blog.dreamleaves.org/posts/wario-land-3/</id> <content type="html"><![CDATA[<p>J’ai passé un bon moment sur <a href="/posts/wario-land-4-parallel-world/">un hack de Wario Land 4</a> il y a quelques jours. J’avais déjà fait le second épisode de la série, et j’ai donc eu envie de tenter le troisième. En plus il y avait <yt video="sSC6FI0OpEs">une vidéo sympa d'Edward sur le sujet</yt>…</p><h1 id="wario-le-faible">Wario le faible</h1><p>Le premier truc qui frappe, c’est que notre protagoniste est privé de toutes ses habilités: pas de <em>ground pound</em>, ni de bien d’autres. Il incombera donc au joueur de les récupérer lui-même s’il tient à s’en servir pour explorer tous les secrets de ce jeu.</p><p>Suivant les racines de la série <wiki page="Wario Land: Super Mario Land 3">Wario Land</wiki>, le jeu présente ses niveaux sous la forme d’une carte, mais avec un parti-pris intéressant: chaque niveau contient quatre coffres au trésor, plus ou moins bloqués par des obstacles, ou nécessitant de retrouver certaines habilités, et les objets contenus dans ces coffres peuvent altérer la carte du monde, ou la composition des niveaux.</p><p>Ainsi, l’un des premiers trésors permettra d’abattre un arbre, qui ouvrira le chemin vers un niveau suivant. Un autre trésor permettra de faire sortir des serpents d’urnes, afin d’en faire des plate-formes,… On se retrouve donc face à un <a href="/tags/metroidvania/">Metroidvania</a> découpé en niveaux de jeux de plate-formes. Ce n’est fondamentalement pas différent d’un <wiki page="Castlevania: Symphony of the Night">Symphony of the Night</wiki> qui sépare sa carte en plusieurs zones, avec chacune son thème, et c’est clairement influencé par les limitations techniques de la console<sup id="fnref:1"><a href="#fn:1" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">1</a></sup>.</p><p>Ce n’est pas vraiment problématique, mais il y a quelque chose d’étrange et d’inattendu dans ce mix. Parfois, c’est juste l’arbitraire de la chose qui perturbe: si l’on peut concevoir qu’il va falloir nager à un moment, briser des murs à un autre, et ainsi associer des zones à des habilités que l’on s’attend à récupérer, le reste est parfois plus cryptique. De même, la connaissance de la grammaire vidéoludique indique clairement que ce gros arbre va abriter un morceau de niveau, ou que cette porte servira à un moment, mais il y a des morceaux bien plus étranges qui ont juste l’air de se débloquer “comme ça”.</p><p>Comme tout bon Metroidvania, le jeu ne nécessite pas de récupérer tous les trésors pour être terminé, et se retrouver face au boss final sera relativement aisé. Pourtant, je ne peux m’empêcher de ressentir que cet épisode est en-deçà des standards de la série…</p><hr /><div class="footnotes" role="doc-endnotes"><ol><li id="fn:1"><p>Ce qui vaut dans les deux cas: les zones du château de <strong>SOTN</strong> sont toutes reliées par un couloir qui est le même à chaque fois, et orné d’un logo “CD”, qui indique que le joueur est dans une zone de chargement. <a href="#fnref:1" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p></ol></div>]]></content> <author> <name>Arnaud 'red' Rouyer</name> </author> <category term="🎮 Jeux vidéo" /> <summary>J’ai passé un bon moment sur un hack de Wario Land 4 il y a quelques jours. J’avais déjà fait le second épisode de la série, et j’ai donc eu envie de tenter le troisième. En plus il y avait une vidéo sympa d'Edward sur le sujet… Wario le faible Le premier truc qui frappe, c’est que notre protagoniste est privé de toutes ses habilités: pas de ground pound, ni de bien d’autres. Il incombera don...</summary> </entry> <entry><title>🧠 Adieu ma portable</title><link href="https://blog.dreamleaves.org/posts/adieu-ma-portable/" rel="alternate" type="text/html" title="🧠 Adieu ma portable" /><published>2026-06-04T08:22:15+02:00</published> <updated>2026-06-04T08:22:15+02:00</updated> <id>https://blog.dreamleaves.org/posts/adieu-ma-portable/</id> <content type="html"><![CDATA[<p>Difficile à croire lorsque l’on considère <a href="/categories/jeux-vid%C3%A9o/">la quantité de jeux dont je parle ici</a>, mais j’ai grandi sans console: si je voulais jouer à des jeux vidéo, je me retrouvais à récupérer des <wiki page="Shareware">sharewares</wiki> dans des magazines<sup id="fnref:1"><a href="#fn:1" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">1</a></sup>, les installer sur mon HDD, et naviguer en console DOS, les configurer<sup id="fnref:2"><a href="#fn:2" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">2</a></sup>, et enfin jouer.</p><p>Tout changea en 2008: alors en possession d’un CDI chez McDonald’s, je décidai, un jour de juillet, de me diriger vers le <wiki> Virgin Megastore</wiki> local pour acquérir une console ET un jeu. Je ne sais même plus comment j’en avais entendu parler, vu que je ne suivais pas du tout les actualités <em>gaming</em> à l’époque, mais une chose était sûre: je voulais jouer à ce jeu, non je <em>devais</em> jouer à ce jeu.</p><p>Ainsi, pour un peu moins de 180€, je rentrais chez moi avec dans la main ma toute première console, et mon premier jeu console…</p><h1 id="2008-débuts-pauvres">2008: Débuts pauvres</h1><p>Bien sûr, j’ai vite réalisé pourquoi mes parents ne voulaient pas m’acheter de consoles de jeux dans mon enfance: le coût d’une console était bien trop conséquent si les prix des jeux venaient ensuite s’y ajouter. Et même si la PSP incluait un navigateur web rudimentaire, et un lecteur MP3 qui a été sa fonction principale lors de quelques séjours, dans la pratique, ça n’était pas vraiment un objet pérenne…</p><h2 id="crisis-core-final-fantasy-vii">Crisis Core: Final Fantasy VII</h2><p>Je n’ai pas assez de qualificatifs pour décrire <wiki page="Crisis Core: Final Fantasy VII">ce jeu</wiki>, ressorti récemment dans une édition <em>Reunion</em> sur consoles modernes. Préquelle du <wiki page="Final Fantasy VII">classique intemporel</wiki>, le jeu avait tout pour me plaire: une histoire géniale, un gameplay original pensé pour la portable et en partie inspiré de <wiki page="Kingdom Hearts">l'autre série phare de Square-Enix à l'époque</wiki>, <wiki>GACKT</wiki>, une bande-originale mémorable<sup id="fnref:3"><a href="#fn:3" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">3</a></sup>, et une <yt page="2Q7ARs0nMhE">fin poignante</yt> qui vient donner tout son sens à une scène qui n’était qu’un événement optionnel du jeu d’origine.</p><blockquote><p>Hey…would you say I became a hero? <br /> — Zack, Crisis Core: Final Fantasy VII (2006)</p></blockquote><p>Un plaisir parfois lent, qui doit avoir un feeling très différent une fois transposé sur une console de salon<sup id="fnref:4"><a href="#fn:4" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">4</a></sup>, mais qui a parfaitement justifié son achat.</p><h2 id="castlevania-the-dracula-x-chronicles">Castlevania: The Dracula X Chronicles</h2><p>En termes de valeur, difficile de faire mieux que <wiki page="Castlevania: The Dracula X Chronicles">ce jeu</wiki>, qui en incluait trois: en surface, un remake de <wiki page="Akumajō Dracula X: Chi no Rondo">Castlevania: Rondo of Blood</wiki>, dans lequel on pouvait débloquer le jeu original, ainsi que le classique dont je parle constamment: <wiki>Castlevania: Symphony of the Night</wiki>.</p><p>En plus, j’ai souvenir de l’avoir eu à un très bon prix. Génial.</p><h2 id="final-fantasy-tactics-the-war-of-the-lions">Final Fantasy Tactics: The War of the Lions</h2><p>Décidément, Square-Enix savait exploiter la console. J’avais déjà commencé <wiki page="Final Fantasy Tactics: The War of the Lions">ce jeu</wiki> dans sa version originale sur PS1, mais cette adaptation de qualité était très agréable à prendre en main, et les nouvelles <em>cutscenes</em> animées dans un style très “crayonné” apportaient une nouvelle identité au jeu.</p><p>Mais bien sûr, comme beaucoup de jeux longs et presque trop répétitifs, je ne l’ai jamais fini…</p><h1 id="2010-à-peine-plus-de-jeux">2010: À peine plus de jeux</h1><p>Je n’ai même pas souvenir d’avoir acheté d’autres jeux entre-temps. Même si le rayon des jeux PSP était bien fourni, rien ne trouvait vraiment grâce à mes yeux, et de toutes façons, mes finances ne pouvaient pas justifier d’achats irréfléchis.</p><h2 id="kingdom-hearts-birth-by-sleep">Kingdom Hearts: Birth by Sleep</h2><p>Ma soeur et moi sommes très friands de la série <wiki>Kingdom Hearts</wiki>, donc quand une édition collector de <wiki>Kingdom Hearts: Birth by Sleep</wiki>, dernier jeu de la série, a été annoncée, ce fut son choix comme cadeau vu qu’il sortait pile-poil pour mon anniversaire, et servait à peu près de félicitations pour la <wiki page="EPITECH">reprise de mes études</wiki> (et probablement d’excuse pour m’emprunter ma console à ce moment-là afin qu’elle puisse terminer le jeu avant même que je ne puisse le commencer).</p><p>Découpée en trois scénarios, et avec de nouveaux protagonistes, cette préquelle introduisait peut-être plus de questions que de réponses, une tendance dont <wiki page="Tetsuya Nomura">Nomura</wiki> n’arrivera pas à se détacher, même quinze ans plus tard…</p><p>Bien que plus compact, le jeu conservait le gameplay des opus précédents sur PS2, et y ajoutait certaines idées qui se retrouveraient dans le longuement attendu troisième épisode.</p><p>Malheureusement, les cours, mêlés à mes velléités de complétion de jeux, m’ont fortement handicapé. À ce jour, sur les trois scénarios du jeu, je n’ai fini que celui de <em>Terra</em>…</p><h2 id="star-ocean-first-departure">Star Ocean: First Departure</h2><p>Je ne sais PAS comment j’ai réussi à finir <wiki page="Star Ocean: First Departure">ce jeu</wiki>. Ou plutôt: je sais comment j’ai réussi à ne jamais lancer <wiki page="Star Ocean: The Second Evolution">sa suite</wiki>: elle nécessite des tonnes de <wiki page="Glossaire_du_jeu_de_r%C3%B4le#M">min-maxing</wiki> dès la première minute, ce qui implique de jouer avec un guide à la main…</p><p>Pour ce jeu donc…la série partageant son origine avec celle des <a href="/tags/tales-of/">Tales of</a>, on y retrouve les mêmes problèmes de combat trop brouillon pour moi, malgré un scénario de fantasy (aux éléments faussement estampillés SF) très plaisant.</p><h1 id="2013-mod-it-like-its-hot">2013: Mod it like it’s hot</h1><p>Étant donné le peu de temps que je passais sur ma console, je ne sais pas comment j’ai justifié mentalement le fait de l’apporter avec moi lorsque j’ai déménagé à Paris. Et je ne sais pas non plus comment je me suis retrouvé dans cette boutique parisienne qui me proposait de la <em>modder</em> pour y installer des jeux gratuits. Un <em>mod</em> qui m’aura coûté 20€, se sera avéré n’être pas dans sa version la plus récente, et que j’ai désinstallé par inadvertence, avant de trouver le plus récent en ligne, et découvrir que j’aurais pu installer celui-ci dès le début, sans les manipulations du magasin…</p><p>Mais enfin: un monde nouveau de jeux vidéo s’ouvrait à moi!</p><h2 id="tombi">Tombi!</h2><p>L’une des plus belles prouesses du <strong>Sony</strong> d’une certaine époque était son support de la rétro-compatibilité. Ainsi, la PS2 ET la PSP supportaient, en plus de leurs jeux natifs, les jeux de la PS1. J’ai donc pu prendre un grand plaisir dans <wiki page="Tombi!">ce jeu</wiki> 2.5D, que j’avais découvert en 1998 au palais des expositions de Marseille sur une borne de libre jeu, et dont un dialogue assimilant la tignasse du héros à celle du héros <wiki page="Dragon Ball">d'un célèbre manga</wiki>…</p><p>Le jeu est très bon, sa suite est ridicule, et sa ressortie en 2025 est une preuve de son style indémodable.</p><h2 id="les-potes-de-sony-god-of-war-silent-hill-jak--daxter">Les potes de Sony: God of War, Silent Hill, Jak &amp;amp; Daxter,…</h2><p>Avec le temps, la PSP avait eu droit à beaucoup d’expériences <em>spin-off</em> des célèbres séries de ses grandes soeurs. Du côté du demi-dieu <em>Kratos</em>, on retrouve donc <wiki page="God of War: Chains of Olympus">Chains of Olympus</wiki>, une préquelle, et <wiki page="God of War: Ghost of Sparta">Ghost of Sparta</wiki> qui se place au début de la franchise. Les deux jeux restituent efficacement le feeling des épisodes numérotés, et se sont avérés être assez bien placés pour qu’un néophyte de la franchise (comme moi) puisse les apprécier sans se sentir perdu. Les jeux étaient si bons, que retraverser leur adaptation HD sur PS3 quelques années plus tard a été un grand plaisir pour moi.</p><p>Du côté de <em>Silent Hill</em>, c’est plus mitigé. J’ai d’abord joué à <wiki page="Silent Hill: Shattered Memories">Shattered Memories</wiki>, qui était initialement pensé pour la Wii et s’est retrouvé parachuté sur PSP, avec un gameplay vraiment pauvre. Heureusement, la préquelle <wiki page="Silent Hill: Origins">Origins</wiki> s’est avérée bien plus plaisante à jouer, même pour un touriste comme moi qui n’avait jamais réussi à aller bien loin dans les rues brumeuses de la ville.</p><p>Enfin, si j’étais totalement passé à côté de la série originale, découvrir <wiki>Jak and Daxter: The Lost Frontier</wiki> fut un très bon moment de jeu vidéo. Le jeu n’est pas spécialement “marquant”, mais il reste une aventure de plateformes 3D agréable à jouer.</p><h2 id="et-des-abandons-en-pagaille">…et des abandons en pagaille</h2><p>Étrangement, même si je suis capable de lister des jeux que j’ai terminés et adorés, je suis aussi marqué par les jeux que je n’ai pas réussi à terminer, alors que j’en avais très envie. En plus de ceux mentionnés plus haut, je me souviens notamment de <wiki>Persona 3 Portable</wiki>, <wiki>Xenogears</wiki>, et <wiki>Chrono Cross</wiki>.</p><p>Tandis que j’écris ces lignes, je participe au <a href="https://www.fourjobfiesta.com/">FFV Four Job Fiesta</a>, ce qui est ma seconde (ou troisième je sais plus) run de <wiki>Final Fantasy V</wiki>. Même avec les contraintes du <em>Four Job Fiesta</em><sup id="fnref:5"><a href="#fn:5" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">5</a></sup>, et en connaissance à peu près totale du scénario, je suis toujours happé par le jeu, son gameplay, ses difficultés,… À l’opposé, les jeux mentionnés plus tôt relèvent encore de l’inconnu pour moi, je veux découvrir leurs histoires<sup id="fnref:6"><a href="#fn:6" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">6</a></sup>, leurs aventures, leurs rebondissements,… Mais je n’y arrive pas.</p><p>À ce jour, je n’ai toujours pas d’explication à ce sujet.</p><h2 id="troisième-anniversaire-et-parasite-eve">Troisième anniversaire et Parasite Eve</h2><p>Je ne sais plus du tout lequel j’ai fait en premier, mais je soupçonne que <wiki>The 3rd Birthday</wiki> a été le premier pour moi. <em>Nomura</em> avait le vent en poupe, et est donc sorti ce jeu étrange, où l’on incarne <em>Aya Brea</em> dans un shooter étrange où elle peut sauter de corps en corps, tout en perdant ses fringues à mesure que les dommages augmentent.</p><p>Si le jeu est clairement le PIRE de ce que <em>Nomura</em> peut produire, que ce soit en termes de scénario (alambiqué sans raison), de gameplay (ridicule), ou de fanservice (déraisonné), il a eu le mérite de me ré-introduire à une grande saga (au destin étrange) du jeu vidéo.</p><p>En 1997, dans <a href="https://www.abandonware-france.org/bibliotheque/magazines/joypad-47/numero-66-11801/">le numéro 66</a> du magazine <wiki page="Joypad (magazine)">Joypad</wiki>, je découvrais un article sur <wiki page="Parasite Eve (jeu vidéo)">Parasite Eve</wiki>, présenté comme “l’après-FFVII”<sup id="fnref:7"><a href="#fn:7" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">7</a></sup>. Un jeu tout aussi beau, loin des univers fantastiques et placé dans un NYC contemporain, où l’on incarnait <em>Aya Brea</em>, une femme-flic qui ne se laisse pas faire, tandis qu’elle affronte des créatures monstrueuses issues de la science…</p><p>Inutile de dire que le jeu est magnifique sur tous ses aspects. L’histoire courte se contient parfaitement, l’aventure est très plaisante à suivre, très cinématographique, le gameplay de combat est d’un style vraiment unique à base de mouvements et d’armes à feu,… Ce n’est pas pour rien que j’ai fini le jeu plus d’une fois, et que j’ai abusé plus d’une fois de son mode <em>New Game +</em> afin de devenir un <a href="https://oots.fandom.com/wiki/Seeing_Orange">sexy shoeless god of war</a><sup id="fnref:8"><a href="#fn:8" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">8</a></sup>.</p><p>Quant au second épisode de la série, il est le préféré de certains, mais je déteste ce nouveau gameplay inspiré de la série <wiki>Resident Evil</wiki>…</p><h1 id="2015-devenir-sérieux">2015: Devenir sérieux</h1><p>En 2015, nouveau job, nouvelle copine, et nouvelle routine. Ainsi, chaque matin, je profite de ma demi-heure de tramway/RER/métro pour jouer à la console dans les bras de ma compagne, ce qui sera peut-être ma période la plus prolifique sur la console…</p><h2 id="des-classiques-à-la-pelle">Des classiques à la pelle!</h2><p>Je connais mes limites, et même si j’ai eu plus d’une fois l’occasion de télécharger les jeux de la série <a href="/tags/trails/">Trails</a>, le seul qui a attiré mon attention assez longtemps pour que j’ose y jouer fut le spinoff <wiki page="The Legend of Nayuta: Boundless Trails">Nayuta no Kiseki</wiki>, à l’époque exclusif au Japon. Clairement, je n’étais pas vraiment prêt pour des jeux nécessitant autant d’attention que les <a href="/tags/trails/">Trails</a>, et cette aventure de type action-RPG, là encore pensée pour la portable, était tout à fait faisable, avec beaucoup de plaisir.</p><p>En revanche, relisant mes notes, je m’interroge sur la présence de <wiki>Valkyrie Profile: Lenneth</wiki>. Je sais que j’ai fini le jeu, mais je m’étonne d’avoir pu le finir à cette époque de ma vie, tant le jeu nécessite des ajustements de tous les instants pour qui veut accéder à la meilleure fin du jeu<sup id="fnref:9"><a href="#fn:9" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">9</a></sup>… Le jeu est très bien, mais je doute que j’aurais pu avancer dans le jeu sans avoir constamment un guide à côté.</p><p>Déjà <a href="/posts/ys-memoire-the-oath-in-felghana/">mentionné sur ce blog</a>, c’est aussi à cette époque que j’ai terminé pour la première fois <wiki>Ys: The Oath in Felghana</wiki>. Rien à ajouter, et j’ai encore un doux souvenir d’attendre le TGV pour Marseille avec ma compagne, le jeu à la main…</p><p>C’est aussi à cette période que, grâce à mon nouveau job qui paye très bien, je me décide à acheter d’occasion les versions collectors de <wiki>Persona 3 Portable</wiki> et <wiki page="Final Fantasy IV">Final Fantasy IV: The Complete Collection</wiki>. Deux jeux qui attendront patiemment sur mes étagères pour ne jamais être insérés dans ma PSP, et que je revendrais quelques années plus tard.</p><h2 id="la-corée-du-jeu">La Corée du jeu</h2><p>La jaquette de <wiki>Astonishia Story</wiki> m’a longtemps intrigué quand je la voyais. J’ai donc enfin décidé d’y jouer, puis à sa suite, <wiki lang="en" page="Crimson Gem Saga">Crimson Gem Saga</wiki>. Je ne sais vraiment pas quoi en penser. Si les jeux sont très jolis, ils ont vraiment des soucis de finition, certains morceaux de l’histoire sont totalement incompréhensibles, et sont vite répétitifs.</p><p>Ce qui me ramène aux questionnements précédents: comment suis-je capable de perdre une semaine sur une purge, mais pas de passer trois jours attentionnés sur un jeu que j’aime?</p><h1 id="2017-mise-à-jour">2017: Mise à jour</h1><p>Il y a bien d’autres jeux que j’ai commencés, pas terminés, tentés,… je pense notamment à <wiki lang="en" page="Z.H.P. Unlosing Ranger VS Darkdeath Evilman">Z.H.P. Unlosing Ranger VS Darkdeath Evilman</wiki>, un jeu totalement fou de <wiki page="Nippon Ichi Software">Nippon Ichi</wiki>, qui m’a vite appris que si j’admire la profondeur de leurs systèmes, je reste imperméable à la discipline requise par leurs jeux…</p><p>Mais c’est surtout cette année que je passais le cap d’une nouvelle console. Aidé par l’argent, et beaucoup de séjours au Japon, je profitais de l’un de ceux-ci pour acquérir une <wiki>PlayStation Vita</wiki>, de couleur <em>Cosmic Red</em>, bien sûr. Dotée d’un second stick analogique, d’un écran plus grand, et d’une rétro-compatibilité PSP<sup id="fnref:10"><a href="#fn:10" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">10</a></sup> (et donc PS1), la console venait juste d’être touchée par l’exploit <a href="https://henkaku.xyz/">HENkaku</a>, qui me permettait d’essayer aisément tous les jeux que je voyais dans les magasins de jeux vidéo d’<wiki>Akihabara</wiki>.</p><p>Et c’est aussi à cette période, donc, que ma PSP va retrouver sa sacoche de transport et ne plus la quitter…</p><h1 id="2026-dire-au-revoir">2026: Dire au revoir</h1><p>Dans quelques mois (je n’ai plus la date exacte, mais je dirais vers août), ma PSP aurait fêté ses 18 ans en ma possession. Elle ne les aura pas atteints.</p><p>Cela fait déjà quelques mois que je garde ouverts des tweets mentionnant les gonflements de batterie qui affectent la console (mais pas la mienne!), et je réalise qu’entre mon Mac, ma Switch, ma 3DS, ma PS3, ma PS4, ma <a href="/posts/astros-playroom/">PS5</a>, ma PS Vita, et ma PSTV<sup id="fnref:11"><a href="#fn:11" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">11</a></sup>, je n’ai plus besoin de cette console, et je n’en aurai, bien tristement, plus jamais besoin. Je l’ai donc mise en vente.</p><p>Il m’a fallu une petite demi-journée pour me motiver mentalement à accepter la vente sur Vinted, et cet article, qui inaugure la catégorie <a href="/categories/dans-ma-tête/">🧠 Dans ma tête</a> de ce blog, est un doux remède au petit pincement au coeur qui m’a envahi lorsque je l’ai emballée avec soin pour l’expédier. Mais je ne suis pas inquiet: sa nouvelle propriétaire l’aime déjà beaucoup, et je sens qu’elle saura en prendre soin.</p><hr /><div class="footnotes" role="doc-endnotes"><ol><li id="fn:1"><p>Époque bénie où l’on pouvait trouver des disquettes dans des magazines, contenant une demi-douzaine de jeux zippés sur 1.44MB. <a href="#fnref:1" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:2"><p>Époque honnie où <wiki>DirectX</wiki> ne gérait pas les abstractions matérielles… <a href="#fnref:2" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:3"><p>Il m’est arrivé une fois de lancer le combat final du jeu et mettre en pause juste pour écouter en boucle ce banger ultime qu’est <yt video="o91ZAoynysw">The Planet Has Become My Guardian</yt>. <a href="#fnref:3" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:4"><p>Je découvrirais que ce genre de transitions peuvent être très mauvaises, lorsqu’en 2020 je jouerais à la version PS4 de <wiki>Final Fantasy Type-0</wiki>… <a href="#fnref:4" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:5"><p>Le <em>Four Job Fiesta</em> est une manière de jouer où le joueur est limité à seulement quatre classes, parmi la trentaine que comporte le jeu. <a href="#fnref:5" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:6"><p>Surtout <strong>Chrono Cross</strong>, j’ai besoin d’entendre <yt video="b-InhU-vsIw">The Girl Who Stole Stars</yt> en jeu… <a href="#fnref:6" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:7"><p>Que je n’avais pas fait à l’époque! <a href="#fnref:7" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:8"><p><em>Aya</em> n’est jamais pieds nus dans le jeu, et commence même le prologue en talons dans des égouts, mais j’aime trop cette phrase. <a href="#fnref:8" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:9"><p>C’est particulièrement cryptique, vraiment. <a href="#fnref:9" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:10"><p>La console embarque les composants originels d’une PSP, et peut même lancer son OS complet en interne. <a href="#fnref:10" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:11"><p>La <wiki page="PlayStation TV">PSTV</wiki> est juste une PS Vita sans écran qui se branche directement sur une TV. <a href="#fnref:11" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p></ol></div>]]></content> <author> <name>Arnaud 'red' Rouyer</name> </author> <category term="🧠 Dans ma tête" /> <summary>Difficile à croire lorsque l’on considère la quantité de jeux dont je parle ici, mais j’ai grandi sans console: si je voulais jouer à des jeux vidéo, je me retrouvais à récupérer des sharewares dans des magazines1, les installer sur mon HDD, et naviguer en console DOS, les configurer2, et enfin jouer. Tout changea en 2008: alors en possession d’un CDI chez McDonald’s, je décidai, un jour de ju...</summary> </entry> <entry><title>📺 Spider-Noir</title><link href="https://blog.dreamleaves.org/posts/spider-noir/" rel="alternate" type="text/html" title="📺 Spider-Noir" /><published>2026-05-31T01:02:26+02:00</published> <updated>2026-05-31T01:02:26+02:00</updated> <id>https://blog.dreamleaves.org/posts/spider-noir/</id> <content type="html"><![CDATA[<p>En 2018 est sorti le film animé <wiki page="Spider-Man: New Generation">Spider-Man: Into the Spider-Verse</wiki>, un concept <a href="https://marvel.fandom.com/wiki/Amazing_Spider-Man_Vol_3_9">introduit en 2015 dans les comics</a>. Si l’event dessiné pouvait se permettre d’utiliser une bonne trentaine de versions alternatives de <em>Spider-Man</em>, le film animé se limitait à cinq: un “classique”<sup id="fnref:1"><a href="#fn:1" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">1</a></sup>, une spider-<wiki>Gwen Stacy</wiki>, un <wiki page="Spider-Ham">Spider-Cochon</wiki> totalement cartoon, <em>Peni</em>, une fillette <wiki page="Moe (Japon)">moé</wiki> qui pilote un <wiki page="Mecha">mécha araignée</wiki>, et Spider-Noir, une déclinaison de Spider-Man dans <wiki page="Marvel Noir">un univers</wiki> inspiré des récits <em>pulp</em> et <em>Noir</em>.</p><p>Pour appuyer encore plus leur expertise graphique, le studio s’était amusé à donner à chaque personnage ses gimmicks graphiques, appuyant encore plus l’aspect “alien” que chaque univers parallèle pouvait avoir pour les autres protagonistes<sup id="fnref:2"><a href="#fn:2" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">2</a></sup>. Donc, <em>Spider-Cochon</em> était un toon, <em>Peni</em> était fluo comme un animé japonais, et <em>Spider-Noir</em> était…en noir et blanc.</p><p>C’était une vraie réussite, à tous les niveaux, si bien que même si la série de films <em>Spider-Verse</em> est désormais coincée dans l’enfer du développement, le <em>Spider-Noir</em> a eu un tel succès qu’une adaptation live a été validée, avec dans le rôle principal, son doubleur dans la version animée: <wiki>Nicolas Cage</wiki>.</p><h1 id="les-araignées-cest-mon-problème">Les Araignées, c’est mon problème</h1><p>Dès la première minute, je suis allé demander à mon LLM favori ce que <wiki>Nicolas Cage</wiki> foutait là. Oui, car il doublait déjà le personnage dans le film animé. Mais vraiment: comment un personnage aussi secondaire et improbable avait-il pu obtenir un acteur aussi célèbre pour l’incarner? Bien sûr, car il est un fan inconditionnel de films d’époque, d’<wiki>Humphrey Bogart</wiki>, de comic books<sup id="fnref:3"><a href="#fn:3" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">3</a></sup>,… Mais non, vraiment, POURQUOI lui?</p><p>La réponse m’a surpris, mais elle a tout de suite fait sens pour moi: pour incarner proprement ce personnage, il fallait être capable de l’incarner sérieusement mais avec la touche nécessaire de parodie pour que le public l’accepte sans que son sérieux ne le rende insupportable à suivre.</p><p>Dans <strong>Spider-Verse</strong>, <em>Spider-Noir</em> était le <em>straight man</em>, portait une arme à feu,… et pourtant à aucun moment le sérieux de son monde n’a clashé avec le monde animé dans lequel il évoluait…</p><h1 id="laraignée-sonne-toujours-deux-fois">L’Araignée sonne toujours deux fois</h1><p>Même si le comic book original n’employait pas ce gimmick<sup id="fnref:4"><a href="#fn:4" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">4</a></sup>, l’utilisation du Noir et Blanc pour coller aux films d’époque est restée collée à l’image du personnage et même si quelques films récents ont publié des “versions N&amp;amp;B”<sup id="fnref:5"><a href="#fn:5" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">5</a></sup>, il a été décidé dès la genèse de ce projet qu’il serait tourné en noir et blanc, faisant de la version couleur la version “adaptée”.</p><p>Je n’ai pas perdu de temps à regarder la version couleur, tant la version en noir et blanc est magnifique. Comme <yt video="3jxmj0rkWgg">l'a souligné l'ami (parasocial) Durendal</yt>, la série reprend les codes et méthodes de l’époque pour donner un résultat aussi crédible techniquement qu’artistiquement. Je ne vais pas dire <wiki page="Every Frame a Painting">chaque scène est un tableau</wiki>, mais nous y sommes presque. L’identité visuelle très forte est aussi un grand plaisir, tant trop d’oeuvres récentes paraissent copiées-collées sans le moindre effort visuel.</p><h1 id="ascenseur-pour-laraignée">Ascenseur pour l’Araignée</h1><p>Pour l’histoire, je suis un peu plus mitigé. Elle est très claire et ne s’embourbe pas dans des références comic-book qui pourraient perdre le spectateur<sup id="fnref:6"><a href="#fn:6" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">6</a></sup>, mais je la trouve bien trop centrée sur le personnage de <em>Ben Reilly</em>/<em>The Spider</em> et ses origines, alors que je me serais attendu à un mystère plus “Noir”. Bien sûr, la série n’en manque pas, commençant par une sombre affaire de chantage, sur fond de <wiki>prohibition</wiki>, et même une femme fatale qui chante dans un cabaret…</p><p>Ça n’empêche pas l’intrigue d’être prenante, d’avoir son lot de mystères et de questions, de filatures et de traîtres,… Mais je ne m’attendais pas au détour “scientifique” de la série. Ce qui est paradoxal, car je l’ai adoré!</p><h1 id="araignée-sur-la-mort">Araignée sur la mort</h1><p>Pour un épisode, la série change totalement de registre, revenant sur les origines des pouvoirs de notre <em>Spider</em> et reprenant cette fois les codes des films d’horreur de l’époque, comme si l’on était dans <wiki>La Mouche noire</wiki>. C’est magnifique, et la production n’hésite pas à user de nouveaux gimmicks: ellipses plongeantes, vertiges, dimensions absurdes,… Impossible de parler de cette série sans mentionner la réussite de cet épisode dont je pense qu’il n’a pas marqué que moi!</p><h1 id="laraignée-maltaise">L’Araignée Maltaise</h1><p>Dans tout ce déluge artistique, les personnages servent l’intrigue et le décor sans jamais voler la vedette, ni non plus s’effacer. Ainsi, <em>Janet</em>, la secrétaire fidèle, n’est pas un faire-valoir incapable, elle est respectée en tant que personnage, mais la série n’embarrasse pas le spectateur avec une intrigue sur sa vie qui n’aurait pas sa place dans la série.</p><p>Il en va de même pour <wiki page="Joe Robertson">Robbie</wiki>, l’ami fidèle, journaliste noir qui cherche à se faire une place au <wiki>Daily Bugle</wiki>. La série lui permet d’évoluer grâce à son talent de journaliste, mais utilise d’habiles détails pour rappeler au spectateur que le racisme est encore important à cette époque, employant le <em>show don’t tell</em> plutôt que de perdre dix minutes dans une scène sur-explicative qui aurait dénaturé le propos global de la série.</p><p>La femme fatale est parfaite, bien évidemment. Je n’aurais jamais pensé à faire incarner <wiki page="Chatte noire">Felicia "Cat" Hardy</wiki> par une actrice asiatique<sup id="fnref:7"><a href="#fn:7" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">7</a></sup>, et de manière ironique, il a fallu que je regarde <wiki page="Li Jun Li">sa page Wikipedia</wiki> pour l’apprendre, car à l’écran, elle a cette beauté de porcelaine qu’ont toutes les “poupées” des films d’époque.</p><h1 id="le-grand-araignée">Le grand Araignée</h1><p>Et pour couronner ce magnifique gâteau, il y a notre acteur vedette. Impossible de mettre assez de qualificatifs sur la qualité de son jeu, qui est toujours juste, avec exactement le bon niveau de cabotinage, le mélange parfait de force et de lassitude de la vie, la détermination de l’habitué qui garde sa morgue alors qu’il sait qu’il va se faire tabasser par des gorilles.</p><p>Chaque plan où il apparaît renforce l’évidence de ce choix de casting, et ne donne qu’une envie: en voir encore plus de lui dans ce rôle.</p><p>J’ai souvent pensé: “J’aimerais être <wiki>Keanu Reeves</wiki>, mais je ne suis que <wiki>Nicolas Cage</wiki>”. Désormais, je n’aspire plus qu’à arriver à la cheville de <em>Nicolas Cage</em>.</p><hr /><div class="footnotes" role="doc-endnotes"><ol><li id="fn:1"><p>Que beaucoup soupçonnent d’être celui de <wiki page="Spider-Man (série de films)" section="Première saga (2002-2007)">la trilogie de films de Sam Raimi</wiki>. <a href="#fnref:1" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:2"><p>Et c’est bien mieux que les univers parallèles genre “le feu rouge il est vert”… <a href="#fnref:2" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:3"><p>Oui, son surnom vient bien du <wiki page="Luke Cage">Héros à Louer</wiki>. <a href="#fnref:3" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:4"><p>Et ce n’est pas non plus le cas <a href="https://marvel.fandom.com/wiki/Spider-Man:_Noir_Vol_1">du dernier comic-book sur le personnage</a>, paru en 2025. <a href="#fnref:4" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:5"><p>Au pif et de tête: <wiki page="Parasite (film, 2019)" section="Version en noir et blanc">Parasite</wiki>, <wiki>Mad Max: Fury Road</wiki>, <wiki>Godzilla Minus One</wiki>,… <a href="#fnref:5" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:6"><p>D’ailleurs…il n’y a que QUATRE personnages dont le nom va directement ramener à un personnage “classique” des aventures de <em>Spider-Man</em>. <a href="#fnref:6" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:7"><p>Dont le premier rôle cinéma était dans <wiki>Casse-tête chinois</wiki>, cocorico! <a href="#fnref:7" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p></ol></div>]]></content> <author> <name>Arnaud 'red' Rouyer</name> </author> <category term="📺 Série TV" /> <summary>En 2018 est sorti le film animé Spider-Man: Into the Spider-Verse, un concept introduit en 2015 dans les comics. Si l’event dessiné pouvait se permettre d’utiliser une bonne trentaine de versions alternatives de Spider-Man, le film animé se limitait à cinq: un “classique”1, une spider-Gwen Stacy, un Spider-Cochon totalement cartoon, Peni, une fillette moé qui pilote un mécha araignée, et Spider...</summary> </entry> <entry><title>📺 Blake et Mortimer (Série TV)</title><link href="https://blog.dreamleaves.org/posts/blake-et-mortimer-s%C3%A9rie-tv/" rel="alternate" type="text/html" title="📺 Blake et Mortimer (Série TV)" /><published>2026-05-27T21:18:21+02:00</published> <updated>2026-05-27T21:18:21+02:00</updated> <id>https://blog.dreamleaves.org/posts/blake-et-mortimer-s%C3%A9rie-tv/</id> <content type="html"><![CDATA[<p>Dès mon plus jeune âge, j’ai grandi dans les bandes dessinées, avec surtout <wiki page="Les Aventures de Tintin">Tintin</wiki>, même si son côté lisse m’a vite fait lui préférer <wiki page="Spirou et Fantasio">Spirou</wiki><sup id="fnref:1"><a href="#fn:1" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">1</a></sup>. Mais dans les grands héros de la <wiki>ligne claire</wiki>, il y avait d’autres héros que j’appréciais fortement: <wiki>Blake et Mortimer</wiki>.</p><h1 id="entre-tradition-et-modernité">Entre tradition et modernité</h1><p>Même si ma découverte de la série ne s’est faite qu’à travers le diptyque <wiki>Les Trois Formules du professeur Satō</wiki>, dont seul le second album m’était disponible, j’ai vite pu découvrir tous les autres albums de la série. Mais en soi, il correspond totalement aux niveaux de récit de la série: de l’intrigue, de l’aventure, de la science-fiction, et du fantastique.</p><p>Après la mort de <wiki page="Edgar P. Jacobs">Jacobs</wiki><sup id="fnref:2"><a href="#fn:2" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">2</a></sup>, la série est reprise par plusieurs auteurs, qui vont tous donner dans les mêmes thèmes: du voyage temporel, de la menace extraterrestre, des personnages historiques et mythologiques,… Ce n’est pas mauvais, mais par moments, la verbosité de certains albums me paraît extrême comparée à ce que faisait <em>Jacobs</em>.</p><h1 id="lignes-claires-animées">Lignes claires animées</h1><p>À la manière de beaucoup d’albums de la série, les épisodes sont des diptyques…même ceux qui n’adaptent qu’un seul album. Contrairement à ce que l’on pourrait attendre, ce n’est pas problématique<sup id="fnref:3"><a href="#fn:3" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">3</a></sup>, et les épisodes sont correctement adaptés aussi bien pour être raccourcis que rallongés.</p><p>Car oui, il s’agit bien d’une adaptation. Que j’ai trouvée plutôt fidèle d’après mes souvenirs de la bande dessinée. Il y a des ajouts assez étranges, comme un personnage <em>genderbent</em> dans <wiki>L'Énigme de l'Atlantide</wiki> qui devient une femme pour donner un <em>love interest</em> à <em>Mortimer</em>, tandis que ce dernier a désormais une cousine qui servira de <em>love interest</em> à <em>Blake</em> dans <wiki page="L'Affaire du collier (bande dessinée)">L'Affaire du collier</wiki>. Certaines intrigues seront aussi raccourcies, comme <wiki>Les Trois Formules du professeur Satō</wiki> où les trois formules éponymes sont simplifiées en un seul <wiki>MacGuffin</wiki>. On notera aussi que <em>Blake</em> est totalement réintégré à l’intrigue dans <wiki>Le Piège diabolique</wiki>, ce qui n’est pas totalement déconnant. Toutefois, même si l’adaptation se veut un produit plus grand public, et simplifié, elle n’en devient pas édulcorée. Ainsi, à ma grande surprise, alors que je pensais que <wiki>L'Affaire Francis Blake</wiki> allait éviter de montrer la mort d’un personnage en le retirant de l’intrigue, il n’en est rien et celui-ci est bien abattu de manière aussi peu cérémonieuse que dans l’album original.</p><p>Aux dix-huit épisodes adaptés des douze<sup id="fnref:4"><a href="#fn:4" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">4</a></sup> s’ajoutent quatre aventures inédites pour arriver aux 26 épisodes requis pour une double saison. Même s’ils ont tendance à plus lorgner sur le fantastique que sur le scientifique, ils restent étrangement précurseurs du ton qu’aura la série originale plus tard, introduisant ainsi une invasion extraterrestre avec <wiki page="Le Cri du Moloch">seize ans d'avance</wiki>, une aventure sur les traces d’un personnage historique avec <wiki page="Le Testament de William S.">dix-neuf ans d'avance</wiki>,…</p><p>À la manière de <wiki page="Les Aventures de Tintin (série télévisée d'animation)">la série animée Tintin</wiki> avec qui elle partage un studio de production, cette adaptation animée des plus <em>british</em> des héros franco-belges est un très bon outil pour revivre ces aventures.</p><hr /><div class="footnotes" role="doc-endnotes"><ol><li id="fn:1"><p>Notamment le run de <wiki page="Philippe Tome">Tome</wiki> et <wiki>Janry</wiki>. <a href="#fnref:1" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:2"><p>Dont j’étais persuadé que le deuxième prénom était “Paul”, alors qu’il s’agit de “Pierre”. <a href="#fnref:2" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:3"><p>Si vous passez outre l’ordre des épisodes sur <a href="https://www.primevideo.com/-/fr/detail/0STCJ7RRBQRHYLY1LN6WV93IZA">PrimeVideo</a> qui est scandaleux. <a href="#fnref:3" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:4"><p>Sur les neuf premiers albums, seuls trois sont des diptyques. <a href="#fnref:4" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p></ol></div>]]></content> <author> <name>Arnaud 'red' Rouyer</name> </author> <category term="📺 Série TV" /> <summary>Dès mon plus jeune âge, j’ai grandi dans les bandes dessinées, avec surtout Tintin, même si son côté lisse m’a vite fait lui préférer Spirou1. Mais dans les grands héros de la ligne claire, il y avait d’autres héros que j’appréciais fortement: Blake et Mortimer. Entre tradition et modernité Même si ma découverte de la série ne s’est faite qu’à travers le diptyque Les Trois Formules du profess...</summary> </entry> <entry><title>🎮 Wario Land 4: Parallel World</title><link href="https://blog.dreamleaves.org/posts/wario-land-4-parallel-world/" rel="alternate" type="text/html" title="🎮 Wario Land 4: Parallel World" /><published>2026-05-26T17:02:30+02:00</published> <updated>2026-05-26T17:02:30+02:00</updated> <id>https://blog.dreamleaves.org/posts/wario-land-4-parallel-world/</id> <content type="html"><![CDATA[<p>J’aime beaucoup la série des <wiki page="Wario (série de jeux vidéo" section="Jeux Wario Land">Wario Land</wiki>. J’avais beaucoup aimé <wiki>Wario Land II</wiki> et son système de niveaux à plusieurs embranchements scénaristiques, et j’ai même fini <wiki>Wario Land 4</wiki> plus d’une fois, appréciant beaucoup ses sprites et ses principes de gameplay.</p><p>Le gros problème, c’est que cet épisode est très court, et qu’en dehors d’une <wiki page="Wario Land: The Shake Dimension">suite sortie en 2008</wiki>, le personnage <em>Wario</em> est désormais dédié à la série <wiki page="Wario (série de jeux vidéo" section="Série WarioWare">WarioWare</wiki>.</p><p>Heureusement, les <em>moddeurs</em> sont là pour combler nos crises de manque.</p><h1 id="les-mille-vies-de-wario">Les mille vies de Wario</h1><p>Si le gameplay de <em>Mario</em> est connu et n’a pas beaucoup changé depuis <wiki>Super Mario Bros.</wiki> en 1985, <em>Wario</em> s’est vite démarqué avec un gameplay bien plus basé sur l’exploration et les puzzles. Car là où cette victime de <em>Mario</em> meurt au moindre contact avec un ennemi, <em>Wario</em> est (presque) immortel, et les attaques ennemies le transformeront de diverses manières qui lui octroieront des capacités nécessaires pour avancer. Un mur inflammable? Il suffira que <em>Wario</em> soit couvert de flammes pour le briser. Un trou dans un mur? Il suffira de laisser <em>Wario</em> se faire aplatir comme une crêpe.</p><p>Toutes les transformations sont hilarantes et se révèlent utiles aussi bien en tant que techniques de déplacement que pour résoudre les énigmes qui dissimulent tous les éléments à collectionner de chaque niveau. Comme dans l’original, il faudra donc trouver une clé en quatre morceaux pour accéder au boss de la section, un CD de musique, une clé pour accéder au prochain niveau, et des diamants cachés en nombre variable selon le niveau.</p><p>La difficulté de chaque puzzle est assez bien dosée: les clés principales sont généralement sur le chemin, tandis que le CD de musique et les diamants ont des cachettes parfois très déviantes.</p><h1 id="vieux-pots-et-meilleurs-soupes">Vieux pots et meilleurs soupes</h1><p>Pour ce <em>romhack</em>, on retrouve les concepts initiaux, mais remixés, avec certains passages directement pompés à d’autres jeux <em>Wario</em><sup id="fnref:1"><a href="#fn:1" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">1</a></sup>. Je ne suis pas assez connaisseur de la série pour différencier les “inspirations” et la “nouveauté”, donc tout m’a paru nouveau, et j’ai pris beaucoup de plaisir dans les seize niveaux de ce jeu, même si, <em>mod</em> oblige, seuls les niveaux sont modifiés, et pas la structure du jeu lui-même.</p><p>Ainsi, on retrouve le même découpage: un niveau d’entrée, quatre zones à quatre niveaux et un boss, un dernier niveau et un boss final. Apparemment, le <em>modding</em> n’est pas assez avancé pour proposer des boss différents, et ceux-ci sont donc identiques aux originaux.</p><p>Pas de difficulté abusée, et un très bon plaisir d’exploration. C’est comme un jeu <em>Mario</em>, mais avec des puzzles. Que demander de plus?</p><hr /><div class="footnotes" role="doc-endnotes"><ol><li id="fn:1"><p>Par exemple, en regardant l’épisode de <yt channel="edwardretrodecouverte">Rétro Découverte</yt> sur <yt video="sSC6FI0OpEs">Wario Land 3</yt>, j’ai découvert qu’une salle de ce <em>mod</em> avait été totalement recopiée de <strong>Wario Land 3</strong>! <a href="#fnref:1" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p></ol></div>]]></content> <author> <name>Arnaud 'red' Rouyer</name> </author> <category term="🎮 Jeux vidéo" /> <summary>J’aime beaucoup la série des Wario Land. J’avais beaucoup aimé Wario Land II et son système de niveaux à plusieurs embranchements scénaristiques, et j’ai même fini Wario Land 4 plus d’une fois, appréciant beaucoup ses sprites et ses principes de gameplay. Le gros problème, c’est que cet épisode est très court, et qu’en dehors d’une suite sortie en 2008, le personnage Wario est désormais dédié ...</summary> </entry> <entry><title>🎬 Tom Clancy's Jack Ryan: Ghost War</title><link href="https://blog.dreamleaves.org/posts/tom-clancy-jack-ryan-ghost-war/" rel="alternate" type="text/html" title="🎬 Tom Clancy&amp;apos;s Jack Ryan: Ghost War" /><published>2026-05-21T08:50:12+02:00</published> <updated>2026-05-21T08:50:12+02:00</updated> <id>https://blog.dreamleaves.org/posts/tom-clancy-jack-ryan-ghost-war/</id> <content type="html"><![CDATA[<p>J’ai déjà été très critique envers <a href="/posts/tom-clancy-jack-ryan/">le downfall de ce reboot des aventures de Jack Ryan</a>. Et là, trois ans après la fin de la série, pourquoi produire ce film?<sup id="fnref:1"><a href="#fn:1" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">1</a></sup></p><h1 id="ghost-film">Ghost Film</h1><p>Ce film ne raconte rien d’intéressant, n’apporte rien à l’histoire de <em>Jack Ryan</em>, ne propose rien d’agréable à voir, pas même un bon <em>money shot</em> ou une baston bien filmée.</p><p>Je m’en veux d’écrire si peu<sup id="fnref:2"><a href="#fn:2" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">2</a></sup>, mais il n’y a pas matière à développer: rien, du vide. Quel gâchis.</p><hr /><div class="footnotes" role="doc-endnotes"><ol><li id="fn:1"><p>Le fric, bien sûr. <a href="#fnref:1" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:2"><p>Usuellement, c’est quand le produit est “moyen, appréciable”, et que je ne vois rien à dire à son sujet sinon que “j’ai consommé ce divertissement, j’ai passé un bon moment”, et dans ces moments-là, je préfère ne rien écrire. <a href="#fnref:2" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p></ol></div>]]></content> <author> <name>Arnaud 'red' Rouyer</name> </author> <category term="🎬 Cinéma" /> <summary>J’ai déjà été très critique envers le downfall de ce reboot des aventures de Jack Ryan. Et là, trois ans après la fin de la série, pourquoi produire ce film?1 Ghost Film Ce film ne raconte rien d’intéressant, n’apporte rien à l’histoire de Jack Ryan, ne propose rien d’agréable à voir, pas même un bon money shot ou une baston bien filmée. Je m’en veux d’écrire si peu2, mais il n’y a pas matiè...</summary> </entry> <entry><title>📺 Good Omens</title><link href="https://blog.dreamleaves.org/posts/good-omens/" rel="alternate" type="text/html" title="📺 Good Omens" /><published>2026-05-19T03:46:16+02:00</published> <updated>2026-05-19T03:46:16+02:00</updated> <id>https://blog.dreamleaves.org/posts/good-omens/</id> <content type="html"><![CDATA[<p>Depuis que ma prof de Français préférée m’a recommandé de lire le comic-book <wiki page="Sandman (Gaiman)">The Sandman</wiki>, l’oeuvre a été une des pierres angulaires de ma vie, mais cette appréciation ne s’est pas vraiment étendue au reste du corpus de son auteur, et vu <wiki page="Neil Gaiman" section="Accusations d'agressions sexuelles">les révélations récentes sur ses comportements problématiques</wiki>, je n’en ai plus vraiment envie. Et de toutes façons, <wiki page="Sandman (série télévisée)">l'adaptation télévisuelle</wiki> ne m’a pas convaincu un brin, et elle a vite été <em>cancel</em>.</p><p>Quelle surprise donc, qu’en 2026, une troisième saison vienne clôturer l’adaptation télé du roman <wiki>De bons présages</wiki> co-écrit par <em>Gaiman</em> avec <wiki>Terry Pratchett</wiki>.</p><h1 id="anges-et-démons">Anges et démons</h1><p>À peu de choses près, on pourrait se croire dans <wiki page="Sept jours pour une éternité...">un roman de Marc Levy</wiki>: il y a la terre, le ciel, et l’enfer, les deux derniers étant régis comme la pire des bureaucraties<sup id="fnref:1"><a href="#fn:1" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">1</a></sup>, et au milieu de tout ça, un ange et un démon qui apprécient leur vie sur terre, et dont nous suivrons l’histoire amoureuse.</p><p>La première saison adaptait totalement le roman original, et c’était très sympa: ces <a href="https://tvtropes.org/pmwiki/pmwiki.php/Main/HeterosexualLifePartners">heterosexual life-partners</a>, amis depuis des milliers d’années, et présentés comme un vieux couple, se trouvaient soudainement le dernier rempart contre l’Apocalypse, causée par l’arrivée de l’Antéchrist. De ma connaissance des auteurs, j’ai envie de croire que l’hilarité du propos vient de <em>Pratchett</em><sup id="fnref:2"><a href="#fn:2" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">2</a></sup>, tandis que la patte mystique revient à <em>Gaiman</em>. C’est un mix très équilibré, pour ne jamais contredire l’intérêt du récit, ni donner l’impression que l’intrigue serait “facile”.</p><p>Et en plus, l’acting est au top: <wiki>David Tennant</wiki> y incarne <em>Rampa</em>, le démon, tandis que <wiki>Michael Sheen</wiki>, que je connaissais moins bien, est <em>Aziraphale</em>, l’ange. L’alchimie est indéniable entre les deux, qui expriment avec brio l’étrange mélange d’admiration et d’exaspération qu’ils ressentent l’un envers l’autre.</p><h1 id="much-omens-about-nothing">Much omens about nothing</h1><p>Un seul épisode en guise de troisième saison, donc. Je ne savais même pas qu’il y avait une seconde saison, et j’ai donc enchaîné les deux. Ce que je ne savais pas non plus, c’est que le roman original n’avait jamais eu de suite, et que ces deux saisons se basaient donc sur des idées élaborées par les auteurs dans le projet d’une suite qui n’a jamais vu le jour, et qu’en plus, <em>Gaiman</em> ayant été écarté du projet, l’influence des idées des auteurs s’était vite diluée…</p><p>Donc, la seconde saison traite brièvement de deux histoires d’amour qui se déroulent en parallèle à celle de nos héros. C’est sympathique, mais très farfelu, avec encore certaines séquences dont j’ignore totalement l’apport à l’intrigue. C’est aussi très <em>cheap</em>. J’ai l’impression que toute la série se déroule dans le huis clos de la librairie d’<em>Aziraphale</em>, et au final, même si les trois histoires ont toutes des conclusions différentes, ça m’ennuie. Le mystique semble être mis en retrait pour laisser la place à une histoire d’amour, comme si les <em>shippers</em> avaient gagné et que ces personnages devaient forcément finir par s’embrasser.</p><p>La saison 3 fait l’inverse: le mystique reprend sa place, l’humour disparaît totalement, et on revient à l’histoire d’amour principale comme épine dorsale de l’intrigue et… ça ne colle pas pour moi. À la manière de <wiki>Rincevent</wiki> dans les annales du <wiki>Disque-monde</wiki>, les héros avaient un côté “membre insignifiant de cet univers” qui faisait d’eux les personnes les moins adaptées pour sauver l’univers, et rendait leur placement en plein milieu de l’intrigue aussi jouissif que le chaos d’un chien dans un jeu de quilles. Pour moi, leur donner trop d’importance dans l’intrigue globale dessert le propos.</p><p>Clairement, l’absence de <em>Pratchett</em>, puis de <em>Gaiman</em>, n’a pas aidé la série. Certains y trouveront peut-être la dose de <em>shipping</em> dont ils ont besoin, mais pour moi, c’est le gâchis d’une histoire qui se suffisait à elle-même.</p><hr /><div class="footnotes" role="doc-endnotes"><ol><li id="fn:1"><p>Pour un humour au poil, celle-ci est calquée sur la société britannique. <a href="#fnref:1" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:2"><p>Qui d’autre aurait pu écrire que <em>Pestilence</em> prendrait sa retraite des <wiki>Cavaliers de l'Apocalypse</wiki> après l’invention de la <wiki>Pénicilline</wiki>? <a href="#fnref:2" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p></ol></div>]]></content> <author> <name>Arnaud 'red' Rouyer</name> </author> <category term="📺 Série TV" /> <summary>Depuis que ma prof de Français préférée m’a recommandé de lire le comic-book The Sandman, l’oeuvre a été une des pierres angulaires de ma vie, mais cette appréciation ne s’est pas vraiment étendue au reste du corpus de son auteur, et vu les révélations récentes sur ses comportements problématiques, je n’en ai plus vraiment envie. Et de toutes façons, l'adaptation télévisuelle ne m’a pas convain...</summary> </entry> <entry><title>🎮 Vampire: Master of Darkness</title><link href="https://blog.dreamleaves.org/posts/vampire-master-of-darkness/" rel="alternate" type="text/html" title="🎮 Vampire: Master of Darkness" /><published>2026-05-18T05:03:10+02:00</published> <updated>2026-05-18T05:03:10+02:00</updated> <id>https://blog.dreamleaves.org/posts/vampire-master-of-darkness/</id> <content type="html"><![CDATA[<p>Depuis que <a href="https://github.com/nickybmon/OpenEmu-Silicon/releases/tag/v1.2.0">j’ai contribué à un fork de l’émulateur OpenEmu</a>, j’ai pris l’habitude, entre deux projets, de lancer certains des multiples jeux dont j’ai noté que je dois les essayer un jour. Et c’est tombé sur cet étrange jeu qui me faisait beaucoup penser à une autre franchise…</p><h1 id="maquillé-comme-un-vampire-volé">Maquillé comme un vampire volé</h1><p>À chaque fois que les parents passent devant un fast-food, les enfants demandent un hamburger. Ce à quoi les parents répondent “On a des hamburgers à la maison”, pour un résultat qui sera souvent varié. Ce concept existe aussi dans les jeux vidéo: s’il n’existe pas de <a href="/tags/castlevania/">Castlevania</a> sur <wiki>Master System</wiki>, alors SEGA n’a qu’à développer le sien<sup id="fnref:1"><a href="#fn:1" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">1</a></sup> pour contenter les joueurs.</p><p>On se retrouve donc avec un clone très propre. Sérieusement, on croirait un <em>skin</em> de l’original: la lenteur des déplacements, les sauts, la perfidie des ennemis, les sous-armes,… C’est à peine si quelques concepts changent, comme l’utilisation de munitions propres à chacune des sous-armes là où la série originale utilise un système de points de magie<sup id="fnref:2"><a href="#fn:2" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">2</a></sup>, ou le remplacement du fouet par des armes de poing qui peuvent être plus ou moins puissantes et avoir plus ou moins d’allonge (couteau, rapière, ou hache).</p><p>Le seul vrai point fort du jeu est son environnement: point de chateau ici, nous sommes plongés au coeur de Londres à l’époque victorienne. Même si les décors sont rudimentaires (ce qui n’est pas étonnant vu l’époque), cela reste très appréciable. Les boss suivent aussi cette tendance: même s’ils restent ancrés dans le surnaturel, on sent moins l’empreinte du fantastique. Vous affronterez donc <wiki>Jack l'Éventreur</wiki>, une jeune fille possédée par un esprit dans une maison de cire, avant d’aller vous occuper de Dracula. Point de loup-garou, de succubes, et pas d’affrontement avec <wiki page="Mort (mythologie)">la Mort</wiki>.</p><p>Pour quelques heures, si vous acceptez les déplacements raides de l’époque, ce jeu sera une vision intéressante du concept original.</p><hr /><div class="footnotes" role="doc-endnotes"><ol><li id="fn:1"><p>Techniquement, à travers <wiki page="SIMS Co." lang="en">une de ses filiales</wiki>. <a href="#fnref:1" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:2"><p>Qui sont…des coeurs. La série a accepté cette idée idiote depuis trente ans, et les joueurs aussi. <a href="#fnref:2" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p></ol></div>]]></content> <author> <name>Arnaud 'red' Rouyer</name> </author> <category term="🎮 Jeux vidéo" /> <summary>Depuis que j’ai contribué à un fork de l’émulateur OpenEmu, j’ai pris l’habitude, entre deux projets, de lancer certains des multiples jeux dont j’ai noté que je dois les essayer un jour. Et c’est tombé sur cet étrange jeu qui me faisait beaucoup penser à une autre franchise… Maquillé comme un vampire volé À chaque fois que les parents passent devant un fast-food, les enfants demandent un ham...</summary> </entry> <entry><title>🎬 Super Mario Galaxy, le film</title><link href="https://blog.dreamleaves.org/posts/super-mario-galaxy-film/" rel="alternate" type="text/html" title="🎬 Super Mario Galaxy, le film" /><published>2026-05-16T22:51:45+02:00</published> <updated>2026-05-16T22:51:45+02:00</updated> <id>https://blog.dreamleaves.org/posts/super-mario-galaxy-film/</id> <content type="html"><![CDATA[<p>Le <wiki page="Super Mario Bros., le film">premier film animé Super Mario Bros.</wiki><sup id="fnref:1"><a href="#fn:1" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">1</a></sup> avait fait grand bruit à son annonce, et grand succès à sa sortie, le savoir-faire du studio <wiki page="Illumination (société de production de films)">Illumination</wiki> n’étant plus à prouver.</p><p>L’annonce d’une suite n’a donc surpris personne, et le titre a suscité beaucoup de joie auprès des fans de la <wiki page="Harmonie (personnage)">princesse Harmonie</wiki>.</p><h1 id="pied-sur-le-champignon">Pied sur le champignon</h1><p>À peu de choses près, on pouvait décomposer le film original en quatre gros <em>money shots</em>: l’entrainement de Mario qui reprenait les mécaniques des jeux vidéo, la scène d’action <em>badass</em> de <wiki page="Princesse Peach">Peach</wiki>, le caméo de <wiki page="Donkey Kong (personnage)">Donkey Kong</wiki> qui venait <wiki page="Mario Kart">faire du kart</wiki>, et <wiki>Jack Black</wiki> qui en fait des caisses en Bowser. Autant <a href="/tags/sonic-the-hedgehog/">quand c’est Jim Carrey</a> ça colle, autant là… ça ne m’a pas vraiment marqué plus que ça, tant je trouve que l’acteur a perdu de sa superbe.</p><p>Pour cette suite, on retrouve à peu près les mêmes <em>money shots</em>, un peu améliorés: Mario et Luigi ont une série de quêtes de protection du royaume qui reprennent les mécaniques des jeux vidéo, <em>Peach</em> a encore une scène pour briller avec une baston dans plusieurs gravités, on a un caméo de <wiki>Fox McCloud</wiki> qui vient <wiki page="Star Fox (série de jeux vidéo)">piloter son vaisseau spatial</wiki>, et on a toujours <em>Jack Black</em> qui cabotine avec son fils <em>Bowser Jr.</em>.</p><h1 id="avez-vous-entendu-parler-de-linitiative-smash-bros">Avez-vous entendu parler de l’initiative Smash Bros?</h1><p>Au-delà de ça, le film ne me donne pas l’impression de raconter grand-chose. La seule grosse nouveauté donc, c’est la présence d’<em>Harmonie</em>, qui rejoint le lore de la série <a href="/posts/detective-conan-movie-27/">d’une manière apparemment inattendue pour les fans</a>. Je ne suis pas assez attaché au personnage pour que ça me touche. Pareil pour la présence de <em>Fox</em>, que certains ont déplorée car le personnage n’est pas directement lié à la franchise <strong>Mario</strong>, mais en soi, la question se posait de la même manière pour <em>Donkey Kong</em> dans le précédent film<sup id="fnref:2"><a href="#fn:2" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">2</a></sup>, donc je suis passé outre.</p><p>Reste donc toute la quête de <em>Bowser</em> et <em>Bowser Jr.</em>, que j’ai vraiment trouvée molle et peu intéressante, alors qu’elle ne manque pas d’enjeux, ni d’ambitions.</p><p>Un bon moment donc, que le fan appréciera sûrement beaucoup plus, mais vite oubliable pour les autres.</p><hr /><div class="footnotes" role="doc-endnotes"><ol><li id="fn:1"><p>Techniquement, le second. Il y a déjà eu <a href="https://anidb.net/anime/4391">un film animé en 1986</a>. <a href="#fnref:1" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:2"><p>Même si le personnage est bien plus lié à la franchise <strong>Mario</strong>, aucun de ces liens n’est réellement exploité, et n’importe quel autre personnage de l’univers <strong>Nintendo</strong> aurait pu le remplacer. <a href="#fnref:2" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p></ol></div>]]></content> <author> <name>Arnaud 'red' Rouyer</name> </author> <category term="🎬 Cinéma" /> <summary>Le premier film animé Super Mario Bros.1 avait fait grand bruit à son annonce, et grand succès à sa sortie, le savoir-faire du studio Illumination n’étant plus à prouver. L’annonce d’une suite n’a donc surpris personne, et le titre a suscité beaucoup de joie auprès des fans de la princesse Harmonie. Pied sur le champignon À peu de choses près, on pouvait décomposer le film original en quatre...</summary> </entry> </feed>
