<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"> <id>https://blog.dreamleaves.org/</id><title>Unlimited Red Words</title><subtitle>Je me remets à lire, autant me remettre à écrire aussi</subtitle> <updated>2026-02-26T20:24:01+01:00</updated> <author> <name>Arnaud 'red' Rouyer</name> <uri>https://blog.dreamleaves.org/</uri> </author><link rel="self" type="application/atom+xml" href="https://blog.dreamleaves.org/feed.xml"/><link rel="alternate" type="text/html" hreflang="fr" href="https://blog.dreamleaves.org/"/> <generator uri="https://jekyllrb.com/" version="4.4.1">Jekyll</generator> <rights> © 2026 Arnaud 'red' Rouyer </rights> <icon>/assets/img/favicons/favicon.ico</icon> <logo>/assets/img/favicons/favicon-96x96.png</logo> <entry><title>🎮 Tales of Vesperia</title><link href="https://blog.dreamleaves.org/posts/tales-of-vesperia/" rel="alternate" type="text/html" title="🎮 Tales of Vesperia" /><published>2026-02-24T02:34:13+01:00</published> <updated>2026-02-24T02:34:13+01:00</updated> <id>https://blog.dreamleaves.org/posts/tales-of-vesperia/</id> <content type="html"><![CDATA[<p>Techniquement, la PS3 est un peu la “<em>Tales Of</em> machine”, donc j’ai continué sur ma lancée avec le premier jeu sorti sur la machine. Comme pour <a href="/posts/tales-of-graces-f/">Graces</a> après lui, le jeu a une genèse compliquée: il sort d’abord en 2008 sur <wiki>Xbox 360</wiki>, puis sur <wiki>PlayStation 3</wiki> dans une version améliorée, et enfin sur plateformes modernes en “Definitive Edition” en 2019.</p><p>J’ai commencé à jouer en novembre, et puis <wiki>Death Stranding 2: On the Beach</wiki> est arrivé avec <a href="/posts/astros-playroom/">ma PlayStation 5</a><sup id="fnref:1"><a href="#fn:1" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">1</a></sup> et m’a forcé à prendre une grande pause, le temps de finir le chef-d’oeuvre de <wiki page="Hideo Kojima">Kojima</wiki> et pouvoir le terminer d’une traite.</p><h1 id="rpg-pour-lapplication-de-la-justice">RPG pour l’application de la Justice</h1><p>Aujourd’hui, le design des personnages est assuré par <wiki>Kōsuke Fujishima</wiki>, et le sous-genre est <ruby>「正義」を貫き通すＲＰＧ<rt>RPG of Enforcing Justice</rt></ruby>.</p><p>Bienvenue sur la planète <em>Terca Lumireis</em>, où les <em>blastia</em>, d’anciens artefacts techno-magiques<sup id="fnref:2"><a href="#fn:2" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">2</a></sup>, permettent à l’humanité de survivre à son environnement. Ainsi, ils peuvent produire de l’eau, protéger les villes des attaques de monstres,…</p><p>C’est une <em>blastia</em> productrice d’eau qui lance le scénario. Celle qui alimente les bas-quartiers de la capitale est volée, et <em>Yuri</em>, ancien chevalier de l’Empire, part donc à sa recherche, et finit très vite (dans l’ordre): chez les riches, en taule, nez-à-nez avec <em>Estelle</em>, la jeune princesse de l’Empire, dans un <em>road trip</em> à la poursuite du voleur,… En chemin, il sera confronté à la cruauté de l’Empire et ses jeux de pouvoirs, mais aussi aux guildes, qui agissent comme contre-pouvoirs.</p><p>La “justice” dont parle le sous-genre est au coeur de l’intrigue. Dès le premier bloc du jeu, <em>Yuri</em> retrouve <em>Flynn</em>, son meilleur ami, qui est resté chevalier de l’Empire et préfère changer le système de l’intérieur. C’est une dichotomie classique, à laquelle la série ne répond pas vraiment, mais où chacun avancera à sa manière, celle de <em>Yuri</em> étant…le meurtre. Sans être aussi sanglant que <wiki>Wolverine</wiki>, j’ai rarement vu un protagoniste aussi prêt à tuer dans un RPG japonais, et à plusieurs reprises, il sera le bourreau d’une justice de classe qui ne fonctionne pas.</p><p>C’est agréable à suivre, mais la manière dont tout le cast se tourne autour avant d’enfin se réunir peut être très ennuyeuse. Par exemple, <em>Flynn</em> est ajouté au scénario et rejoindra donc le cast le temps d’un donjon par chapitre, et <em>Patty</em>, même si elle ne fait pas d’allers-retours une fois qu’elle a rejoint l’équipe, m’a donné l’impression d’être “en trop” tout le long de l’histoire. J’admets que mon opinion envers <em>Patty</em> peut être biaisée car je sais qu’elle ne faisait pas partie de l’histoire originale du jeu, mais pour <em>Flynn</em>, c’est VRAIMENT relou. Pour les autres personnages, c’est en dent de scie. <em>Repede</em>, le chien de <em>Yuri</em>, m’ennuie vraiment (je ne suis pas fan de personnages animaux dans les jeux vidéo). <em>Estelle</em> est juste parfaite, même si son design l’infantilise un peu trop à mon gout<sup id="fnref:3"><a href="#fn:3" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">3</a></sup>. <em>Rita</em> joue son rôle de génie du groupe sans être ennuyeuse, me rappelant grandement <em>Lucca</em> de <wiki>Chrono Trigger</wiki>. <em>Judith</em> est cool et j’aime son histoire et ses motivations. <em>Karol</em> est super intéressant dans son évolution en chef de guilde. Quant à <em>Raven</em>, il est autant capable de lâcher de la science que d’être complètement chiant.</p><h1 id="comme-le-monde-est-petit">Comme le monde est petit</h1><p>En fait, ma plus grande déception vient dans la guilde <em>Brave Vesperia</em> que forment nos héros: je trouve dommage que si l’on côtoie des guildes dantesques dans le jeu, celle qui sera formée dès le second tiers du jeu me semble vraiment sous-utilisée. Par exemple, <wiki>Suikoden II</wiki> est connu pour la manière dont le joueur peut recruter des compagnons dans son armée, qui seront aussi bien des personnages jouables que non-jouables. Je ne m’attendais pas à avoir une centaine de personnages jouables, mais pouvoir recruter des membres d’équipe autour du monde me semblait être un concept intéressant.</p><p>De même, sur les quatre continents majeurs du jeu, il y en a deux qui sont vides de toute présence humaine, à l’exception d’un onsen totalement optionnel dans l’un, et d’un village à construire dans l’autre. Un village qui n’est d’ailleurs même pas utilisé comme le siège de la guilde…</p><p>Quant aux guildes…à l’exception d’une, dont le chef sera un véritable pivot du scénario, elles sont TOUTES peuplées de traîtres ou d’antagonistes. Alors que le jeu démarre en les décrivant comme l’équivalent de puissances nationales, ils se révèlent vite n’être que les appendices du grand méchant, un développement peu intéressant narrativement…</p><p>Et heureusement, le post-game fonctionne mieux que celui de <strong>Graces f</strong>, avec un donjon…pas fou en termes de design, mais avec une mise en place intéressante.</p><h1 id="la-grande-checklist">La grande checklist</h1><p>Je n’arrive toujours pas à aimer le système de combat. En fait, je n’y comprends rien: parfois je peux combo, parfois non, ou bien j’ai besoin de l’aide de mes camarades…que je ne contrôle pas, ou encore ceux-ci vont décider d’envoyer l’ennemi en l’air, alors que je viens de lancer une attaque combo au sol (qui donc tapera dans le vide).</p><p>Et pourtant, j’y suis revenu, encore et toujours. Même si les combats m’ennuyaient (j’ai même laissé l’IA en jouer beaucoup pour moi!), le plaisir d’explorer restait là, mais aussi celui de…remplir les menus. À la manière de <wiki>Final Fantasy IX</wiki>, chaque arme vient avec des compétences que le personnage combattant apprendra après un certain nombre de combats, me poussant donc à obtenir toutes les armes, apprendre toutes les compétences, et utiliser le système de <em>craft</em> pour avoir toutes les évolutions d’armes, lesquelles sont parfois très cryptiques à obtenir<sup id="fnref:4"><a href="#fn:4" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">4</a></sup>.</p><p>C’est très complexe de définir ce que j’ai pensé de ce jeu. Le jeu m’a paru “moyen” et j’y ai pourtant passé plus de cent heures, sans jamais arriver à un “Ce jeu me saoule, je zappe”. Peut-être que si j’étais plus réceptif à son mode de présentation j’y verrais le même chef-d’oeuvre que les fans de la série.</p><hr /><div class="footnotes" role="doc-endnotes"><ol><li id="fn:1"><p>Promis, j’en parle lorsque j’ai VRAIMENT fini le jeu. <a href="#fnref:1" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:2"><p>Rappel de la <wiki page="Trois lois de Clarke">troisième loi de Clarke</wiki>: “Toute technologie suffisamment avancée est indiscernable de la magie.”. <a href="#fnref:2" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:3"><p>Un costume DLC permet de l’habiller comme <em>Tear</em> de <wiki>Tales of the Abyss</wiki>, ce qui lui donne un air plus adolescent/adulte et donne plus de force à sa résolution à améliorer la situation du monde. <a href="#fnref:3" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:4"><p>Ainsi, l’arme <em>Tabar</em> a deux chemins d’évolution, mais une seule est trouvée dans le jeu, la seconde doit être forgée….sans que sa recette de <em>craft</em> ne soit aisée à trouver… <a href="#fnref:4" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p></ol></div>]]></content> <author> <name>Arnaud 'red' Rouyer</name> </author> <category term="🎮 Jeux vidéo" /> <summary>Techniquement, la PS3 est un peu la “Tales Of machine”, donc j’ai continué sur ma lancée avec le premier jeu sorti sur la machine. Comme pour Graces après lui, le jeu a une genèse compliquée: il sort d’abord en 2008 sur Xbox 360, puis sur PlayStation 3 dans une version améliorée, et enfin sur plateformes modernes en “Definitive Edition” en 2019. J’ai commencé à jouer en novembre, et puis Death...</summary> </entry> <entry><title>📺 South Park (Avant 2011)</title><link href="https://blog.dreamleaves.org/posts/south-park-avant-2011/" rel="alternate" type="text/html" title="📺 South Park (Avant 2011)" /><published>2026-02-22T15:45:55+01:00</published> <updated>2026-02-22T15:45:55+01:00</updated> <id>https://blog.dreamleaves.org/posts/south-park-avant-2011/</id> <content type="html"><![CDATA[<p>Le dessin animé <strong>South Park</strong> a démarré avec assez de succès pour s’assurer un futur pérenne. La série va donc pouvoir se permettre de poursuivre sa recherche de l’humour.</p><h1 id="un-adulte-dessin-animé">Un adulte dessin animé</h1><p>La cinquième saison démarre en juin 2001, et déjà, la série va plus loin: <em>Cartman</em> passe d’un gamin insupportable à <wiki page="Scott Tenorman doit mourir">un véritable génie maléfique</wiki>, des <wiki page="Combat d'infirmes">personnages secondaires</wiki>, dont certains <wiki page="Servietsky (épisode)">totalement acides</wiki>, viennent rejoindre le cast, et le running gag des morts de Kenny est <wiki page="Kenny se meurt">évacué avec gravité</wiki>.</p><p>Mais la série sait garder la voix qui a fait sa notoriété. Ainsi, <wiki page="Oussama Ben Laden pue du cul">les enfants affrontent l'ennemi public numéro 1 des USA au rythme des Looney Tunes</wiki>, et la série continue dans la critique sociale en s’attaquant frontalement au racisme par <wiki page="Les riches débarquent">une métaphore inversée totalement dingue</wiki>.</p><p>Ainsi, si la série référençait déjà la pop culture, elle devient une machine de commentaire culturel en temps réel: les films (<wiki page="Le Retour de la communauté de l'anneau des deux tours">Le Seigneur des Anneaux</wiki>, <wiki page="La Chute du traîneau rouge">La Chute du Faucon Noir</wiki>, <wiki page="La Passion du Juif">La Passion du Christ</wiki>), mais aussi désormais les jeux vidéo (<wiki page="Make Love, Not Warcraft">en ligne</wiki>, ou de <wiki page="Guitare Zéro">guitares virtuelles</wiki>…), la <wiki page="Poire à lavement et sandwich au caca">politique</wiki><sup id="fnref:1"><a href="#fn:1" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">1</a></sup>, les religions (l’<wiki page="Les cathos, c'est chaud">église catholique</wiki>, la <wiki page="Piégé dans le placard">scientologie</wiki> et les <wiki page="Cartoon Wars I">caricatures religieuses</wiki>), et des sujets de société, comme la <wiki page="South Park est gay">mode gay à la télé</wiki>, la <wiki page="Les seins de Bébé mettent en danger la société">sexualisation des</wiki> <wiki page="Kit vidéo pour stupide pute trop gâtée">jeunes filles</wiki>, la <wiki page="Les armes, c'est rigolo">différence de traitement entre la violence et le sexe à la télévision</wiki>, des <wiki page="Fiottes">insultes homophobes</wiki> et <wiki page="Avec nos excuses à Jesse Jackson">racistes</wiki>,…</p><p>Toujours aussi sale gosse, la série continue d’inverser les rôles pour mettre le doigt sur la folie du monde. Ainsi, on enverra les enfants en <wiki page="Le Camp de la mort de tolérance">camp de la mort de tolérance</wiki>, la ville <wiki page="La Cupidité de l'homme rouge">sera rachetée par des natifs américains qui veulent étendre leur territoire</wiki>, <em>Butters</em> se fera avoir par une <wiki page="Raisins">serveuse sexy</wiki>, et un épisode entier sera dédié à décrier <wiki page="Mange, prie et froute">le "deux poids, deux mesures" des comportements puants chez les hommes</wiki>, et surtout <wiki page="Guérison sexuelle">les riches et puissants</wiki>.</p><p>Quant aux enfants, ils se retrouveront à nouveau à vivre des aventures d’adultes, et à bosser comme <wiki page="Les Petits Policiers">inspecteurs de police</wiki>, <wiki page="Rock chrétien (South Park)">chanteurs de rock chrétien</wiki>, <wiki page="Catch (South Park)">catcheurs</wiki>, <wiki page="La Meilleure Gagneuse de Butters">rabatteurs</wiki>, membres de <wiki page="Le Mystère du caca dans l'urinoir">la conspiration du onze septembre</wiki>,…</p><p>C’est dans cette période que je réalise à quel point <strong>South Park</strong>, en plus de s’inspirer du monde, se met aussi à l’inspirer. Ainsi, l’épisode <wiki>Canada en grève</wiki><sup id="fnref:2"><a href="#fn:2" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">2</a></sup> contient une reprise animée <yt video="G4PvTrTp7Tc">What, What in the Butt&amp;lt;/wiki&amp;gt; devenue tout aussi célèbre que l'originale (qui savait qu'il en existait une?).</yt></p><p>À noter aussi l’épisode <wiki page="À propos d'hier soir... (South Park)">sur l'élection présidentielle américaine de 2008</wiki>, qui imagine les deux camps opposés comme des alliés qui cherchent juste à accéder à la Maison Blanche pour commettre le casse du siècle, dans le style d’<strong>Ocean’s Eleven</strong>, et diffusé le lendemain <wiki page="Élection présidentielle américaine de 2008">de l'élection</wiki>. Cette performance renforce la renommée de la série: elle devient l’un des rares programmes capables de transformer l’actualité brûlante en satire cohérente en quelques jours.</p><h1 id="vous-me-broyez-les-couilles-randy">“Vous me broyez les couilles, Randy”</h1><p>Là encore, la VF est sublime. Gros bonus: <wiki page="Cartoon Wars II">dans l'épisode "cross-over non-officiel" avec South Park et Les Griffin</wiki>, Peter Griffin ainsi que Bart Simpson sont tous deux doublés par leurs <wiki page="Michel Dodane">voix françaises</wiki> <wiki page="Joëlle Guigui">officielles</wiki>.</p><p>Cette période se termine en apothéose. D’une part, la série atteint les 200 épisodes, avec <wiki page="200 (South Park)">deux</wiki> <wiki page="201 (South Park)">épisodes</wiki> si controversés qu’ils seront censurés par la chaîne et jamais adaptés en VF, et surtout, avant même les <wiki page="Avengers (film)">Avengers</wiki>, les alter-égo héroïques des enfants sont réunis dans un cross-over, où sera révélé le secret des morts à répétition de <em>Kenny</em>. La boucle est bouclée, la série est clairement à son apogée.</p><hr /><div class="footnotes" role="doc-endnotes"><ol><li id="fn:1"><p>Renforçant le cynisme des auteurs… <a href="#fnref:1" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:2"><p>“J’suis pas ton pote, mon gars!” <a href="#fnref:2" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p></ol></div>]]></content> <author> <name>Arnaud 'red' Rouyer</name> </author> <category term="📺 Série TV" /> <summary>Le dessin animé South Park a démarré avec assez de succès pour s’assurer un futur pérenne. La série va donc pouvoir se permettre de poursuivre sa recherche de l’humour. Un adulte dessin animé La cinquième saison démarre en juin 2001, et déjà, la série va plus loin: Cartman passe d’un gamin insupportable à un véritable génie maléfique, des personnages secondaires, dont certains totalement acid...</summary> </entry> <entry><title>📺 South Park (Avant 2001)</title><link href="https://blog.dreamleaves.org/posts/south-park-avant-2001/" rel="alternate" type="text/html" title="📺 South Park (Avant 2001)" /><published>2026-02-15T04:12:12+01:00</published> <updated>2026-02-15T04:12:12+01:00</updated> <id>https://blog.dreamleaves.org/posts/south-park-avant-2001/</id> <content type="html"><![CDATA[<p>J’ai eu trois époques avec la série <strong>South Park</strong>: j’ai dû attendre d’avoir dix ans pour avoir le droit de la regarder, alors qu’elle était THE truc à mater pour les enfants de mon âge et j’ai rigolé devant les premières saisons, puis j’ai abandonné et laissé filer la série de loin, et depuis dix ans, avec la manière dont la série collait à l’actualité, je suis retombé dedans.</p><p>Ayant donc un trou de 267 épisodes sur <a href="https://www.betaseries.com/en/member/joshleaves">mon compte BetaSéries</a>, j’ai décidé de reprendre toute la série depuis le début, et en version française.</p><h1 id="du-pipi-et-du-caca">Du pipi et du caca</h1><p>À l’origine, <strong>South Park</strong> baigne dans le chaos primitif: quatre enfants naïfs, des extraterrestres, des monstres, des clones, les morts à répétition de <em>Kenny</em>,… La série dépeint une certaine vision de l’Amérique, et en fait la satire politique et religieuse, mettant même en scène <em>Jésus</em>, <em>Satan</em>, et <em>Dieu</em> (oui, LE Dieu) comme personnages secondaires de la série. Avec le film<sup id="fnref:1"><a href="#fn:1" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">1</a></sup>, la série ancre encore plus son message et s’exporte même jusqu’aux Oscars<sup id="fnref:2"><a href="#fn:2" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">2</a></sup>, se posant fièrement comme une référence stable de l’humour américain, au même titre que <wiki>Les Simpson</wiki>, même si elle est de sept ans sa cadette.</p><p>L’autre grand ressort comique de la série se trouve dans son cynisme, qui consiste à tourner le sérieux en dérision, et à transposer les enfants dans un univers trop sérieux pour eux afin de faire la satire du monde dans lequel nous vivons et pointer du doigt sa folie. Les enfants seront donc appelés à <wiki page="Monsieur Hankey, le petit caca Noël">sauver l'esprit de Noël</wiki>, <wiki page="Boulettes de Chef au chocolat salé">gérer un festival de cinéma</wiki>, <wiki page="Chef Aid">organiser un concert digne de Woodstock</wiki>, <wiki page="Dieu es-tu là ? C'est Jésus à l'appareil">le passage à l'an 2000</wiki>, <wiki page="Chinpokomon">bombarder Pearl Harbor</wiki>, <wiki page="L'Inqualifiable Crime de haine de Cartman">refaire les lois</wiki>, <wiki page="Cartman s'inscrit à la NAMBLA">empêcher la pédophilie de s'installer en ville</wiki>, <wiki page="Chef pète les plombs">faire face au passé raciste de leur ville</wiki>,…</p><p>Il y a aussi un aspect étrange à revoir une Amérique qui n’a pas encore été marquée par le traumatisme du <wiki page="Attentats du 11 septembre 2001">11 septembre</wiki>: toute la satire est affreusement familière, et pourtant, on y ressent une insouciance que l’on ne retrouvera plus jamais.</p><h1 id="ça-mtroue-lcul">“Ça m’troue l’cul”</h1><p>Mais le vrai plaisir de retrouver la série en VF, c’est redécouvrir tout le soin apporté à celle-ci, et à quel point elle a marqué. Au-delà de la grossièreté des propos, il y a un effort d’adaptation constant sur les jeux de mots et expressions, au point que certaines, inventées par <wiki>William Coryn</wiki>, ont totalement imprégné le langage courant, et sont toujours aussi agréables à entendre qu’à prononcer soi-même…</p><p>Dans ces quatre saisons, on découvre donc une base très simple, mais très saine, et qu’il sera aisé pour les auteurs d’étoffer par la suite. En fait, la série n’est pas immature: elle est encore en phase d’expérimentation. Et surtout, tout le sens du timing humoristique qui va faire et refaire le succès de la série est déjà posé et maîtrisé, rendant la série prête pour la suite, dans une Amérique qui va changer au plus profond d’elle-même…jusque dans ce petit village de montagne…</p><hr /><div class="footnotes" role="doc-endnotes"><ol><li id="fn:1"><p>Un film au canonisme digne d’un <wiki page="Liste des films et téléfilms Dragon Ball">film DBZ</wiki>, vu qu’il est sorti entre les saisons 3 et 4, sert de pseudo-origine à la série, et que la croisade contre <em>Terrance &amp;amp; Philippe</em> par la mère de Kyle a déjà eu lieu dans l’épisode <wiki page="La Mort (South Park)">La Mort</wiki>… <a href="#fnref:1" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:2"><p>Pour une nomination dans la catégorie “Oscar de la Meilleure Chanson”, mais il ne remportera pas de statuette. <a href="#fnref:2" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p></ol></div>]]></content> <author> <name>Arnaud 'red' Rouyer</name> </author> <category term="📺 Série TV" /> <summary>J’ai eu trois époques avec la série South Park: j’ai dû attendre d’avoir dix ans pour avoir le droit de la regarder, alors qu’elle était THE truc à mater pour les enfants de mon âge et j’ai rigolé devant les premières saisons, puis j’ai abandonné et laissé filer la série de loin, et depuis dix ans, avec la manière dont la série collait à l’actualité, je suis retombé dedans. Ayant donc un trou ...</summary> </entry> <entry><title>📺 Le Secret du Sable Bleu</title><link href="https://blog.dreamleaves.org/posts/le-secret-du-sable-bleu/" rel="alternate" type="text/html" title="📺 Le Secret du Sable Bleu" /><published>2026-02-11T15:55:24+01:00</published> <updated>2026-02-11T15:55:24+01:00</updated> <id>https://blog.dreamleaves.org/posts/le-secret-du-sable-bleu/</id> <content type="html"><![CDATA[<p>Si je vous parle d’une série s’inspirant de l’oeuvre de <wiki>Jules Vernes</wiki>, sur une jeune fille seule en Europe au début du XXème siècle, qui va partir dans une aventure dans des contrées lointaines, accompagnée d’un garçon et d’un animal de compagnie, pour se retrouver au coeur d’un conflit lié à un mystérieux matériau bleu,… à quoi pensez-vous?</p><p>Vous devinez au titre de cet article que je ne vais pas parler de <wiki>Nadia, le secret de l'eau bleue</wiki>…</p><h1 id="la-nadia-de-wish">La Nadia de Wish</h1><p>Lorsqu’est sorti au cinéma <wiki>Atlantide, l'empire perdu</wiki> de Disney en 2001, le magazine <wiki>AnimeLand</wiki> rapportait que pas mal de journaux grand publics avaient notés la copie faite par la firme aux grandes oreilles sur l’oeuvre de <wiki>Hideaki Anno</wiki><sup id="fnref:1"><a href="#fn:1" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">1</a></sup>, et y répondait peu ou prou de la manière suivante: “Il n’y a pas de copie: en effet, les deux oeuvres prenant racine dans le même terreau, il était donc normal qu’elles grandissent avec des formes similaires”. Je rejoins ce sentiment, car en effet les deux travaux ont des éléments similaires, mais restent vraiment très distinct.</p><p>Pour le machin<sup id="fnref:2"><a href="#fn:2" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">2</a></sup> dont on va parler aujourd’hui, c’est bien plus complexe. L’inspiration vient des romans <wiki>Face au drapeau</wiki>, qui parle de l’inquiétude de l’écrivain pour les avancées technologiques guerrières, et <wiki>L'Étonnante Aventure de la mission Barsac</wiki>, dont il est plus proche d’être une adaptation.</p><p>Et malheureusement, ça ne colle pas, et l’anime se retrouve à jongler entre-deux. D’un côté, il raconte les aventures de <em>Jane Buxton</em>, notre héroïne, à la recherche de son frère, et de l’autre il la mêle à la fameuse mission Barsac, qui relève plus de la mission de contre-espionnage gouvernemental. Mais au final, chacune des deux histoires n’est qu’à moitié racontée, et on commence à vite s’ennuyer de <em>Jane</em>, qui a vraiment l’air de plus tourner en rond que les héros de <wiki>Stardust Crusaders</wiki>…</p><p>Lorsque l’on atteint enfin le <em>endgame</em>, l’anime nous présente une sorte de cité futuriste, presque extra-terrestre, et vient allègrement copier des plans de <strong>Nadia</strong>, au point que je me demandais si le démantèlement du studio <wiki>Gainax</wiki> n’avait pas mené à la disparition de certains storyboards qui se seraient retrouvés dérobés par d’autres studios<sup id="fnref:3"><a href="#fn:3" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">3</a></sup>… Et là encore, ça ne colle pas. Tout l’aspect grandiose et épique du vilain <em>Argon</em> et sa <yt video="OEpAqsr9FeA">Néo Atlantis</yt> tenaient à la cruauté infinie du personnage, qui n’avait aucun respect pour la vie, quelle qu’elle soit.</p><p>Ici, nous avons juste un vieux gangster mou, qui a manqué de l’amour de sa maman, et a décidé d’être…même pas “méchant”, juste “égoïste”, dans une course effrénée vers le “Je veux faire quelque chose de grand, je veux être quelqu’un!”. Même si cette utopie du futur repose sur le travail forcé, le spectateur en est témoin sur trois plans, et en dehors d’engrosser une population riche et oisive qui ne pense qu’à l’or (pour le dépenser comment? on les voit juste se jeter dessus sans avoir idée si l’argent est encore une métrique…), on ne la voit jamais développer d’ambitions belliqueuses, rendant encore plus incongrue la position de la mission Barsac, qui devient donc un nouvel outil colonisateur<sup id="fnref:4"><a href="#fn:4" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">4</a></sup>.</p><p>De 1969 à 1997, le projet <wiki>World Masterpiece Theater</wiki> de la chaine <wiki>Fuji TV</wiki><sup id="fnref:5"><a href="#fn:5" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">5</a></sup> a réalisé, avec succès et talent, des adaptations de classiques mondiaux de la littérature pour enfants. Préférez n’importe laquelle de ces productions, plutôt que cet étron ennuyeux qu’a été <strong>Le Secret du Sable Bleu</strong>..</p><hr /><div class="footnotes" role="doc-endnotes"><ol><li id="fn:1"><p>Probablement en revanche d’être la génération qui pouvait élever la voix contre la firme américaine et sa manière de dérober les histoires des autres, comme ce fût le cas pour <wiki>Le Roi lion</wiki>, qui pompait sur <wiki>Le Roi Léo</wiki> d’<wiki>Osamu Tezuka</wiki>. <a href="#fnref:1" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:2"><p>Je refuse d’appeler ça une “oeuvre”. <a href="#fnref:2" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:3"><p>Ce n’est bien évidemment pas le cas. <a href="#fnref:3" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:4"><p>Encore plus cocasse vu qu’ils viennent d’Angleterre… <a href="#fnref:4" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:5"><p>Dont les studios sont à Odaiba! <a href="#fnref:5" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p></ol></div>]]></content> <author> <name>Arnaud 'red' Rouyer</name> </author> <category term="📺 Série TV" /> <summary>Si je vous parle d’une série s’inspirant de l’oeuvre de Jules Vernes, sur une jeune fille seule en Europe au début du XXème siècle, qui va partir dans une aventure dans des contrées lointaines, accompagnée d’un garçon et d’un animal de compagnie, pour se retrouver au coeur d’un conflit lié à un mystérieux matériau bleu,… à quoi pensez-vous? Vous devinez au titre de cet article que je ne vais p...</summary> </entry> <entry><title>📺 Nancy Drew (2019)</title><link href="https://blog.dreamleaves.org/posts/nancy-drew-2019/" rel="alternate" type="text/html" title="📺 Nancy Drew (2019)" /><published>2026-02-10T12:11:26+01:00</published> <updated>2026-02-10T12:11:26+01:00</updated> <id>https://blog.dreamleaves.org/posts/nancy-drew-2019/</id> <content type="html"><![CDATA[<p>Après <a href="/posts/veronica-mars/">Veronica Mars</a>, j’étais un peu en manque d’une série du genre. Le bon mix entre l’intrigue qui couvre la saison et les petits mystères à chaque épisode. À ce sujet, ChatGPT m’a donc recommandé cette série <strong>Nancy Drew</strong>, adaptation télévisée de l’héroïne de romans connue en France sous le nom de <wiki>Alice Roy</wiki>.</p><h1 id="des-détectives-et-du-surnaturel">Des détectives et du surnaturel</h1><p>Je n’ai aucune idée de la portée des romans originaux, mais dès le premier épisode, l’ambiance est posée: dans les paysages sombres et brumeux du Maine, un fantôme observe l’héroïne tandis qu’un meurtre survient dans le restaurant où elle travaille. Cet évènement servira à lier entre eux tous les personnages dans la recherche du meurtrier, qui sera vite liée à celle d’une mort mystérieuse survenue dix-neuf ans plus tôt…</p><p>Dans cette première saison, l’aspect surnaturel sait se faire discret. Chacun des cinq protagonistes est lié à l’enquête de près ou de loin et les révélations s’enchaînent à chaque épisode, pour le plus grand plaisir du spectateur. Le mystère est vraiment bien ficelé, au moins autant que les twists finaux des premières saisons de <strong>Veronica Mars</strong> et <wiki page="Riverdale (série télévisée)">Riverdale</wiki>.</p><p>Le surnaturel prendra une place énorme dans quelques épisodes où, à la manière d’un bouquin de <wiki>Stephen King</wiki>, les esprits des morts peuvent prendre possession des vivants. Mais cela restera étrangement acceptable dans la diégèse de la série, le mystico-blabla ayant toujours une certaine justesse, et répondant à mon interrogation passée: “Et s’il existait une série policière où tous les meurtres sont commis avec l’aide de la magie?”.</p><p>Malheureusement…</p><h1 id="des-ados-et-des-fantômes">Des ados et des fantômes</h1><p>La première saison terminée, il faut poursuivre les intrigues, aussi bien pour les personnages que pour l’environnement. Et c’est là que tout se casse la gueule.</p><p>Si les personnages sont toujours aussi bien écrits et très appréciables, le besoin de donner des rebondissements à leurs relations entraîne des engueulades et ruptures qui n’ont rien à foutre là, comme si la série se refusait à s’accorder un <em>statu quo</em>.</p><p>Et côté intrigues, c’est encore pire… Si <strong>ChatGPT</strong> m’avait assuré dès le premier épisode que “T’inquiète frère, ça devient pas aussi tordu que <strong>Riverdale</strong>”, c’est malheureusement le cas: chaque saison entraîne un mystère surnaturel toujours plus improbable et toutes les intrigues épisodiques deviennent liées au surnaturel, nos héros se découvrant vite des capacités d’exorcisme dignes de <wiki page="Supernatural (série télévisée)">Supernatural</wiki>. Alors on pourrait espérer que la série, à défaut de devenir un fourre-tout fantastique, conserve la cohérence d’écriture qui manquait à <strong>Riverdale</strong><sup id="fnref:1"><a href="#fn:1" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">1</a></sup>, mais là encore c’est la débandade: la troisième saison introduit des sociétés secrètes, des conspirations, et un <em>lore</em> gigantesque qui sera…totalement abandonné dans la dernière saison, qui se terminera sans la moindre saveur.</p><p>Toutefois, au cours de ses 62 épisodes, le seul dont le “bla-bla-bullshit” m’a fait tiquer fut celui utilisé par un personnage au génie scientifique. Est-ce mon propre biais cognitif qui me laisse accepter du surnaturel dans une série, mais pas le <a href="https://tvtropes.org/pmwiki/pmwiki.php/Fr/TechnoBlabla">Techno Bla-bla</a> mal écrit? Mais cela fonctionnait, surprenamment bien.</p><p>Ainsi, difficile de recommander cette série, et je me dois de revoir sa notation à la baisse: les personnages sont de faibles imitations de leurs originaux et l’intrigue se casse la figure après la première saison. Seule reste son ambiance, ses forêts, et ses ruelles sombres et brumeuses.</p><hr /><div class="footnotes" role="doc-endnotes"><ol><li id="fn:1"><p>On ne va pas se mentir, terminer une saison par un cliffhanger (une tentative de meurtre), sans avoir la moindre idée de qui en est le coupable, c’est PAS un plan d’écriture. <a href="#fnref:1" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p></ol></div>]]></content> <author> <name>Arnaud 'red' Rouyer</name> </author> <category term="📺 Série TV" /> <summary>Après Veronica Mars, j’étais un peu en manque d’une série du genre. Le bon mix entre l’intrigue qui couvre la saison et les petits mystères à chaque épisode. À ce sujet, ChatGPT m’a donc recommandé cette série Nancy Drew, adaptation télévisée de l’héroïne de romans connue en France sous le nom de Alice Roy. Des détectives et du surnaturel Je n’ai aucune idée de la portée des romans originaux,...</summary> </entry> <entry><title>📺 X/1999</title><link href="https://blog.dreamleaves.org/posts/x-1999/" rel="alternate" type="text/html" title="📺 X/1999" /><published>2026-01-25T17:37:14+01:00</published> <updated>2026-01-25T17:37:14+01:00</updated> <id>https://blog.dreamleaves.org/posts/x-1999/</id> <content type="html"><![CDATA[<p>Mon histoire est décidément pleine de rendez-vous ratés. Il y a peu, je voyais enfin <a href="/posts/scrapped-princess/">Scrapped Princess</a>, et aujourd’hui, je vois enfin la série télévisée adaptée de <wiki page="X (manga)">X</wiki>, le génial manga des filles du studio <wiki>CLAMP</wiki>. Déjà, à l’époque, le magazine <wiki>AnimeLand</wiki> décrivait la chose ainsi:</p><blockquote><p>C’est un peu l’Arlésienne, cette série TV de X (tout comme la fin de ce <em>manga</em> qui traîne en longueur). <br /> — AnimeLand 75 - Octobre 2001 (page 10)</p></blockquote><p>Et c’était bien là tout le problème: entamé en 1992, avec une fin promise pour “le jour de la promesse, en 1999”, le manga n’était déjà pas fini en 1999, avait un rythme de parution sporadique<sup id="fnref:1"><a href="#fn:1" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">1</a></sup>, et depuis 2003 est mort, enterré, et ne connaîtra jamais de fin pour plusieurs raisons, l’une d’elles étant qu’apparemment, les droits de publication appartiennent au magazine de prépublication <wiki>Monthly Asuka</wiki> qui ne veut plus publier l’oeuvre en raison de la violence dans laquelle elle s’engage<sup id="fnref:2"><a href="#fn:2" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">2</a></sup>, mais ne peut pas non plus en céder les droits.</p><p>Mais, succès aidant, il fallait adapter la série pour faire plus de blé. C’est donc en 1996 que sort <wiki>X1999</wiki>, une adaptation de 100 minutes réalisée par <wiki>Rintarō</wiki>, qui sera tellement au top de la hype que la chanson de fin sera le single <yt video="WUR3qpsU7fY">FOREVER LOVE</yt> du mythique groupe <wiki>X Japan</wiki>. Même si le film a connu un certain succès, et a contribué à me mettre sur la voie de l’apprentissage du Japonais<sup id="fnref:3"><a href="#fn:3" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">3</a></sup>, il restait malgré tout confiné à son medium, et sa durée l’empêchait de développer correctement tous les personnages<sup id="fnref:4"><a href="#fn:4" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">4</a></sup>. Donc, la dernière voie était simple: il fallait une série TV…</p><p>Une série TV que je ne regarderais pas à sa sortie, malgré l’abondance de fansubs, car j’attendais désespérément <a href="https://anidb.net/group/16/anime/30/release">une release complète par un seul groupe</a>. Ainsi, je me suis contenté de beaucoup écouter l’excellente bande originale de la série, jusqu’à retomber sur l’édition Française et me décider à enfin plonger dedans…</p><h1 id="le-tokyo-babylone">Le Tokyo Babylone</h1><p>Mais ne revenons pas de suite à <strong>X</strong>. S’il est assez connu que <em>CLAMP</em> est l’un des rares groupes mangakas dont les oeuvres forment un multiverse<sup id="fnref:5"><a href="#fn:5" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">5</a></sup>, c’est <wiki>Tokyo Babylon</wiki> qui annonce la couleur. On y suit <em>Subaru Sumeragi</em>, un exorciste, accompagné de sa soeur <em>Hokuto</em>, et de son pseudo-petit-ami, <em>Seishiro Sakurazuka</em>, à travers diverses enquêtes dans la grande mégalopole, où les maux modernes se confrontent au fantastique magique. On retrouve ainsi un démon dans des blagues téléphoniques, des possessions de harceleuses dignes de <wiki>Carrie au bal du diable</wiki>,… La ville y est un personnage à part entière, étrangement décrite comme une sorte de colonie de fourmis où circulent les êtres vivants et les âmes en souffrance, auxquels <em>Subaru</em> et ses proches rendent la paix, le tout dans un mix très égal “entre tradition et modernité”, sans jamais qu’aucune des deux facettes ne soit mise en avant ou rabaissée.</p><p>Le manga prendra une tournure surprenante: <em>Seishiro</em> se révèlera posséder lui aussi des pouvoirs magiques, et être d’une famille rivale plus portée sur l’assassinat, et sa présence aux côtés de <em>Subaru</em> n’avait pour but que de déceler s’il serait capable d’un jour éprouver des sentiments. En étant incapable, il abandonnera <em>Subaru</em> après lui avoir brisé le coeur, et assassinera <em>Hokuto</em>. Et la série s’arrêtera là, fin.</p><h1 id="le-jour-de-la-promesse">Le jour de la promesse</h1><p><strong>X</strong> commence avec le retour de son héros, <em>Kamui</em>, à Tokyo. Ses retrouvailles avec ses amis d’enfance, la douce <em>Kotori</em>, et son frère <em>Fuma</em>, vont mal se passer car l’adolescent est au coeur d’une prophétie: son retour annonce le début du combat pour le destin de la terre. D’un côté, les <strong>Dragons de la Terre</strong> veulent la fin de l’humanité, pour permettre à la planète de revivre, et en face, les <strong>Dragons du Ciel</strong> veulent les en empêcher.</p><p>De chaque côté, sept combattants, avec des objectifs spécifiques, et toujours un lien humain et idéologique très fort dans l’opposition. Ainsi, on peut y retrouver <em>Subaru</em> du côté du <strong>Ciel</strong>, qui fera face à <em>Seishiro</em> du côté de la <strong>Terre</strong>, pour une ultime confrontation très en accord avec leurs personnages et totalement satisfaisante narrativement.</p><p>Même en 2026, le manga (et donc la série) conservent un style unique que personne n’a jamais vraiment égalé. Il y a un aspect <wiki page="Vampire : La Mascarade">"Mascarade"</wiki> dans ces affrontements qui se déroulent dans des <em>kekkais</em>, des espaces protégés séparés de la réalité, afin d’éviter d’impliquer des civils, lesquels ne voient dans la destruction de la ville que des tremblements de terre. Et à la manière de <strong>Tokyo Babylon</strong> qui vivait “entre tradition et modernité”, les combattants de <strong>X</strong> volent entre les gratte-ciels de Tokyo, invoquent des familiers, maîtrisent les éléments, se lancent des boules d’énergie,…</p><p>Dans un sens, tout apparaît symbolique et annonciateur des crises écologiques: l’on découvre donc que la mère de <em>Kamui</em> est morte car elle a donné sa vie pour la planète qui brûle à cause des hommes, mais aussi que les constructions de la ville Tokyo sont en réalité des cercles de protection, donnant enfin une explication à pourquoi la <wiki page="Ligne Yamanote">Yamanote</wiki> a cette forme circulaire… Même la localisation des QGs de chaque équipe a du sens: les “protecteurs” siègent sous <wiki page="Bâtiment de la Diète nationale">la Diète</wiki>, et les destructeurs dans le <wiki>Siège du gouvernement métropolitain de Tokyo</wiki>, comme si l’un et l’autre représentaient ordre et chaos.</p><p>L’oeuvre est dense, et les autrices ne s’en privent pas, n’hésitant pas à mélanger tout ce qui peut l’être. Ainsi, les prêtres et exorcistes ne sont pas les seuls belligérants et l’on trouvera même une créature apparentée à un cyborg, un robot tentaculaire, des personnages dont les pouvoirs “existent” sans qu’ils n’aient jamais eu besoin de s’entraîner pour les obtenir et qui ont juste subi une sorte d’évolution ou de don,… Les tempéraments aussi sont multiples, chacun ayant sa motivation et ses objectifs dans ces combats, tout en étant loin d’un manichéisme primaire “Les gentils contre les méchants”. Le travail accompli pour que chaque personnage reste appréciable est louable et rarement vu dans la fiction.</p><p>Enfin, à tout héros son némésis. Le manga fait un choix audacieux à ce sujet: une fois que <em>Kamui</em> décide de protéger la terre, son ami d’enfance <em>Fuma</em> s’éveille à son rôle: il rejoint les Dragons de la Terre et s’emploie à détruire l’humanité. Le personnage est glaçant de cruauté<sup id="fnref:6"><a href="#fn:6" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">6</a></sup>, et l’est plus encore par un aspect étrange de ses incarnations: il est un miroir, et chaque personnage qui le rencontre le voit comme une espèce d’entité diabolique représentant la personne chère à son coeur et lui proposant “ce qu’il désire le plus”. Vingt ans plus tard, peu d’antagonistes ont su provoquer un tel malaise tout en étant aussi “gentils”…</p><h1 id="et-la-série-alors">Et la série alors?</h1><p>Bien évidemment, c’est une déception.</p><p>Il n’y a rien à reprocher à sa qualité technique, sa musique, ou même le doublage français<sup id="fnref:7"><a href="#fn:7" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">7</a></sup>, mais juste… ça ne colle pas. Ainsi, même si l’on retrouve une grande majorité des évènements du manga, et si l’on prend un épisode pour redonner un contexte à la relation entre <em>Subaru</em> et <em>Seishiro</em>, les références aux autres oeuvres des <em>CLAMP</em> passent à la trappe. Plus d’Académie Clamp: juste un vieux monsieur random avec une vieille maison et un jardin dans une université. Même les moments légers où certains antagonistes pouvaient plaisanter ensemble<sup id="fnref:8"><a href="#fn:8" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">8</a></sup> sont édulcorés.</p><p>Le manga n’étant pas terminé, la série, comme le film, a dû trouver sa propre fin. Si le film décidait d’un affrontement final sur la <wiki>Tour de Tokyo</wiki>, où <em>Kamui</em> décapitait <em>Fuuma</em>, la série choisit l’inverse, <em>Kamui</em> se sacrifiant sans vraiment combattre, afin de protéger la terre. C’est assez mou, et pire encore, certains éléments “récents” du manga sont adaptés à la va-vite sans vraiment réfléchir à ce qu’ils peuvent signifier ou impliquer, et les explications qui y sont données sont peu crédibles, comparées à la direction que le manga comptait prendre…</p><p>Le “jour de la promesse, en 1999” est derrière nous depuis un quart de siècle et nous ne verrons jamais la fin de <strong>X.</strong>. Toutefois, même si Tokyo a changé, le Babylone Japonais abrite toujours les mêmes âmes en peine, qui errent entre ses structures de béton. Alors peut-être pourra-t-on espérer qu’un jour, une nouvelle oeuvre s’aventurera sur ce terrain pour nous proposer des combats épiques de magie à vire-volter entre les gratte-ciels de la ville…</p><hr /><div class="footnotes" role="doc-endnotes"><ol><li id="fn:1"><p>Même si ces oeuvres sont des chefs-d’oeuvres, lancer en même temps <wiki>Magic Knight Rayearth</wiki>, <wiki>Cardcaptor Sakura</wiki>, <wiki>Chobits</wiki>, des tonnes de mini-projets comme <wiki page="Wish (manga)">Wish</wiki>, et des bouses comme <wiki>Angelic Layer</wiki>, n’a clairement pas aidé… <a href="#fnref:1" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:2"><p>Soyons honnêtes, c’est violent et gore depuis le premier volume. <a href="#fnref:2" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:3"><p>Une histoire relatée dans l’article sur <a href="/posts/ryu-ga-gotoku-ishin/">Ryuu Ga Gotoku: Ishin!</a>. <a href="#fnref:3" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:4"><p>Le tout premier combat du film expédie d’ailleurs en cinq minutes le duo que l’on pourrait considérer comme le second plus important de l’histoire…certains fans ont dû hurler dans leurs sièges à l’époque… <a href="#fnref:4" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:5"><p>Ainsi, <wiki>Le Voleur aux cent visages</wiki>, <wiki>Clamp School Detectives</wiki>, et <wiki>Dukalyon</wiki>, se déroulent tous dans la même Académie, ont des protagonistes en commun, et l’on retrouve certains d’entre eux, adultes, dans le manga <strong>X</strong>, l’Académie étant même un <em>plot point</em>. <a href="#fnref:5" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:6"><p>Ce qu’il fait à sa soeur lors de son éveil fait passer le combat de <wiki>Kill Bill : Volume 1</wiki> pour un dessin animé pour enfants… <a href="#fnref:6" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:7"><p>Quoique les génériques en VF, c’était un peu trop… <a href="#fnref:7" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:8"><p><em>Sorata</em> (du Ciel) et <em>Yuto</em> (de la Terre) sont les premiers à se battre, et la cordialité dont ils font preuve l’un envers l’autre est vraiment rafraichissante. <a href="#fnref:8" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p></ol></div>]]></content> <author> <name>Arnaud 'red' Rouyer</name> </author> <category term="📺 Série TV" /> <summary>Mon histoire est décidément pleine de rendez-vous ratés. Il y a peu, je voyais enfin Scrapped Princess, et aujourd’hui, je vois enfin la série télévisée adaptée de X, le génial manga des filles du studio CLAMP. Déjà, à l’époque, le magazine AnimeLand décrivait la chose ainsi: C’est un peu l’Arlésienne, cette série TV de X (tout comme la fin de ce manga qui traîne en longueur). — AnimeLand ...</summary> </entry> <entry><title>🎮 Sheepy: A Short Adventure</title><link href="https://blog.dreamleaves.org/posts/sheepy-a-short-adventure/" rel="alternate" type="text/html" title="🎮 Sheepy: A Short Adventure" /><published>2026-01-15T23:24:56+01:00</published> <updated>2026-01-15T23:24:56+01:00</updated> <id>https://blog.dreamleaves.org/posts/sheepy-a-short-adventure/</id> <content type="html"><![CDATA[<p>Il y a des jeux à la genèse étrange, mais celui-ci a sûrement la plus improbable.</p><p>Ainsi, depuis au moins 2013<sup id="fnref:1"><a href="#fn:1" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">1</a></sup>, je croise parfois des chansons mises en ligne sur la chaîne <yt channel="MrSuicideSheep">MrSuicideSheep</yt>, une énorme playlist de plus de 3000 musiques, toutes dans des styles plutôt électro/pop assez sympathiques. Et donc, depuis 2025, un jeu vidéo sur la mascotte de la chaîne.</p><h1 id="une-courte-review">Une courte review</h1><p>Le jeu n’est pas un <a href="/tags/metroidvania/">Metroidvania</a>, très linéaire, et se terminera aisément en une heure. Certains passages de boss pourront faire pester le joueur qui aura du mal à comprendre ce que l’on attend de lui. Le jeu a aussi du mal à communiquer clairement quel chemin sera une sortie définitive et lequel permettra l’accès à des objets cachés<sup id="fnref:2"><a href="#fn:2" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">2</a></sup>, ce qui est parfois très ennuyeux.</p><p>Le prix est élevé, et la balade ne les mérite clairement pas, mais si l’on vous offre le jeu, vous apprécierez cette courte adventure.</p><hr /><div class="footnotes" role="doc-endnotes"><ol><li id="fn:1"><p>Si l’on en croit la date où a été posté <yt video="EsGiBwK4Ycc">ce superbe remix</yt>. <a href="#fnref:1" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:2"><p>Pour coller à l’origine du jeu, ce sont…des vinyles musicaux. <a href="#fnref:2" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p></ol></div>]]></content> <author> <name>Arnaud 'red' Rouyer</name> </author> <category term="🎮 Jeux vidéo" /> <summary>Il y a des jeux à la genèse étrange, mais celui-ci a sûrement la plus improbable. Ainsi, depuis au moins 20131, je croise parfois des chansons mises en ligne sur la chaîne MrSuicideSheep, une énorme playlist de plus de 3000 musiques, toutes dans des styles plutôt électro/pop assez sympathiques. Et donc, depuis 2025, un jeu vidéo sur la mascotte de la chaîne. Une courte review Le jeu n’est pa...</summary> </entry> <entry><title>🎬 Now You See Me: Now You Don't</title><link href="https://blog.dreamleaves.org/posts/now-you-see-me-now-you-dont/" rel="alternate" type="text/html" title="🎬 Now You See Me: Now You Don&amp;apos;t" /><published>2026-01-12T17:16:46+01:00</published> <updated>2026-01-12T17:16:46+01:00</updated> <id>https://blog.dreamleaves.org/posts/now-you-see-me-now-you-dont/</id> <content type="html"><![CDATA[<p>Difficile de suivre la franchise <strong>Now You See Me</strong>, de son titre français <wiki page="Insaisissables (série de films)">Insaisissables</wiki>. Neuf ans après le second film, un délai qui s’explique par la difficulté à réunir tout ce beau monde, est-ce qu’on avait VRAIMENT besoin de ce film?</p><h1 id="vous-me-voyez">Vous me voyez?</h1><p>Le premier épisode avait un cast totalement fou au top de leur <em>fame</em>, mettait en avant la prestidigitation pour des plans dignes de <strong>Ocean’s Eleven</strong> avec toujours une info cachée au spectateur pour rajouter la surprise. Si tout reposait sur des tours “réalistes”, le premier film se terminait sur une scène pseudo-cliffhanger qui laissait croire qu’il existait une société secrète dont l’appartenance permettrait de pratiquer une “vraie” magie existait. Le second film reprenait la moitié des antagonismes introduits dans le premier pour les <em>retconner</em><sup id="fnref:1"><a href="#fn:1" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">1</a></sup>, oubliait totalement l’idée de “magie”, introduisait <wiki>Jay Chou</wiki> pour obtenir des investissements chinois (<em>what else</em>), y ajoutait la <yt video="YmGBAiHnK0U">meilleure représentation d'illusionnisme à base de cartes à jouer</yt> et donnait à tous ces tours de prestidigitation une apparence “réelle” dont la quantité de préparation totalement absurde parvenait malgré tout à impressionner le spectateur sans jamais briser la suspension consentie d’incrédulité.</p><p>Toutefois, après un film, et au bout d’un deuxième, les twists sur twists sur contre-twists, et autres “Je savais que tu savais donc j’ai prévu un contre-contre-piège à ton contre-piège”, il en ressortait une sorte de lassitude, comme si nos héros étaient toujours protégés par un plan toujours plus improbable qu’ils avaient mis en place à l’insu du spectateur entre deux scènes…</p><h1 id="vous-ne-me-voyez-plus">Vous ne me voyez plus</h1><p>Neuf ans plus tard, on retrouve donc nos héros en hologrammes, un nouveau trio utilisant l’aura (et l’identité) de leurs aînés pour commettre le même genre de crimes à la Robin des Bois, afin de rendre justice eux-mêmes. Les anciens héros sont vite rappelés dans la foulée, et arrivent tous à une étape différente du premier plan, par une espèce de hasard du scénario assez…lassant, presque paresseux, les personnages étant tous “prêts à tout en toutes circonstances”, mais à force d’en faire toujours trop, cela ne fonctionne plus.</p><p>Ainsi, le <em>money shot</em> du film, un plan-séquence où les sept personnages vont produire leurs tours l’un après l’autre, d’une manière censée émuler celle de la scène de dissimulation de carte du film précédent, tombe totalement à plat. S’il est totalement attendu que nos héros préparent totalement leur environnement pour dérober une carte et puissent produire une illusion parfaite en milieu ennemi, les voir <yt video="https://www.youtube.com/watch?v=lTf_hkEt4Ys">déballer des tours de plus en plus complexes</yt> sans la moindre préparation, dans une pièce dont ils découvrent les accessoires, ne convainc plus du tout, et on a juste l’impression de voir une espèce de “branlette” pour mettre en valeur les personnages alors que le reste du film devrait déjà suffire à convaincre de l’étendue de leurs capacités.</p><p>Enfin, à l’inverse d’un épisode de <strong>Détective Conan</strong>, le final, et même son twist, seront très aisés à prédire pour quiconque a visionné les épisodes précédents, et cela gâchera presque la surprise et le plaisir de visionnage, tant l’impression de déjà-vu est forte. De même, si le méchant finit en prison, et si les gentils peuvent rentrer chez eux, il règne une espèce de sensation d’inconséquence dans le film, à la manière dont un élément clé du film n’est jamais exploré, et presque oublié.</p><p>Un bon divertissement, avec toujours des effets spéciaux spectaculaires, mais clairement perdu entre la suite, le reboot, et la redite…</p><hr /><div class="footnotes" role="doc-endnotes"><ol><li id="fn:1"><p>Le concept de <em>retcon</em>, ou en français <wiki>continuité rétroactive</wiki>, est une technique narrative utilisée pour altérer des faits établis dans une oeuvre de fiction en apportant de nouveaux éléments. <a href="#fnref:1" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p></ol></div>]]></content> <author> <name>Arnaud 'red' Rouyer</name> </author> <category term="🎬 Cinéma" /> <summary>Difficile de suivre la franchise Now You See Me, de son titre français Insaisissables. Neuf ans après le second film, un délai qui s’explique par la difficulté à réunir tout ce beau monde, est-ce qu’on avait VRAIMENT besoin de ce film? Vous me voyez? Le premier épisode avait un cast totalement fou au top de leur fame, mettait en avant la prestidigitation pour des plans dignes de Ocean’s Eleve...</summary> </entry> <entry><title>📺 Nice to Not Meet You</title><link href="https://blog.dreamleaves.org/posts/nice-to-not-meet-you/" rel="alternate" type="text/html" title="📺 Nice to Not Meet You" /><published>2026-01-11T11:04:19+01:00</published> <updated>2026-01-11T11:04:19+01:00</updated> <id>https://blog.dreamleaves.org/posts/nice-to-not-meet-you/</id> <content type="html"><![CDATA[<p>Je ne suis pas vraiment la cible des K-dramas, mais <a href="/posts/newtopia/">comme raconté précédemment</a>, la promo de cette série m’a mis dedans. Apparemment toute la hype vient de la présence du héros de <wiki>Squid Game</wiki> et d’un personnage de <wiki>Money Heist : Korea – Joint Economic Area</wiki><sup id="fnref:1"><a href="#fn:1" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">1</a></sup>. Toute cette hype m’a échappé jusqu’à l’épisode 6, lorsqu’une amie m’a fait remarquer la présence du premier…qui m’avait totalement échappé, vu que je suis totalement aveugle aux visages.</p><p>Donc, sans hype, je me suis retrouvé face à une romance à la Coréenne…</p><h1 id="cest-lamour-à-séoul">C’est l’amour à Séoul</h1><p>Il est un acteur talentueux qui joue un détective, mais coincé dans un rôle. Elle est grande reporter de guerre mais est reléguée à la rubrique sport. Ils vont se rencontrer, et ça va partir dans tous les sens, d’une manière qui m’a parfois perturbé. Ainsi, on commence par poser une intrigue politique qui sera oubliée pour n’être résolue qu’à la fin, et toute l’intrigue se construira de cette manière, de manière récursive.</p><p>À mi-parcours, j’étais plutôt intrigué et j’en ai parlé à mon ChatGPoTe qui m’a fait découvrir l’univers du K-drama: sa fabrication, sa production, sa diffusion, sa consommation,… Ainsi, à la manière de la diffusion (doublée!) sur <a href="https://www.primevideo.com/detail/Nice-to-Not-Meet-You/0R98PHUWWDD6X7QOASGW1NZCT2">Amazon Prime</a>, deux épisodes sortent chaque semaine, sur deux jours successifs, pendant huit semaines, ce qui correspond à une saison télévisée coréenne, et explique que les séries fassent huit ou seize épisodes.</p><h1 id="hygiène-mentale-à-la-coréenne">Hygiène mentale à la Coréenne</h1><p>Au-delà de l’intrigue, lente à mourir, pleine de rebondissements et quiproquos assez stupides, et d’un amour assez évident qui viendra lorsque les deux personnages auront évolué de la bonne manière, la série n’invente rien, mais elle est un moment agréable qui m’a permis de mieux comprendre l’engouement pour les k-dramas, mais aussi me poser beaucoup de questions…</p><p>Ainsi, de la même manière qu’en France, on a <wiki>Les Feux de l'amour</wiki> pour les vieux, et <wiki>Sous le soleil</wiki> et <wiki>Plus belle la vie</wiki>, qui sont une espèce de “divertissement grignotage”, où la télé est allumée pour être suivie distraitement par les personnes présentes à ce moment-là dans le salon. Il en est de même en Corée, ce qui explique la lenteur des intrigues, les histoires d’amour irréalistes,… Toute la vacuité et le côté “bonbon” de ces séries est là pour faire un produit lisse, joué par des têtes connues pour être souvent à l’écran, et qui sera consommé de manière distraite par la famille lors des quelques moments de communion qu’ils peuvent se permettre.</p><p>Ce qui induit une question: qu’en est-il du public étranger?</p><p>Et d’une certaine manière, cela m’a aidé à mieux comprendre les notes sur <a href="https://mydramalist.com/763061-mean-love">MyDramaList</a> qui sont toutes sur-évaluées dès que le bon acteur est présent au casting: si pour le public coréen cela représente un “bidule” sans grande prétention que l’on regarde lorsque l’on tombe dessus par accident, le public qui binge ces séries avec attention s’y attachera d’une manière différente et probablement plus forte, voire trop.</p><p>Au final, j’ai apprécié de pouvoir regarder un k-drama selon le mode de diffusion original: un épisode le lundi, un le mardi, et on laisse décanter une semaine. Ce qui a rendu le divertissement très agréable à suivre, sans me bousiller le cerveau.</p><hr /><div class="footnotes" role="doc-endnotes"><ol><li id="fn:1"><p>Le <wiki>Casa de papel</wiki> en Corée. <a href="#fnref:1" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p></ol></div>]]></content> <author> <name>Arnaud 'red' Rouyer</name> </author> <category term="📺 Série TV" /> <summary>Je ne suis pas vraiment la cible des K-dramas, mais comme raconté précédemment, la promo de cette série m’a mis dedans. Apparemment toute la hype vient de la présence du héros de Squid Game et d’un personnage de Money Heist : Korea – Joint Economic Area1. Toute cette hype m’a échappé jusqu’à l’épisode 6, lorsqu’une amie m’a fait remarquer la présence du premier…qui m’avait totalement échappé, v...</summary> </entry> <entry><title>📺 Stranger Things</title><link href="https://blog.dreamleaves.org/posts/stranger-things/" rel="alternate" type="text/html" title="📺 Stranger Things" /><published>2026-01-01T04:53:47+01:00</published> <updated>2026-01-01T04:53:47+01:00</updated> <id>https://blog.dreamleaves.org/posts/stranger-things/</id> <content type="html"><![CDATA[<p>Même si je viens d’écrire un PAVÉ sur <a href="/posts/bloodstained-ritual-of-the-night/">un jeu plutôt moyen</a>, je réalise à quel point la débâcle est pire ici. Et pourtant, ça commençait si bien. Malheureusement, <em>Netflix</em> a mis la main dedans. Dans des proportions inconnues, si bien que la série est partie de partout, sans jamais que l’on ne sache qui était responsable de quelles idées…</p><p>Des fois, je regrette vraiment de m’être posé la règle d’écrire sur ce blog à propos de toutes les oeuvres que je consomme.</p><h1 id="elegia-2016">Elegia (2016)</h1><p>Je sais plus pourquoi ni comment, mais j’avais entamé un second visionnage de <strong>Stranger Things</strong> depuis le début, et si la série, au-delà du buzz qu’elle avait engendré, n’était pas aussi dark qu’un café servi en Italie, elle arrivait à proposer des choses très jolies, de beaux paysages, des ambiances sombres, et une scène d’enterrement magnifique sur <wiki page="Elegia (song)" lang="en">Elegia</wiki> de <wiki>New Order</wiki>, la même que dans <yt video="RhseWPWYPBA">le trailer de Metal Gear Solid V</yt>. Un produit très sympathique, donc.</p><h1 id="time-after-time-2017">Time after Time (2017)</h1><p>Sortie un an après, un record pour cette série, la saison 2 est partie dans toutes les directions, et fait presque office de filler. Un démon recueilli qui devient un animal de compagnie, des gamins des rues comme s’ils sortaient d’un épisode des Tortues Ninja,… Franchement rien de fou, très oubliable, et à part l’arrivée (enfin!) d’un autre perso féminin dans la bande, on pourrait vraiment effacer cette saison et ne rien perdre de la série.</p><h1 id="the-neverending-story-2019">The NeverEnding Story (2019)</h1><p>Deux ans avant que la saison 3 n’arrive. On pourrait justifier ça par l’abondance de nouveaux décors, mais c’est assez mou comme excuse<sup id="fnref:1"><a href="#fn:1" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">1</a></sup>. Cette saison vire au vrai n’importe quoi et l’arrivée d’un <em>mall</em> à l’américaine plein de néons et de couleurs fait totalement disparaître tout l’aspect sombre qu’avait pu avoir la série jusque-là. On découvre aussi qu’il existe une base clandestine russe sous la ville, une direction étrange pour la série, et qui sera totalement contredite par les révélations de la dernière saison sur la nature du monde parallèle d’où viennent les monstres. À noter aussi un personnage à mi-chemin entre <wiki>Biff Tannen</wiki> et <wiki>Donald Trump</wiki>, qui sert de pseudo “vilain mâle blanc sexiste qui n’écoute pas les femmes”, qui meurt vite, vilain oblige.</p><h1 id="running-up-that-hill-2022">Running Up That Hill (2022)</h1><p>La saison 2 était un filler, et c’est aussi le cas de celle-ci, qui envoie la moitié du cast dans des lieux différents pour résoudre des sous-enquêtes qui auraient pu être une ligne de dialogue. On a donc un passage en Russie<sup id="fnref:2"><a href="#fn:2" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">2</a></sup>, un moment en Californie dont j’ai déjà oublié le propos, une espèce de course-poursuite à travers l’Amérique dont j’ai déjà oublié la teneur,… Seuls restent les problèmes des persos restés sur place, qui sont déjà plus intéressants, et nous apprennent soudainement que tout ce qui manquait à ce bordel était…un antagoniste humain. Trois ans pour ce gâchis inutile.</p><h1 id="landslide-2026">Landslide (2026)</h1><p>Encore trois ans de plus pour arriver au final. Nous en sommes donc à 42 épisodes de produits en dix ans, la série a changé de tons et de propos plus d’une fois, et le final est si mal branlé que les fans cherchent encore à se rassurer en imaginant que cette fin n’était qu’une séance d’hypnose par le méchant et une “vraie fin” existerait. Il n’en est rien, et il faudra se contenter de cet échec.</p><p>J’avais déjà mentionné le problème Netflix avec <a href="/posts/cobra-kai/">Cobra Kai</a>, et <strong>Stranger Things</strong> n’y a pas échappé. Certains auront sûrement apprécié le spectacle comme un produit à consommer, mais la réalité est un bazar totalement incapable de savoir où il allait, et totalement perdu.</p><hr /><div class="footnotes" role="doc-endnotes"><ol><li id="fn:1"><p>Surtout que j’écris ça en matant la seconde saison de <wiki page="Fallout (série télévisée)">Fallout</wiki>, et clairement, on a pas attendu aussi longtemps. <a href="#fnref:1" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:2"><p>Où ne peuvent PAS exister de portails vers l’<em>upside-down</em>, vu la nature de celui-ci à la saison d’après… <a href="#fnref:2" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p></ol></div>]]></content> <author> <name>Arnaud 'red' Rouyer</name> </author> <category term="📺 Série TV" /> <summary>Même si je viens d’écrire un PAVÉ sur un jeu plutôt moyen, je réalise à quel point la débâcle est pire ici. Et pourtant, ça commençait si bien. Malheureusement, Netflix a mis la main dedans. Dans des proportions inconnues, si bien que la série est partie de partout, sans jamais que l’on ne sache qui était responsable de quelles idées… Des fois, je regrette vraiment de m’être posé la règle d’éc...</summary> </entry> <entry><title>🎮 Bloodstained: Ritual of the Night</title><link href="https://blog.dreamleaves.org/posts/bloodstained-ritual-of-the-night/" rel="alternate" type="text/html" title="🎮 Bloodstained: Ritual of the Night" /><published>2026-01-01T00:13:34+01:00</published> <updated>2026-01-01T00:13:34+01:00</updated> <id>https://blog.dreamleaves.org/posts/bloodstained-ritual-of-the-night/</id> <content type="html"><![CDATA[<p>J’ai <a href="/posts/astros-playroom/">reçu une PS5 il y a peu</a>, et je ne suis pas encore prêt à attaquer le MASTODONTE pour lequel on m’a offert ce beau bébé. Je me suis donc dit qu’il serait temps de finir mes jeux PS4 physiques, et mon choix s’est porté sur… Ah ben tiens, ne serait-ce pas <em>not-Castlevania</em> que voila? Juste assez court pour le terminer pour la nouvelle année!</p><h1 id="lhistoire-de-not-castlevania">L’histoire de not-Castlevania</h1><p>Avec le capitalisme est venu le financement participatif, et avec lui, l’ouverture rêvée pour certaines vieilles gloires du jeu vidéo “délaissées” par les “grands studios” pour relancer des franchises “oubliées”. On a ainsi eu droit à <em>not-Mega Man</em><sup id="fnref:1"><a href="#fn:1" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">1</a></sup>, <em>not-Castlevania</em><sup id="fnref:2"><a href="#fn:2" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">2</a></sup>, <em>not-Banjo &amp;amp; Kazooie</em><sup id="fnref:3"><a href="#fn:3" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">3</a></sup>, <em>not-Suikoden</em><sup id="fnref:4"><a href="#fn:4" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">4</a></sup>, et les studios s’y sont mis aussi, si bien qu’on a eu droit à un <em>not-Dead Space</em><sup id="fnref:5"><a href="#fn:5" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">5</a></sup> par le créateur original qui est sorti à la même période que le remake official sans le créateur. Quel beau bordel, et souvent de beaux gâchis.</p><p>Le cas d’exemple, c’est <em>not-Mega Man</em> par <wiki>Keiji Inafune</wiki>, un type qui a produit des jeux que j’adore<sup id="fnref:6"><a href="#fn:6" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">6</a></sup>, mais qui s’est fait connaître du grand public à une époque où il était plus simple de mentir sur internet, et s’est donc fait mousser en se faisant passer pour le créateur des séries <wiki>Mega Man</wiki> et <wiki>Onimusha</wiki>, tout en promettant que son jeu allait revenir à la genèse d’un concept de son invention, que le vilain <wiki>Capcom</wiki> avait vite dénué de sens, et proposer ce qui serait “le vrai <strong>Mega Man</strong>”. Ce qui fut un succès monétaire pour lui, et une déception vidéoludique pour les joueurs et la communauté en général. Un comble de la part d’une personne habituellement compétente et qui a su produire d’autres jeux.</p><p>J’étais donc fort circonspect à l’annonce de ce jeu, à grand renfort de “<em>IGA’s Back!</em>”, <wiki>Koji Igarashi</wiki> n’ayant pas brillé par ses idées, au-delà de <a href="/posts/aux-origines-de-castlevania-sotn/">la conception du Metroidvania originel</a><sup id="fnref:7"><a href="#fn:7" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">7</a></sup>, et ses essais subséquents du genre donnaient toujours l’impression de manquer d’un truc. Dans <wiki page="Castlevania: Harmony of Dissonance">Harmony of Dissonance</wiki>, c’était un jeu assez creux qui cherchait trop à copier <strong>SOTN</strong>. Il avait fallu attendre <wiki page="Castlevania: Aria of Sorrow">Aria of Sorrow</wiki> et sa suite <wiki page="Castlevania: Dawn of Sorrow">Dawn of Sorrow</wiki> pour enfin arriver à une mécanique (à peu près nouvelle) où armes, sorts, améliorations,… étaient récupérés sur les cadavres des ennemis, ce qui sonne très “normal”, mais avait une présentation très différente qui donnait une sensation de nouveauté. Quant à <wiki page="Castlevania: Portrait of Ruin">Portrait of Ruin</wiki>, il semblait plus fourre-tout et brouillon, multipliant les zones, mais introduisait un gameplay à deux personnages totalement bancal. Enfin, sa carrière de producteur s’arrêtait en 2008 avec <wiki page="Castlevania: Order of Ecclesia">Order of Ecclesia</wiki>, qui reprenait le système des deux épisodes <strong>Sorrow</strong>, et surtout était le premier à mettre une femme en personnage principal d’un épisode de la série.</p><h1 id="castlevania-order-of-ecclesia-2">Castlevania: Order of Ecclesia 2</h1><p>Dix-sept ans plus tard, et je n’ai pas vraiment l’impression d’avoir joué au “vrai Metroidvania par le créateur du genre”, mais plutôt à l’épisode de <wiki>Castlevania</wiki> qui serait sorti chez <wiki>Konami</wiki> si ces derniers n’avaient pas préféré d’autres propositions avant de pivoter sur le très lucratif marché des jeux mobiles.</p><p>Donc, reprenons. Une héroïne féminine: check. Qui peut absorber dans son corps les pouvoirs des ennemis qu’elle tue: check. Une carte du jeu qui dépasse le château et inclut un village et même un bateau: check. Un scénario où il y a un traitre dans l’église: check.</p><p>Mais au final, il n’y a vraiment rien de nouveau qui puisse justifier qu’on aligne du blé pour ça, et c’était aussi l’avis de <strong>Konami</strong> en 2013 qui avaient préféré <a href="/posts/castlevania-lords-of-shadow/">le concept de Castlevania en 3D par MercurySteam</a> aux projets d’<em>Igarashi</em>, qui n’avait plus été capable de convaincre et produire quoi que ce soit de neuf…</p><h1 id="castlevania-canon-of-echoes">Castlevania: Canon of Echoes</h1><p>Entendons-nous bien: <strong>Bloodstained</strong> n’est pas un mauvais jeu. Mais il ne mérite pas la hype à laquelle il a eu droit. Rien en lui ne ressemble à un “chef-d’oeuvre” ou une apogée, juste un fatras d’idées dans tous les sens, comme l’énième tentative d’un studio indé’ qui aligne les jeux d’une série pour trouver la bonne formule. Ainsi, la moitié des éléments ont l’air de ne pas coller ensemble. Qu’est-ce qu’un Samurai fout au milieu de cette histoire (qui se déroule désormais en Angleterre), et en quoi son sabre serait-il important pour le scénario?<sup id="fnref:8"><a href="#fn:8" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">8</a></sup></p><p>Même les idées réellement nouvelles sonnent comme des pétards mouillés. Ainsi, l’aptitude d’inversion de gravité, qui est l’aptitude <em>endgame</em> pour accéder à toutes les zones en hauteur est dingue les cinq premières minutes où l’on l’utilise, et l’on réalise vite que beaucoup de zones ont été pensées pour les deux gravités, rappelant ainsi le travail sur le chateau inversé de <strong>Symphony of the Night</strong>. Un émerveillement qui ne durera jamais plus d’un quart d’heure, moment à partir duquel une nouvelle aptitude sera disponible qui permettra d’enchainer les double-sauts de manière infinie, rendant le changement de gravité TOTALEMENT INUTILE.</p><p>Et puis il y a cet étrange fanservice qui permet au joueur de relooker l’héroïne selon son équipement (soit), mais surtout la… recoiffer. Là encore: pourquoi?</p><p>Au final, même si le jeu est un moment vidéoludique sympathique et acceptable, tout ce qui l’entoure apparaît comme une énorme branlette sur “Castlevania, c’est moi!”, et les aventures DLC ou spinoffs du jeu sur le modèle “Castlevania Classic” ne sont pas convaincantes non plus. Mais bon, le plaisir d’explorer et de défoncer des monstres est là, donc pour une trentaine d’heures, on peut accepter d’écouter <em>Koji Igarashi</em> se gargariser de sa verve.</p><hr /><div class="footnotes" role="doc-endnotes"><ol><li id="fn:1"><p>En 2013, le fameux <wiki>Mighty No. 9</wiki> par <wiki>Keiji Inafune</wiki>. <a href="#fnref:1" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:2"><p>En 2015, le fameux <wiki>Bloodstained: Ritual of the Night</wiki> par <wiki>Koji Igarashi</wiki>. <a href="#fnref:2" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:3"><p>En 2015, le fameux <wiki>Yooka-Laylee</wiki> par <wiki lang="en" page="Chris Sutherland (programmer)">Chris Sutherland</wiki>. <a href="#fnref:3" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:4"><p>En 2020, le fameux <wiki>Eiyuden Chronicle: Hundred Heroes</wiki> par <wiki lang="en">Yoshitaka Murayama</wiki>. <a href="#fnref:4" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:5"><p>En 2020, le fameux <wiki>The Callisto Protocol</wiki> par <wiki>Glen Schofield</wiki>. <a href="#fnref:5" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:6"><p>Un jour, je parlerais de la série spinoff des <wiki>Mega Man Zero</wiki>. <a href="#fnref:6" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:7"><p>Une paternité toujours discutée à ce jour: il n’était pas producteur de ce jeu, et il semble plutôt que le concept soit venu d’un mélange d’idées de toute l’équipe créatrice. <a href="#fnref:7" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:8"><p>Petite blague, le nom du sabre se traduit à peu près en “découpeur de lune”… <a href="#fnref:8" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p></ol></div>]]></content> <author> <name>Arnaud 'red' Rouyer</name> </author> <category term="🎮 Jeux vidéo" /> <summary>J’ai reçu une PS5 il y a peu, et je ne suis pas encore prêt à attaquer le MASTODONTE pour lequel on m’a offert ce beau bébé. Je me suis donc dit qu’il serait temps de finir mes jeux PS4 physiques, et mon choix s’est porté sur… Ah ben tiens, ne serait-ce pas not-Castlevania que voila? Juste assez court pour le terminer pour la nouvelle année! L’histoire de not-Castlevania Avec le capitalisme e...</summary> </entry> <entry><title>🎬 Ballerina</title><link href="https://blog.dreamleaves.org/posts/ballerina/" rel="alternate" type="text/html" title="🎬 Ballerina" /><published>2025-12-31T23:59:24+01:00</published> <updated>2025-12-31T23:59:24+01:00</updated> <id>https://blog.dreamleaves.org/posts/ballerina/</id> <content type="html"><![CDATA[<p>Dès son titre complet, <strong>From the World of John Wick: Ballerina</strong>, ce film m’ennuie déjà. Si la promesse d’un “John Wick au féminin” est alléchante sur le papier, en pratique…c’est autre chose.</p><h1 id="gunslinger-girls">Gunslinger Girls</h1><p>Dès l’intro, on retrouve donc <em>Eve</em>, notre héroïne, fraîchement orpheline, envoyée chez la même mafia russe qui a élevé <em>John</em>, pour qu’elle suive un cursus de ballerine, options assassinat et protection rapprochée. Là où <strong>John Wick</strong> présentait un monde aux règles nouvelles, ce film se repose sur des tropes déjà vus et revus, au point de l’ennui. On retrouve donc le même dortoir de filles en compétition, le même “il faut buter celle dont tu vas prendre la place”,… C’est une suite de clichés totalement chiants. Lorsqu’en plus <em>John Wick</em> arrive pour taper un caméo, j’ai envie de jeter ma télé par la fenêtre.</p><h1 id="gunsmith-cats">Gunsmith Cats</h1><p>Il suffira d’une mission pour que <em>Eve</em> tombe sur un tueur qui a la même marque que ceux qui ont fait d’elle une orpheline. J’ai toujours du mal à comprendre pourquoi des tueurs censés rester discrets<sup id="fnref:1"><a href="#fn:1" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">1</a></sup> portent des signes distinctifs, mais soit. Elle part donc en croisade pour trouver ces tueurs qui agissent en marge de l’ordre établi des tueurs. C’est peut-être là que vient le plus grand problème pour moi: déjà que c’est difficile de croire à cette quantité de tueurs, de confréries, d’ordres, avec toujours un organe décideur au-dessus, etc etc… Là on apprend qu’il y a EN PLUS des groupes en dehors de cet ordre établi et qui ne respectent pas les règles qui permettent à ce monde de tenir. Non ça ne tient pas.</p><h1 id="noir">Noir</h1><p>Et peu importe à quel point j’apprécie retrouver <em>Norman Reedus</em> après <strong>Death Stranding</strong>, cette quête devient vite ennuyeuse et…idiote. Ainsi l’héroïne découvre sa soeur, qui a grandi au sein du groupe d’assassins qui a tué ses parents et a été endoctrinée. Sur un moment d’apaisement, les deux soeurs se découvrent. On n’aura pas le temps de savoir si l’une peut convaincre l’autre ou si elles vont se battre, que le groupe décide de les tuer toutes les deux d’un coup, comme une offre en solde, qui se solde par un échec, la soeur d’<em>Eve</em> passant l’arme à gauche, mais <em>Eve</em> restant d’attaque pour se venger et dégommer tout ce joli monde. Comment un groupe d’assassins aussi débile a pu survivre aussi longtemps?</p><h1 id="el-cazador-de-la-bruja">El Cazador de la Bruja</h1><p>Enfin, arrive le pire moment du film: <em>Eve</em> va taper sa plus belle vengeance, quand soudain <em>John Wick</em> revient cachetonner pour l’arrêter. Clairement, ses propres emmerdes dans le quatrième film ne devaient pas être SI contraignantes, pour qu’il puisse se permettre cette petite mission de côté. Une mission inutile, puisqu’il arrive à arrêter <em>Eve</em>, avant de se ranger de son côté pour l’aider à dégommer le reste des assassins (ce qu’elle faisait déjà très bien toute seule).</p><p>Mission accomplie: elle laisse une montagne de cadavres dans son dos, et le film se termine “bien”. Même si je vois bien le chemin qu’a suivi le personnage, il y a quelque chose qui m’a l’air de manquer à ce film. Ou peut-être est-ce qu’il y a du “trop”? Trop de <em>John</em>, trop de <strong>John Wick</strong>, et pas assez d’une histoire qui aurait gagné à tenir par elle-même sans vouloir constamment se reposer sur tous ces éléments d’un univers existant. Je n’ai pas de bonne réponse, même si, comme toujours, le spectacle visuel était fou.</p><hr /><div class="footnotes" role="doc-endnotes"><ol><li id="fn:1"><p>C’était d’ailleurs un <em>plot point</em> du premier film de la franchise: <em>John</em> n’a pas du tout de signe distinctif qui fasse qu’on le remarque comme un assassin <a href="#fnref:1" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p></ol></div>]]></content> <author> <name>Arnaud 'red' Rouyer</name> </author> <category term="🎬 Cinéma" /> <summary>Dès son titre complet, From the World of John Wick: Ballerina, ce film m’ennuie déjà. Si la promesse d’un “John Wick au féminin” est alléchante sur le papier, en pratique…c’est autre chose. Gunslinger Girls Dès l’intro, on retrouve donc Eve, notre héroïne, fraîchement orpheline, envoyée chez la même mafia russe qui a élevé John, pour qu’elle suive un cursus de ballerine, options assassinat et...</summary> </entry> <entry><title>🎮 Astro's Playroom</title><link href="https://blog.dreamleaves.org/posts/astros-playroom/" rel="alternate" type="text/html" title="🎮 Astro&amp;apos;s Playroom" /><published>2025-12-26T01:26:42+01:00</published> <updated>2025-12-26T01:26:42+01:00</updated> <id>https://blog.dreamleaves.org/posts/astros-playroom/</id> <content type="html"><![CDATA[<p>À force de <strike>vendre mes pieds en ligne</strike> dur labeur, on m’a offert une console <strong>Playstation 5</strong> flambant neuve cette année pour Noël. Même s’il est é-vi-dent que le premier disque inséré fut celui de <strong>Death Stranding 2</strong> par le grand <a href="/posts/metal-gear-solid-oeuvre-culte/">Hideo Kojima</a>, le temps que ma console installe le jeu<sup id="fnref:1"><a href="#fn:1" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">1</a></sup>, puis les mises à jour, j’ai découvert qu’un jeu était déjà disponible sur ma console…</p><h1 id="sony-does-what-nintendont">Sony does what Nintendon’t</h1><p>Il y avait quelque chose d’assez fou à découvrir ce jeu. Déjà, sa gratuité: je lançais le jeu seulement quelques mois après que l’on eut appris que le jeu développé par <strong>Nintendo</strong> pour présenter les nouvelles fonctionnalités de la <strong>Nintendo Switch 2</strong> serait PAYANT. Seulement 9,99€ diront certains, mais c’est déjà beaucoup trop pour ce que c’est censé être.</p><p>Ainsi donc, après avoir été bercé par beaucoup de vidéos du chef-d’oeuvre (et GOTY 2024) <wiki>Astro Bot</wiki>, j’avais quelques attentes de sa préquelle, et de la découverte de ma nouvelle console. Et au final, le premier mot qui m’est venu en tête, c’était…l’insolence.</p><p>Je suis le premier à me plaindre de <strong>Sony</strong> qui ferme ses studios japonais et abandonne les franchises qui faisaient son identité<sup id="fnref:2"><a href="#fn:2" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">2</a></sup>, mais là, on est en plein dedans. Le soin apporté au gameplay est d’une finesse infinie, dans un mix parfait entre le plaisir de jeu, la surprise, et la découverte des techniques rendues possibles par la manette <wiki page="DualShock">DualSense</wiki>.</p><p>Ainsi, lorsque le personnage s’agrippe à des prises d’escalade dans le premier niveau, certaines se brisent sous la force que je mets dans les gâchettes et me forcent à presser ces dernières délicatement. Plus tard, coincé dans une boule, et tandis qu’<em>Astro</em> roule sur des pavés, la manette envoie à mes mains des vibrations qui reproduisent totalement le choc des pavés sur la boule, exactement comme je ressens sur le guidon de mon VTT lorsque je roule sur des pavés. Plus loin encore, tandis qu’<em>Astro</em> doit mettre de la force dans une action, les gâchettes sont plus dures à pousser: l’espace d’une seconde, j’imagine ma manette défectueuse, avant de réaliser que celle-ci peut contrôler la force que me renvoient les gâchettes. Et je n’ai même pas parlé du contrôle gyroscopique.</p><p>Toutes ces technologies ne sont pas vraiment nouvelles, mais c’est le soin qui leur est apporté qui paraît totalement démesuré. Comme si la tâche d’un ingénieur avait été de rouler pendant des mois sur des pavés jusqu’à obtenir EXACTEMENT le niveau de vibrations nécessaire à reproduire l’illusion pour le joueur.</p><p>En bonus de ce court (deux jours et huit heures pour le platine) jeu et des découvertes technologiques, le joueur curieux prendra un plaisir sans limite à fouiller les niveaux du jeu à la recherche des “bots” référençant les franchises les plus célèbres de l’histoire de la Playstation. Un plaisir gratuit, et de qualité.</p><hr /><div class="footnotes" role="doc-endnotes"><ol><li id="fn:1"><p>Apparemment la PS5 reprend la mode de la PS3 et installe les jeux sur le disque dur interne pour améliorer les temps d’accès aux fichiers. <a href="#fnref:1" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:2"><p>Le <wiki>SIE Japan Studio</wiki> a produit tellement de chef-d’oeuvres que je ne saurais même pas par lequel commencer… <a href="#fnref:2" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p></ol></div>]]></content> <author> <name>Arnaud 'red' Rouyer</name> </author> <category term="🎮 Jeux vidéo" /> <summary>À force de vendre mes pieds en ligne dur labeur, on m’a offert une console Playstation 5 flambant neuve cette année pour Noël. Même s’il est é-vi-dent que le premier disque inséré fut celui de Death Stranding 2 par le grand Hideo Kojima, le temps que ma console installe le jeu1, puis les mises à jour, j’ai découvert qu’un jeu était déjà disponible sur ma console… Sony does what Nintendon’t Il...</summary> </entry> <entry><title>🎬 Tom &amp; Jerry: Spy Quest</title><link href="https://blog.dreamleaves.org/posts/tom-and-jerry-spy-quest/" rel="alternate" type="text/html" title="🎬 Tom &amp;amp; Jerry: Spy Quest" /><published>2025-12-17T05:42:28+01:00</published> <updated>2025-12-17T05:42:28+01:00</updated> <id>https://blog.dreamleaves.org/posts/tom-and-jerry-spy-quest/</id> <content type="html"><![CDATA[<p>J’ai déjà parlé de mon appréciation pour les <a href="/posts/the-day-the-earth-blew-up-a-looney-tunes-movie/">Looney Tunes</a>, mais j’apprécie aussi les cartoons de la <wiki>Hanna-Barbera</wiki>. Ce qui fait qu’après une recommandation Twitter random, je découvre ce film sur le duo félin-souris, en crossover avec la franchise <wiki>Jonny Quest</wiki>.</p><h1 id="direct-to-second-rôle">Direct-to-second-rôle</h1><p>Pour un film dont le titre inclut nos deux héros, quel échec. Plus jeune, j’avais beaucoup apprécié <wiki page="Tom et Jerry, le film">le premier film mettant en scène les deux animaux</wiki> dans une aventure qui leur était propre, avec une production digne d’un film Disney. Mais ici, rien de tout cela: on est en réalité face à un épisode longue durée de la franchise <strong>Jonny Quest</strong>, dont l’on retrouve TOUS les personnages<sup id="fnref:1"><a href="#fn:1" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">1</a></sup>, et que les deux animaux chamailleurs ne sont là que pour faire de la figuration et des gags de temps en temps.</p><p>Le film reste correct, drôle, bien animé, et même si l’on est peu familier de l’autre franchise, il se laissera suivre et apprécier, malgré le rôle très (trop!) secondaire de nos animaux favoris.</p><hr /><div class="footnotes" role="doc-endnotes"><ol><li id="fn:1"><p>Si bien que j’ai dû chercher sur le net pour savoir qui était le personnage de <em>Jade</em> qui apparaissait en plein milieu. <a href="#fnref:1" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p></ol></div>]]></content> <author> <name>Arnaud 'red' Rouyer</name> </author> <category term="🎬 Cinéma" /> <summary>J’ai déjà parlé de mon appréciation pour les Looney Tunes, mais j’apprécie aussi les cartoons de la Hanna-Barbera. Ce qui fait qu’après une recommandation Twitter random, je découvre ce film sur le duo félin-souris, en crossover avec la franchise Jonny Quest. Direct-to-second-rôle Pour un film dont le titre inclut nos deux héros, quel échec. Plus jeune, j’avais beaucoup apprécié le premier fi...</summary> </entry> <entry><title>🎬 Final Fantasy: The Spirits Within</title><link href="https://blog.dreamleaves.org/posts/final-fantasy-the-spirits-within/" rel="alternate" type="text/html" title="🎬 Final Fantasy: The Spirits Within" /><published>2025-12-16T13:45:38+01:00</published> <updated>2025-12-16T13:45:38+01:00</updated> <id>https://blog.dreamleaves.org/posts/final-fantasy-the-spirits-within/</id> <content type="html"><![CDATA[<p>Ce film a longtemps fait figure d’OVNI dans ma vie de cinéphile/fan de jeux vidéo. Je l’ai acheté au moins une fois en DVD, je l’ai téléchargé illégalement au moins le double de fois, mais je ne me suis jamais décidé à le regarder. Comme pour <a href="/posts/superman-2025/">Superman</a> précédemment, j’ai décidé de profiter que <yt channel="Durendal1">Durendal</yt> sortait un <yt video="ED6_w1YqmLU">PJREVAT</yt> sur ce film pour enfin me poser et le regarder.</p><h1 id="des-millions-de-cheveux">Des millions de cheveux</h1><p>La première chose que m’a toujours évoqué ce film, c’est cette blague: “L’héroïne a trois millions de cheveux, mais le reste du casting est chauve”. Il y a quelque chose de totalement démesuré dans la technique de ce film, qui est l’un des premiers à mettre en scène des êtres humains “réels” en CGI, du <em>mocap</em>, une approximation du <em>subsurface scattering</em><sup id="fnref:1"><a href="#fn:1" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">1</a></sup>,… Malheureusement, tout cela ne reste qu’une approximation qui reste encore trop proche de la <wiki page="Vallée de l'étrange">vallée de l'étrange</wiki> et n’a pas conquis les spectateurs de l’époque.</p><p>Ainsi, si l’on peut reconnaître le souci accordé à créer le personnage d’<wiki lang="en">Aki Ross</wiki>, interprété par <wiki>Ming-Na Wen</wiki>, l’exercice atteint très vite ses limites, tant le personnage est dénué d’expressions marquantes, et le jeu vocal de l’actrice est juste…en-dessous. Preuve de l’échec? Alors que le personnage était voulu comme une actrice virtuelle, qui deviendrait la star de plusieurs films, même la très fugace <wiki>Reiko Nagase</wiki><sup id="fnref:2"><a href="#fn:2" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">2</a></sup> de la série <strong>Ridge Racer</strong> a connu une carrière plus prolifique.</p><p>Pire encore, cet effort démesuré n’est pas appliqué au reste du cast, pourtant composé de <wiki page="Alec Baldwin">GRANDS</wiki> <wiki page="Donald Sutherland">NOMS</wiki> <wiki page="Steve Buscemi">DU CINÉMA</wiki>, et qui se retrouvent donc à jouer des espèces d’amas de pixel sans personnalité, qui sont parfois desservis autant par la technique que par le scénario…</p><h1 id="quelle-est-la-finale-fantaisie">Quelle est la finale fantaisie?</h1><p>Récemment, j’ai suivi les <yt channel="tetryl-VOD">VODs de Tetryl</yt> tandis qu’il traversait les cinq premiers jeux de la célèbre saga. À chaque jeu, la question est revenue: “Qu’est-ce qui fait un Final Fantasy?”. C’est une question sur laquelle s’écharpent les fans, entre puristes, <em>casuals</em>,… qui ont tous une vision différente de ce qu’est, ou devrait être, le propos commun aux opus de la série.</p><p>Entre sa technique, sa direction, et son scénario, le film alterne entre le oui et le non. Clairement, la direction artistique, tout dans le sombre, est indigne d’un <strong>Final Fantasy</strong>. Mais les thèmes, sur la vie, la mort, la renaissance, la planète, l’énergie vitale,… C’est vraiment compliqué à suivre par moments, et l’adaptation américaine du script a totalement foiré le sens final du film, mais c’est toujours proche de ce à quoi la série a habitué les fans, et ceux qui ont aimé <wiki>Final Fantasy VII</wiki> y retrouveront aisément les thèmes qu’ils ont aimé.</p><p>Entre prouesse technique, et film mal réalisé, le film n’a su ni convaincre le public, ni survivre à l’épreuve du temps. S’il est loin d’être honteux, il reste malheureusement insuffisant pour marquer l’esprit du spectateur, qui l’aura vite oublié.</p><hr /><div class="footnotes" role="doc-endnotes"><ol><li id="fn:1"><p>En français, la <wiki page="Transluminescence">transluminescence</wiki>, soit le parcours de la lumière lorsqu’elle pénètre une surface et la traverse. Mettez votre main face au soleil, et vous verrez cet effet en temps réel. <a href="#fnref:1" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:2"><p>Que vous avez sûrement découverte sur la chaîne <strong>Game One</strong> quand ils diffusaient <yt video="1wSvAH3LQZk">le clip d'intro de Ridge Racer Type 4</yt>! <a href="#fnref:2" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p></ol></div>]]></content> <author> <name>Arnaud 'red' Rouyer</name> </author> <category term="🎬 Cinéma" /> <summary>Ce film a longtemps fait figure d’OVNI dans ma vie de cinéphile/fan de jeux vidéo. Je l’ai acheté au moins une fois en DVD, je l’ai téléchargé illégalement au moins le double de fois, mais je ne me suis jamais décidé à le regarder. Comme pour Superman précédemment, j’ai décidé de profiter que Durendal sortait un PJREVAT sur ce film pour enfin me poser et le regarder. Des millions de cheveux L...</summary> </entry> <entry><title>📺 Newtopia</title><link href="https://blog.dreamleaves.org/posts/newtopia/" rel="alternate" type="text/html" title="📺 Newtopia" /><published>2025-12-10T04:35:56+01:00</published> <updated>2025-12-10T04:35:56+01:00</updated> <id>https://blog.dreamleaves.org/posts/newtopia/</id> <content type="html"><![CDATA[<p>J’ai été happé dans la mode des K-Dramas récemment en découvrant le buzz autour <wiki page="Au plaisir de ne pas faire ta connaissance">d'une série à venir</wiki> sur Twitter, et en attendant les nouveaux épisodes, j’ai vite plongé dans encore plus de séries disponibles sur <strong>Prime Video</strong>. Dont celle-ci, qui m’a été introduite par un exemple où un gosse se faisait becter par des zombies.</p><h1 id="de-lamour-et-des-zombies">De l’amour et des zombies</h1><p>Je n’ai peut-être pas assez d’expérience avec les médias de zombies, mais j’ai trop souvent l’impression d’être face à des séries trop fades, trop faibles, ou qui veulent trop se la jouer. Donc je trouve trop souvent un ton ultra-sérieux où tout le monde survit, des enfants qui ne meurent jamais, ou bien nos héros sont au centre de la recherche du virus,… Ça m’ennuie vraiment et me détache de beaucoup de séries.</p><p>Je crois que le modèle que j’apprécie le plus est donc celui qui arrive à mêler angoisse et légèreté, comme l’a très bien fait <wiki>Shaun of the Dead</wiki>, sous-titré en France “<em>Une comédie romantique avec des zombies</em>”. Ici, c’est la même problématique: un couple, en difficulté de communication, et séparé par le service militaire sud-coréen, se retrouve soudain encore plus séparé par une épidémie de zombies au sein de Séoul. Lui est au sein d’une unité militaire au sommet d’une tour (qui abrite aussi un canon d’assaut), et elle est au boulot avec son collègue qui veut la pécho. Les cinq cent mètres entre les deux vont être long, parsemés d’embûches, et de divers messages laissés sur des répondeurs que l’on ne peut pas toujours consulter.</p><h1 id="zombies-in-your-area">Zombies in your area</h1><p>Bien sûr, découvrir que <wiki page="Kim Ji-soo">Jisoo</wiki> de <wiki page="Blackpink">BLΛƆKPIИK</wiki> joue l’héroïne pèse un peu dans la balance. Je ne connais ni assez le groupe ni assez la chanteuse pour prétendre à une quelconque évaluation à ce sujet<sup id="fnref:1"><a href="#fn:1" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">1</a></sup>, mais en tant qu’actrice, elle fait le taff. En fait, tout le monde fait le taff, et même la VF est très sympathique à écouter. J’ai encore en mémoire <a href="https://mydramalist.com/16267-sekai-ichi-muzukashii-koi?lang=fr-FR">des J-Dramas aux personnages miteux et inintéressants</a>, mais ici, suivre tous ces acteurs au sein d’une épidémie de zombies est très plaisant. Chacun a sa personnalité, ses buts, ses désirs,… Personne n’a l’air d’être “en trop”, ou de n’être là que pour servir de marche-pied aux héros.</p><p>Les deux premiers épisodes ont un peu de longueurs, mais une fois que l’on laisse l’intrigue se développer, le plaisir est là. Le genre ne sera pas révolutionné, mais l’on rigolera, entre “règles zombies” totalement loufoques, des caméos improbables, et même quelques gosses qui finissent en mille morceaux, pour passer un très bon moment.</p><hr /><div class="footnotes" role="doc-endnotes"><ol><li id="fn:1"><p>Au-delà de leur classique <yt video="lUYA7fbXZG0">_Blackpink in your area!_</yt>, mon préféré étant celui de <yt video="ioNng23DkIM">'How You Like That'</yt>. <a href="#fnref:1" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p></ol></div>]]></content> <author> <name>Arnaud 'red' Rouyer</name> </author> <category term="📺 Série TV" /> <summary>J’ai été happé dans la mode des K-Dramas récemment en découvrant le buzz autour d'une série à venir sur Twitter, et en attendant les nouveaux épisodes, j’ai vite plongé dans encore plus de séries disponibles sur Prime Video. Dont celle-ci, qui m’a été introduite par un exemple où un gosse se faisait becter par des zombies. De l’amour et des zombies Je n’ai peut-être pas assez d’expérience ave...</summary> </entry> <entry><title>🎬 Natacha (presque) hôtesse de l'air</title><link href="https://blog.dreamleaves.org/posts/natacha-presque-hotesse-de-lair/" rel="alternate" type="text/html" title="🎬 Natacha (presque) hôtesse de l&amp;apos;air" /><published>2025-11-30T01:40:01+01:00</published> <updated>2025-11-30T01:40:01+01:00</updated> <id>https://blog.dreamleaves.org/posts/natacha-presque-hotesse-de-lair/</id> <content type="html"><![CDATA[<p>Je crois que la plus grande décadence des icônes féministes lors d’adaptation d’un média à un autre est leur besoin d’affirmer à haute voix que ces personnages sont féministes et évoquent une certaine forme de pouvoir, au lieu de juste montrer ces personnages exister et être féministes d’eux-mêmes. On n’imaginerait pas <wiki>Yoko Tsuno</wiki> tenter de justifier son indépendance en tant que femme, car le personnage à elle seule incarne cette force, et a constamment le caractère (et la répartie!) nécessaire pour remettre à sa place quiconque voudrait en faire une femme en détresse.</p><p>C’est donc là tout le malheur de <em>Natacha</em>, l’hôtesse de l’air imaginée par <wiki>François Walthéry</wiki>, qui devient une héroïne de film, sous la réalisation de <wiki>Noémie Saglio</wiki><sup id="fnref:1"><a href="#fn:1" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">1</a></sup>…</p><h1 id="natacha-presque-une-femme">Natacha (presque) une femme</h1><p>Le film s’ouvre sur Natacha, enfant, dans les années…50-60, et déjà enfant, elle se plaint autant de la voix-off qui commente sa vie, que des “phallocrates” qui décident de la vie des femmes pour elles. Bien évidemment, sa mère est femme au foyer, et son père un mari fainéant qui n’attend que sa Suze à seize heures, ce qui sera un running gag pour tous les “vieux mâles” du film.</p><p>Son rêve étant de sortir de la route qui l’attend, elle veut devenir hôtesse de l’air, mais bien sûr, elle a beau être “mannequin plus-plus”<sup id="fnref:2"><a href="#fn:2" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">2</a></sup>, étant donné qu’elle n’est ni particulièrement gracieuse, ni même aimable, et surtout “trop grande”, elle sera constamment rabaissée et refusée par <em>Walther</em>, qui passe donc d’un rôle de partenaire de confiance digne de <em>Scully</em> pour <em>Mulder</em>, à un personnage limite antagoniste…</p><h1 id="natacha-presque-autour-du-monde">Natacha (presque) autour du monde</h1><p>Le reste de l’histoire reprend à peu près le scénario de l’album <wiki>L'Hôtesse et Monna Lisa</wiki> et traite du vol de la <em>Joconde</em>, qui se produit alors que notre héroïne arrive à s’incruster sur un vol pour remplacer une hôtesse. Par d’habiles tours de passe-passe, elle n’aura même pas le temps d’embarquer dans l’avion qu’elle sera trimballée en camionnette, puis en bateau,… dans une aventure assez cantonnée entre la France et l’Italie. Même si les paysages sont jolis, c’est vraiment assez faible, surtout quand le personnage originel n’a connu que très peu d’aventures où l’avion n’était pas le moyen de transport principal<sup id="fnref:3"><a href="#fn:3" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">3</a></sup>.</p><h1 id="natacha-presque-dans-le-bon-ton">Natacha (presque) dans le bon ton</h1><p>En fait, tout semble à côté. Il n’y a aucune raison pour que <em>Walther</em> soit aussi antagoniste envers <em>Natacha</em>. Tout comme le personnage du “méchant”<sup id="fnref:4"><a href="#fn:4" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">4</a></sup> est annoncé dès le début du film mais change en plein milieu de manière ridicule, pour soudainement bifurquer sur une intrigue secondaire assez tordue et indigne du <wiki page="Test de Bechdel">Bechdel Test</wiki> où deux femmes vont se battre pour un homme ET la Joconde (qu’à ce point-là, on a presque oubliée). Et puis il y a les dialogues, qui n’ont vraiment rien à foutre dans un film qui se déroule dans les années 60, entre le féminisme-troisième-vague de <em>Natacha</em> à 6 ans, et des dialogues remplies de références qui mélangent tout, sans vraiment arriver à cibler un public précis.</p><p>Ainsi, alors que l’aventure est passée par St. Tropez, et que le personnage de <em>Bernard Fouard-Michel, dit BFM</em>, un conspirationniste étrange qui fait des références à des évènements futurs, a été introduit, le film nous gratifie de ce chef-d’oeuvre de stupidité:</p><blockquote><p>Les gendarmes de St. Tropez ont débarqué à l’adresse indiquée par BFM. <br /> ― Natacha (presque) hôtesse de l’air</p></blockquote><p>Je ne trouve rien à sauver de ce film, même en tant que préquelle, et s’il a le bon ton d’enfin placer <em>Natacha</em> dans un avion pour sa scène finale, il trouve encore le moyen de gâcher cette scène en lui faisant rencontrer physiquement le narrateur, campé par <wiki>Fabrice Luchini</wiki>. Désolé, mais quitte à lui faire rencontrer une “figure divine”, j’aurais mille fois préféré un caméo de <wiki>François Walthéry</wiki>…</p><p>Au final, même si le film est “bien” réalisé, je ne trouve rien à récupérer de ce film. Pire encore, à la même période, je regardais <a href="https://mydramalist.com/2119-stewardess-monogatari">Sterwardess Monogatari</a>, une série au pitch similaire. La série a beau dater de 1983, et promouvoir des relents dégueulasses du patriarcat Japonais, elle voyage encore plus loin<sup id="fnref:5"><a href="#fn:5" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">5</a></sup>, et au-delà de la personnage principal qui “bataille pour l’amour”, sa quête reste celle de l’apprentissage (réel!) du métier d’hôtesse de l’air pour une compagnie internationale. Vraiment, si un J-Drama de 1983 fait mieux qu’un film de 2025, quel intérêt à regarder ce film?</p><hr /><div class="footnotes" role="doc-endnotes"><ol><li id="fn:1"><p>Dont j’avais adoré ses deux premiers films: <wiki page="Toute Première Fois (film)">Toute Première Fois</wiki> et surtout <wiki>Connasse, princesse des cœurs</wiki>! <a href="#fnref:1" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:2"><p>Qui peut croire une seconde que l’on refuserait à <wiki>Camille Lou</wiki> de devenir hôtesse de l’air? <a href="#fnref:2" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:3"><p>Là encore, comme chez <wiki>Hayao Miyazaki</wiki> ou <wiki>Roger Leloup</wiki>, on ressent l’amour de dessiner des véhicules dans la décision artistique. <a href="#fnref:3" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:4"><p>Il faudrait étudier pourquoi <wiki>Didier Bourdon</wiki> est utilisé comme antagoniste par autant de franchises de mon enfance. <a href="#fnref:4" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:5"><p>Attendez un peu que je la termine et que j’écrive un article dessus, on y trouve des scènes tournées à Marseille, à Cassis,… Et les personnages parlent un français nickel! <a href="#fnref:5" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p></ol></div>]]></content> <author> <name>Arnaud 'red' Rouyer</name> </author> <category term="🎬 Cinéma" /> <summary>Je crois que la plus grande décadence des icônes féministes lors d’adaptation d’un média à un autre est leur besoin d’affirmer à haute voix que ces personnages sont féministes et évoquent une certaine forme de pouvoir, au lieu de juste montrer ces personnages exister et être féministes d’eux-mêmes. On n’imaginerait pas Yoko Tsuno tenter de justifier son indépendance en tant que femme, car le pe...</summary> </entry> <entry><title>📺 Atelier (Underwear)</title><link href="https://blog.dreamleaves.org/posts/atelier-underwear/" rel="alternate" type="text/html" title="📺 Atelier (Underwear)" /><published>2025-11-26T01:59:35+01:00</published> <updated>2025-11-26T01:59:35+01:00</updated> <id>https://blog.dreamleaves.org/posts/atelier-underwear/</id> <content type="html"><![CDATA[<p>J’apprécie les Dramas asiatiques, même si la production n’est pas toujours au niveau, et que j’ai déjà mentionné comment <a href="/posts/crash-landing-on-you/">certaines séries sont de qualité</a>, et d’autres sont des bouses totales. Donc quand <wiki>Netflix</wiki> s’est associé à <wiki>Fuji TV</wiki> pour présenter <strong>Atelier</strong>, de son titre original <strong>Underwear</strong>, sur la plateforme, je ne savais pas quoi en penser. Il n’en était rien: la série était un JDrama “prestige”.</p><p>J’ai quand même mis beaucoup de temps à lancer la lecture, si bien que j’ai attendu dix ans l’annonce que la série allait quitter le catalogue pour la lancer.</p><h1 id="le-diable-shabille-en-sous-vêtements-sexy">Le diable s’habille en sous-vêtements sexy</h1><p>La version internationale transforme le titre pour lui donner un air plus “prestige”. On découvre donc <em>Mayu</em>, une “nerd des matériaux”, qui se retrouve embauchée chez <em>Emotion</em>, une boutique de créatrice de lingerie sur mesure menée par <em>Mayumi Nanjo</em>. Sans vraiment se positionner de manière officielle, les deux vont vite construire une relation maître-élève, et <em>Mayu</em> apprendra à comprendre le monde de la mode, de la lingerie, et de la féminité.</p><p>Ce genre de relation rappellera vite <wiki page="Le diable s'habille en Prada (film)">un film avec Meryl Streep</wiki>, mais non: la boss est bien plus bienveillante, et n’hésitera pas à former <em>Mayu</em> (et le spectateur) au monde de la mode. On suivra ainsi toute l’équipe de <em>Emotion</em><sup id="fnref:1"><a href="#fn:1" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">1</a></sup>, sur une année, dans l’élaboration d’une collection de saison, un show privé, un défilé, et même la création de nouvelles collections.</p><h1 id="et-emotion-habilla-la-femme">Et Emotion habilla la femme</h1><p>A chaque série japonaise que je regarde qui met en scène des femmes, j’en analyse le degré de féminisme. Il est souvent le reflet de son époque, ou du patriarcat qui régit le Japon, mais rien de cela ici. Je ne sais si c’est une recommandation du diffuseur streaming pour le marché étranger, ou une vraie volonté originale de la réalisation, mais tout ici respire un pouvoir féminin que le patriarcat ne peut entraver.</p><p>Les femmes restent au pouvoir de leurs collections, elles sont les acheteuses de leur lingerie, elles achètent de la lingerie pour leur bien-être personnel, les talons sont un symbole de <em>girlboss</em>,… Même les multiples scènes de femmes en sous-vêtements sont filmées avec le même regard professionnel que celui d’un <em>backstage</em> de défilé qui sait s’attarder sur le vêtement plus que sur la plastique.</p><p>Si <wiki>HBO</wiki> produisait des séries japonaises, je suis persuadé que c’est avec eux que <strong>Fuji TV</strong> aurait produit cette série. Entre parcours initiatique et découverte du monde de la lingerie pour femmes, cette série est un vrai divertissement de qualité.</p><hr /><div class="footnotes" role="doc-endnotes"><ol><li id="fn:1"><p>Contrairement à ce qu’on pourrait penser, elle est aussi composée d’hommes, et ils savent rester à leur place! <a href="#fnref:1" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p></ol></div>]]></content> <author> <name>Arnaud 'red' Rouyer</name> </author> <category term="📺 Série TV" /> <summary>J’apprécie les Dramas asiatiques, même si la production n’est pas toujours au niveau, et que j’ai déjà mentionné comment certaines séries sont de qualité, et d’autres sont des bouses totales. Donc quand Netflix s’est associé à Fuji TV pour présenter Atelier, de son titre original Underwear, sur la plateforme, je ne savais pas quoi en penser. Il n’en était rien: la série était un JDrama “prestig...</summary> </entry> <entry><title>📺 Mob Psycho 100</title><link href="https://blog.dreamleaves.org/posts/mob-psycho-100/" rel="alternate" type="text/html" title="📺 Mob Psycho 100" /><published>2025-11-19T22:41:44+01:00</published> <updated>2025-11-19T22:41:44+01:00</updated> <id>https://blog.dreamleaves.org/posts/mob-psycho-100/</id> <content type="html"><![CDATA[<p>Originellement un manga du même auteur de <strong>One Punch Man</strong>, cet animé suit les aventures de <em>Kageyama Shigeo</em>, plus connu sous le surnom de <em>Mob</em>, un lycéen humble et foncièrement gentil, qui s’avère aussi détenir des pouvoirs psychiques presque infinis. Accompagné de <em>Reigen Arataka</em>, un médium frauduleux qui lui sert de mentor, il va se confronter à des esprits, mais surtout, à d’autres humains dotés de pouvoirs psychiques, et pas aussi bien intentionnés que lui.</p><h1 id="le-vrai-héros-de-mob-psycho-100">Le vrai héros de Mob Psycho 100</h1><p>Pendant longtemps, mon approche de cette oeuvre a été biaisée par les mèmes sur Twitter: beaucoup décrivaient <em>Reigen</em> comme “le plus grand <em>hater</em> de tous les temps”, et certains m’ont même menés à croire qu’il était un rival de <em>Mob</em>, mais moins puissant, et qu’il utilisait la naiveté de ce dernier pour entretenir une amitié factice.</p><p>Ce qui n’est pas du tout la vérité.</p><p>Si dans <strong>One Punch Man</strong>, <em>Saitama</em> est un adulte avec un sens moral assez équilibré, ici, <em>Mob</em> est un ado en pleine construction, un <em>crush</em> sur une camarade de classe, des brutes qui pourraient le terroriser après les cours, et un frère avec qui il a un rapport ambivalent. Dans les <strong>X-Men</strong>, la fin du premier arc le verrait éviscérer le type qui lui a volé son goûter, et rejoindre <em>Magnéto</em>.</p><p>C’est là qu’entre <em>Reigen</em>. En se plaçant comme un mentor dans les yeux de <em>Mob</em>, et palliant à son absence de pouvoirs par un bagout capable de le tirer de toute situation, il permet à l’adolescent de développer un compas moral: ne pas faire de mal à autrui, ne pas utiliser ses pouvoirs contre des humains,… Ainsi, s’il reste effectivement un menteur<sup id="fnref:1"><a href="#fn:1" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">1</a></sup>, il est surtout une figure unique dans cette série où plein d’ados développent des pouvoirs psychiques en tous genres: il est l’adulte, et à plusieurs reprises, sera celui qui mettra fin au conflit en cours, ou incitera ces “enfants” affrontant des adultes à lui laisser la place, car ce n’est pas leur place.</p><h1 id="déluge-de-lens-flares-dans-ta-gueule">Déluge de lens flares dans ta gueule</h1><p>Ainsi, je ne saurais dire si c’est un rapport à l’âge, la maturité, ou juste la sensibilité personnelle, mais je me suis senti plus proche de <em>Reigen</em> que de <em>Mob</em>. Mais, le héros éponyme n’est pas en reste, et le voir évoluer, entre ses propres envies, et la direction que lui donne son mentor, est très plaisant (et surprenant) à suivre, restant un personnage très humain, aux problématiques très terre-à-terre, et loin de l’archétype idéalisé du héros si puissant qu’il n’a plus rien de commun auquel le lecteur pourrait se rapprocher.</p><p>Paradoxalement, ses pouvoirs sont une autre raison de suivre la série animée: même si le manga original est bien plus lisible que la version “webcomic” de <strong>One Punch Man</strong>, l’anime sublime les utilisations de pouvoirs par des rayons de couleurs qui traversent l’écran de toutes parts, et en font un grand spectacle, qui a d’ailleurs élevé cette adaptation au rang de chef-d’oeuvre de l’animation.</p><p>Clairement, <wiki page="ONE (mangaka)">ONE</wiki> aime ses archétypes de héros surpuissants qui gardent les pieds au sol. La proposition est ici très différente de <strong>One Punch Man</strong>, et selon moi, tient mieux la route. Une oeuvre très forte donc, sur la puissance, les relations humaines, et les responsabilités des adultes.</p><hr /><div class="footnotes" role="doc-endnotes"><ol><li id="fn:1"><p>Mais pas un arnaqueur: il n’utilise ses “exorcismes” que pour apporter une tranquillité d’esprit à ses clients par effet placebo, et pas dans le but de s’enrichir ou gagner du pouvoir <a href="#fnref:1" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p></ol></div>]]></content> <author> <name>Arnaud 'red' Rouyer</name> </author> <category term="📺 Série TV" /> <summary>Originellement un manga du même auteur de One Punch Man, cet animé suit les aventures de Kageyama Shigeo, plus connu sous le surnom de Mob, un lycéen humble et foncièrement gentil, qui s’avère aussi détenir des pouvoirs psychiques presque infinis. Accompagné de Reigen Arataka, un médium frauduleux qui lui sert de mentor, il va se confronter à des esprits, mais surtout, à d’autres humains dotés ...</summary> </entry> <entry><title>📚 Strange Houses</title><link href="https://blog.dreamleaves.org/posts/strange-houses/" rel="alternate" type="text/html" title="📚 Strange Houses" /><published>2025-11-17T12:42:11+01:00</published> <updated>2025-11-17T12:42:11+01:00</updated> <id>https://blog.dreamleaves.org/posts/strange-houses/</id> <content type="html"><![CDATA[<p>J’ai déjà vu passer l’auteur <em>Uketsu</em> et ses deux livres <strong>Strange Houses</strong> et <strong>Strange Pictures</strong> à plusieurs reprises sur Twitter, ce qui m’a mené à les placer dans ma <em>readlist</em>, sans qu’ils n’y soient trop haut placés. Puis, j’ai feuilleté <a href="https://www.kana.fr/series/the-strange-house/">l’adaptation manga publiée par Kana</a>, et dont la publication n’est pas terminée. Le suspense étant insoutenable, et le sujet me parlant<sup id="fnref:1"><a href="#fn:1" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">1</a></sup>, je me suis donc rué sur la version papier…</p><h1 id="suivez-le-plan">Suivez le plan</h1><p>Le livre s’ouvre sur le plan d’une maison très étrange: un espace scellé et inutilisé, et une chambre sans fenêtres. Le personnage principal<sup id="fnref:2"><a href="#fn:2" class="footnote" rel="footnote" role="doc-noteref">2</a></sup> découvre ce plan et le soumet à un ami architecte qui élabore des théories farfelues: ce placement étrange pourrait très bien permettre à un enfant de se faufiler dans la maison afin de procéder au meurtre d’un invité…</p><p>C’est une hypothèse très étrange, mais que le livre va vite valider, avec un premier cadavre, puis une témoin-clé,… L’auteur a débuté sur Youtube, et cela se sent: l’intrigue se lit très vite, ne laisse pas vraiment le temps au spectateur (ni aux protagonistes!) de réfléchir, et tout s’enchaîne très facilement, si bien que lorsque la fin est arrivée, j’ai réalisé: “Mais, j’ai suivi l’histoire d’un personnage qui a eu autant d’impact dessus qu’un random lecteur qui aurait découvert l’affaire dans un magazine dix ans plus tard!?”. Si le manga prend quelques libertés pour donner l’illusion que la protagoniste est “au coeur de l’intrigue”, voire se met en danger, c’est un propos vraiment absent du livre, ce qui en fait à la fois sa force et son défaut: le suspense vous empêchera de poser le livre et chaque page donnera envie de tourner la suivante, mais une fois fini, j’ai eu l’impression étrange de ne pas avoir consommé le produit. Ce n’est pas tant une critique qu’une différence entre ce que je pensais trouver (“une enquête sur fond d’horreur”) et ce que le livre est (“une histoire d’horreur racontée au coin du feu pour frissonner”).</p><p>J’espère que le manga, ayant des problématiques de storytelling différentes, pourra s’autoriser plus de libertés sur la durée. Quant à savoir si vous aimerez le livre, même si je parais dur, je pense que si vous aimez suivre <yt channel="Feldup">Feldup</yt>, vous vous y retrouverez. Et pour les plus curieux, la vidéo originale, datant de 2020, <yt video="CBIL0eAwDs8">est disponible en Japonais sous-titré anglais sur la chaine Youtube d'Uketsu</yt>.</p><hr /><div class="footnotes" role="doc-endnotes"><ol><li id="fn:1"><p>Je suis dans mon arc “travaux de rénovation de mon appart” en ce moment, et j’ai commencé à faire un plan afin de pouvoir m’y retrouver dans mon circuit électrique. <a href="#fnref:1" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p><li id="fn:2"><p>Qui est vraiment “transparent” dans le roman, mais est une femme avec un brin de personnalité dans le manga. <a href="#fnref:2" class="reversefootnote" role="doc-backlink">&amp;#8617;&amp;#xfe0e;</a></p></ol></div>]]></content> <author> <name>Arnaud 'red' Rouyer</name> </author> <category term="📚 Littérature" /> <summary>J’ai déjà vu passer l’auteur Uketsu et ses deux livres Strange Houses et Strange Pictures à plusieurs reprises sur Twitter, ce qui m’a mené à les placer dans ma readlist, sans qu’ils n’y soient trop haut placés. Puis, j’ai feuilleté l’adaptation manga publiée par Kana, et dont la publication n’est pas terminée. Le suspense étant insoutenable, et le sujet me parlant1, je me suis donc rué sur la ...</summary> </entry> </feed>
