🎬 Green Lantern
En ce moment, la série TV Lanterns fait beaucoup parler en ligne. Elle est globalement appréciée pour sa réalisation, mais le traitement des personnages est détestable, et l’on parle pas mal du phénomène de Surf Dracula1.
Ça a aussi beaucoup parlé du premier film Green Lantern, qui n’a pas été épargné par l’histoire, au point que Ryan Reynolds se fasse un auto-tacle méta dans Deadpool 2, où il headshotte son incarnation passée pour l’empêcher de signer sur ce film. Un film sur lequel il a rencontré celle qui deviendra sa femme, et la mère de leurs quatre enfants. Malaise.
Mais en vrai, ce film était-il si mauvais?
The CW’s Green Lantern
Le film reprend les bases de la mythologie du héros de comics telles qu’elles étaient à l’époque: Hal Jordan, pilote d’essai un peu casse-cou, tombe sur Abin Sur, un extraterrestre sur le point de mourir, qui lui confie son anneau, et l’invite à rejoindre les Green Lantern Corps., une force de police intergalactique. Il se retrouve donc à s’entraîner, afin de faire face à la plus grande menace de l’univers: Parallax, une entité cosmique maléfique qui tire son pouvoir de la peur qu’elle inspire.
Il y a quelque chose de très épisode pilote dans ce film: on découvre Hal, son quotidien, son love interest, son sidekick oublié par l’histoire, et son mentor-devenu-némésis qui n’est pas encore passé du côté obscur de la force. Même si l’on s’attaque directement à un “gros morceau” avec Parallax, on sent quand même que le film met en place beaucoup d’idées pour préparer de futurs films, ou séries, ce qui diluera la mise en scène de son scénario, et lui sera reproché.
Peur et volonté
Les Green Lantern tirent leurs pouvoirs de leur volonté, et de leur capacité à surmonter la peur.
C’est donc un thème bien présent dans ce film, et j’apprécie encore plus la manière dont cet aspect est exprimé ici: Hal est toujours un casse-cou, et est toujours traumatisé par la mort de son père, mais cette fois, ce n’est pas l’absence de peur qui le rend digne de l’anneau, mais sa capacité à accepter sa peur pour la surmonter.
Vertes lanternes
Les effets spéciaux ne sont pas honteux non plus, et contribuent justement à donner au film une identité très forte: les uniformes donnent tous une espèce de sensation de matière extraterrestre visqueuse que l’on ne trouverait pas sur Terre, et les divers membres du Corps. ont tous une identité visuelle forte, comme les décors.
C’est encore plus drôle quand on compare à la série récente: en huit épisodes d’une heure, j’ai le souvenir d’avoir vu…un seul “vrai” alien, tous les autres se baladant sur Terre sous des apparences humaines, et Sinestro étant le seul alien que l’on croise régulièrement (à savoir…dans deux scènes). Quant aux décors, il y avait plus d’inventivité dans Stranger Things, et les couleurs étaient aux abonnés absents…
Je ne comprends toujours pas le problème avec ce film. Bien sûr, il introduit trop d’idées et de concepts, il hésite constamment entre être un premier épisode et un arc complet,… Mais ce sont des problèmes de rythme, et il aurait été très aisé d’enchaîner sur un second film, ou une série TV. Mais non, nous avons eu droit à une série sans couleurs, qui faisait plus office de What If que d’un vrai moyen de découvrir la franchise…
En bref: pour une vieille série intitulée Surf Dracula, on verrait Dracula surfer à chaque épisode; cependant, pour une série récente, Dracula va passer toute la première saison sans sa planche, avant d’enfin l’obtenir dans le dernier épisode. ↩︎
