🎬 Coyote vs. Acme
L’an dernier, je parlais de The Day The Earth Blew Up: A Looney Tunes Movie, un film de la Warner Bros. basé sur les Looney Tunes, et mis à la poubelle avant d’être sauvé in extremis par ketchup. entertainment. À ce moment-là, plusieurs films étaient en passe de disparaître, et il y en avait un que tout le monde attendait: Coyote vs. Acme.
La première des entreprises
À l’origine employé par les corporations américaines pour être premiers dans les annuaires, le mot a vite inspiré la fictive corporation Acme.
Quiconque a grandi avec Ça cartoon en a déjà entendu parler: la super-entreprise qui produit tous les gadgets qu’utilise le Coyote pour attraper Bip Bip. Les règles du cartoon étant ce qu’elles sont, ces gadgets vont constamment se retourner contre leur utilisateur, fournissant de multiples gags aux spectateurs, dont certains (dont je fais partie) se retrouveront à prendre en pitié le Coyote, comme la victime de ces péripéties.
Après toutes ces années d’échecs, il fallait bien que le Coyote se rebelle, et dans ce film au concept assez fou, il se retrouve à faire appel à un avocat1 pour assigner la compagnie en justice. Tout comme dans Qui veut la peau de Roger Rabbit ou Les Muppets, humains et toons coexistent dans cet univers où leurs règles physiques sont partagées. On trouvera donc des toons à tous les niveaux de l’intrigue, avec notamment Charlie le coq, qui sert de CEO à Acme, tandis que Titi leur sert de mercenaire.
Et John Cena est avocat. Celle-là, vous ne l'aviez pas vu venir.
Une histoire de course
L’intrigue arrive à mélanger avec brio la critique capitaliste de l’entreprise Acme et son plan maléfique, et la quête personnelle du Coyote pour capturer le Bip Bip, tout en sachant placer les deux au bon niveau pour que chacune garde la place qui lui convient.
Ainsi, même si le procès contre Acme et l’enquête sur ses machinations sont le moteur narratif du film, pour le Coyote, cette aventure n’est qu’un plan rocambolesque de plus pour attraper le Bip Bip, et ces deux intrigues arrivent à s’entrechoquer uniquement lorsque nécessaire pour faire évoluer les personnages.
C’est drôle, c’est touchant, ça traite de l’histoire centenaire2 des Looney Tunes, et ça remet au goût du jour des personnages classiques qui manquaient à nos écrans. La plus grande déception, c’est que dans le bazar qu’est la diffusion de ce film, il n’y a pas de sortie française, et encore moins de doublage français… Aucune chance alors d’entendre Philippe Dana nous présenter ce film. Il faut grandir, c’est ainsi, mais à la manière de la relation inchangée du Coyote et du Bip Bip, peut-être que l’on peut continuer sur la même voie, tout en faisant de nouvelles choses.
Un Will Forte méconnaissable, alors que je l’ai déjà bien connu en MacGruber ou The Last Man on Earth. ↩︎
Plus exactement 97 ans! ↩︎
