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🎬 Ballerina

DĂšs son titre complet, From the World of John Wick: Ballerina, ce film m’ennuie dĂ©jĂ . Si la promesse d’un “John Wick au fĂ©minin” est allĂ©chante sur le papier, en pratique
c’est autre chose.

Gunslinger Girls

DĂšs l’intro, on retrouve donc Eve, notre hĂ©roĂŻne, fraĂźchement orpheline, envoyĂ©e chez la mĂȘme mafia russe qui a Ă©levĂ© John, pour qu’elle suive un cursus de ballerine, options assassinat et protection rapprochĂ©e. LĂ  oĂč John Wick prĂ©sentait un monde aux rĂšgles nouvelles, ce film se repose sur des tropes dĂ©jĂ  vus et revus, au point de l’ennui. On retrouve donc le mĂȘme dortoir de filles en compĂ©tition, le mĂȘme “il faut buter celle dont tu vas prendre la place”,
 C’est une suite de clichĂ©s totalement chiants. Lorsqu’en plus John Wick arrive pour taper un camĂ©o, j’ai envie de jeter ma tĂ©lĂ© par la fenĂȘtre.

Gunsmith Cats

Il suffira d’une mission pour que Eve tombe sur un tueur qui a la mĂȘme marque que ceux qui ont fait d’elle une orpheline. J’ai toujours du mal Ă  comprendre pourquoi des tueurs censĂ©s rester discrets1 portent des signes distinctifs, mais soit. Elle part donc en croisade pour trouver ces tueurs qui agissent en marge de l’ordre Ă©tabli des tueurs. C’est peut-ĂȘtre lĂ  que vient le plus grand problĂšme pour moi: dĂ©jĂ  que c’est difficile de croire Ă  cette quantitĂ© de tueurs, de confrĂ©ries, d’ordres, avec toujours un organe dĂ©cideur au-dessus, etc etc
 LĂ  on apprend qu’il y a EN PLUS des groupes en dehors de cet ordre Ă©tabli et qui ne respectent pas les rĂšgles qui permettent Ă  ce monde de tenir. Non ça ne tient pas.

Noir

Et peu importe Ă  quel point j’apprĂ©cie retrouver Norman Reedus aprĂšs Death Stranding, cette quĂȘte devient vite ennuyeuse et
idiote. Ainsi l’hĂ©roĂŻne dĂ©couvre sa soeur, qui a grandi au sein du groupe d’assassins qui a tuĂ© ses parents et a Ă©tĂ© endoctrinĂ©e. Sur un moment d’apaisement, les deux soeurs se dĂ©couvrent. On n’aura pas le temps de savoir si l’une peut convaincre l’autre ou si elles vont se battre, que le groupe dĂ©cide de les tuer toutes les deux d’un coup, comme une offre en solde, qui se solde par un Ă©chec, la soeur d’Eve passant l’arme Ă  gauche, mais Eve restant d’attaque pour se venger et dĂ©gommer tout ce joli monde. Comment un groupe d’assassins aussi dĂ©bile a pu survivre aussi longtemps?

El Cazador de la Bruja

Enfin, arrive le pire moment du film: Eve va taper sa plus belle vengeance, quand soudain John Wick revient cachetonner pour l’arrĂȘter. Clairement, ses propres emmerdes dans le quatriĂšme film ne devaient pas ĂȘtre SI contraignantes, pour qu’il puisse se permettre cette petite mission de cĂŽtĂ©. Une mission inutile, puisqu’il arrive Ă  arrĂȘter Eve, avant de se ranger de son cĂŽtĂ© pour l’aider Ă  dĂ©gommer le reste des assassins (ce qu’elle faisait dĂ©jĂ  trĂšs bien toute seule).

Mission accomplie: elle laisse une montagne de cadavres dans son dos, et le film se termine “bien”. MĂȘme si je vois bien le chemin qu’a suivi le personnage, il y a quelque chose qui m’a l’air de manquer Ă  ce film. Ou peut-ĂȘtre est-ce qu’il y a du “trop”? Trop de John, trop de John Wick, et pas assez d’une histoire qui aurait gagnĂ© Ă  tenir par elle-mĂȘme sans vouloir constamment se reposer sur tous ces Ă©lĂ©ments d’un univers existant. Je n’ai pas de bonne rĂ©ponse, mĂȘme si, comme toujours, le spectacle visuel Ă©tait fou.


  1. C’était d’ailleurs un plot point du premier film de la franchise: John n’a pas du tout de signe distinctif qui fasse qu’on le remarque comme un assassin ↩︎

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