Post

🎮 Astro's Playroom

À force de vendre mes pieds en ligne dur labeur, on m’a offert une console Playstation 5 flambant neuve cette année pour Noël. Même s’il est é-vi-dent que le premier disque inséré fut celui de Death Stranding 2 par le grand Hideo Kojima, le temps que ma console installe le jeu1, puis les mises à jour, j’ai découvert qu’un jeu était déjà disponible sur ma console…

Sony does what Nintendon’t

Il y avait quelque chose d’assez fou à découvrir ce jeu. Déjà, sa gratuité: je lançais le jeu seulement quelques mois après que l’on eut appris que le jeu développé par Nintendo pour présenter les nouvelles fonctionnalités de la Nintendo Switch 2 serait PAYANT. Seulement 9,99€ diront certains, mais c’est déjà beaucoup trop pour ce que c’est censé être.

Ainsi donc, après avoir été bercé par beaucoup de vidéos du chef-d’oeuvre (et GOTY 2024) Astro Bot, j’avais quelques attentes de sa préquelle, et de la découverte de ma nouvelle console. Et au final, le premier mot qui m’est venu en tête, c’était…l’insolence.

Je suis le premier à me plaindre de Sony qui ferme ses studios japonais et abandonne les franchises qui faisaient son identité2, mais là, on est en plein dedans. Le soin apporté au gameplay est d’une finesse infinie, dans un mix parfait entre le plaisir de jeu, la surprise, et la découverte des techniques rendues possibles par la manette DualSense.

Ainsi, lorsque le personnage s’agrippe à des prises d’escalade dans le premier niveau, certaines se brisent sous la force que je mets dans les gâchettes et me forcent à presser ces dernières délicatement. Plus tard, coincé dans une boule, et tandis qu’Astro roule sur des pavés, la manette envoie à mes mains des vibrations qui reproduisent totalement le choc des pavés sur la boule, exactement comme je ressens sur le guidon de mon VTT lorsque je roule sur des pavés. Plus loin encore, tandis qu’Astro doit mettre de la force dans une action, les gâchettes sont plus dures à pousser: l’espace d’une seconde, j’imagine ma manette défectueuse, avant de réaliser que celle-ci peut contrôler la force que me renvoient les gâchettes. Et je n’ai même pas parlé du contrôle gyroscopique.

Toutes ces technologies ne sont pas vraiment nouvelles, mais c’est le soin qui leur est apporté qui paraît totalement démesuré. Comme si la tâche d’un ingénieur avait été de rouler pendant des mois sur des pavés jusqu’à obtenir EXACTEMENT le niveau de vibrations nécessaire à reproduire l’illusion pour le joueur.

En bonus de ce court (deux jours et huit heures pour le platine) jeu et des découvertes technologiques, le joueur curieux prendra un plaisir sans limite à fouiller les niveaux du jeu à la recherche des “bots” référençant les franchises les plus célèbres de l’histoire de la Playstation. Un plaisir gratuit, et de qualité.


  1. Apparemment la PS5 reprend la mode de la PS3 et installe les jeux sur le disque dur interne pour améliorer les temps d’accès aux fichiers. ↩︎

  2. Le SIE Japan Studio a produit tellement de chef-d’oeuvres que je ne saurais même pas par lequel commencer… ↩︎

This post is licensed under CC BY 4.0 by the author.