📚 Deep Work
Lorsque l’année a commencé, j’étais (à nouveau) bloqué sur un projet. C’est le genre de situations dans lesquelles je suis comme Néo quand il voit la matrice: j’ai l’entièreté du projet dans ma mémoire, je peux en voir tous les tenants et aboutissants, et je suis prêt à mettre en place la prochaine évolution du projet, pour laquelle je simule déjà mentalement tous les processus,… et je bloque.
Et puis j’ai lu ce livre.
Règles pour succès concentré
Ainsi, l’année commence à peine, et j’ai déjà mon livre préféré.
Dire que ce livre m’a débloqué serait un euphémisme: une première session de lecture m’a débloqué, et une seconde a suffit a me relancer sur un projet qui m’attendait depuis quelques années déjà, tout en m’enjoignant à une meilleure discipline vis à vis de mon travail qui ne s’arrête pas depuis dix jours, que cela soit au niveau du pro ou du perso.
Les “règles” n’ont rien de novateur, et elles sont proches d’autres que j’ai déjà vues, mais l’auteur a une prose très agréable à suivre qui les rend plus facile à comprendre et assimiler. De plus, loin d’être un pamphlet productiviste, comme je le vois souvent reproché aux livres de développement personnel, celui-ci garde une approche très artistique du “work”, si bien que les leçons qu’il développe peuvent s’adapter à tout ce vers quoi le lecteur voudra apporter son travail et son attention.
L’approche y est plus cartésienne, reconnaissant le travail mental comme l’utilisation d’un “muscle d’attention” dont l’énergie est limitée, et qu’il faut donc la dépenser correctement, sans chercher à la pousser dans ses limites.
Dans un monde de distractions
Neuf ans déjà, et tout ce que le livre peut asséner sur les distractions ne se révèle que plus vrai chaque jour.
Je ne sais pas si l’auteur avait prévu à quelle vitesse TikTok et consorts seraient submergés de contenus générés par AI dont le seul but est de voler l’attention, mais la justesse avec laquelle il décrit ces processus aidera probablement le lecteur à mettre un doigt dessus et à doucement réaliser qu’il scrolle interminablement à l’abandon.
Même si le livre enjoindra le lecteur à s’abandonner à l’ennui pour garder son “muscle d’attention” libre pour les moments créatifs, le propos reste clair: les réseaux sociaux ne proposant pas d’ennui mais des ennuis, et leurs dark patterns existant uniquement pour distiller de la dopamine en masse ne sont pas adaptés à la relaxation, mais je ne font qu’épuiser l’attention.
Aussi, je vous invite à vous joindre à moi et limiter votre consommation de réseaux sociaux en 2025.
A l’avenir?
En deux semaines, j’ai donc débloqué un projet, commencé un autre, terminé un troisième, produit du code public pour deux projets existants, et j’ai pris le temps de lancer un autre projet public.
A voir où tout cela nous conduira.
