🎬 Scary Movie 2
J’avais quelques souvenirs de ce film, notamment une baston à la Charlie's Angels à la chute “pipi-caca” très nulle. Mais j’ai quand même lancé le film, car j’étais curieux, et…
Le film de pas la peur
Cette fois, le film ne sait pas trop ce qu’il veut parodier, et il va piocher partout. Pour le pire comme pour le pire. L’intro est donc pompée sur L'exorciste, avec encore plus d’humour scatologique. Non seulement c’est pas super-drôle, mais en plus, ça n’aura aucun lien avec le reste du film, et j’avoue qu’à ce moment-là, une sorte de “Putain non pas ça” s’est emparé de moi et m’a donné envie de mettre un terme au visionnage le plus tôt possible. Mais j’ai tenu bon, pour la présence de Francis, le frère de Malcom.
C’était pas vraiment une erreur, mais c’était pas ouf’ non plus, et c’est dommage. Dommage car Keenen Ivory Wayans, et ses frères à l’écriture, est aux manettes, et le talent de cette équipe reste indéniable tant dans la manière de filmer1 que réécrire des scènes classiques du cinéma, pour en reproduire le zeitgeist et les proposer dans une lecture nouvelle, comme une parodie de L'Inspecteur Harry en fauteuil roulant, ou la meilleure manière de s’échapper d’une chambre froide.
Le film qui n’est pas un film
Malheureusement, aussi appréciables et drôles que soient ces moments… Ils desservent le film. C’est cruel, encore plus quand ils m’ont fait rire, mais pour tous les sketchs qui m’ont marqué, je réalise aussi qu’ils n’ont aucun intérêt sur le scénario, me laissant avec une grossière impression qu’on a juste cherché à remplir l’espace avec une parodie. Le film se tape une séquence de combat de cinq minutes sur Smack My Bitch Up, mais cette séquence ne sert à rien et j’essaie encore de me rappeler à quoi elle mène dans le scénario car je n’en ai pas le moindre souvenir. Et il en va de même pour tous les gags pipi-caca-dégueulasses.
Ne cherchez pas d’histoire, il n’y en a pas. Si vous voulez les meilleurs gags, le combat de boxe entre Cindy et le chat est une MERVEILLE de mise en scène alors qu’on parle d’une putain de peluche. Au-delà de ces quelques fulgurances, passez votre chemin: tous les bons gags du film sont gâchés par leur inclusion au force-pieds dans ce clip show…
Bien que très dépassée, la parodie de la pub Nike "Freestyle 150" est tellement bien réalisée qu’elle a participé à mon envie de persister dans le visionnage du film. ↩︎
