📺 Monarch: Legacy of Monsters (S2)
J’avais déjà parlé de Monarch et d’à quel point j’avais aimé cette série d’aventures familiales, malgré son déroulement non-linéaire. Je n’attendais pas vraiment de seconde saison, la première se suffisant à elle-même, et risquant, à la manière des séries Marvel chez Netflix, de développer un lore qui divergerait entre le grand et le petit écran.
Mais elle est là.
M. Personne
Cette saison reprend exactement là où la précédente nous avait laissés: la famille à peu près réunie, un membre qui s’était sacrifié pour rester en arrière, et un Kong en colère, quelque temps avant son (futur) combat contre Kong: la série ne prend pas le risque d’aller plus vite que les films, et ce manque de synergie m’inquiète quant à la longévité du projet.
Pourtant, la série semble être sur de bons rails: le personnage de Kurt Russell, qui s’était sacrifié pour permettre à la famille de se réunir, semblait prendre la porte afin de libérer du budget pour la série, un move assez classique lorsqu’un acteur de renom est attaché à un projet de moins grande envergure. Que nenni: dès les premières minutes, un plan est mis en oeuvre pour aller le chercher, et Snake Plissken1 est de retour sur le plancher des vaches avant la fin du premier épisode, faisant de lui un membre à part entière de la “Monarch-family”.
Retour vers le futur
Car Monarch est avant tout une histoire familiale, comme la série aime à le rappeler. On retrouvera donc tout le cast de la première saison, accompagnés désormais par Keiko, la grand-mère (et pseudo-McGuffin de la première saison) qui passe de la trame du passé à la trame du présent.
La série garde ce gimmick, toujours très utile pour mettre en scène Wyatt Russell, le fils de l’acteur, dans le rôle de son lui-jeune, et l’utilise aussi bien pour donner des indications sur le passé des personnages et des péripéties, que pour…donner une nouvelle dimension à l’intrigue, au sens propre!
Intégrer les distorsions temporelles au lore du Monsterverse est assez casse-cou. L’idée avait déjà été évoquée mais…pas de cette manière, et j’avoue qu’entre le cliffhanger qui introduit ce concept2, l’épisode qui le décrit, et l’épisode qui le conclut, j’ai exprimé BEAUCOUP d’interrogations, jusqu’à ce que la série accepte de retomber sur ses pattes et de transformer des problèmes temporels complexes en une boucle de causalité classique.
C’était très plaisant. Malheureusement, à ce stade-là, tout le concept du Axis Mundi, cette espèce de “zone tampon” entre la surface et la terre creuse propre à la série, commence à prendre TROP d’importance, et invite à trop de possibilités, que, comme dit plus tôt, le reste du verse ne peut pas suivre…
Si si la famille
Comme dans toutes les familles, il y a des moments où l’on s’engueule. Si bien qu’en plus de sa séparation entre les trames “passé” et “présent”, l’équipe au présent se sépare désormais en trois (parfois quatre) groupes, pour se croiser ou se retrouver, se re-séparer, avoir des projets différents,… Je n’arrive pas à savoir ce que je pense de cette évolution par rapport à la première saison, qui paraissait plus unifiée de ce côté-là, mais c’est intéressant.
D’une certaine manière, le retour du personnage de Kurt Russell et son placement au centre de l’intrigue peut laisser penser que la série est entre de bonnes mains. Autre indice intéressant pour le futur de la série? La présence au premier plan de l’intrigue des deux Titans stars: Godzilla pour un caméo rapide à O-DAI-BA, et Kong, qui a droit à un combat démesuré, dont la scénographie replace les humains comme des fourmis face aux Titans. Cette fois-ci, le dernier plan est bien plus clair: il y aura bien une troisième saison!
Je découvre seulement aujourd’hui qu’il interprétait le rôle du docteur de Tom Cruise dans Vanilla Sky de Cameron Crowe!? ↩︎
Un cliffhanger que je n’ai pas compris, car je pensais que le personnage communiquait à…son père, introduit plus tôt dans les segments “passé” de l’épisode, et avec qui il partage le nom… ↩︎
