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đŸ“ș Stranger Things

MĂȘme si je viens d’écrire un PAVÉ sur un jeu plutĂŽt moyen, je rĂ©alise Ă  quel point la dĂ©bĂącle est pire ici. Et pourtant, ça commençait si bien. Malheureusement, Netflix a mis la main dedans. Dans des proportions inconnues, si bien que la sĂ©rie est partie de partout, sans jamais que l’on ne sache qui Ă©tait responsable de quelles idĂ©es


Des fois, je regrette vraiment de m’ĂȘtre posĂ© la rĂšgle d’écrire sur ce blog Ă  propos de toutes les oeuvres que je consomme.

Elegia (2016)

Je sais plus pourquoi ni comment, mais j’avais entamĂ© un second visionnage de Stranger Things depuis le dĂ©but, et si la sĂ©rie, au-delĂ  du buzz qu’elle avait engendrĂ©, n’était pas aussi dark qu’un cafĂ© servi en Italie, elle arrivait Ă  proposer des choses trĂšs jolies, de beaux paysages, des ambiances sombres, et une scĂšne d’enterrement magnifique sur Elegia de New Order, la mĂȘme que dans le trailer de Metal Gear Solid V. Un produit trĂšs sympathique, donc.

Time after Time (2017)

Sortie un an aprĂšs, un record pour cette sĂ©rie, la saison 2 est partie dans toutes les directions, et fait presque office de filler. Un dĂ©mon recueilli qui devient un animal de compagnie, des gamins des rues comme s’ils sortaient d’un Ă©pisode des Tortues Ninja,
 Franchement rien de fou, trĂšs oubliable, et Ă  part l’arrivĂ©e (enfin!) d’un autre perso fĂ©minin dans la bande, on pourrait vraiment effacer cette saison et ne rien perdre de la sĂ©rie.

The NeverEnding Story (2019)

Deux ans avant que la saison 3 n’arrive. On pourrait justifier ça par l’abondance de nouveaux dĂ©cors, mais c’est assez mou comme excuse1. Cette saison vire au vrai n’importe quoi et l’arrivĂ©e d’un mall Ă  l’amĂ©ricaine plein de nĂ©ons et de couleurs fait totalement disparaĂźtre tout l’aspect sombre qu’avait pu avoir la sĂ©rie jusque-lĂ . On dĂ©couvre aussi qu’il existe une base clandestine russe sous la ville, une direction Ă©trange pour la sĂ©rie, et qui sera totalement contredite par les rĂ©vĂ©lations de la derniĂšre saison sur la nature du monde parallĂšle d’oĂč viennent les monstres. À noter aussi un personnage Ă  mi-chemin entre Biff Tannen et Donald Trump, qui sert de pseudo “vilain mĂąle blanc sexiste qui n’écoute pas les femmes”, qui meurt vite, vilain oblige.

Running Up That Hill (2022)

La saison 2 Ă©tait un filler, et c’est aussi le cas de celle-ci, qui envoie la moitiĂ© du cast dans des lieux diffĂ©rents pour rĂ©soudre des sous-enquĂȘtes qui auraient pu ĂȘtre une ligne de dialogue. On a donc un passage en Russie2, un moment en Californie dont j’ai dĂ©jĂ  oubliĂ© le propos, une espĂšce de course-poursuite Ă  travers l’AmĂ©rique dont j’ai dĂ©jĂ  oubliĂ© la teneur,
 Seuls restent les problĂšmes des persos restĂ©s sur place, qui sont dĂ©jĂ  plus intĂ©ressants, et nous apprennent soudainement que tout ce qui manquait Ă  ce bordel Ă©tait
un antagoniste humain. Trois ans pour ce gĂąchis inutile.

Landslide (2026)

Encore trois ans de plus pour arriver au final. Nous en sommes donc Ă  42 Ă©pisodes de produits en dix ans, la sĂ©rie a changĂ© de tons et de propos plus d’une fois, et le final est si mal branlĂ© que les fans cherchent encore Ă  se rassurer en imaginant que cette fin n’était qu’une sĂ©ance d’hypnose par le mĂ©chant et une “vraie fin” existerait. Il n’en est rien, et il faudra se contenter de cet Ă©chec.

J’avais dĂ©jĂ  mentionnĂ© le problĂšme Netflix avec Cobra Kai, et Stranger Things n’y a pas Ă©chappĂ©. Certains auront sĂ»rement apprĂ©ciĂ© le spectacle comme un produit Ă  consommer, mais la rĂ©alitĂ© est un bazar totalement incapable de savoir oĂč il allait, et totalement perdu.


  1. Surtout que j’écris ça en matant la seconde saison de Fallout, et clairement, on a pas attendu aussi longtemps. ↩︎

  2. OĂč ne peuvent PAS exister de portails vers l’upside-down, vu la nature de celui-ci Ă  la saison d’aprĂšs
 ↩︎

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