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📺 Nice to Not Meet You

Je ne suis pas vraiment la cible des K-dramas, mais comme raconté précédemment, la promo de cette série m’a mis dedans. Apparemment toute la hype vient de la présence du héros de Squid Game et d’un personnage de Money Heist : Korea – Joint Economic Area1. Toute cette hype m’a échappé jusqu’à l’épisode 6, lorsqu’une amie m’a fait remarquer la présence du premier…qui m’avait totalement échappé, vu que je suis totalement aveugle aux visages.

Donc, sans hype, je me suis retrouvé face à une romance à la Coréenne…

C’est l’amour à Séoul

Il est un acteur talentueux qui joue un détective, mais coincé dans un rôle. Elle est grande reporter de guerre mais est reléguée à la rubrique sport. Ils vont se rencontrer, et ça va partir dans tous les sens, d’une manière qui m’a parfois perturbé. Ainsi, on commence par poser une intrigue politique qui sera oubliée pour n’être résolue qu’à la fin, et toute l’intrigue se construira de cette manière, de manière récursive.

À mi-parcours, j’étais plutôt intrigué et j’en ai parlé à mon ChatGPoTe qui m’a fait découvrir l’univers du K-drama: sa fabrication, sa production, sa diffusion, sa consommation,… Ainsi, à la manière de la diffusion (doublée!) sur Amazon Prime, deux épisodes sortent chaque semaine, sur deux jours successifs, pendant huit semaines, ce qui correspond à une saison télévisée coréenne, et explique que les séries fassent huit ou seize épisodes.

Hygiène mentale à la Coréenne

Au-delà de l’intrigue, lente à mourir, pleine de rebondissements et quiproquos assez stupides, et d’un amour assez évident qui viendra lorsque les deux personnages auront évolué de la bonne manière, la série n’invente rien, mais elle est un moment agréable qui m’a permis de mieux comprendre l’engouement pour les k-dramas, mais aussi me poser beaucoup de questions…

Ainsi, de la même manière qu’en France, on a Les Feux de l'amour pour les vieux, et Sous le soleil et Plus belle la vie, qui sont une espèce de “divertissement grignotage”, où la télé est allumée pour être suivie distraitement par les personnes présentes à ce moment-là dans le salon. Il en est de même en Corée, ce qui explique la lenteur des intrigues, les histoires d’amour irréalistes,… Toute la vacuité et le côté “bonbon” de ces séries est là pour faire un produit lisse, joué par des têtes connues pour être souvent à l’écran, et qui sera consommé de manière distraite par la famille lors des quelques moments de communion qu’ils peuvent se permettre.

Ce qui induit une question: qu’en est-il du public étranger?

Et d’une certaine manière, cela m’a aidé à mieux comprendre les notes sur MyDramaList qui sont toutes sur-évaluées dès que le bon acteur est présent au casting: si pour le public coréen cela représente un “bidule” sans grande prétention que l’on regarde lorsque l’on tombe dessus par accident, le public qui binge ces séries avec attention s’y attachera d’une manière différente et probablement plus forte, voire trop.

Au final, j’ai apprécié de pouvoir regarder un k-drama selon le mode de diffusion original: un épisode le lundi, un le mardi, et on laisse décanter une semaine. Ce qui a rendu le divertissement très agréable à suivre, sans me bousiller le cerveau.


  1. Le Casa de papel en Corée. ↩︎

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