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🎮 Rise of the Tomb Raider

Il y a quelques jours de cela, mon flux Twitter a mis sous mes yeux le tweet d’une personne s’extasiant sur la beauté des environnements de Rise of the Tomb Raider. Ayant toujours apprécié ceux de l’opus précédents, je ne pouvais que confirmer cette pensée. Puis lorsque j’ai regardé de plus près, j’ai constaté que cette personne avait modifié son jeu pour affubler Lara d’un maillot de bain aux couleurs de l’Union Jack.

Je n’ai jamais joué à Rise car le jeu est sorti sur des consoles que je ne possède pas, et mon “PC gaming” ayant plus de quinze ans, je sais que le jeu ne tournera pas. Toutefois, l’ordinateur portable1 sur lequel j’écris ces lignes étant une machine relativement puissante, et n’ayant jamais pris le temps de l’utiliser pour du gaming, je me demandais s’il ferait tourner le jeu. Réponse: oui, en 4K à 60fps.

Une heure et j’arrête

A un moment en 2010, j’ai joué à Batman: Arkham Asylum sur mon “PC gaming”. Pour une raison que j’ai oubliée, le jeu ne pouvait pas effectuer de sauvegarde. Qu’à cela ne tienne, je jouerais une petite heure pour tester le jeu, puis je m’occuperais de trouver une solution au problème. Si cette histoire ne vous est pas familière, je vous informe que je n’ai pas réussi à lâcher le jeu et l’ai fini d’une traite, le lendemain matin.

La même chose a bien failli m’arriver avec Rise, et je soupçonne que seul l’âge m’a fait lâcher le jeu avant de totalement corrompre mon rythme circadien…

Rise of everything

Pour avoir fait les deux opus l’un après l’autre, je réalise à quel point Rise est similaire à l’opus précédent, tout en apportant des changements qui donnent enfin l’impression d’être “conséquents” et de ne pas avoir peur de bousculer les systèmes précédents pour installer de meilleurs systèmes. Deux années séparent les deux titres, évitant tous les problèmes qui sont l’apanage des suites rushées.

Les chutes sont toujours là, mais Lara est bien plus discrète: si l’original laissait au joueur l’option de la discrétion pour affronter les ennemis…avant de la retirer pour forcer des fusillades sans fin, cette fois, les possibilités de passer les affrontements comme une ombre génocidaire sont beaucoup plus nombreuses, et j’ai peu de souvenirs que le jeu m’ait forcé à tirer dans tous les sens contre ma volonté.

Les environnements sont toujours aussi beaux, encore plus vastes, et invitent à l’exploration, d’une manière qui m’a rappelé Zelda: Breath of the Wild: il m’est arrivé plus d’une fois de me diriger vers un objectif optionnel, pour me détourner en plein milieu de mon chemin pour me diriger vers un autre objectif optionnel qui venait d’attirer mon regard, comme un enfant face à des clés brillantes.

Les mouvements n’ont pas changé, mais m’ont fait repenser à la manière dont ma mère parle de la chienne de la famille2: “Ce n’est pas une chienne obéissante, c’est une chienne coopérante”. Si dans les premiers jeux, Lara était obéissante et bougeait toujours de la même manière en réponse aux boutons de la manette, Lara est devenue coopérative: la distance et direction de ses sauts, sa capacité à s’accrocher pour éviter une chute mortelle, et même le temps qu’elle peut passer sous l’eau sans respirer,… Toutes ces actions paraissent à présent s’adapter à moi, comme un pont entre l’imprécision et le besoin du joueur de faire les actions rapidement sans perdre de temps à préparer chaque saut.

Pas de fall

Tout complet!

Je pourrais parler plus longtemps, mais au final, est-ce que cette image ne dit pas tout?

Cette Lara n’est toujours pas “ma Lara”, mais je n’ai pas la mauvaise foi de prétendre que je n’ai pas aimé ce jeu.


  1. Un MacBook Pro M2 Pro avec 32GB de RAM. ↩︎

  2. Une bergère australienne. ↩︎

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