đŹ Scary Movie
Jâai deux souvenirs liĂ©s Ă ce film et Ă lâĂ©poque de la sortie. La premiĂšre, câest que jâai essayĂ© dâen discuter avec A.L.I.C.E.1, qui avait du mal Ă comprendre le concept dâun scary movie (film dâhorreur) intitulĂ© Scary Movie.
La seconde, câest que jâavais parlĂ© Ă mon beau-pĂšre dâaller voir ce film en lui posant la question suivante:
âMais quand mĂȘme, si je rigole trop fort dans le cinĂ©ma, ça craint, non?â
Le film qui fait peur
Créé et portĂ© par Marlon2 et Shawn Wayans, et rĂ©alisĂ© par leur frĂšre Keenen Ivory Wayans, ce film sâinspire sans rougir de Scream (Ă qui il vole mĂȘme le titre de dĂ©veloppement), et Souviens-toi⊠l'Ă©tĂ© dernier, deux slashers rĂ©solument orientĂ©s teen Ă©crits par Kevin Williamson et qui avaient fait fureur quelques annĂ©es auparavant. Câest dâautant plus cocasse que le premier se voulait dĂ©jĂ un mĂ©ta-commentaire des films dâhorreur passĂ©s et en perte de souffle Ă lâaube du 21Ăšme siĂšcleâŠ
Tout comme dans ses inspirations, le film sâouvre par un meurtre, et comme si lâon Ă©tait dans un film des ZAZ, les Ă©lĂ©ments comiques et dĂ©pourvus de sens sâaccumulent Ă lâĂ©cran, et personne nây trouvera Ă redire sâil faut pousser MĂ©mĂ© dans lâescalier. Le film est drĂŽle. TRĂS drĂŽle.
Attendez-vous donc Ă voir du Matrix, beaucoup de blagues sur la drogue, des rĂ©fĂ©rences un peu datĂ©es, des clichĂ©s sur les afro-amĂ©ricains, un peu de critique sociĂ©tale, et beaucoup de blagues bĂȘtes et mĂ©chantes⊠Mais toujours avec beaucoup dâhumour.
Le film qui était un film
Câest la sortie du trailer du prochain film de la sĂ©rie, qui se veut comme un renouveau de la franchise, qui mâa donnĂ© envie de revoir le film Ă son origine, et rien que de penser Ă ce qui viendra aprĂšs⊠Oui, ça va mal finir. DĂšs que jâessaie de repenser aux autres films, je repense Ă certains sketchs totalement dĂ©biles et hilarants (genre le âdialogue en Japonaisâ entre Cindy et lâenfant Japonais), mais incapable de me rappeler de leur âhistoireââŠ
Contrairement Ă BEAUCOUP de films parodiques qui ont inondĂ© les Ă©tals des vidĂ©oclubs dans les annĂ©es 2000, celui-ci a une histoire, tellement bien ficelĂ©e3 dâailleurs que lors de leur Ă©pisode sur Scream, lâĂ©quipe du podcast 2 heures de perdues avait confondu la fin de la parodie et la fin de lâoriginal. Et mĂȘme si lâon peut retenir le twist final comme âloufoqueâ, dans la diĂ©gĂšse de lâoeuvre, aussi tordu que soit son univers4, il se tient totalement. Et on en revient donc au principe premier de tout film: ĂȘtre un bon film, avant dâĂȘtre un âfilm deâŠâ.
Avec le succĂšs (mĂ©ritĂ©) de cet opus, les producteurs (oh, MiramaxâŠ) vont vite mettre leur grain de sel et en rĂ©clamer plus, toujours plus. Au dĂ©triment de la qualitĂ©, des rĂ©alisateurs initiaux, et Ă terme, des acteurs vedettes⊠Nous verrons donc ce que donne le revival.
