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🎮 Minishoot' Adventures

Même si j’apprécie le genre du Twin-stick Shooter, c’est un genre pour lequel je suis totalement mauvais par ma philosophie de “la meilleure défense c’est l’attaque”. Ainsi, au lieu de me concentrer pour éviter les tirs adverses, je préfère tirer en boucle jusqu’à ce que mes ennemis disparaissent. Je sais que ce n’est pas la stratégie voulue par ces jeux, mais je fonctionne ainsi.

Cette stratégie m’a servi pour terminer une run de The Binding of Isaac1, mais lorsque j’ai essayé Star of Providence, elle s’est vite montrée inutile, et apprendre ce genre de patterns n’est pas un exercice qui m’amuse.

Et puis j’ai découvert Minishoot’ Adventures, qui se voulait comme une sorte de jeu d’aventures où le personnage principal était…un vaisseau de shoot’em’up.

The Legend of Shootda

Parfois, en jouant à un jeu vidéo, il arrive qu’une seule seconde permette de tracer l’arbre généalogique complet d’un jeu. Dans celui-ci, c’est The Legend of Zelda. Pas les derniers, non, mais l’original, le tout premier, sur la NES. Si vous avez joué au jeu, vous savez à quoi ressemble la première carte? Ici, c’est la seconde carte.

Simple hasard, pourrait-on croire, mais non: on retrouve plus tard huit arbres qui cachent, comme dans l’ancêtre, l’entrée d’une zone secrète. Il est un peu déroutant de retrouver la formule originale de Zelda alors que l’on contrôle un vaisseau qui survole la surface et peut tirer des projectiles dans n’importe quelle direction, mais on s’y prend vite.

Et je ne parle même pas des “quarts de crystal”, qui sont l’équivalent local des “quarts de coeur”.

Malheureusement, la copie du mode d’exploration est…trop conforme. Ainsi, au-delà des ressources “cherchables” comme les points de vie supplémentaires, et peu importe à quel point j’ai imaginé avoir trouvé un chemin caché, ou une quête secondaire, chacune de mes explorations n’a mené qu’à un énième chemin de l’aventure principale, que le jeu m’autorisait à explorer dans l’ordre que je désirais…

Entorses ça se corse

Le jeu ne se veut pas une pâle copie et sait proposer ses propres idées. Ainsi, l’on gagnera de l’expérience en détruisant les ennemis, que l’on pourra employer comme des niveaux afin de faire grimper certaines statistiques, comme la puissance ou la vitesse de tir.

Malheureusement, toute cette évolution ne sert à rien. J’ai eu beau prendre le temps nécessaire pour fouiller (bon, j’adore ça) à la recherche de vies supplémentaires, à grinder pour maximiser ma puissance de tir, au bout du troisième boss du jeu (sur cinq), ma puissance maximale ne suffisait toujours pas à en venir à bout avant que son DÉLUGE de projectile n’anéantisse tous mes points de vie.

Même en utilisant les options d’accessibilité du jeu, qui donnent des vies infinies, je me suis retrouvé à passer plusieurs minutes à tirer sans fin sur des éponge à PVs qui ne voulaient décidément pas mourir…

Un mélange plaisant donc, et une relecture intéressante du classique de l’aventure, mais malheureusement alourdi par une difficulté insurmontable pour quelqu’un qui n’est pas habitué au genre du bullet hell.


  1. Une run classique, avec Isaac, contre Mother. Je n’ai jamais fait les trucs comme l’Enfer et les autres types de runs. ↩︎

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