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📺 Flashback (S2)

J’aimais bien Michaël Youn à une certaine époque, puis à force j’en ai eu un peu marre de le voir toujours faire pareil. Donc, en 2025, le voir revenir avec une série, c’était pas forcément sur ma watchlist, mais il y avait Constance Gay1, et au final, le “marketing” de l’artiste, qui consistait à tweeter des textos où sa mère lui faisait des retours sur la série, m’a fait rire. Donc j’ai tenté.

Retour vers le futur, France

Le plot de la série emprunte beaucoup au mètre étalon du genre et ce n’est pas tant surprenant: Elsa, agent de la PTS a grandi sans son père, policier mort en service, dont elle ne garde que le souvenir d’un protecteur de la justice tombé au combat. Par un stratagème magique, qui fonctionne tout aussi bien qu’une DeLorean, elle se retrouve trente ans dans le passé et va aider son père à séduire sa mè… ah non, elle va s’incruster dans son équipe pour le protéger.

La série assume pleinement son inspiration, réutilisant son gimmick de la photo du futur qui évolue selon le passé, et même des teintes musicales à base de chimes qui rappelleront à tout le monde la bande originale d’ Alan Silvestri, et fait le choix de ne pas s’embarrasser de raisons ou d’explications sur les voyages temporels, voulant plutôt se concentrer sur un récit de personnages.

Ainsi, à la manière d’un Marty McFly qui découvre que son père est un “tocard”, Elsa découvre que Josselin, son père, n’est pas non plus l’idole qu’elle imaginait: flic raciste, violent, presque corrompu, mari patriacal,… L’idéal vote vite en éclat tandis qu’Elsa doit se faire une place et résoudre le meurtre qui va arriver.

Deuxième round

La première saison termine comme “attendu”: Elsa retourne dans le présent, et retrouve son père, vivant, vieilli, et plein d’amour pour elle, mais un twist, assez prévisible mais pas gênant, invitant à une seconde saison, qui est vite arrivée.

La seconde saison garde le même rythme que la première: chaque épisode couvre une enquête, et des indices liés à l’enquête de la saison. Là encore, les méthodes modernes de la fille, et les méthodes arriérées du père, vont au clash, et pourtant, avec le temps, et certaines révélations sur l’identité d’Elsa, le mélange s’opère, et tandis que Josselin change en bien, Elsa adopte aussi certaines de ses méthodes.

J’avais déjà parlé de mon appréciation pour les personnages capables d’arrondir leurs angles sans se lisser bêtement, et il y a beaucoup de ça dans le personnage de Josselin, ce qui donne encore plus de sel à la série. S’il n’est pas le parangon de vertu que sa fille attendait, il n’est pas non plus détestable, garde ses bons côtés, et est capable d’évolution, juste assez pour être crédible, et pas trop pour entrer dans la parodie.

Encore une fois, la seconde saison se termine sur un cliffhanger que j’avais vu arriver d’assez loin. J’attends donc vivement la troisième saison!


  1. Que j’adore dans la série Face à face. ↩︎

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