📚 Le Vase de Sable
On continue sur l’oeuvre de Matsumoto, avec un meurtre en apparence insolvable, et un groupe de jeunes en vogue.
Trains et cabines téléphoniques
Comme précédemment, le cadre est celui du Japon d’après-guerre, un endroit délicieusement rétro, dans lequel les suspects peuvent prendre un train sans être géo-localisés par la carte qui a procédé à l’achat du ticket, et enfiler un vieil imperméable sale suffit au meurtrier pour se fondre dans la foule.
Si ce parfum de nouveauté était rafraichissant les premières fois, il n’est plus suffisant pour garantir le plaisir de la lecture, et cette enquête est malheureusement bien confuse… Si cela n’avait jamais été le focus des précédentes oeuvres de l’auteur, le procédé narratif envers lequel j’ai déjà exprimé ma non-appréciation d’avoir de courts chapitres du point de vue du criminel, qui n’ont aucun apport narratif réel1… Dès le second chapitre, cette narration a réussi à me perdre, et là où les précédentes enquêtes me paraissaient si bien ficelées, des pans entiers de cette enquête m’ont donné l’impression de se dérouler sans se suivre dans un lien logique.
Et ça continue encore et encore…
On pourrait alors se concentrer sur le meurtre, son mystère, et ses motivations, ou sur l’enquête, ses étapes, ses voyages, et sa résolution. Il n’en est rien. Si notre inspecteur de police fait toujours preuve de sagacité, l’aspect “carte postale” n’est plus aussi élaboré et les lieux de l’enquête passent sans vraiment marquer le lecteur.
Quand au meurtrier, sa psychologie n’importe que peu tant il est absent de l’enquête, et ses motivations, très semblables à des motivations déjà vues n’ont vraiment pas le même impact. La résolution importe peu, mais l’on est heureux que cela se termine enfin…
Dans ce livre, ces passages ne servent qu’à prévenir le lecteur que ces personnages existent, sans que l’on ne connaisse leurs liens avec l’enquête, en terme d’actes ou de psychologie… ↩︎
