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🎬 Final Fantasy: The Spirits Within

Ce film a longtemps fait figure d’OVNI dans ma vie de cinéphile/fan de jeux vidéo. Je l’ai acheté au moins une fois en DVD, je l’ai téléchargé illégalement au moins le double de fois, mais je ne me suis jamais décidé à le regarder. Comme pour Superman précédemment, j’ai décidé de profiter que Durendal sortait un PJREVAT sur ce film pour enfin me poser et le regarder.

Des millions de cheveux

La première chose que m’a toujours évoqué ce film, c’est cette blague: “L’héroïne a trois millions de cheveux, mais le reste du casting est chauve”. Il y a quelque chose de totalement démesuré dans la technique de ce film, qui est l’un des premiers à mettre en scène des êtres humains “réels” en CGI, du mocap, une approximation du subsurface scattering1,… Malheureusement, tout cela ne reste qu’une approximation qui reste encore trop proche de la vallée de l'étrange et n’a pas conquis les spectateurs de l’époque.

Ainsi, si l’on peut reconnaître le souci accordé à créer le personnage d’ Aki Ross, interprété par Ming-Na Wen, l’exercice atteint très vite ses limites, tant le personnage est dénué d’expressions marquantes, et le jeu vocal de l’actrice est juste…en-dessous. Preuve de l’échec? Alors que le personnage était voulu comme une actrice virtuelle, qui deviendrait la star de plusieurs films, même la très fugace Reiko Nagase2 de la série Ridge Racer a connu une carrière plus prolifique.

Pire encore, cet effort démesuré n’est pas appliqué au reste du cast, pourtant composé de GRANDS NOMS DU CINÉMA, et qui se retrouvent donc à jouer des espèces d’amas de pixel sans personnalité, qui sont parfois desservis autant par la technique que par le scénario…

Quelle est la finale fantaisie?

Récemment, j’ai suivi les VODs de Tetryl tandis qu’il traversait les cinq premiers jeux de la célèbre saga. À chaque jeu, la question est revenue: “Qu’est-ce qui fait un Final Fantasy?”. C’est une question sur laquelle s’écharpent les fans, entre puristes, casuals,… qui ont tous une vision différente de ce qu’est, ou devrait être, le propos commun aux opus de la série.

Entre sa technique, sa direction, et son scénario, le film alterne entre le oui et le non. Clairement, la direction artistique, tout dans le sombre, est indigne d’un Final Fantasy. Mais les thèmes, sur la vie, la mort, la renaissance, la planète, l’énergie vitale,… C’est vraiment compliqué à suivre par moments, et l’adaptation américaine du script a totalement foiré le sens final du film, mais c’est toujours proche de ce à quoi la série a habitué les fans, et ceux qui ont aimé Final Fantasy VII y retrouveront aisément les thèmes qu’ils ont aimé.

Entre prouesse technique, et film mal réalisé, le film n’a su ni convaincre le public, ni survivre à l’épreuve du temps. S’il est loin d’être honteux, il reste malheureusement insuffisant pour marquer l’esprit du spectateur, qui l’aura vite oublié.


  1. En français, la transluminescence, soit le parcours de la lumière lorsqu’elle pénètre une surface et la traverse. Mettez votre main face au soleil, et vous verrez cet effet en temps réel. ↩︎

  2. Que vous avez sûrement découverte sur la chaîne Game One quand ils diffusaient le clip d'intro de Ridge Racer Type 4! ↩︎

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